20 décembre 2007

Violences domestiques

Je crois que je rêve un peu, mais j'ai l'impression que si je prétendais être une femme battue, on pourrait presque me croire. Loin de moi l'idée de faire semblant, surtout que je ne vois pas qui accuser [ironie]sinon, EVIDEMMENT, je ne me priverais pas de le faire[/ironie]. Je dis ça parce que les preuves corporelles sont là. Je suis loin de vivre dangeureusement, mais je suis couverte de bleus, de petites cicatrices, et de brûlures (ceci n'est pas une annonce de plan).

Je ne sais pas comment je me débrouille, mais je me cogne partout et tout le temps. On ne peut pourtant pas dire que j'aie un corps démesurément grand et encombrant. Et pourtant... Mes pieds rencontrent trop souvent ceux des tables, des chaises et des lits. Mes jambes se prennent dans toute sorte de choses improbables, allant du tuyau d'aspirateur au hublot de la machine à laver. Mes hanches butent sur les tables, les bureaux, les plans de travail et les tables de nuit. J'ai même réussi à me faire un bleu sur le dessus de la main après s'être fait violemment rencontrer mon métacarpe et le coin d'une table de bistrot (à jeun). Bilan : il ne se passe pas un jour sans que je sois couverte de bleus, plus ou moins petits, plus ou moins nombreux, mais bien présents. C'est vachement classe. Maintenant que je fais du vélo, j'enrichis ma collection de bleus : mettre ma béquille avec le tibia me fait un bleu, même en deouceur et à travers mes bottes et mon jean. Ué, je sais, n'est pas Princesse au petit pois qui veut, ça demande de sacrées compétences...

Les cicatrices ben... enfin je ne vais pas vous raconter ma vie corporelle intime. Mais dans le cadre de ma fausse plainte pour violence domestique, j'aimerais quand même fournir une nouvelle preuve. A savoir mon trou dans la cuisse (là, je remonte vachement mes stats avec quelques mots, la vie est magique). J'ai un vrai trou dans ma vraie cuisse gauche. Un trou creusé à l'acide. Là, tout de suite, ma fausse plainte prend une dimension dramatique, non ? Vous ne commencez pas à me trouver un petit air de Souad la brûlée vive (le lien, c'est juste pour que vous situiez, pas pour que vous achetiez, "je ne suis pas folle vous savez") ? Si vous voulez simuler une violence domestique sur une cuisse innocente, la méthode est simple : faites un long voyage en voiture et laissez votre vieux walkman avec ses vieilles piles posé sur vos cuisses. Si vous avez de la chance, vous allez vaguement sentir un tout petit filet liquide couler de votre walkman. Vu que vous êtes en terminale L, vous ne comprenez pas ce qu'il se passe (si si, je suis sure que j'aurais réagi plus vite si j'avais écouté ma prof de maths de seconde et que j'avais choisi S. Comme quoi... à quoi ça tient la vie, hein Maurice !). Vu que vous ne comprenez rien et que vous ne voyez rien de probant, vous repoussez votre walkman. Un peu après, ça commence à brûler sévère. Après les 6 heures de route réglementaires, c'est bon, vous avez un trou dans la cuisse. Si vous aussi vous avez fait L et que vous voulez comprendre, c'est simple : la pile a eu le mal de mer et a vomi tout son quatre-heures sur mon jean et donc sur ma peau. Je ne sais pas ce qu'il y a dans les piles, mais ça fait des cratères dans la peau. Je crois que je bats Souad non, avec cette histoire horrible de la violence moderne dans nos sociétés sur-technologisées ?

Quant aux brûlures, c'est simple : je n'y peux absolument RIEN si la résistance de mon four se précipite sur mes mains dès que j'ouvre la porte d'icelui (le four). La main gauche a toutes les faveurs d'icelle (la résistance). Franchement, dans le cadre de ma fausse plainte, je pense que je pourrais faire passer ça pour des brûlures de cigarette, appliquées consciencieusement à quelques centimères d'écart les unes des autres, un peu partout. Dieu merci, j'ai toujours mon Baume des Pyrénées à portée de main brûlée. Dans la porte du frigo, pour être précise, ça soulage encore plus. Le seul problème, c'est que je n'ai jamais su écrire Pyrénées depuis l'école primaire. Méditerranée je commence à savoir, mais Pyrénées, je n'y arrive pas. Il faut nécessairement que j'aille sur Wikipédia pour être sûre. Alors si vous voulez bien, c'est la dernière fois que je vous parle des Pyrénées et de son baume.

Donc en gros, j'ai des bleus comme si je faisais de la lutte libre tous les 4 matins, des cicatrices comme si j'étais un vieux détenu, et des brûlures comme si je refusais de mettre des maniques avant de plonger les mains dans mon four sous prétexte que ça me fait tout renverser. La question est : ma plainte pour violences domestiques est-elle recevable ?

19 décembre 2007

"What a feeling !"

Ben voilà, ce soir, c'est tout ce que j'ai envie de dire : "What a feeling"...

18 décembre 2007

Teasing

En ce moment, je ne raconte pas ma vie, vu que ma vie consiste à faire du droit consulaire et le ménage. Et je me dis que dans ces cas là, vous préférez que je m'abstienne.

Bon, pour être honnête, j'ai aussi passé le week end à préparer Noël gastronomiquement parlant : je n'ai fait que manger, histoire que mon estomac puisse s'entraîner en douceur à ce qui l'attend la semaine prochaine. Cétait vraiment du pré-Noël puisque j'ai été sélectionnée par la maman de deux amis d'enfance pour venir tester le repas du réveillon. J'ai donné mon accord pour l'ensemble du menu. Et dimanche, on a été manger les boulettes chez ma tante. En fait, s'il n'y avait que les boulettes, ça aurait largement été, mais il y a avait des TAS de choses dont j'ai oublié le nom, genre un tajine aux pruneaux, de la purée de patates douces, des artichauts et plein d'autres choses. Miam (même si j'ai cru que j'allais exploser).



