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16 janvier 2008

Je renvoie, tu renvoies, il renvoie...

Sans aucune honte, ce soir, je ne vais faire rien d'autre que linker...

Si tu es une fille et que tu veux devenir le mannequin de Locher's, la merveilleuse marque dont je vous ai déjà parlé, c'est ici (et c'est pas du flan).

Si tu veux savoir ce que je pense du dernier Delerm, c'est là.

Et si tu adores les blogs dessinés de filles et que tu ne connais pas Galourde, fonce chez elle. C'est toujours drôle et fort bien croqué. Un conseil : il vaut mieux commencer par le début, histoire de comprendre pourquoi Galourde change de silhouette du jour au lendemain.

13 décembre 2007

Saison 2

YOUHOUUUUU Futur Papa, c'est reparti ! Et cette fois-ci, ce sera à quatre mains. Chouette !

10 décembre 2007

Pour bien commencer la semaine

Je sais, normalement le lundi, les gens sont supposés travailler et être pleins de motivation. Ce n'est donc pas du tout le moment de vous divertir, et j'aurais dû faire ça hier. Mais j'ai fait autre chose hier, donc je n'ai pas eu le temps, et puis tant pis si je fais baisser momentanément votre productivité de début de semaine.

Je vous encourage très vivement à aller faire un tour chez Chatounette. Chatounette est une jeune femme moderne, racontant ses aventures de jeune femme moderne par quelques traits de crayon : les soirées entre filles intellos qui dégénèrent toujours, l'effet du célibat sur la forêt amazonienne, la mise en case des garçons, entre autres choses.

En plus, si vous voulez travailler votre LV3 avant le bac, allez-y. Chatounette tient en effet un blog-dessiné bilingue français-espagnol, ce qui permet indubitablement de joindre l'utile à l'agréable en apprenant à dire "Prince charmant" dans la langue du Prince Philippe.

Le seul reproche que l'on puisse faire à Chatounette est de nous faire poireauter longtemps entre deux vignettes. En même temps, quand on a une vie trépidante, c'est difficile de faire des dessins tous les jours pour raconter sa vie trépidante...


Comme un bonheur n'arrive jamais seul, Chatounette ne fait pas que dessiner, elle écrit aussi avec d'autres filles en -ette (Poucette, Poulette, Fadette, et Mimolette) sur le blog des noyautes molles.

La noyaute molle, un concept philosophico-analytique dans lequel je me reconnais facilement, et que je vous laisse découvrir expliqué par celles l'ayant développé.

Ca parle de trucs de fille de façon souvent décapante, ça raconte des tranches de vie quotidienne désopilantes (la vie d'une noyaute molle est pleine de choses insoupçonnées et insoupçonnables pour les noyaux durs), ça développe des concepts scientifiques pertinents sous couvert de jeux de mot tendancieux noirs (l'attitude "mi-pute mi-soumise" de la dragueuse qui n'assume pas, par exemple). Vous découvrirez ainsi comment une noyaute molle se retrouve à l'insu de son plein gré dans une boîte échangiste (rien de tel que des détails croustillants pour apâter le chalant, on dirait presque que j'ai fait une sup de co et/ou que je bosse chez TF1).

Bon, je n'en dis pas plus, ça pourrait ruiner le suspens... Allez vite découvrir "la vie de cinq mollassones fières de l'être", en commençant par les premiers posts chronologiquement, sinon, ça va être difficile de comprendre leur langage truffé de "spaghett", "devanture" ou "merdocu", qui y prennent un sens parallèle !

08 décembre 2007

Soyez les bienvenus !

Bienvenue à ceux qui arrivent ici par le biais du site Chez les filles (et merci à la personne qui m'y a référéncée !) et du site d'Aude Nectar du Net.

Le premier est l'un de ces désormais classiques sites communautaires où les filles se retrouvent pour papoter, et qui propose un annuaire des blogs de fille "sélectionnés en fonction de la qualité de leur contenu" (non, je ne me la pète pas, c'est le site qui le dit !).

Sur le deuxième, vous retrouverez la sélection d'Aude, qui choisit entre autres des extraits de blog pour les faire découvrir à tous ceux pour qui "blogosphère" ressemble au nom d'une planète de manga. Comme je suis un peu longue à la détente, je n'écris ce post que maintenant, alors que ce billet a eu l'honneur d'être sélectionné le 23 novembre dernier pour enrichir le nectar d'Aude. Un grand merci à retardement ! Et n'hésitez pas à aller faire un tour chez elle pour engraisser encore un peu plus votre Netvibes ;-)

02 décembre 2007

Un mini Stabilo-boss, ce n'est pas toujours le pire

Sonia la star des blogs vient de raconter en plein d'épisodes l'une de ses aventures avec un homme doté d'un mini Stabilo-boss dans le slip. Dit comme ça, ça peut paraître soit drôle soit vulgaire. Evidemment, comme toujours avec Sonia, c'est bourré d'humour et d'autodérision, mais pas vulgaire (en même temps, ça dépend où se situe votre seuil de tolérance aux choses du sexe sur un espace public).

Donc son récit est très drôle, mais je crois qu'en réalité, ça n'a pas été drôle du tout, cet épisode de sa vie. Pas à cause du mini Stabilo-boss, mais je ne vous dis pas à cause de quoi pour ne pas ruiner le zouzpense de la lecture. Donc si vous voulez lire les histoires de Sonia, allez-y maintenant (ce sont les billets du 12 au 30 novembre) et revenez ici pour la suite (enfin je ne vous commande pas hein, vous faites ce que vous voulez après tout).

