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16 janvier 2008

Je renvoie, tu renvoies, il renvoie...

Sans aucune honte, ce soir, je ne vais faire rien d'autre que linker...

Si tu es une fille et que tu veux devenir le mannequin de Locher's, la merveilleuse marque dont je vous ai déjà parlé, c'est ici (et c'est pas du flan).

Si tu veux savoir ce que je pense du dernier Delerm, c'est là.

Et si tu adores les blogs dessinés de filles et que tu ne connais pas Galourde, fonce chez elle. C'est toujours drôle et fort bien croqué. Un conseil : il vaut mieux commencer par le début, histoire de comprendre pourquoi Galourde change de silhouette du jour au lendemain.

14 décembre 2007

Relax... take it easy !

Bon, si tu es comme moi et que tu attends les résultats de l'ENA qui tombent aujourd'hui, je te propose une petite écoute. Déjà que je suis excitée comme une puce depuis ce matin alors que je ne suis qu'indirectement concernée, j'imagine l'état de ceux qui le sont pour de vrai.

Respire un grand coup et chante toi aussi avec conviction "relax, take it easy... for there is nothing that we can do !".




PS / si tu as le coeur qui palpite parce que tu attends les résultats de l'ENM ou de l'INET, clique et tu sauras, ils sont en ligne depuis longtemps (au moins 2 jours, c'est dire).

06 décembre 2007

Être ou ne pas être romantique

Un jour, on m'a dit "ah mais en fait, t'es pas du tout une romantique toi !". Tout ça parce que j'avais dit que je détestais Cyrano de Bergerac. En même temps, c'est pas faux. J'ai plus tendance à être une romantique du quotidien (concept que j'expliquerai sans doute un jour mais pas aujourd'hui, parce que là, j'ai plein de choses à faire). Il n'empêche que je crois avoir trouvé mon maître en matière d'anti-romantisme.

Y en a des qui vont prétendre que je suis obsédée par Joe Dassin, mais pour le coup, ce n'est pas de ma faute. Figurez-vous qu'hier, quelqu'un est tombé sur mon blog en cherchant "Vincent Delerm + La femme con attendait".

Comme chacun le sait (mais si, il faut suivre l'actualité philosophique parfois), La fleur aux dents, hymne à "la femme qu'on attendait", a été repris par Delerm et Katerine. Si vous ne connaissez pas l'original, le refrain dit :

"Il y a des filles dont on rêve
Et celles avec qui l'on dort
Il y a des filles qu'on regrette
Et celles qui laissent des remords
Il y a des filles que l'on aime
Et celles qu'on aurait pu aimer
Puis un jour il y a la femme
Qu'on attendait"

Je ne suis pas romantique, mais quand même, je trouve ça drôlement joli comme déclaration. Alors quand ça devient l'histoire d'une conne qui poireaute, ça me rend bien triste...

L'originale



La revisitée

23 novembre 2007

Je sens bien que vous vous méfiez

La solution de facilité quand on n'a pas le temps d'écrire : des vidéos. Je sais, c'est lâche, mais bon.

Aujourd'hui, sans peur et sans reproche, je vais vous parler de Salvatore Adamo. Et c'est là que vous commencez à vous méfier et que je perds le peu de considération musicale dont je bénéficiais jusque là à vos yeux.

Oui mais non. Parce qu'Adamo, dont j'adore aussi la période "Vous permettez" et "Laisse tes mains sur mes hanches" (et j'assume), c'est désormais quelqu'un qui chante avec les musiciens de Bénabar et qui fait des duos avec Olivia Ruiz. A ce stade-là, ce n'est plus du recyclage, c'est juste "chapeau" (je fais des phrases qui ne veulent rien dire si je veux, je suis sure que vous faites votre mauvaise tête et qu'en réalité vous avez compris).