La prochaine fois que j'ai un peu de temps, je vous expliquerai pourquoi je suis une fille "en fait".

14 décembre 2007

Relax... take it easy !

Bon, si tu es comme moi et que tu attends les résultats de l'ENA qui tombent aujourd'hui, je te propose une petite écoute. Déjà que je suis excitée comme une puce depuis ce matin alors que je ne suis qu'indirectement concernée, j'imagine l'état de ceux qui le sont pour de vrai.

Respire un grand coup et chante toi aussi avec conviction "relax, take it easy... for there is nothing that we can do !".




PS / si tu as le coeur qui palpite parce que tu attends les résultats de l'ENM ou de l'INET, clique et tu sauras, ils sont en ligne depuis longtemps (au moins 2 jours, c'est dire).

13 décembre 2007

Saison 2

YOUHOUUUUU Futur Papa, c'est reparti ! Et cette fois-ci, ce sera à quatre mains. Chouette !

12 décembre 2007

Ca, ça, ça... et puis ça aussi.

Difficile de trouver un fil conducteur entre :

- la mort de Kierkegaard, hier matin, entouré des siens (enfin, de la sienne quoi, moi). Alors que Vilnius a été tendrement enterré en compagnie mondaine dans le jardin de Sciences Po, Kierkegaard a rejoint les égoûts de Paris. Heureusement qu'il n'était plus là pour se voir lui-même...

- l'absence de réponse à cette question fondamentale qui m'a torturée toute la journée, journée passée dans une bibliothèque qui n'a plus le chauffage depuis 2 semaines donc glaciale : "mais pourquoi suis-je frileuse ?". Je pensais avoir fait le nécessaire en enfilant ce matin un gros pull col roulé en laine, un gilet en laine, un graaaaaaaaand pashmina, et - détail glamour - un collant sous mon jean. Même avec tout ça et mon manteau d'hiver, j'ai été profondément congelée. Mais POURQUOI les filles ne sont-elles pas irriguées comme tout le monde ?! Enfin, comme les garçons, quoi... En même temps, toutes les filles ne sont pas des serpents à sang froid comme moi, puisque l'une d'elle avait une robe-débardeur en coton sans rien en-dessous (portée avec des bottes en caoutchouc, pour le détail). J'ai vérifié, ce n'était pas juste pour aguicher l'étudiant studieux, elle n'avait pas le moins du monde la chair de poule, alors qu'il devait faire dans les 15°, à vue de pieds gelés. Ca existe les perfusions d'eau bouillante ?

- j'ai senti aujourd'hui très distinctement un garçon parfumé à l'eau de toilette "Pêche de Provence" d'Yves Rocher. Je passerais sur le choix d'Yves Rocher, après tout, chacun sa vie. J'ai moi-même porté ce parfum pendant quelques mois, absolument ravie et fière de ce cadeau de fââââââââmme que ma cousine m'avait offert pour mon onzième anniversaire. Je présume que je vais passer pour une grande snob (mais en même temps, oui, je suis une snob du parfum : si un Eau jeune ne coûte pas le même prix qu'un Guerlain, ce n'est pas juste pour payer la musique de Muse dans la pub), mais passés 13 ans, ça le fait moyen. Mieux vaut sentir bon le savon sobre que mauvais le parfum cheap. Bon, tout ça pour dire : certes, je me considère comme relativement ouverte sur les questions de genre, mais là, j'ai malgré tout été surprise de ce choix somme toute très féminin. Je soupçonne à vrai dire sa petite amie d'avoir voulu marqué son territoire. Il est certain qu'avec un tel sillage, il ne risque pas beaucoup d'émoustiller. Mais si c'est un choix libre et individuel, il atteint l'un des buts de tout grand nez : rendre celui qui porte la fragrance inoubliable.

- je vais faire voeu de silence. Il faut que j'arrête de parler en société, je fais trop de gaffes. Les gens font des choses gentilles - voire adorables - pour me faire plaisir, et je détruis en 3 mots tous leurs efforts. Alors que je ne parle pas de LEURS choses gentilles, évidemment, sauf que je suis la seule à le savoir, et qu'ils le prennent logiquement pour eux. Ca a commencé à la fête d'anniversaire de mes 8 ans avec toutes mes copines. Au moment de déballer mon dernier cadeau, j'ai dit bien distinctement "ohlala, j'espère que c'est pas ENCORE un stylo !" (euh oui, c'est une remarque de petite peste pourrie gâtée, mais pour ma défense, j'avais déjà reçu 2 stylos en cadeau dans la même après-midi). Et naturellement, le dernier cadeau était un stylo. En plus, c'était un très joli stylo. Christelle était déconfite, j'étais dans mes minuscules souliers. J'ai eu beau lui dire plein de fois que ça me faisait très plaisir, elle était définitivement blessée, et ça se comprenait aisément. Je croyais qu'avec le temps, je saurais être suffisamment raisonnable pour contrôler le flot de paroles quittant mon gosier, mais visiblement non. Deux magnifiques bourdes dans ce genre en 10 jours, avec des gens à qui j'avais juste envie de dire sincèrement MERCI. Et je pense que ce n'est pas le message qu'ils ont retenu.

Peut-être que demain, je vais vous raconter comment ça fait quand je vais en soirée.