Donc si vous avez suivi mon conseil ferme et poli, vous savez maintenant de quoi il retourne. J'ai donc envie de vous poser une question : "comment c'est-y donc possible ?" Sonia, je ne la connais pas, mais je suis absolument certaine qu'elle est belle, intelligente, indépendante, cultivée et tout ce qui fait d'elle une femme moderne. Et ça me scie toujours de voir que certains hommes arrivent à pourrir même des filles comme ça. Car malgré les apparences, c'est bien plus fréquent qu'on ne le croit.

Là, je pense très fort à l'une de mes amies - évidemment belle, sur-intelligente et adorable - dont le chouette amoureux a réussi en quelques années à la convaincre qu'elle n'était qu'une pintade inintéressante dont le manque de culture abyssal le gênait en société. Donc il évite de la présenter à ses amis parce qu'elle pourrait lui faire honte. Si je vous dis qu'en vrai, c'est une fille qui a eu l'ENA, vous n'allez pas me croire. En même temps, il n'aime pas trop qu'elle voit ses amis à elle, parce que bon, faudrait pas non plus qu'elle ait une vie en dehors de lui... En revanche, elle sait très bien repasser les chemises, alors ça serait bien si elle pouvait le faire plus souvent.

Forcément, de l'extérieur, quand on entend ce genre de choses, on hurle. Mais ce qui est hallucinant et très perturbant, c'est qu'on ne se rend compte de rien quand on est directement concernée par ce genre de relation. Ou alors on se rend compte, mais on n'arrive pas à partir. Ces filles, toutes formidables qu'elles sont, ne croient plus en elles-mêmes et en leur faculté à être aimée, donc elles restent. Le plus fort, c'est que leur mec arrive à ce que ce soit elles qui aient honte de leur situation. En tant qu'amie, je me sens complètement démunie face à cette situation.

Il y a sans doute de vilaines manipulatrices aussi destructrices, mais je n'ai pas encore rencontré de mec tellement brisé par sa copine qu'il préfère ne pas la quitter, puisqu'elle l'a convaincu qu'elle est la dernière personne à pouvoir le supporter. Ce schéma, je n'y ai pour l'instant été confrontée que parce qu'il touchait des amiEs en plein dedans ou des blogueusEs revenues de loin. Du coup, j'ai tendance à penser que ce comportement est une déviance plutôt masculine, et qui marche mieux sur les femmes que les hommes.

Ce billet n'a ni morale ni conclusion. Il y a trop d'incompréhension et d'interrogations de mon côté. En revanche, je suis preneuse de toute solution miraculeuse.

16 novembre 2007

Lancement

L'idée me trottait depuis longtemps dans la tête. Est venue se greffer là-dessus la proposition de Denys ici-même (oui, quand je vous fais faire des devoirs de vacances, j'ai l'air de m'en foutre complètement après, mais en fait, pas du tout. C'est juste qu'il me faut le temps d'y réfléchir).

Voilà donc Mademoiselle Cocotte, mon blog culinaire, avec une première recette, bientôt suivie de nombreuses autres. Si vous n'aimez pas cuisiner mais appréciez lorsque je raconte ma vie, vous pouvez aller y faire un tour, car je suis aussi bavarde là-bas qu'ici (on n se refait pas).

Les recettes sont toutes testées (par moi) et approuvées (par d'autres que moi). Ce sont parfois des originalités nées dans ma caboche, mais il s'agit le plus souvent de recettes piochées ça et là et plus ou moins modifiées. J'indique évidemment dans ce cas qui en est l'auteur premier.

Il faut encore que je trouve le moyen de faire de jolies et alléchantes photos, parce que pour l'instant, c'est pas ça...

Si vous êtes tentés, tout se passe ici !

06 septembre 2007

Tag

On pense à moi depuis Berlin, ce qui me fait toujours plaisir. Bon, je sais que j'ai des envois massifs d'ondes positives depuis le début de la semaine (et elles repartent dans l'autre sens chargées d'autres trucs positifs).

Toutefois, cette fois-ci, cela venait d'un autre appartement de Prenzlauer Berg, et il ne s'agissait pas de m'encourager dans la résolution des problèmes de la société contemporaine (genre comment le financement de la santé détermine l'efficacité de la politique de santé publique), mais de me faire révéler les pépites honteuses cachées dans ma playlist...

C'est Philippe qui me demande de tout raconter de ma vie musicale cachée. Et en effet, grâce à son tag, j'ai découvert des choses qui étaient dans mon ordinateur et dont je ne soupçonnais même pas l'existence.

Ah oui, le principe, j'oubliais : Le concept est simple: 1) Tu ouvres ton iTunes (ou ton Winamp, ou ce qui te sers à lire tes mp3 sur ton ordi). 2) Tu le mets sur Shuffle (et tu ne fais pas semblant de ne pas comprendre et d’avoir besoin de la traduction en français. NDLR : ça m'a permis de découvrir comment mettre iTunes en version shuffle, on apprend tous les jours). 3) Tu presses sur PLAY. 4) Tu écoutes un bout de la chanson qui joue et tu notes son titre et son interprète (Quelle que soit la chanson en question, que ce soit du Christophe Maé, le dernier Fatal Bazooka ou un chant tyrolien). 5) Tu passes à la suivante. 6) Tu fais la même chose qu’avec la première. ATTENTION ! Tu n’as pas le droit de tricher, de passer à la suivante sans noter la bouse honteuse juste avant. Sinon, je te dénonce à la police. 7) Tu réitères l’expérience 20 fois. Tu postes le résultat sur ton blog et tu le refiles à 5 potes blogueurs.