Dans l'ordre d'apparition :

- "Vous permettez Monsieur" en version multinationale et avec une chorégraphie à faire pâlir d'envie Kamel Ouali

- "Laisse tes mains sur mes hanches" bizarrement accéléré, ce qui donne à Salvatore Adama une voix ridicule de castrat parlant du nez (mais je n'ai pas trouvé mieux)

- "J'te lâche plus" et "Mon voisin sur la lune", deux extraits de son album Zanzibar, celui enregistré avec les musiciens de Bénébar. Le meilleur extrait selon moi est "Douceur", mais impossible à trouver.

- son duo "Ce Georges" avec Olivia Ruiz














14 novembre 2007

This world today is a mess

Tout le monde parle des grèves, et comme je suis une nana carrément à contre-courant, j'ai décidé que j'allais vous faire écouter Donna Hightower et son très approprié "This world is a mess today".

Et puis d'abord, vous qui râlez parce que vous n'avez ni train ni bus, vous n'avez rien compris. Parce que le but de la grève n'est pas du tout de préserver des droits exorbitants, mais de lutter pour que vous aussi puissiez un jour connaître la joie des 37,5 années de cotisation. Bande d'ingrats.

D'ailleurs, Donna Hightower le dit bien : "You try to give another man a helping hand ; he will take your kindness for a weaker stand". Alors siouplaît, soyez enfin un peu solidaires de ceux qui font passer vos intérêts avant les leurs. Et si vous n'y arrivez pas, dansez dans votre bureau avec Donna.



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05 novembre 2007

Il court il court le furet...

Mes petits beignets à la banane (oui, ça, c'est vous), je n'ai vraiment le temps de RIEN en ce moment. Je cours partout, et encore, ça ne suffit pas.

En plus, j'espérais que ma première virée au club de sport me donnerait l'occasion de vous raconter des tas de choses plus cocasses les unes que les autres, et il n'en a rien été. Les gens y sont d'une normalité que ça fait peur.

Du coup, je vous laisse en compagnie de Michael (il y a pire) et je reviens plus tard pour répondre aux commentaires itou itou.

30 octobre 2007

Eurêka !

Je SAIS pourquoi je n'ai pas eu ce foutu concours : j'ai une mémoire de bullot. Ce qui n'était qu'une présomption est désormais scientifiquement prouvé !

Parce qu'en réalité, quand j'ai commencé ce post dans l'après-midi, le but n'était pas du tout de partir dans une grande psychanalyse, mais de vous dire que mon article sur Yael Naim (chanteuse dont j'avais parlé ici) était en ligne sur madmoiZelle.com...

J'ai eu la chance d'écouter l'album dans son intégralité, et il est largement à la hauteur du premier single New Soul. Pour savoir tout ce que j'en ai pensé, c'est par là !

28 octobre 2007

Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto

Je viens de découvrir cette parodie de parodie (de parodie ?) chez Emery, et je trouve que c'est tout à fait approprié pour un dimanche après-midi. Et moi qui ai grandi avec les Inconnus (Auteuil Neuilly Passy était l'un de mes premiers 45 tours, hinhin), ça m'émeut particulièrement...

Je ne sais pas qui se cache derrière ce trio mais je les trouve très très forts. On est loin d'un clip d'amateurs déconnants. Et les paroles du passage "hardcore" valent leur pesant de bling-bling !



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15 octobre 2007

Embajada de utopia

Je sais pas vous, mais moi, j'ai passé un week end formidable de glande absolue, mais culturel quand même. J'ai beaucoup et bien mangé (retour au bercail familial oblige), j'ai dormi plus en deux jours que sur l'ensemble de la semaine passée, et j'ai été écouter un concert de musique baroque dans un cadre esssspoustouflant.

Mais maintenant, fini de rigoler, une montagne de travail m'attend. Donc je vais m'arrêter là, mais en vous laissant en bonne compagnie, und zwar (j'adore cette expression en allemand, qui est fort pratique : vous dites un truc vague, après vous mettez "und zwar" et vous détaillez), und zwar, disais-je donc, celle de Kevin Johansen.