10 décembre 2007

Pour bien commencer la semaine

Je sais, normalement le lundi, les gens sont supposés travailler et être pleins de motivation. Ce n'est donc pas du tout le moment de vous divertir, et j'aurais dû faire ça hier. Mais j'ai fait autre chose hier, donc je n'ai pas eu le temps, et puis tant pis si je fais baisser momentanément votre productivité de début de semaine.

Je vous encourage très vivement à aller faire un tour chez Chatounette. Chatounette est une jeune femme moderne, racontant ses aventures de jeune femme moderne par quelques traits de crayon : les soirées entre filles intellos qui dégénèrent toujours, l'effet du célibat sur la forêt amazonienne, la mise en case des garçons, entre autres choses.

En plus, si vous voulez travailler votre LV3 avant le bac, allez-y. Chatounette tient en effet un blog-dessiné bilingue français-espagnol, ce qui permet indubitablement de joindre l'utile à l'agréable en apprenant à dire "Prince charmant" dans la langue du Prince Philippe.

Le seul reproche que l'on puisse faire à Chatounette est de nous faire poireauter longtemps entre deux vignettes. En même temps, quand on a une vie trépidante, c'est difficile de faire des dessins tous les jours pour raconter sa vie trépidante...


Comme un bonheur n'arrive jamais seul, Chatounette ne fait pas que dessiner, elle écrit aussi avec d'autres filles en -ette (Poucette, Poulette, Fadette, et Mimolette) sur le blog des noyautes molles.

La noyaute molle, un concept philosophico-analytique dans lequel je me reconnais facilement, et que je vous laisse découvrir expliqué par celles l'ayant développé.

Ca parle de trucs de fille de façon souvent décapante, ça raconte des tranches de vie quotidienne désopilantes (la vie d'une noyaute molle est pleine de choses insoupçonnées et insoupçonnables pour les noyaux durs), ça développe des concepts scientifiques pertinents sous couvert de jeux de mot tendancieux noirs (l'attitude "mi-pute mi-soumise" de la dragueuse qui n'assume pas, par exemple). Vous découvrirez ainsi comment une noyaute molle se retrouve à l'insu de son plein gré dans une boîte échangiste (rien de tel que des détails croustillants pour apâter le chalant, on dirait presque que j'ai fait une sup de co et/ou que je bosse chez TF1).

Bon, je n'en dis pas plus, ça pourrait ruiner le suspens... Allez vite découvrir "la vie de cinq mollassones fières de l'être", en commençant par les premiers posts chronologiquement, sinon, ça va être difficile de comprendre leur langage truffé de "spaghett", "devanture" ou "merdocu", qui y prennent un sens parallèle !

08 décembre 2007

A part ça

Je crois que je peux le dire sans qu'elle démente publiquement et humilieusement ici même : je me suis fait une nouvelle copine. Dit comme ça, on pourrait croire que ça relève de l'exploit, alors que je pense pouvoir très modestement dire que je ne suis pas un ours asocial incapable de nouer des contacts avec mes prochains. Cependant, étant donné que je n'ai même pas le temps de voir mes amis déjà existants, ou si peu, je ne ressens pas nécessairement le besoin de m'en faire de nouveaux.

Sauf que bon, je suis tellement un anti-ours que j'ai en réalité besoin d'un minimum vital de contact humain dans la journée. Et ces derniers temps, j'avais du mal à remplir mon quota quotidien de bavardage. La joie du redoublant est en effet d'être un Rémi sans ami.

L'année dernière, je savais que j'allais retrouver en amphi Alphonse, Léonie et Gérard, ce qui me réjouissait toujours au plus haut point, même lorsqu'il s'agissait d'un cours de finances publiques. Evidemment, mes amis ne portent pas ces noms, c'est juste pour donner un peu de vivant à cette description. Et puis j'ai un peu plus de 3 amis, je tiens à la souligner. Bref. Ces contacts avec le monde des humains étaient d'une part absolument nécessaires à mon développement personnel, et d'autre part très utiles pour me motiver à aller en cours.

Cette année, Alphonse a eu son concours, Léonie révise chez elle et Gérard a jeté l'éponge. Or j'ai besoin de voir, lorsque j'arrive dans la chaleureuse bibliothèque de Sciences Po, des visages souriants et sympathiques. Sinon, je reste chez moi, et je travaille moins bien.

Ma nouvelle copine est dans le même cas que moi. Avec elle, on peut parler de la nomenclature M14 juste avant de se demander si "la Starak est vraiment nulle cette année ou si c'est juste nous qui vieillissons". Ca me convient très bien.

Si c'était une relation amoureuse, je crois que je me dirais que "tout ça va un peu vite", vu qu'on a déjà passé toute une journée ensemble du matin jusqu'au soir, en finissant par un merveilleux McDo-ciné (le dernier Fatih Akin, De l'autre côté, que je recommande) en sortant de cours. Mais comme ce n'est pas une relation amoureuse et que je suis "juste" une copine - le "juste" est important ("ceci est une private joke en milieu socialisé, c'est insupportable". Comprenne qui pourra !), tout va bien, et elle ne risque pas de partir en courant la prochaine fois en me disant qu'elle est engagemento-phobique.

Tout ça pour dire que vendredi, entre deux cours, lassées des sandouiches du Crous, on s'est offert un petit plaisir : une vraie pause déjeuner. La vraie pause déjeuner se distingue de la fausse pause déjeuner par :
- un environnement calme et plaisible, propice à la détente, et comble du comble, chauffé
- un dejeuner correct et équilibré, qui dure plus de 6 minutes 21 (café compris)
- un vrai café qui n'a pas le goût de plastique en poudre

Nous avons trouvé que Lina's était un endroit parfait pour répondre à ces exigences. J'y ai mis les pieds pour la deuxième fois de ma vie, et je ne regrette pas. La ciabatta grillée figues-chèvre-speck-roquette est divine, sans parler de leur tiramisu à la mangue et au speculoos. Naturellement, ce n'est pas le même prix que le Crous. Mais en sortant de chez Lina's, j'avais l'impression d'avoir vraiment fait une pause dans ma journée, ce qui n'a (presque) pas de prix.