Alors voilà le résultat (avec petit lecteur, qui, je l'espère, marche mieux chez vous que chez moi), mais en raison d'un fort accès de flemme, je refile juste à qui veut.

1. Brazil - Pink Martini

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2. Ca valait la peine - Coralie Clément

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3. Sur la terre - Martin Solveig

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4. Practice what you preach - Barry White

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5. Smoke and ashes - Tracy Chapman

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6. Nada valgo sin tu amor - Juanes

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7. Sudden death - Jay-Jay Johanson

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8. Alcoba Azul - Chavela Vargas

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9. Nimm mich mit - 2Raumwohnung

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10. La pénombre des Pays-Bas - Benjamin Biolay

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11. Ausencia - Willy Chirino

Ben là, y'a pas...

12. Águas de Março - Rosa Passos

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13. Don't play that song - Aretha Franklin

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14. Suavemente - Elvis Crespo (autrement appelée : "la chanson de la chope")

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15. Tonight, tonight - The Smashing Pumpkins

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16. Nora luca - BO de Gadjo Dilo

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17. Porcelaine - Bénabar

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18. Von hier an blind - Wie sind Helden

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19. Lily Dale - Arthur H

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20. I've got a crush on you - Ella Fitzgerald

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25 août 2007

"Ny olombelona toy ny mol-bilany, ka iray mihodidina ihany…"

Ce qui signifie : "Les hommes sont comme le bord de la marmite qui ne forme qu’un seul cercle" en malgache. Non, je ne parle pas du tout malgache, même si je rêve de découvrir Madagascar (et je ne parle pas du dessin animé). Ce n'est pas moi qui ai trouvé ce proverbe toute seule, c'est Nathalie, la présidente de l'association humanitaire Pokanel, qui monte des projets éducatifs et humanitaires à... ?? ben Madagascar justement. Bon, je vois qu'il y en a qui suivent.

Il y a quelques jours, Nathalie m'a contactée pour me proposer de devenir une "Very Importante Blogueuse". Tout flatté vivant aux dépens de celui qui lui passe la pommade, je me suis sentie d'un seul coup très importante et très flattée. Malgré les apparences, le but n'est pas juste de m'autocongratuler publiquement.

Car je n'aurais mérité ce titre (qui aurait été, au pluriel, celui de mon équipe) que si j'avais participé à la 4ème édition du rallye pédestre "Madagascar Ethnik" le 15 septembre prochain. Or je ne serai pas à Paris (oui, malgré son nom très exotique, le rallye a lieu dans Paris intramuros), donc je ne serai jamais une VIB (à part dans vos coeurs, bien évidemment).

En revanche, si vous, vous avez envie de participer, vous serez très chaleureusement accueillis. D'énigmes en énigmes, vous vous baladerez toute la journée dans Paris avec votre équipe, pour découvrir la capitale et Madagscar. Les 15€ de participation serviront à financer de nouveaux projets humanitaires. Donc si vous voulez vous amuser tout en vous sentant utiles, vous trouverez toutes les informations ici, ils en parlent bien mieux que moi !

14 août 2007

Livresque story

Ca fait quelques temps déjà que je voulais vous en parler, et ça y est, voilà venu le grand jour. Deux éminentes membresses (vous comprenez maintenant pourquoi je suis contre la féminisation des noms ?) de ma blog-list se sont distinguées dans la masse de la bogosphère. J'imagine à quel point cela a dû être difficile de garder un secret pareil pendant si longtemps... Mais c'est désormais officiel : elles ne sont plus seulement bloggueuses, mais aussi écrivaines. Et c'est justement parce que j'aime leur blog que j'en cause, même sans avoir lu les deux ouvrages...

D'abord, il y a Zette et son bouquin, qu'on peut même acheter en ligne au format PDF (je n'en reviens pas de cette révolution technologique. Comme dirait le Quai d'Orsay : "Quel avenir pour le livre face à la littérature électronique ?" *). Ce sont des morceaux (et quels morceaux) de son blog. Donc si vous aimez le style Zette, il y a peu de chance que vous n'appréciez pas celui de Mélina, qui décrit le quotidien mais pas que. Avec des mots parfois simples et parfois compliqués. En général, simples quand c'est compliqué, et compliqués quand c'est simple. Un regard affûté mais jamais féroce. Elle court peut-être, la trentaine, mais en prenant le temps de regarder derrière et devant elle.

Et puis il a Anne-So(lange), la propriétaire de Cachemire&Soie à l'origine de la formidable maxime "Une fille, c'est pas compliqué... c'est subtil" qui devrait être gravée au frontispice des écoles républicaines (mixtes). Son livre de chick-lit assumée, La double vie de Pénélope B., est un peu une mise en abyme vertigineuse : écrit grâce à son blog, il parle de blog et a lui même un blog. De là à ce que le blog du livre lui permette d'écrire un autre livre... Pour savoir ce que ça vaut, je vous conseille vivement d'aller lire le commentaire de Deedee. Qui, elle, l'a lu (en avant-première, puisqu'il sort jeudi), et en a pensé le plus grand bien.