Injustement méconnu, le monsieur est un vrai Américain, mais dans le sens continental du terme. Né en Alsaka d'un couple américano-argentin, sa vie est l'histoire d'une longue descente vers le Sud : quelques années en Californie puis en Argentine (bon après, il a fait un séjour à New York, ce qui plombe mon approche géographique descendante implacable). Du coup, sa musique, tantôt en anglais tantôt en espagnol, est teintée de toutes ces influences.

Et puis j'aime aussi follement sa voix si douce à écouter, le fait qu'il soit encore sexy même vêtu d'un improbable costume andin que même les joueurs de flûte de pan de la RATP n'en voudraient pas, et son autodérision quand il joue au latin lover qui montre ses biceps. Assez parlé, je vous laisse avec lui et, dans l'ordre, Sur o no sur, Daisy et Anoche soñé contigo.





12 octobre 2007

Ce soir ou jamais (mais demain ça va aussi)

Plus je la regarde, et plus j'aime l'émission de Taddeï Ce soir ou jamais. Je sais, ça fait 732 fois que je le martèle, mais je n'y peux rien, "l'actualité vue par la culture", je trouve ça brillant sans être hermétique.

Déjà, il y a le vague sentiment (extrêmement narcissique et indubitablemet personnel, j'en conviens) de toute puissance quand on comprend quelque chose qu'on n'aurait pas compris il y a de cela quelques mois. Toute puissance, je vais un peu loin. Mais entendre parler d'Ulrich Beck de façon elliptique, sans imaginer un instant qu'il puisse s'agir d'un cycliste ou d'un pilote de formule 1, me fait croire que je n'ai pas perdu mon temps l'année dernière. Que l'année que tout le monde voit comme celle de l'horreur a avant tout été une année d'apprentissage et d'enrichissement intellectuel pour moi. Et qu'après tout, je m'en satisfais pleinement.

En outre, avoir commencé à m'endormir (mais pas complètement) devant l'émission de je-sais-même-plus-quand-c'était m'a donné de sérieux instruments pour répondre aujourd'hui en moins de 10 minutes top chrono à la question "la bombe démographique représente-t-elle un réel danger ?" en allemand. Ni le temps de réfléchir ni le temps de faire un brouillon, j'ai craché tout ce qu'il me restait d'encre, d'énergie et de souvenirs. Evidemment, je suis aussi peu contente de moi que quelqu'un qui a rédigé un essai (le nom de la rédaction en langue étrangère, complètement idiot d'ailleurs, car tout le monde s'attend à ce que vous fassiez autre chose qu'une simple tentative) en 10 minutes. Mais rien que pour ça Frédéric, je te remercie et je te resterai fidèle.

Enfn, Ce soir ou jamais ne serait pas parfait sans cette petite touche finale, le parasol en papier sur le cocktail, que représente le morceau de musique en clôture d'émission. Et justement, l'une de mes chanteuses bien aimées du moment est passée sur France 3. Il s'agit de la Québecoise (? Je crois ! Canadienne francophone anyway) Terez Montcalm, qui a un grain de voix bien particulier qui ne s'oublie pas.

La chanson n'est pas la plus optimiste de la Terre pour vous souhaiter un bon week end. Mais les "Sweet dreams" sont ce à quoi je rêve depuis déjà si longtemps. Mon programme du week end au vert est essentiellement de dormir, pour arrêter de ne penser qu'à ça et finir de me débarasser de mes microbes. Alors, que votre programme soit proche du mien ou non, bon week end à tous !

08 octobre 2007

Cher M. Neuf...

... j'ai déjà râlé sur vous il y a vraiment peu de temps, mais j'ai fini par admettre que vos conseillers techniques s'étaient beaucoup améliorés depuis la dernière fois que j'avais appelé votre numéro surtaxé.

Aujourd'hui, juste après m'avoir envoyé ma facture, vous m'avez envoyé un mail personnalisé pour m'inviter à découvrir votre offre de téléchargement de musique illimité sur votre superbe nouveau site neufmusic (que je ne mets pas en lien, parce que je boude).