Je crois que je vais arrêter les Pringles afin de faire un virement de crédits vers le poste de dépense Lina's (bien sûr que les crédits-Pringles sont fongibles au sein du programme "Alimentation"). Oui, j'ai un peu révisé mes Finances publiques et j'aime le montrer...

Soyez les bienvenus !

Bienvenue à ceux qui arrivent ici par le biais du site Chez les filles (et merci à la personne qui m'y a référéncée !) et du site d'Aude Nectar du Net.

Le premier est l'un de ces désormais classiques sites communautaires où les filles se retrouvent pour papoter, et qui propose un annuaire des blogs de fille "sélectionnés en fonction de la qualité de leur contenu" (non, je ne me la pète pas, c'est le site qui le dit !).

Sur le deuxième, vous retrouverez la sélection d'Aude, qui choisit entre autres des extraits de blog pour les faire découvrir à tous ceux pour qui "blogosphère" ressemble au nom d'une planète de manga. Comme je suis un peu longue à la détente, je n'écris ce post que maintenant, alors que ce billet a eu l'honneur d'être sélectionné le 23 novembre dernier pour enrichir le nectar d'Aude. Un grand merci à retardement ! Et n'hésitez pas à aller faire un tour chez elle pour engraisser encore un peu plus votre Netvibes ;-)

06 décembre 2007

Être ou ne pas être romantique

Un jour, on m'a dit "ah mais en fait, t'es pas du tout une romantique toi !". Tout ça parce que j'avais dit que je détestais Cyrano de Bergerac. En même temps, c'est pas faux. J'ai plus tendance à être une romantique du quotidien (concept que j'expliquerai sans doute un jour mais pas aujourd'hui, parce que là, j'ai plein de choses à faire). Il n'empêche que je crois avoir trouvé mon maître en matière d'anti-romantisme.

Y en a des qui vont prétendre que je suis obsédée par Joe Dassin, mais pour le coup, ce n'est pas de ma faute. Figurez-vous qu'hier, quelqu'un est tombé sur mon blog en cherchant "Vincent Delerm + La femme con attendait".

Comme chacun le sait (mais si, il faut suivre l'actualité philosophique parfois), La fleur aux dents, hymne à "la femme qu'on attendait", a été repris par Delerm et Katerine. Si vous ne connaissez pas l'original, le refrain dit :

"Il y a des filles dont on rêve
Et celles avec qui l'on dort
Il y a des filles qu'on regrette
Et celles qui laissent des remords
Il y a des filles que l'on aime
Et celles qu'on aurait pu aimer
Puis un jour il y a la femme
Qu'on attendait"

Je ne suis pas romantique, mais quand même, je trouve ça drôlement joli comme déclaration. Alors quand ça devient l'histoire d'une conne qui poireaute, ça me rend bien triste...

L'originale



La revisitée

04 décembre 2007

Mais que fait la police ?

L'heure est grave. J'ai fait quelques observations sociologiques dans les vestiaires de sport. Mes observations ont failli gagner une nouvelle dimension, puisque j'ai, tout à fait invonlontairement, confondu le vestiaire des hommes et des femmes. Vraiment, il devrait y avoir des signes distinctifs sur les portes...

Bon, j'ai très vite regagné mon territoire, rouge de confusion et avec la trouille que personne ne croie à mon innocence. Et j'ai pu constater qu'un nombre étonnant de femmes plus ou moins jeunes ignorent l'existence du soutien-gorge de sport. N'y a-t-il aucune circulaire du Ministère de l'Intérieur, aucune directive européenne, pour rendre l'utilisation de cet accessoire indispensable ? [Attention, la suite dévie un peu "blog de fille", vous serez prévenus]

Je sais, ça ne me regarde en réalité que très peu. Mais je suis effarée de voir que certaines n'ont absolument pas conscience de ce qu'elles infligent à leur corps en une heure de course sur tapis. Je me sens donc investie d'une mission d'intérêt général sponsorisée par le lobby européen du soutien-gorge de sport.

Un soutien-gorge adapté coûte 25€ et c'est l'assurance-vie de vos seins, nom d'une Artémis polymastros ! Même les heureuses propriétaires de petits seins peuvent lamentablement finir comme décrit par Zola dans Germinal, c'est-à-dire avec "les seins sur le ventre et le ventre sur les cuisses".

Si vous ne me croyez pas, je vous encourage très vivement à aller faire un tour chez la Rolls du soutif de sport, Shock Absorber. Vous trouverez ici un exercice fascinant de simulation, en fonction de votre taille et du sport pratiqué. Cela devrait convaincre toutes celles qui sont persuadées que leur lingerie ordinaire fait très bien l'affaire pour leur séance bi-hebdomadaire de step ou de jogging.

J'en conviens, les soutifs de sport sont loin d'être sexys. Mais des gants de toilette dans un ensemble Chantal Thomass non plus...


(Si avec ça, je n'arrive pas un jour à convaincre un jury de mon sens inné du service public et de l'intérêt général...)

02 décembre 2007

Un mini Stabilo-boss, ce n'est pas toujours le pire

Sonia la star des blogs vient de raconter en plein d'épisodes l'une de ses aventures avec un homme doté d'un mini Stabilo-boss dans le slip. Dit comme ça, ça peut paraître soit drôle soit vulgaire. Evidemment, comme toujours avec Sonia, c'est bourré d'humour et d'autodérision, mais pas vulgaire (en même temps, ça dépend où se situe votre seuil de tolérance aux choses du sexe sur un espace public).