Je ne vais pas me lancer tout de suite dans ces deux livres, car je suis étrangement dans une phase littéraire "le nazisme, c'est mal". Après avoir lu Lutétia d'Assouline (pas mal du tout, mais pas bouleversant non plus. Un bon livre de plage), je m'apprête à me plonger dans Lingua tertii imperii de Klemperer (découvert grâce aux suggestions Amazon et à Finis Africae), qui s'annonce fascinant, puis Seul dans Berlin de Fallada. Quand j'aurai avalé tout ça, Berlin, Alexanderplatz de Döblin m'attend et Germania - Mort à Berlin de Müller. Cela me semble bien monothématique. C'est vrai qu'un peu de chick-lit au milieu de tout ça ne me ferait peut-être pas de mal...


* : sujet d'anglais du dernier concours en date. C'est pas beau, franchement, une administration qui vit avec son temps ?

02 juillet 2007

Je suis un beignet

Les blogs de chanceux Français installés à Berlin, ça ne manque pas. Celui-ci en était même un avant, c'est dire. Le plus souvent, ce sont des blogs d'étudiants Erasmus racontant leurs beuveries les plus remarquables, ce qui manque légèrement d'intérêt et de poésie.

Mais certains sont plus marquants. J'en ai lu quelques uns, et parmi ceux-là, il y en a un qui m'a touchée, de façon très égocentrique. Parce que ça parle de Prenzlauer Berg à tous les coins de rue, et que je me sens donc concernée au plus haut point :D.

Bon, moi ce n'était pas Schönhauser Aller mais Kastanienallee. Mais je frissonne dès que je lis "Eberswalder Strasse" (MA station de métro à moi rien qu'à moi), "Zu dir oder zu mir" (MON bar où l'on avait fêté le départ de Tim), etc. Enfin une nostalgie tout à fait classique, qui devrait gagner tous ceux qui ont partagé la chance de vivre quelques temps à Berlin.

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15 juin 2007

Les sept vies du chat (ou : Genèse)

Purée de fraise m'a refilé le bébé sans la piscine, donc je me jette à l'eau. Le principe ? Mais je vais vous le dire tout de suite : Chaque personne décrit 7 choses à propos d'elle même. Ceux qui ont été tagués doivent écrire sur leurs blog ces 7 choses ainsi que ce règlement. Vous devez taguer 7 autres personnes et les énumérer sur votre blog. Vous laissez alors sur les blog de ceux que vous souhaitez taguer un commentaire leur indiquant qu'ils ont été tagués et les invitant à lire votre blog.

Je suis fière comme un paon, parce que voyez-vous, c'est la première fois qu'on me lance une chaîne à la figure. Pas que je sois maso hein, je sais bien rattraper. Mais ça me donne l'impression d'être une blogueuse vââââââââchement importante. Et ça va me permettre de la refiler à des gens qui détestent vraisemblablement ça, ahahahahaha, la bonne blague !

1. Le matin, quand je suis en avance (pas plus de deux fois par an, donc), il m'arrive de faire des choses très bizarres. En particulier d'essayer mes robes de soirée, comme ça, entre deux schluck de café au lait. Avec mes plus belles chaussures à talon. Hum, bon, j'avoue, je vais même de temps en temps jusqu'à enfiler mes gants viennois de bal (ou mes gants de bal viennois, comme vous préférez). Mais là, il faut vraiment que je sois tombée du lit, ce qui arrive une fois tous les deux ans.

2. Je déteste la notion de "gay-friendly". J'ai vaguement le sentiment que de nos jours, pour être quelqu'un de branché, voire quelqu'un de bien, il FAUT avoir un ami homo. Sinon, c'est suspect. Et là, vous pouvez proclamer que vous êtes gay-friendly puisque vous avez un friend gay... C'est donc stupide pour deux raisons : d'une part, on peut ne pas avoir d'amis homos sans être homophobe (mais là, je pinaille sur une signification littérale que ce mot n'a certainement pas). D'autre part, si on est VRAIMENT gay-friendly, on n'en a absolument rien à faire que le friend en question soit gay ou pas. Il se trouve que certains de mes amis ne risquent pas de me violer la nuit (bon, dans le lot, il y en aussi qui sont hétéros). Mais ce n'est pas pour ça que je les ai choisis. Et je ne les aime ni plus ni moins en raison de leur orientation sexuelle. Certes, le plus souvent, j'ai commencé par les draguer, et devant l'impossibilité d'aller plus loin, j'en ai fait des amis. Ce qui peut entraîner un lien de corrélation très indirecte entre leur homosexualité et notre amitié. Menfin je trouve que l'idée de se proclamer gay-friendly est très suspecte.

3. Dans les séries américaines, je me reconnais toujours dans les personnages les plus relous. Du genre Bree Van de Kamp ou Charlotte York. J'évite d'y accorder trop d'importance, de peur de ne me remettre en question trop profondément... :D


4. A chaque fois qu'il y a une grosse cagnotte au loto, j'ai envie de jouer, et j'oublie toujours, plus ou moins consciemment. C'est un vieux reste de mon grand-père maternel, avec qui j'allais jouer au loto au café et qui me laissait cocher les cases. On n'a jamais gagné beaucoup. Mais on ne se concentrait pas sur les grosses cagnottes. Peut-être que si j'étais moins tête de linotte, je serais déjà multimillionnaire. Mais en fait, ma conscience européenne me fait pencher pour l'Euromillion. Si je n'oublie pas. Ou alors j'épouse un milliardaire. Ah non, ça, c'est le programme d'Amiante...