Pour moins de 5 euros par mois, je pourrais enfin écouter les albums que je me dis que je vais acheter, et que finalement, je n'achète jamais. Même si je ne télécharge qu'un album par mois chez vous, ça vaut le coût (en fait, je ne sais jamais s'il faut écrire coup ou coût, mais en l'occurrence, ici, je préfère "coût").

J'avoue avoir été assez enthousiasmée à l'idée de moderniser légèrement la playlist de mon iPod, chez qui le temps s'est arrêté en 2003, l'année où j'ai arrêté de télécharger (et aussi d'acheter des CD puisque télécharger me faisait acheter des CD, je sais, c'est paradoxal, mais bon, n'abordons pas tous les sujets à la fois). Je me voyais déjà écouter Mika et Amy Winehouse en allant à la bibliothèque le matin. J'imaginais mes soirées bercées par Madeleine Peyroux et Feist.

Mais comme je ne suis pas tête brûlée, j'ai avant toute chose regardé les conditions de l'offre magique, et en particulier la compatibilité des morceaux téléchargés. Et là, ô surprise, ô rage, ô désespoir, ô compatibilité ennemie, que vois-je ? "Attention : Mac et PC sous Linux ne sont pas compatibles". Un peu en dessous : "Attention : les baladeurs iPod ne sont pas compatibles avec la DRM Windows Media 10." Bon en gros, votre service M. Neuf, il ne sert à rien...

Je vis peut-être complètement dans un monde à part, mais proposer un truc qui ne marche pas avec la Pomme, de nos jours, c'est complètement stupide, non ? D'autant plus qu'il me semble que la cible de cette offre est justement la même que celle d'Apple. Mais peut-être est-ce justement Apple qui a décidé de protéger son iTunes store, bien moins avantageux économiquement ?

Le qui du quoi du comment, je m'en fiche. Tout ce que je vois, c'est midi à ma porte, et l'inutilité totale pour moi d'une offre de musique que je ne pourrai jamais écouter. Mince, moi qui espérais une fois de plus participer au relèvement économique et artistique de la France...

30 septembre 2007

Tout doux

Mes jours se ressemblent beaucoup depuis quelques temps. Week end ou semaine, je ne vois pas la différence : je me lève à la même heure, je travaille de la même façon, mon emploi du temps est le même. Vous me direz, ça veut dire que c'est un peu tous les jours dimanche chez moi. Je ne relèverai pas cette marque d'insolence.

Du coup, j'essaie malgré tout de "marquer le coup". Le dimanche n'est pas un jour chômé, mais je n'hésite pas à me faire un petit-déjeuner royal si j'en ai envie. Ou prendre un bain. Ou traîner toute la journée en pyjama (hum, bon, j'admets, je le fais souvent le reste de la semaine aussi, mais il faut que je perde cette mauvaise habitude). Ou me faire une bonne pause thé-musique toute douce. Genre avec ça (merci Yaël Naïm de faire de jolies chansons de dimanche qui vont si bien avec mon thé Madagascar) :



Bon dimanche !

06 septembre 2007

Tag

On pense à moi depuis Berlin, ce qui me fait toujours plaisir. Bon, je sais que j'ai des envois massifs d'ondes positives depuis le début de la semaine (et elles repartent dans l'autre sens chargées d'autres trucs positifs).

Toutefois, cette fois-ci, cela venait d'un autre appartement de Prenzlauer Berg, et il ne s'agissait pas de m'encourager dans la résolution des problèmes de la société contemporaine (genre comment le financement de la santé détermine l'efficacité de la politique de santé publique), mais de me faire révéler les pépites honteuses cachées dans ma playlist...

C'est Philippe qui me demande de tout raconter de ma vie musicale cachée. Et en effet, grâce à son tag, j'ai découvert des choses qui étaient dans mon ordinateur et dont je ne soupçonnais même pas l'existence.