Donc son récit est très drôle, mais je crois qu'en réalité, ça n'a pas été drôle du tout, cet épisode de sa vie. Pas à cause du mini Stabilo-boss, mais je ne vous dis pas à cause de quoi pour ne pas ruiner le zouzpense de la lecture. Donc si vous voulez lire les histoires de Sonia, allez-y maintenant (ce sont les billets du 12 au 30 novembre) et revenez ici pour la suite (enfin je ne vous commande pas hein, vous faites ce que vous voulez après tout).

Donc si vous avez suivi mon conseil ferme et poli, vous savez maintenant de quoi il retourne. J'ai donc envie de vous poser une question : "comment c'est-y donc possible ?" Sonia, je ne la connais pas, mais je suis absolument certaine qu'elle est belle, intelligente, indépendante, cultivée et tout ce qui fait d'elle une femme moderne. Et ça me scie toujours de voir que certains hommes arrivent à pourrir même des filles comme ça. Car malgré les apparences, c'est bien plus fréquent qu'on ne le croit.

Là, je pense très fort à l'une de mes amies - évidemment belle, sur-intelligente et adorable - dont le chouette amoureux a réussi en quelques années à la convaincre qu'elle n'était qu'une pintade inintéressante dont le manque de culture abyssal le gênait en société. Donc il évite de la présenter à ses amis parce qu'elle pourrait lui faire honte. Si je vous dis qu'en vrai, c'est une fille qui a eu l'ENA, vous n'allez pas me croire. En même temps, il n'aime pas trop qu'elle voit ses amis à elle, parce que bon, faudrait pas non plus qu'elle ait une vie en dehors de lui... En revanche, elle sait très bien repasser les chemises, alors ça serait bien si elle pouvait le faire plus souvent.

Forcément, de l'extérieur, quand on entend ce genre de choses, on hurle. Mais ce qui est hallucinant et très perturbant, c'est qu'on ne se rend compte de rien quand on est directement concernée par ce genre de relation. Ou alors on se rend compte, mais on n'arrive pas à partir. Ces filles, toutes formidables qu'elles sont, ne croient plus en elles-mêmes et en leur faculté à être aimée, donc elles restent. Le plus fort, c'est que leur mec arrive à ce que ce soit elles qui aient honte de leur situation. En tant qu'amie, je me sens complètement démunie face à cette situation.

Il y a sans doute de vilaines manipulatrices aussi destructrices, mais je n'ai pas encore rencontré de mec tellement brisé par sa copine qu'il préfère ne pas la quitter, puisqu'elle l'a convaincu qu'elle est la dernière personne à pouvoir le supporter. Ce schéma, je n'y ai pour l'instant été confrontée que parce qu'il touchait des amiEs en plein dedans ou des blogueusEs revenues de loin. Du coup, j'ai tendance à penser que ce comportement est une déviance plutôt masculine, et qui marche mieux sur les femmes que les hommes.

Ce billet n'a ni morale ni conclusion. Il y a trop d'incompréhension et d'interrogations de mon côté. En revanche, je suis preneuse de toute solution miraculeuse.

29 novembre 2007

WonderCoco

Oops, she did it again ! Camille d'Essayage a recommencé à me prendre pour une cible (facile) afin que je raconte ma vie de super-héroïne. Le problème, c'est que je manque d'imagination, freinée dans cet exercice par mon admiration sans borne pour Wonderwoman, qui a bercé mon enfance. Mais le but n'est pas de parler de ce qui existe, mais d'inventer. Alors je vais essayer...

Quel serait votre surnom de super héroïne ?

Ben... WonderCoco, en hommage à Lynda Carter

Votre super pouvoir secret ?

Faire tomber les garçons amoureux de moi rien qu'en y pensant (je sais, c'est un super pouvoir très égoïste, mais il faut bien penser à soi de temps en temps)

Votre combinaison et accessoires distinctifs ?

J'hésite entre une sublime robe fourreau noire qui se transformerait en combinaison ultra-confortable lorsque je devrais entrer en action, et une cape rose à paillettes. Je crois que je vais rester sur la robe fourrreau, histoire de préserver les apparences du bon goût.

Votre devise qui fait mouche quand vous triomphez des super vilains ?

"Hinhin, t'aurais jamais cru que je te rattraperais avec mes talons aiguilles, hein ? BEN SIIIII !!" (l'élément important est le "ben si" final, évidemment)

Que feriez-vous de vos journées si vous aviez le pouvoir de dédoublement ?

Je redeviendrais une super amie qui aurait le temps de penser aux anniversaires, de préparer des petits gâteaux pour le thé, de répondre aux mails et de soutenir ceux qui en ont besoin, tout en travaillant non-stop pour moi.

Votre combat au quotidien pour sauver l’humanité ?

J'essaie de faire chier les autres le moins possible, dans chaque action que j'entreprends.

Qu’entendriez-vous si vous aviez le pouvoir de lire dans les pensées de votre patron ?

"Mais pourquoi ai-je donc refusé sa candidature ?" (venant donc de celui qui a refusé de devenir mon patron)

Votre talon d’Achille ?

J'ai du mal à supporter qu'on ne m'aime pas. Même de la part de gens que moi je n'apprécie pas.

Avec quel super héros vous auriez aimé avoir une super aventure ?

Aucun. La combinaison intégrale moulante me laisse de marbre. Dr Mamour, ça compte ?

A quelle époque auriez-vous aimé vous téléporter ?

Ben, comment je peux savoir si c'est mieux avant ou après que maintenant, puisque je n'ai connu ni l'un ni l'autre ?! Bon allez, on va dire Berlin dans les années 20.