5. Je déteste les chippendales. Je ne vois absolument pas ce que ça peut avoir d'érotique. Ca me laisse de marbre. Les filles mes copines, pour mon enterrement de vie de jeune fille, un hammam avec une montagne de pâtisseries pleines de miel et de fleur d'oranger me fera beaucoup plus d'effets question plaisir des sens. D'ailleurs, je n'ai même pas envie d'illustrer ce point 5. par une photo.

6. Quand la maison de mes parents a été cambriolée, mon premier souci a été de m'assurer qu'ils n'avaient pas volé mes Petits Poneys. Je me suis précipitée dans ma chambre pour vérifier qu'ils étaient encore tous bien alignés dans leur box avec des coeurs. Ma maman avait beau m'affirmer qu'il n'y avait aucun risque, certaine qu'ils seraient encore là, il fallait que je vérifie. En revanche, ma gourmette et ma croix huguenote, évidemment, ranafoute. Mais j'avais 4 ans, on peut me pardonner.

7. Le champagne, je le préfère avec des framboises plutôt qu'avec des fraises... Mais en ce moment, ce dont je rêve, c'est d'un énorme MacDo, avec plein de frites (ah, si seulement Ronald proposait à nouveau ses sublimes frites en spirales du printemps 2003), un Big Mac et un Cola (Light, bien sûr). Vous voyez, je suis une fille simple, en vrai...

Viens mon moment préféré : la transmission. Je refile donc ce questionnaire
- à Ardalia pour qu'elle nous raconte plein de trucs
- à Amiante parce que j'ai le sentiment qu'elle va détester mais que j'ai bien envie de la voir déflagrationner
- à MeZ pour que ça lui donne l'inspiration
- à Winnie qui n'a même plus le temps de lire les blogs
- à la prolixe Zette, pour qui se limiter à 7 choses risque d'être une torture
- à Sven, qui a interdiction de parler informatique en y répondant !
- à Chev, quand il sera rentré de Moscou

03 juin 2007

Rendre à César

Un peu surprise, j'ai découvert que j'étais référencée par Place de la démocratie, un truc Wikimachin qui répertorie les blogs politiques, dans la catégorie "Blogs politiques indépendants". Certes, j'aurais encore préféré être dans l'onglet "Blogs d'intellectuels". Mais je trouve déjà que c'est pas mal.

Le côté "indépendant" genre "moi on ne m'achète pas" me plaît évidemment beaucoup, bien qu'il me semble totalement illusoire de croire à une quelconque indépendance quand on parle politique. On est nécessairement déterminé par des tas de choses qui nous empêchent d'être véritablement un libre esprit. Mais il est vrai que, contrairement à d'autres, je ne suis pas (plus) encartée ! Et j'aime croire que je suis "au-dessus de la mêlée", mouarf mouarf mouarf.

Pour le côté "blog", c'est indéniable, ceci est un blog.

Enfin, pour le côté "politique", euh... je crains qu'il n'y ait des déçus. J'imagine la tête de ceux qui cliquent, pensant trouver ici une pensée profonde et élaborée, affranchie et audacieuse, sur tous les grands problèmes politiques du moment. Et là, BANG, ils tombent sur un récit relou sur ma pire expérience capillaire ou sur les recettes de mon dernier dîner entre amis.

Comme je ne veux pas faire mentir Place de la démocratie, je me vois dans l'obligation de parler politique. Et de m'auto-citer. Ou plutôt, de citer CC qui m'a citée, en tant qu'auteur improvisé de sa citation sarkozyste du jour. Qui était : "Ma femme, on l'aime ou on la quitte".

Je pense que les valeureux lecteurs de blogs politiques indépendants apprécieront toute la portée révolutionnaire de cette phrase, et son apport majeur dans le débat sérieux qui nous anime tous intérieurement.

[Chev : pas taper !!!]

30 mai 2007

Ah les mecs...

De temps en temps, je vais faire un tour sur le blog "Ra7or, le quotidien masculin", auto-proclamé viril et anti-girly. Autant vous dire qu'une fois sur deux, cette plongée dans l'âââââââme masculine me fait rire. Ou alors m'apprend des choses.

L'idée de départ - qu'une équipe de jeunes loups fournissent des conseils de tout poil en relation avec les problèmes de la vie quotidienne à leurs collègues de genre - est franchement bonne. L'idée est carrément valable quand il s'agit de leur apprendre à repasser leurs chemises ou d'organiser un week end de lover wonder-romantique pour épater sa chérie, impecc, et on applaudit des deux mains. Mais là où le bât blesse, c'est que souvent, ils donnent des conseils de drague aux garçons. Or par définition, les garçons ne sont pas les mieux placés (même les tombeurs de boîte de nuit) pour donner ce genre de conseils.

Je me marre quand l'un deux suggère, pour reconquérir le coeur de sa douce ex, de lui faire le coup du "je peux-je peux pas-je peux" qui a déjà rendu plus d'une fille hystérique. La touche de génie ? La surprise selon Ra7or. De mon côté, si on me fait ça, je n'arriverais jamais à me défaire de l'idée qu'on m'a prise pour une conne. Parce qu'on dit que les filles sont tordues, mais le coup du JPJPPJP (suivez bien, ceci est l'acronyme de la technique ci-dessus citée, et remarquez au passage la belle allitération), ça l'est encore plus. Franchement, rencarder une nana, l'appeler 10 minutes avant pour lui dire que finalement, non, on est charrette, ça va pas être possible, mais se pointer quand même, je trouve ça douteux. Je suis peut-être une fille et donc compliquée, mais, loin de trouver ça romantique, l'interprétation la plus plausible qui me viendrait à l'esprit serait : "bon, Adriana Karembeu lui a finalement dit oui pour ce soir, mais finalement, y a foot alors elle a annulé, et il se retrouve la queue entre les jambes à se raccrocher à son plan B, moi...". OUAIS, super romantique le truc...

