01 octobre 2007

Oops (Pierre Richard est de retour)

Quand je dis que mes jours se suivent et se ressemblent, c'est tellement vrai que j'en arrive à ne plus très bien savoir si on est lundredi ou mercredimanche. Donc aujourd'hui, j'ai réussi à oublier que c'était... la rentrée des classes ! En même temps, cette rentrée ne m'emballe pas franchement. Je me sens en réalité très peu concernée par le chose. D'où cet oubli fâcheux. Pas si fâcheux que ça, si je suis honnête, puisque je n'avais pas cours, d'après le planning hebdomadaire. M'enfin bon, quand même, ce n'est pas très sérieux, de se rendre compte à 17h qu'on aurait peut-être dû aller faire connaissance avec ses professeurs.

Après, je dois dire que j'atteins un niveau de maîtrise de la bourde qui me dépasse moi-même. Figurez-vous que j'en ai commis une en vous faisant la liste d'autres bourdes, . Ben oui, j'ai oublié une bourde technologique, quelle bourde, espèce de gourde ! Donc ce qu'on va faire mes chatons, c'est que je vais vous la raconter ici, mais aussi la copier-coller dans le billet auquel elle aurait toujours dû appartenir. Sauf que forcément, ma bourde, elle est un peu comme moi : beaucoup moins drôle quand elle est séparée de ses copines. Alors vous serez mignons et vous imaginerez qu'elle a toujours été avec les autres, bien rangée à sa place, d'accord ?

Donc l'histoire de ma troisième bourde technologique relève une fois de plus du complot intergalactique tramé contre moi par les instruments modernes pour m'empêcher d'avoir une vie sentimentale épanouie.

Il était une fois un jeune homme qui me plaisait beaucoup, malgré son prénom euh... suranné, rencontré à la faveur de cours communs. Mais nous avions échangé nos numéros, et il me vint un jour la folle envie de l'appeler (ouais, je sais, je suis une ouf-dingue de malade quand je m'y mets). Je suis tombée sur un méchant répondeur automatisé (notez le "automatisé", détail très important) qui m'informait qu'il n'était "pas disponible pour le moment". J'avais laissé un message. J'avais envoyé un SMS. Des choses gentilles et pas trop relou. Parfois même de simples messages informatifs genre "Le prof de FiPu n'est pas là, pas la peine de venir". Et ce salopiot n'a jamais daigné répondre. Pas même un "merci" quand on se voyait, RIEN ! Pourtant, dès que nous nous croisions, il était tout sucre-tout miel, comme d'habitude. Je décidai d'abandonner toute course-poursuite après ce lunatique (ou hypocrite) personnage.

Or tout cela se passait à une période où la frontière entre mon téléphone portable et celui de ma môman était très floue. On les avait échangés plusieurs fois, étant donné que je passais la moitié de mon temps à l'étranger. Un jour, le jeune rustre m'a appelée, mais son nom n'était pas apparu sur mon petit écran (car oui, quand même, je maîtrise l'affichage du numéro, quel exploit). J'enquêtai discrètement pour savoir s'il avait changé de numéro, flairant l'entourloupe. Non, il avait toujours eu celui-là... Un faisceau d'indices m'a permis de conclure à cette évidence lamentable : le prénom suranné n'était pas que le sien, mais aussi celui d'un ami de mes parents, à qui j'envoyais mes mots doux laissés sans réponse depuis plusieurs semaines. Talagada TSOUIN TSOUIN !

(Et si tu veux savoir comment ça s'est terminé, c'est simple : quand je me suis rendue compte de tout ça, c'était déjà la fin du semestre, il partait à l'étranger et moi aussi, mais pas dans le même étranger, alors bon, voilà quoi).

14 commentaires:

Marie a dit…

1. qu'est-ce que j'ai rit (oui, je sais.... c'est pas sympa) 2. c'est franchement moche comme histoire....

Denys a dit…

Alors là ma chère, tu es impayable. A croire que tu le fais exprès lol ;-)
Tout le monde en parle pour ce qui est de détenir des chiens agressifs, mais on devrait peut-être instaurer un permis préalable à la détention d'un téléphone portable, histoire que les gens soient prévenus des trucs ballots qui peuvent survenir quand on est de nature un tantinet...rêveuse!
Mais tu laisses une question en suspens, qui nous brûle à tous les lèvres :
Et l'ami de tes parents, au moins, tu l'as emballé? Quand même? ;-)

secondflore a dit…

Ah, une telle maîtrise de la bourde quand on aspirerait plutôt à la licence...

Mlle E a dit…

Oh la loose!

Mademoiselle Coco a dit…

Marie > tu as le droit de rire, c'est fait pour (si j'en étais mortifiée, je n'en parlerais pas ici)

Denys > en réalité, je me suis toujours demandée si l'ami de mes parents avait lui aussi le n° enregistré dans son répertoire, au prénom de ma maman, évidemment... Comment on fait du Feydeau sans s'en rendre compte.

Secondflore > UMTS, la licence, évidemment ;-)

Mlle E > merci de ton soutien ;-)

TheCélinette a dit…

Heureusement que vous n'aviez pas passé une nuit torride ensemble ;)

Mademoiselle Coco a dit…

TheCélinette > ça, c'est le bon côté des choses. Le mauvais côté des choses, c'est que après non plus, malheureusement (mais je ne perds pas espoir d'avoir un jour ma revanche sur le destin, quand les oiseaux se cachent pour mourir tu vois)

Ardalia a dit…

Ah, ne dis pas de mal de Carl de Bricassard, s'il te plaît, hein!
(Même si tout le monde chez moi appelle l'auteur Colline MacCulotte)
;-)

Je dis que le rustre, quel qu'il soit, est le propriétaire de la ligne à répondeur.

L-tz a dit…

La loose... mais je me moque pas, promis ;-)

Mademoiselle Coco a dit…

Ardalia > ptaingue, j'ai été obligée d'aller regarder qui c'était, ton vieux briscard (qui ne s'appelle pas Carl au passage, mais je ne me rappelle plus comment) !

L-Tz > et encore, là, ma bourde, elle est toute seule isolée. T'imagines pas le spectacle quand je la mets à côté de ses TRES nombreuses copines dans ma tête :D

marine a dit…

Rien à dire, c'est trop énorme! L'ami a-t-il fait des réclamations?

Mademoiselle Coco a dit…

Marine > l'ami, non. En revanche, on me souffle dans l'oreillette que Pierre Richard commence à s'inquiéter pour sa situation de monopole jusque-là incontesté... La concurrence arrive !!

Anna a dit…

C'est Ralph. Oui, je fais des commentaires profonds, je sais...

Mademoiselle Coco a dit…

Anna > ah ben merci ! C'est peut-être peu profond, mais c'est bien utile (toute utilisation de cette phrase sortie de son contexte sera sévèrement punie par un stage en préfecture à Foix)