Je sais que tout cela n'a ni queue ni tête, qu'il n'y a aucune logique entre ma tempo-transportation à Berlin et ma cape rose, ni entre ma devise et mes pouvoirs. Je suis une mauvaise super-héroïne, il me semble...

28 novembre 2007

In-ad-mis-sible

Oulalalala, je vais me remettre à râler un coup, parce que parfois dans la vie, faut savoir que quand y en a marre, y a pas toujours Malabar. Là, ça devient inadmissible.

Evidemment, je ne parle pas du fait qu'arriver à un cours avec 10 minutes d'avance ne permette plus, de nos jours, d'avoir une table et une chaise tant la surpopulation sciences-potesque est importante. Ce n'est pas inadmissible, c'est normal. Et après tout, avoir son ordinateur sur les genoux est une position de yoga bien connue qui facilite la prise de note et l'assimilation de connaissances.

Evidemment, je ne parle pas du fait que, pour une raison inconnue, mon examen de samedi matin (8 heures, le samedi matin, la précision est importante) n'ait pas lieu à Sciences Po mais à... Arcueil-la-chaleureuse. En soi, Arcueil, ce n'est pas la mort. Mais le samedi matin à 8h pour un examen facultatif, ça entame considérablement la motivation (la mienne en tout cas). Cette délocalisation n'est pas inadmissible, c'est pour notre bien : nous faire sortir de Paris respirer un peu l'air pur de la campagne pour oxygéner nos cerveaux.

En revanche, que la recette du panini aux 4 fromages du Crous ait changé, remplaçant le camembert (rien de meilleur que du camembert fondu) par de la Vache-qui-rit, CA, C'EST INADMISSIBLE...

26 novembre 2007

Mouais

Je sais, ce blog serait bien plus drôle si je vous parlais de ma vie sexuelle. Et encore, ce n'est pas sûr. Disons que si j'écrivais au moins des billets de temps en temps, ça serait bien.

Pour l'instant, j'essaie de mobiliser toute ma motivation pour travailler. Autant vous dire que je déploie de nombreux efforts pour pas grand-chose, parce que la motivation, elle a un peu fait pschitt.

Il suffit de passer un vrai week-end normal pour se rendre compte que faire une prepena, c'est vraiment avoir une vie de con. Je me suis dit que je pourrais peut-être essayer de ne pas travailler le week-end cette année. Mais ça ne résout pas les problèmes des galops systématiques du samedi matin, qui ont tendance à gâcher à eux seuls la fin de semaine.

Il suffit de regarder un peu les relevés de notes des copains pour se rendre compte que ces concours ne suivent aucune logique et que le travail n'est pas nécessairement la clef du succès. Mon propre cas n'est pas celui que je peux analyser avec le plus d'objectivité (même si je trouve, aussi objectivement que possible, bizarre d'avoir 3,5 dans une matière où je n'ai pas eu moins de 12 toute l'année). En revanche, je sais qui, parmi mes amis, avait réellement toutes les chances de l'avoir, et a au final des notes bien pourries, et même plus mauvaises que celles de l'année dernière. Je sais qu'on peut avoir dans la même matière 15 une année, et 6 l'année suivante, le tout en ayant acquis bien plus de méthode et de connaissances. Je sais qu'on peut rater un concours à quelques centièmes. Je sais qu'on peut être sur liste complémentaire une année, et même pas admissible l'année suivante. Je sais que le travail ne fait que la moitié des résultats, et que c'est déprimant.

Il suffit d'assister à certains oraux de l'ENA pour se dire que les épreuves écrites ne permettent pas toujours de sélectionner les meilleurs. Afin de préserver l'anonymat des candidats et d'éviter de me faire lyncher publiquement, je ne m'étendrai pas sur le sujet, mais je suis ressortie effarée de ce que j'ai vu et entendu. Je sais que le stress rend les gens cons, moi la première (genre en oubliant de façon passagère le nom de pape de Joseph Ratzinger). Mais le stress fait partie des règles du jeu, et il y a quand même des bornes aux limites à ne pas dépasser, non mais. J'ai eu l'impression qu'on m'enfonçait un poignard dans le coeur pendant 2 fois 30 minutes, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser "tout ça pour ça"...

A part ça, je ne suis pas du tout déprimée. Je ne déprime pas, je glande. C'est différent. La prochaine fois, je répondrai aux gens qui veulent que je leur raconte ma vie de superhéroïne et que j'épelle mon nom.

On est loin de ma vie sexuelle avec tout ça, j'en conviens. En même temps, Marie-Chantal l'a bien dit : on ne peut pas baiser et cuisiner. Or je viens de mettre en ligne une nouvelle recette.

(Je sais, la morale de l'histoire est elliptique et n'a rien à voir avec la choucroute. Problème global de motivation. Y compris pour trouver une fin démente à ce billet ô combien réjouissant)

23 novembre 2007

Je sens bien que vous vous méfiez

La solution de facilité quand on n'a pas le temps d'écrire : des vidéos. Je sais, c'est lâche, mais bon.

Aujourd'hui, sans peur et sans reproche, je vais vous parler de Salvatore Adamo. Et c'est là que vous commencez à vous méfier et que je perds le peu de considération musicale dont je bénéficiais jusque là à vos yeux.

Oui mais non. Parce qu'Adamo, dont j'adore aussi la période "Vous permettez" et "Laisse tes mains sur mes hanches" (et j'assume), c'est désormais quelqu'un qui chante avec les musiciens de Bénabar et qui fait des duos avec Olivia Ruiz. A ce stade-là, ce n'est plus du recyclage, c'est juste "chapeau" (je fais des phrases qui ne veulent rien dire si je veux, je suis sure que vous faites votre mauvaise tête et qu'en réalité vous avez compris).