Mais en fait, j'aime beaucoup ce blog, que je trouve souvent attendrissant. Et oui, "attendrissant" est un compliment. Mais je pense que la VRAIE idée serait que des vrais mecs donnent des vrais trucs aux filles pour qu'elles deviennent toutes la vraie copine idéale qui fait rêver la gent masculine. Tout en gardant les autres trucs : les récits de "comment les mecs eux aussi paniquent quand ils ont une amourette" par exemple. Ou "pourquoi le chat de ta copine peut devenir ton meilleur ennemi".

En fait, il y a aussi un petit côté sadique à la chose : j'adôôôôôôre voir la euh... naïveté ? masculine parfois. J'adôôôôôôôôre voir que nos ruses les plus perfides les font vraiment bisquer (mission accomplie, YEAH !). Dans un billet récent, l'un des rédacteurs de la dream team disait que les décolletés étaient à la fois le meilleur et le pire ami de l'homme, à la fois attiré et supposé résister à cet appel explicite. Il dit : "Constamment grillé par les femmes au décolleté plongeant (en même temps cocotte si tu mets un décolleté c’est que tu veux les montrer tes nénés !) [...]". Moi je dis : c'est pas faux. En même temps, lire ça, pour une démonne perverse comme moi, c'est jouissif. Mais les mecs, redescendez sur terre : on vous fait (cruellement) marcher, et vous, vous courez... Le pied !

Je vous explique : oui, mettre un décolleté est une invitation certaine au matage. Mais en fait non. C'est très simple : il ne faut surtout pas se faire repérer. Le décolleté est un puissant instrument de sélection entre l'amateur discret (regard invisible, et compliment détourné : "il est superbe ton pendentif") et le mateur indélicat (qui reste la bouche ouverte, filet de bave au coin des lèvres). Veillez à être dans la bonne catégorie.

Ensuite, le décolleté peut juste être l'occasion pour nous perfides démonnes (oui, je maintiens) de passer une journée à nous bidonner en douce. Vous n'imaginez pas comme il est drôle de vous voir bégayer, reprendre vos phrases, ne plus trop savoir où vous en êtes, vous voir essayer de lutter pour ne pas regarder. C'est drôle et... attendrissant. Tout comme Ra7or.

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20 mai 2007

Come on baby... do the locomotion !

De plus en plus souvent, je vais passer le week end chez mes parents. Ce qui était rarissime avant est devenu nettement plus régulier. J'y vais recharger mes batteries (socialisation, sommeil, bons repas, petits soins "je me prends pour un Pacha"), bronzer quand il y a du soleil, et bien travailler. J'y ai en effet une ardeur à la tâche qui me fait parfois défaut à Paris. Hier soir, il a fallu moults insistances maternelles pour que je quitte mon bureau pour rejoindre mon lit.

Mais le moment culminant de ce week end familial a été la séance de danse du samedi soir. Ah non, n'allez pas croire que je suis allée en boîte au milieu des Beaucerons montés à la ville. Je suis restée chez moi, et ça a eu lieu avant le dîner, comme dans les maisons de retraite.

Pour des raisons longues à expliquer et inutiles à savoir, il FALLAIT que j'apprenne à danser le madison. Et ce ne sont pas les souvenirs de ma mère qui allaient m'aider. Donc je suis allée fureter sur internet, où l'on trouve vraiment tout. Et quelques essais et quelques fous rires plus tard avec ma maman, Locomotion de Little Eva à fond en bonde sonore, nous maîtrisions parfaitement ce pas typique des années 60.

J'adorerais vous faire une démonstration, mais je préfère vous laisser imaginer : je sais danser le madison...

En dehors de cette anecdote des plus intéressantes (comment ? Vous osez en douter ?!), je vous encourage à aller voir les photos du week end de Sven, qui prouvent, si cela était nécessaire, qu'il peut faire nettement plus beau chez les Vikings que chez nous !

27 avril 2007

Joli trait

Grâce à Camille d'esayage, j'ai découvert il y a quelques jours un petit bijou de blog-dessiné. Son auteur ? Pénélope Bagieu, qui sait allier avec maestria humour, finesse, mordant et douceur. J'adore tout : les couleurs, le contenu, le trait, les thèmes, les commentaires, les titres... J'avais bien l'intention de vous parler du blog de Pénélope Jolicoeur, mais vous savez ce que c'est : le temps passe, ça s'en va et ça revient, tout ça tout ça.

Et puis je voulais aussi en parler à Fab. Parce qu'une fille qui fait des trucs si chouettes que ça mérite amplement sa place sur madmoizelle.com. Puis je trouve le ton pile-poil dans l'esprit du site. Ca faisait beaucoup de coïncidences...

Mais voilà, cet après-midi, juste avant de partir en cours, je regarde les nouveautés et je tombe sur ça : Pénélope Jolicoeur va désormais venir nous rendre visite toutes les semaines, sans même que j'en aie parlé au grand chef...