Ah oui, le principe, j'oubliais : Le concept est simple: 1) Tu ouvres ton iTunes (ou ton Winamp, ou ce qui te sers à lire tes mp3 sur ton ordi). 2) Tu le mets sur Shuffle (et tu ne fais pas semblant de ne pas comprendre et d’avoir besoin de la traduction en français. NDLR : ça m'a permis de découvrir comment mettre iTunes en version shuffle, on apprend tous les jours). 3) Tu presses sur PLAY. 4) Tu écoutes un bout de la chanson qui joue et tu notes son titre et son interprète (Quelle que soit la chanson en question, que ce soit du Christophe Maé, le dernier Fatal Bazooka ou un chant tyrolien). 5) Tu passes à la suivante. 6) Tu fais la même chose qu’avec la première. ATTENTION ! Tu n’as pas le droit de tricher, de passer à la suivante sans noter la bouse honteuse juste avant. Sinon, je te dénonce à la police. 7) Tu réitères l’expérience 20 fois. Tu postes le résultat sur ton blog et tu le refiles à 5 potes blogueurs.

Alors voilà le résultat (avec petit lecteur, qui, je l'espère, marche mieux chez vous que chez moi), mais en raison d'un fort accès de flemme, je refile juste à qui veut.

1. Brazil - Pink Martini

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2. Ca valait la peine - Coralie Clément

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3. Sur la terre - Martin Solveig

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4. Practice what you preach - Barry White

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5. Smoke and ashes - Tracy Chapman

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6. Nada valgo sin tu amor - Juanes

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7. Sudden death - Jay-Jay Johanson

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8. Alcoba Azul - Chavela Vargas

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9. Nimm mich mit - 2Raumwohnung

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10. La pénombre des Pays-Bas - Benjamin Biolay

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11. Ausencia - Willy Chirino

Ben là, y'a pas...

12. Águas de Março - Rosa Passos

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13. Don't play that song - Aretha Franklin

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14. Suavemente - Elvis Crespo (autrement appelée : "la chanson de la chope")

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15. Tonight, tonight - The Smashing Pumpkins

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16. Nora luca - BO de Gadjo Dilo

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17. Porcelaine - Bénabar

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18. Von hier an blind - Wie sind Helden

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19. Lily Dale - Arthur H

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20. I've got a crush on you - Ella Fitzgerald

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16 août 2007

Et ils gouvernent le monde...

Le jour est grave : le King est mort depuis 30 ans aujourd'hui même. J'en vois qui ricanent au fond, et je ne dirais pas mieux que Baba : "Je vous demande de vous arrêter". Je sais que ça fait moyennement "up market" comme aveu, mais voilà, parmi tous mes goûts musicaux limite, Elvis Presley est un incontournable. En même temps, je ne peux pas dire que je sois vraiment triste qu'il soit mort, étant donné que je n'aime que les chansons de ses débuts.

Les Américains aiment aussi beaucoup Elvis. J'ai entendu que grâce à lui et à son service militaire en Allemagne, les Etats-Unis avaient évité une vague massive - que dis-je ! un tsunami - de désertions à la fin des années 50. Ca, c'est juste histoire de situer de façon elliptique le mythe Elvis dans l'histoire américaine contemporaine.

Hier, j'ai aussi lu que 17% des Américains croyaient que le King n'était pas mort. Dans un autre article, le chiffre est de 7%. On va donc dire 10% pour faire une moyenne pondérée.

Les Américains sont de grands fans des histoires de complot. Dans L'Obsession du complot, Frédéric Charpier montre que les théories du complot "sont le triste révélateur du délitement des sociétés qui ne savent plus faire la part entre la fiction et la réalité : elles ont renoncé à l'esprit critique pour le fantasme et l'irrationnalité". En cours de "Religion(s) in America", mon prof nous avait expliqué l'origine quasi-théologique de cette fascination américaine pour le complot, mais humhum, je ne m'en rappelle plus.

Donc 10% selon mes estimations personnelles (absolument pas scientifiques) des Américains (ça fait quand même 30 millions de personnes) croient qu'Elvis est toujours vivant et se promène aux quatre coins du monde, incognito, sans rien dire à personne. "Pour vivre heureux, vivons cachés" serait devenu sa nouvelle maxime.