Dans l'ordre d'apparition :

- "Vous permettez Monsieur" en version multinationale et avec une chorégraphie à faire pâlir d'envie Kamel Ouali

- "Laisse tes mains sur mes hanches" bizarrement accéléré, ce qui donne à Salvatore Adama une voix ridicule de castrat parlant du nez (mais je n'ai pas trouvé mieux)

- "J'te lâche plus" et "Mon voisin sur la lune", deux extraits de son album Zanzibar, celui enregistré avec les musiciens de Bénébar. Le meilleur extrait selon moi est "Douceur", mais impossible à trouver.

- son duo "Ce Georges" avec Olivia Ruiz














20 novembre 2007

Va falloir qu'on m'explique

Bon, quand j'écris une note, ça se bouscule pas franchement au portillon, mais quand je ne ponds plus rien pendant des jours pour cause d'overbookage, il y a un raz-de-marée de lecteurs. Nan mais dites-le, hein, si vous préférez que je glande. Non, je ne fais pas la tête mais je cherche à vous comprendre, c'est tout.

A part ça, je découvre les joies de Paris à vélo. La semaine dernière, c'était un peu (beaucoup) Noël avant l'heure dans ma tête. Mes parents m'ont apporté un vieux vélo pour que je puisse résister et prouver que j'existe malgré la grève. Et franchement, j'étais aussi excitée que si le Père Noël venait de m'apporter un tricycle rose à paillettes. J'ai voulu l'essayer immédiatement dans la cour de mon immeuble. Bref, c'était chouette.

Mon papa a dû bricoler tout plein desssus, et moi, j'ai fait "assitante de Mac Gyver" comme métier (mon meilleur rôle). Il dit "joint" et je lui tends le joint. Il dit "tournevis bleu" et je lui dis "ben non je l'ai pas, il est dans ta poche". Il me tend un vis, et je la laisse tomber entre mes doigts, alors après on cherche partout accroupis pour trouver la perverse enfuie. Vous voyez, on rigole bien.

Il m'a mis un joli panier devant, il a fait une révision complète, il a déplacé la sonnette pour qu'elle soit accessible à un jet de pouce (mais depuis, j'ai perdu le dessus de la sonnette, ce qui la fait tinter, la faute à un nid de poule), il m'a offert un nouvel antivol qu'on dirait une Ferrari (grise) et surtout, surtout... un gilet jaune fluo à bandes réflechissantes pour qu'on me voie la nuit. Il y a quelques petites choses que j'aimerais vivre avant de finir comme une crêpe. Avec un tel équipement, je me suis lancée.

La première fois, j'ai trouvé ça génial le vélo. Il faisait beau, les couloirs de bus étaient tout à moi, et j'ai gagné un temps fou.

La deuxième fois, j'ai découvert qu'à vélo, je ne pouvais pas prendre le même chemin qu'à pied. Après 5 sens interdits, j'ai réussi à tourner à droite. Avant de retomber sur une nouvelle série de sens interdits. Au bout de 4 sens interdits, j'étais complètement perdue. J'ai mis 45 minutes pour revenir chez moi, alors que je n'avais eu besoin que de 10 minutes pour faire l'aller. J'ai regardé en rentrant mon trajet, et j'ai fait un très bel escargot pour rejoindre mon point d'arrivée.

La troisième fois, j'ai dû me rendre à l'évidence que la vie de cycliste était nettement moins agréable sans couloir de bus. Il y a les voitures qui me hurlent dans les pneus parce que je refuse obstinément d'aller rouler tout au bord de la route, là, dans le caniveau où il y a toutes les feuilles mortes détrempées qui font scouitch-scouitch-flip-gliiiiiiss (je sais, je vais vachement bien l'onomatopée de la feuille). Avant de monter vraiment sur un vélo à Paris, j'avais très peur des automobilistes, persuadée qu'ils n'hésiteraient pas à me rouler dessus. La vérité, c'est que les plus dangereux sont :
- les autres cyclistes ("euh... tu veux qu'on te remette les petites roues là ou quoi ?")
- les scooters (je pense qu'ils se vengent des queues de poisson des automobilistes en faisant la même chose aux cyclistes : on est tous le plus petit de quelqu'un)
- et les piétons (si tu ne risques pas de leur faire mal, ranafoute de regarder avant de traverser).

La quatrième fois, j'ai réalisé que le vélo, de nuit et sous la pluie, est une activité nettement moins épanouissante que prévu.

N'empêche, je crois que je suis conquise par le vélo : je n'attends plus le bus et je mets deux fois moins de temps pour aller en cours. Mais il va encore falloir que je résolve quelques petits problèmes :
- dénicher une nouvelle sonnette (qui jouerait Aretha Franklin, ça serait chouette)
- faire fonctionner ma dynamo qui ne touche toujours pas la roue
- trouver où caser mon ordinateur pour qu'il soit en sécurité et ne jaillise pas hors du panier au premier dos-d'âne
- réussir à concilier vélo et jupe

16 novembre 2007

Lancement

L'idée me trottait depuis longtemps dans la tête. Est venue se greffer là-dessus la proposition de Denys ici-même (oui, quand je vous fais faire des devoirs de vacances, j'ai l'air de m'en foutre complètement après, mais en fait, pas du tout. C'est juste qu'il me faut le temps d'y réfléchir).

Voilà donc Mademoiselle Cocotte, mon blog culinaire, avec une première recette, bientôt suivie de nombreuses autres. Si vous n'aimez pas cuisiner mais appréciez lorsque je raconte ma vie, vous pouvez aller y faire un tour, car je suis aussi bavarde là-bas qu'ici (on n se refait pas).