Quand j'ai vu ça, j'étais vraiment aux anges, et ça m'a un peu consolée pour Rostropovitch voyez-vous. D'une part, je suis toujours contente de découvrir de si jolies choses sur madmoizelle et me réjouis d'avoir droit, en plus du dessin du jour, à celui de la semaine. D'autre part, je suis vraiment super contente pour elle, que son travail soit encore plus connu et reconnu. Je n'ai vraiment aucune idée de sa cote et de sa célébrité. Si ça se trouve, c'est une star mondiale, et je débarque carrément. Mais si jamais ce n'est pas le cas, ça le sera peut-être bientôt, et ce sera amplement mérité !! Félicitations Pénélope, et merci...

PS / je vous aurais bien mis un petit exemple de ses créations, mais je ne suis pas sure que ce soit tiptop niveau droits d'auteur et patatipatata. Allez donc plutôt faire un tour sur son site pro et perso, vous y trouverez tout !

23 avril 2007

STA-GIAIRE EN CO-LERE, etc.

Les stages, c'est nul : on est exploité, pas toujours formé, rarement payé, et notre travail n'est reconnu à sa juste valeur que lorsqu'il n'y a aucune possibilité d'embauche derrière. Dans l'administration, c'est encore mieux : vous êtes quasiment obligé de payer pour faire un stage (dans les faits, c'est réel en ambassade, puisque tout est à votre charge, y compris les billets d'avion pour Lima, Calcutta ou Canberra), vous savez que jamais vous ne serez embauché derrière, même si on vous dit que vous êtes bien meilleur que la majorité des énarques passés avant vous sur votre poste, même si vous couchez, même si vous soudoyez, puisqu'il faut passer par le concours. "On aimerait tellement vous garder, mais juridiquement, c'est vraiment impossible" est un grand classique qui fait du bien au moral du stagiaire et ne coûte pas un kopek à l'administration. Vu comme ça, le stage est un entubage collectif.

Et pourtant... pourtant... mes différents stage sont les meilleurs souvenirs de ma scolarité. Enfin pas trop le premier, alors que j'y ai gagné mon premier salaire. Mais cela tient sans doute au fait que :
- j'habitais dans un HLM glauque de la banlieue désertique de Francfort
- avec un coloc égyptien de 45 ans qui faisait tout pour qu'on croie qu'il était terroriste, y compris "je vends ma voiture, ma télé, mes meubles, pour me payer un billet d'avion pour aller prendre des cours pendant 3 semaines aux Etats-Unis" et "je reçois le courrier de plein d'amis qui n'ont pas d'adresse. Dès que le facteur voit un nom arabe qu'il ne connaît pas, il sait que c'est pour moi" ou "Si X appelle, dis lui qu'il ne doit pas te laisser de message et n'écris rien nulle part"... Si vous vous dites que je suis pleine de préjugée et parano, rappelez-vous juste qu'on était le premier été depuis le 11 septembre et que les journaux allemands parlaient à tour de bras des cellules de Francfort et d'Hambourg. Et puis que de toute façon, oui, j'étais parano parce que j'aurais aimé vous y voir, seule à 18 ans, dans un milieu hostile (si si, c'était hostile...). En même temps, oui, c'est légèrement exagéré comme réaction. Parce qu'avec le recul, je doute que le membre d'une cellule terroriste sous-loue une chambre de son appart comme ça... Hum...
- la salle de bain était équipée d'un tapis de poils moelleux et dense
- l'appartement du dessus était habité par un voisin raciste alcoolique qui menaçait toutes les nuits, en hurlant à travers les murs, de venir défoncer notre porte pour venir "casser la gueule de ce sale macaque" (j'ai appris plein de vocabulaire en allemand ces nuits-là), alors que mon propriétaire était justement parti prendre ses cours aux Etats-Unis pour trois semaines.
- mes supérieurs hiérarchiques s'étaient creusés les méninges pendant des mois pour me trouver une occupation, et que leurs recherches n'avaient pas été très fructueuses. Deux mois pour écrire deux petites notes sur la gestion du changement et sur les structures matricielles, ça fait beaucoup
- j'étais entourée de collègues très sympathiques mais tous âgés de plus de 50 ans, qui parlaient jardinage et meilleur conservatoire de la région pour leurs enfants au déjeuner. Et le déjeuner avait lieu à 11h du matin, en 25 minutes chrono.
Comme on dit : "c'était bien... mais pas top".

Mais après, il y a eu les autres stages, dans des domaines qui m'intéressaient nettement plus. Des stages ouverts sur le monde, où j'avais très prétentieusement l'impression d'être à ma place et de servir à quelque chose. C'est tellement plus gratifiant que de passer sa journée à apprendre par coeur des cours... J'ai eu des collègues sympathiques et d'autres qu'on a envie de défenestrer. J'ai eu des tâches passionnnantes et des tâches parfois ingrates. J'ai eu des journées de travail acharné (j'adore rester travailler très tard le soir, en petits comités. C'est toujours dans ces moments que l'ambiance est la meilleure, qu'on fait véritablement connaissance avec ses collègues, et donc que les meilleures idées se font jour) et d'autres où je n'avais rien d'autre à faire que d'avancer mon mémoire pour l'université ou lire Le Monde en ligne. J'ai fait parfois des bourdes et parfois du très bon boulot. Mais à chaque fois, ce qui fait le stage, ce sont les stagiaires :-)

Je vais lire de temps en temps avec nostalgie le blog de cette jeune fille qui a à peu près le même parcours que moi et dont les récits me rappellent tellement ma vie viennoise et berlinoise. Un stage, en administration, à l'étranger, avec plein de stagiaires français et européens. C'est un peu Erasmus, mais pas tout à fait. Ca y ressemble, mais on n'y fait pas la même chose. Ce ne sont pas les récits de soirée qui font les anciens combattants, mais le récit des réunions de service difficiles du lendemain matin de la soirée. Les anecdotes sur les collègues défenestrables et horripilants. Les sous-entendus sur l'Ambassadeur Durand qui bon, entre nous, sait surtout déléguer... (et encore, là, c'est du soft :D).

