12 novembre 2007

Week end

Ces derniers jours ont été très chargés, et pourtant, je n'ai rien fait. Mais j'ai quand même fait plein de choses, dont certaines étaient relativement décoiffantes.

Pour commencer, j'ai fait dépenser à une amie une somme folle d'argent dans les boutiques samedi ET dimanche (vive le Cour St Emilion). C'est vraiment l'une de mes occupations préférées : la joie jouissive du shopping sans la douleur porte-monnaitesque qui la suit en général. Comme elle était très contente de ses achats, j'en déduis que nous étions dans une win-win situation.

Ensuite, j'ai de façon tout à fait involontaire croqué à pleine dent dans un chili. D'habitude, dans le tom kha ghai (la délicieuse soupe thaïlandaise au coco, au poulet, à la citronnelle et à d'autres choses), j'enlève les piments avant de servir. Je laisse la citronnelle, le galanga, le basilic thaï, les feuilles de keffir et les chilis "infuser" pendant la cuisson, et je sers sans. Sauf que le filtre à café dans lequel étaient mes trucs à infuser s'est lâchement déchiré. Et voilà comment on a l'impression d'avoir un coup de napalm dans la bouche, alors qu'on ne s'attendait à rien. C'est une expérience intéressante, mais que je ne suis pas prête à refaire immédiatement. C'est bien simple, j'ai peur de mon tom kha ghai maintenant. J'ai une nouvelle vision de l'existence : "la vie, c'est comme un tom kha ghai ; ce n'est bon que quand c'est un peu épicé, mais quand tu tombes sur un chili, t'es mal".

Pour continuer dans les expériences culinaires, j'ai vécu une grande déception. L'une de mes drogues gastronomiques favorites est le pesto à la sicilienne de Barilla, que Leonardo - touché bien avant moi par cette dangereuse monomanie - m'a fait découvrir il y a quelques années. J'ai à peine eu le temps d'en devenir dépendante (du pesto), qu'il est devenu impossible de le trouver en supermarché. Le site de Barilla dit : "Le Pesto alla Siciliana Barilla unit dans une alliance au goût délicat deux des saveurs les plus typiques de la tradition méditerranéenne: le crémeux de la ricotta (fromage doux au lait de vache ou de brebis) et la pulpe de tomates. Ces goûts sont relevés et mis en valeur par le parfum des noix, des pignons, du basilic et du fromage Grana Padano (qui ressemble au Parmigiano). Vous apporterez sur votre table toute la saveur de la cuisine italienne." Comme je ne peux plus "apporter sur ma table toute la saveur de la cuisine italienne" et que je suis frustrée, j'ai décidé de prendre les choses en main et de faire moi-même mon pesto à la sicilienne. La déception est la suivante : le pesto maison, c'est bon, mais quand même moins bon que le pesto à la sicilienne industriel de Barilla. Il lui manque quelque chose, mais quoi ?

Pendant que je croquais dans un chili lance-flammes, on regardait Ma Mère, adaptation cinématographique par Christophe Honoré du roman de Bataille. Après, vu qu'on n'était toujours pas dégoûtées de la vie, on a enchaîné avec La Pianiste. On s'est qu'on était quand même drôlement normales, quoi que cela puisse signifier. On a aussi pu constater que nos parents étaient assez exceptionnels de normalité aussi. Et on s'est demandées comment Isabelle Huppert pouvait aussi admirablement bien jouer des rôles de tapées sans sombrer elle-même dans la folie.

Pour finir, j'ai essayé un truc dément au royaume du superflu dimanche après-midi, c'était ça. Mon amie a dû me tirer de force pour que je quitte l'engin de délices. En réalité, c'est faux, elle était aussi scotchée que moi sur son fauteuil à elle, c'est la fonction "percussion" qui m'a éjectée hors du truc. Menfin sauf quand le fauteuil se prend pour le masseur des Bronzés (culture, quand tu nous tiens), c'est tout simplement divin. L'impression qu'un vrai masseur avec des vraies mains humaines s'occupe de tout mon dos est inoubliable. D'un autre côté, c'est un peu flippant de voir que la différence entre l'humain et le mécanique est si mince (mais ça ne vaut que pour les chaises massantes).

A part ça, j'ai aussi fait des trucs vachements classiques. Genre une dissertation samedi matin sur la morale et la politique. De quoi me mettre de bonne humeur, en somme.

8 commentaires:

La môme a dit…

... Non mais attends, les disserts ce n'est QUE du bonheur.

Ako a dit…

Tout à fait d'accord sur le pesto à la sicilienne Barilla, même si ces jours-ci c'est plutôt le "Red Pesto" de chez Sainsbury's.

Mlle E a dit…

Il m'en reste de ton pesto de folie... et il y en a au Monop des Ternes...

Mademoiselle Coco a dit…

La môme > ai-je dit l'inverse ? ;-)

Ako > aaaaaaaaaaaah je savais bien que tu me comprendrais ! Red Pesto... Il va faloir que je vienne goûter cela !

Mlle E > oh mais tu m'ouvres de nouveaux horizons tu sais ! Une petite statue à ta gloire dans mon salon, ça te dit ? (dis, tu es bien sûr que c'est le pesto sicilien et pas le pesto calabrais, hein ??)

cél a dit…

J'adore ta nouvelle "vision de l'existence"!

Mademoiselle Coco a dit…

Cél > je ne sais pas si tu connais celle de Bon pour ton poil : "la vie, c'est comme une boîte de chocolats, ceux au kirsch ne sont pas très bons". J'aime beaucoup aussi !

funambuline a dit…

rhô, mamzelle coco, plus de "pesto" tomate-ricotta barilla, c'est dur!

Si tu veux, comme j'en trouve encore par ici (en suisse), je peux te décrypter une étiquette (qui gratte pas) pour te dire quoidedansquiya???

N'hésites pas à me demander, je te laisse mon mail!

(n.massard)at(citycable.ch) :-)

Mademoiselle Coco a dit…

Funambuline > Rohhhhh comme c'est gentil ça !! Bon, je vais d'abord aller voir au Monop des Ternes indiqué par Mlle E si je peux me ravitailler. S'il y a là aussi rupture de stock, je te ferai signe. 1000 mercis pour cette délicieuse proposition en tout cas !