Les recettes sont toutes testées (par moi) et approuvées (par d'autres que moi). Ce sont parfois des originalités nées dans ma caboche, mais il s'agit le plus souvent de recettes piochées ça et là et plus ou moins modifiées. J'indique évidemment dans ce cas qui en est l'auteur premier.

Il faut encore que je trouve le moyen de faire de jolies et alléchantes photos, parce que pour l'instant, c'est pas ça...

Si vous êtes tentés, tout se passe ici !

14 novembre 2007

This world today is a mess

Tout le monde parle des grèves, et comme je suis une nana carrément à contre-courant, j'ai décidé que j'allais vous faire écouter Donna Hightower et son très approprié "This world is a mess today".

Et puis d'abord, vous qui râlez parce que vous n'avez ni train ni bus, vous n'avez rien compris. Parce que le but de la grève n'est pas du tout de préserver des droits exorbitants, mais de lutter pour que vous aussi puissiez un jour connaître la joie des 37,5 années de cotisation. Bande d'ingrats.

D'ailleurs, Donna Hightower le dit bien : "You try to give another man a helping hand ; he will take your kindness for a weaker stand". Alors siouplaît, soyez enfin un peu solidaires de ceux qui font passer vos intérêts avant les leurs. Et si vous n'y arrivez pas, dansez dans votre bureau avec Donna.



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12 novembre 2007

Week end

Ces derniers jours ont été très chargés, et pourtant, je n'ai rien fait. Mais j'ai quand même fait plein de choses, dont certaines étaient relativement décoiffantes.

Pour commencer, j'ai fait dépenser à une amie une somme folle d'argent dans les boutiques samedi ET dimanche (vive le Cour St Emilion). C'est vraiment l'une de mes occupations préférées : la joie jouissive du shopping sans la douleur porte-monnaitesque qui la suit en général. Comme elle était très contente de ses achats, j'en déduis que nous étions dans une win-win situation.

Ensuite, j'ai de façon tout à fait involontaire croqué à pleine dent dans un chili. D'habitude, dans le tom kha ghai (la délicieuse soupe thaïlandaise au coco, au poulet, à la citronnelle et à d'autres choses), j'enlève les piments avant de servir. Je laisse la citronnelle, le galanga, le basilic thaï, les feuilles de keffir et les chilis "infuser" pendant la cuisson, et je sers sans. Sauf que le filtre à café dans lequel étaient mes trucs à infuser s'est lâchement déchiré. Et voilà comment on a l'impression d'avoir un coup de napalm dans la bouche, alors qu'on ne s'attendait à rien. C'est une expérience intéressante, mais que je ne suis pas prête à refaire immédiatement. C'est bien simple, j'ai peur de mon tom kha ghai maintenant. J'ai une nouvelle vision de l'existence : "la vie, c'est comme un tom kha ghai ; ce n'est bon que quand c'est un peu épicé, mais quand tu tombes sur un chili, t'es mal".

Pour continuer dans les expériences culinaires, j'ai vécu une grande déception. L'une de mes drogues gastronomiques favorites est le pesto à la sicilienne de Barilla, que Leonardo - touché bien avant moi par cette dangereuse monomanie - m'a fait découvrir il y a quelques années. J'ai à peine eu le temps d'en devenir dépendante (du pesto), qu'il est devenu impossible de le trouver en supermarché. Le site de Barilla dit : "Le Pesto alla Siciliana Barilla unit dans une alliance au goût délicat deux des saveurs les plus typiques de la tradition méditerranéenne: le crémeux de la ricotta (fromage doux au lait de vache ou de brebis) et la pulpe de tomates. Ces goûts sont relevés et mis en valeur par le parfum des noix, des pignons, du basilic et du fromage Grana Padano (qui ressemble au Parmigiano). Vous apporterez sur votre table toute la saveur de la cuisine italienne." Comme je ne peux plus "apporter sur ma table toute la saveur de la cuisine italienne" et que je suis frustrée, j'ai décidé de prendre les choses en main et de faire moi-même mon pesto à la sicilienne. La déception est la suivante : le pesto maison, c'est bon, mais quand même moins bon que le pesto à la sicilienne industriel de Barilla. Il lui manque quelque chose, mais quoi ?

Pendant que je croquais dans un chili lance-flammes, on regardait Ma Mère, adaptation cinématographique par Christophe Honoré du roman de Bataille. Après, vu qu'on n'était toujours pas dégoûtées de la vie, on a enchaîné avec La Pianiste. On s'est qu'on était quand même drôlement normales, quoi que cela puisse signifier. On a aussi pu constater que nos parents étaient assez exceptionnels de normalité aussi. Et on s'est demandées comment Isabelle Huppert pouvait aussi admirablement bien jouer des rôles de tapées sans sombrer elle-même dans la folie.

Pour finir, j'ai essayé un truc dément au royaume du superflu dimanche après-midi, c'était ça. Mon amie a dû me tirer de force pour que je quitte l'engin de délices. En réalité, c'est faux, elle était aussi scotchée que moi sur son fauteuil à elle, c'est la fonction "percussion" qui m'a éjectée hors du truc. Menfin sauf quand le fauteuil se prend pour le masseur des Bronzés (culture, quand tu nous tiens), c'est tout simplement divin. L'impression qu'un vrai masseur avec des vraies mains humaines s'occupe de tout mon dos est inoubliable. D'un autre côté, c'est un peu flippant de voir que la différence entre l'humain et le mécanique est si mince (mais ça ne vaut que pour les chaises massantes).

A part ça, j'ai aussi fait des trucs vachements classiques. Genre une dissertation samedi matin sur la morale et la politique. De quoi me mettre de bonne humeur, en somme.