Dans les stages en administration, où les stagiaires sont toujours très nombreux car gratuits et compétents, ceux-ci sont le plus souvent en caste. Ils déjeunent ensemble, vont aux réunions ensemble, travaillent ensemble. Et les contacts avec les chefs sont assez limités. En tout cas, limités à la sphère strictement professionnelle.

Quand on passe de l'autre côté du miroir, dans la vraie vie active, on est bien content de voir que notre productivité mérite rémunération. On est content de savoir qu'on n'est pas là, en théorie, juste pour 4 mois, et qu'on sera ensuite immédiatement remplacé par notre clone (mêmes études, mêmes qualifications, mêmes résultats, même bureau, mêmes stylos) et oublié aussi vite dans l'esprit de nos anciens collègues. Et pourtant, la vie active a ce défaut majeur qu'on ne peut plus traîner avec les stagiaires, sauf à accepter le soupçon lourd de jeunisme aigu. Pourtant, pour avoir bien observé la cantine de mon ancien Ministère, il apparaissait clairement que la table des stagiaires était celle où l'on rigolait le plus et où on ne faisait pas que parler travail.

Je ne sais pas si je serai à nouveau stagiaire un jour ou non. Mais si ce n'est pas le cas, je sais que je continuerai à regretter ces grandes tablées et ses discussions enflammées qui font des exploités les collaborateurs les plus heureux du ministère !

18 avril 2007

Le rouge aux joues

Aujourd'hui, je suis le "blog du jour" chez Camille d'essayage, un joli blog de nénette qui cause fringues, décos, voyages et problèmes existentiels. Et ben... je suis vachement flattée !!! Merci Camille (zavez vu, en plus, elle a une particule, ça tape encore plus non ?!)

09 avril 2007

He's back !


Si vous me lisez depuis quelques temps, vous savez qui il est. La bonne nouvelle du jour, c'est qu'il revient et rouvre son blog, fermé pour l'hiver, depuis déjà bien trop longtemps...

Le zouzpanse est désormais entier : les histoires d'hôpital vont-elles reprendre ? Si non, quel sera le contenu du blog nouveau ? Et que racontera le 2ème bouquin de Ron ? Que de questions palpitantes...

17 janvier 2007

Je l'ai !!!

Ca y est, je l'ai !!! Il est arrivé ce soir chez moi, avec juste un peu l'aide du gardien. Une chambre dans une chambre. Ron ne le sait pas, mais lui et moi, ça fait pas mal de journées qu'on passe ensemble sous la couette. La première fois, on y est resté un week end entier, à rigoler ou à avoir la larmiche à l'oeil. J'ai lu toutes ses Histoires d'hôpital, toutes celles qui étaient encore en ligne, en attendant la sortie du livre.

Ce soir, je pourrais encore passer une nuit avec lui en tête à tête. Mais je suis partagée : ce n'est vraiment pas le moment d'entamer un livre que - je le sais par avance - je ne pourrai pas lâcher avant le dernier point. En espérant que ça se termine par un point. Et en même temps, ça me brûle les yeux de commencer.

La dernière fois que j'ai affronté un tel dilemme, c'était pour la saison 2 de Desperate Housewives, qui était en entier sur un site de vidéo bien connu bien avant sa diffusion en France. Je me suis dit que j'allais être raisonnable, que j'allais regarder au maximum du maximum deux épisodes par jours. AU GRAND MAXIMUM. J'en étais à l'épisode 12 lorsque le fameux site a découvert que tout cela n'était sans doute pas très légal et que TOUS les épisodes ont été effacés du jour au lendemain.

Même si dans le cas de mon bouquin - oui, à partir de maintenant, c'est le mien, et non plus celui de Ron - il ne risque pas de s'envoler dans la nature, j'hésite. Peut-être que je pourrais être raisonnable et lire... disons... une cinquantaine de pages seulement ce soir ?

16 janvier 2007

Le message (d'un autre) du jour

Pour masquer mon manque de temps, je me contente aujourd'hui de vous renvoyer vers un blog que j'ai découvert depuis peu, poétiquement intitulé Le silence des lois.

Vous y trouverez des analyses très intéressantes qui ne manquent pas de grains moulus (mais jamais pré-moulus) sur un tas de choses de la "vie publique", sur ce qui anime la cité et sur lesquelles on entend en général tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi.

Silence des lois décortique, explique, analyse. Souvent, c'est juridique, mais comme il se cache toujours quelque chose de profondément humain et quotidien derrière ces textes juridiques, vous apprécierez sans doute, même sans être fan de la prose du Conseil d'Etat.

Le dernier billet est particulièrement marqué par le sceau de la sagesse et de l'esprit critique. La citation de fin est à se répéter tous les matins (en particulier avant d'aller acheter ses cadeaux de Noël).

Si jamais se cache sous cette plume blogguesque de qualité mon prof de droit public so sexy, je veux bien l'épouser à Vegas après-demain. En fait non, là, après-demain, ça va faire un peu juste, mais à partir du 29 janvier, j'ai un créneau de libre.