08 décembre 2007

A part ça

Je crois que je peux le dire sans qu'elle démente publiquement et humilieusement ici même : je me suis fait une nouvelle copine. Dit comme ça, on pourrait croire que ça relève de l'exploit, alors que je pense pouvoir très modestement dire que je ne suis pas un ours asocial incapable de nouer des contacts avec mes prochains. Cependant, étant donné que je n'ai même pas le temps de voir mes amis déjà existants, ou si peu, je ne ressens pas nécessairement le besoin de m'en faire de nouveaux.

Sauf que bon, je suis tellement un anti-ours que j'ai en réalité besoin d'un minimum vital de contact humain dans la journée. Et ces derniers temps, j'avais du mal à remplir mon quota quotidien de bavardage. La joie du redoublant est en effet d'être un Rémi sans ami.

L'année dernière, je savais que j'allais retrouver en amphi Alphonse, Léonie et Gérard, ce qui me réjouissait toujours au plus haut point, même lorsqu'il s'agissait d'un cours de finances publiques. Evidemment, mes amis ne portent pas ces noms, c'est juste pour donner un peu de vivant à cette description. Et puis j'ai un peu plus de 3 amis, je tiens à la souligner. Bref. Ces contacts avec le monde des humains étaient d'une part absolument nécessaires à mon développement personnel, et d'autre part très utiles pour me motiver à aller en cours.

Cette année, Alphonse a eu son concours, Léonie révise chez elle et Gérard a jeté l'éponge. Or j'ai besoin de voir, lorsque j'arrive dans la chaleureuse bibliothèque de Sciences Po, des visages souriants et sympathiques. Sinon, je reste chez moi, et je travaille moins bien.

Ma nouvelle copine est dans le même cas que moi. Avec elle, on peut parler de la nomenclature M14 juste avant de se demander si "la Starak est vraiment nulle cette année ou si c'est juste nous qui vieillissons". Ca me convient très bien.

Si c'était une relation amoureuse, je crois que je me dirais que "tout ça va un peu vite", vu qu'on a déjà passé toute une journée ensemble du matin jusqu'au soir, en finissant par un merveilleux McDo-ciné (le dernier Fatih Akin, De l'autre côté, que je recommande) en sortant de cours. Mais comme ce n'est pas une relation amoureuse et que je suis "juste" une copine - le "juste" est important ("ceci est une private joke en milieu socialisé, c'est insupportable". Comprenne qui pourra !), tout va bien, et elle ne risque pas de partir en courant la prochaine fois en me disant qu'elle est engagemento-phobique.

Tout ça pour dire que vendredi, entre deux cours, lassées des sandouiches du Crous, on s'est offert un petit plaisir : une vraie pause déjeuner. La vraie pause déjeuner se distingue de la fausse pause déjeuner par :
- un environnement calme et plaisible, propice à la détente, et comble du comble, chauffé
- un dejeuner correct et équilibré, qui dure plus de 6 minutes 21 (café compris)
- un vrai café qui n'a pas le goût de plastique en poudre

Nous avons trouvé que Lina's était un endroit parfait pour répondre à ces exigences. J'y ai mis les pieds pour la deuxième fois de ma vie, et je ne regrette pas. La ciabatta grillée figues-chèvre-speck-roquette est divine, sans parler de leur tiramisu à la mangue et au speculoos. Naturellement, ce n'est pas le même prix que le Crous. Mais en sortant de chez Lina's, j'avais l'impression d'avoir vraiment fait une pause dans ma journée, ce qui n'a (presque) pas de prix.

Je crois que je vais arrêter les Pringles afin de faire un virement de crédits vers le poste de dépense Lina's (bien sûr que les crédits-Pringles sont fongibles au sein du programme "Alimentation"). Oui, j'ai un peu révisé mes Finances publiques et j'aime le montrer...

9 commentaires:

Mlle Crapaud a dit…

Oh, tu as de la chance.

Je dis ça parce que j'ai toujours pas d'ami, moi, dans mon amphi. Et je me sens d'autant plus seule que, dès que je parle à des gens, je ne sens pas l'étincelle de l'amitié. Ca colle pas. Alors bon, bien sûr, se trouver des amis en cours, c'est pas l'essentiel, dira-t-on, mais bon, se sentir seul c'est pas l'idéal pour bosser. Snif.

Contente pour toi en cout cas :-)

Fab a dit…

(soupir)
Je referais la fac rien que pour ça: les copains!

PS: coment ça se fait qu'on peut plus se faire un coup de pub gratos quand on commente? Les pseudos ne lient plus vers le blog de leur proprio...

Marie a dit…

je rejoisn Fab tiens....
sic... rien que pour les copains je retournerais bien à la fac moi!!!!!
c'ke ça peu me manquer des fois!!! (trop souvent même!)

chatounette a dit…

Amande t'es démasquée!

Mademoiselle Coco a dit…

Mlle Crapaud > je compatis ! Mais quand on rencontre quelqu'un de chouette, après, ça se fait tout seul :-)

Fab > je sais, Blogger est MECHANT. Tu peux mettre ton blog en lien dans le commentaire en insérant les balises adaptées, ça marchera.

Marie > mais je vois mes amis beaucoup plus souvent quand je suis en stage que sur les bancs de l'amphi moi !! Comment ça se fait que tu regrettes autant que Fab tes années d'étudiante ?!

Chatounette > ahaha, bienvenue ! D'autant mieux venue que je vais parler de toi aujourd'hui, quelle coïncidence ;-)

Marie a dit…

pourquoi... et bien parce que je suis maintenant plongée dans un monde où il est très difficile de partager une conversation allant du traité de Maastricht (ma spé à moi à l'époque, entre temps j'ai tout oublié) à la starac!
voilà...
je suis plongée dans un monde où les gens parlent de starac et de "wetten das"..., dans le monde du travail bêtement! Adieu les soirées conviviales des années étudiantes!
je suis la seule à avoir un peu foirée ma vie professionnelle et mes amis de fac sont devenus des gens "importants" eux... avec des choses de gens importants en tête!
grande nostalgie oui...

Mabb a dit…

Je me suis fait peu d'ami(e)s en fac. Des copains oui, mais pas d'amis. Sauf une et c'est vrai que cette année-là a été d'autant plus agréable que je savais que j'allais la retrouver :)

Silphi a dit…

Rho les amis que je me faisais à la fac, c'était ceux avec qui je séchais lamentablement tout mes cours... C'est biend e trouver des potes de travail ! ;)

Mademoiselle Coco a dit…

Marie > oui, je comprends mieux maintenant. J'avais "oublié" que j'ai pour l'instant toujours eu la chance de travailler avec des gens qui parlaient autant de Maastricht (parce que c'était leur métier !) que de "wetten das". Et c'est vrai que c'est une véritable chance !

Mabb > j'ai rencontré quasiment tous mes amis en fac. De vrais amis pour la vie (en tout cas, j'y crois).

Silphi > oui, le pote de travail est comme le pote de fac, ça permet de penser à autre chose qu'à ce qu'on est censé faire ;-)