Sauf que parfois, Elvis, il craque et va se manger un hamburger dans un fast-food. C'est généralement dans ces lieux qu'il est aperçu régulièrement. Toujours en train de manger un hamburger, jamais des ailes de poulet ou des ribs. Cet article canadien rapporte les faits et les preuves plus ou moins farfelues avancées par les illuminés de la thèse du complot. Ca vaut la lecture (j'aime beaucoup la thèse de la réincarnation en oiseau ou celle de la poupée de cire).

Mais ne nous abandonnons pas là-dessus : grâce à Kenders, j'ai des lecteurs audio sur mon blog !! Plus un seul billet muet, désormais. La souffrance commence aujourd'hui...

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14 août 2007

Gemischt

Aujourd'hui, il y a des très bonnes nouvelles, de moins bonnes et des mauvaises. Parce que comme le dit si bien Maupassant dans la bouche de la rude Rosalie, "la vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit".

Je vous laisse donc juste avec cette chanson découverte sur la BO du film Vies brûlées et qui me tord le tendre à chaque fois que je l'entends, comme une midinette que je suis. Le son est nul, mais la seule vidéo où il était un peu meilleur était un film presque cochon issu du film, et je n'ai voulu choquer ni les plus jeunes, ni les plus sensibles. J'aurais au moins pu éloigner les homophobes. Pour les majeurs prévenus, elle est là (et vous verrez qu'il n'y a quand même pas de quoi fouetter un orignal), mais les gens parlent par dessus la chanson (les vilains). Mais on leur pardonne parce qu'ils sont beaux (une fois lavés). Allez, on laisse Rita chanter le désespoir de son cuore :



EDIT / je savais bien que quelque chose me perturbait dans cette vidéo. En réécoutant mon CD, j'ai compris : il s'agit d'une version en italien, tandis que je connaissais la version espanole ("Corazón") chantée par la même Rita. Et je trouve que la langue italienne, suave et coulante, est bien moins poignante sur cette chanson que l'espagnol, aride et âpre. Mais je n'ai trouvé la version espagnole nulle part (et je ne sais TOUJOURS pas mettre d'extrait musical sur mon blog...)

25 mai 2007

Youpi la vie est belle !

Bon, forcément, en regardant ce que j'ai dit hier et ce que je dis aujourd'hui, vous allez croire que je suis une cyclothymique de base. En fait pas du tout. Je déteste toujours autant travailler dans une serre sans pouvoir aller me repoudrer le nez, mais il se trouve qu'il n'y a pas que ça dans la vie.

J'ai un train, voire deux TGV, de retard. Mais depuis quelques jours, j'ai enfin découvert que cette petite chanson entendue deux-trois fois et qui me plaisait bien était en fait un tube. Et que la charmante voix de tapette qui se cachait derrière était celle de Mika.

Je sais, ça fait vraiment "fille" de dire qu'on aime Mika. Mais en même temps, j'en suis une. Et puis j'aime vraiment bien, même si je suis la 3 millionième à le dire. Tant pis pour l'originalité, et lekhaïm à ces petites chansons acidulées qui ressemblent un peu à la BO du bonheur de printemps. Même Take it easy (qui raconte quand même qu'il est dans la merde, mais qu'il faut le prendre bien) a cette touche de légèreté qui donne envie de sautiller dans sa chambre au petit matin.

Comme je me dis que ceux qui apprécient déjà seront contents de le réentendre, et que ceux qui ne connaissent pas encore (ne me dites pas que je suis la dernière) seront heureux de découvrir, voici :







Il paraît qu'il fait craquer les filles. Mouais... Le déhanché d'un maigrelet en slim rouge, ça a plutôt tendance à me laisser de marbre. Mais pas ses chansons !

17 mai 2007

Avec un peu de retard...

... mais toujours autant d'actualité. Pour ne pas verser dans la dénonciation pure et simple, j'ai choisi la vidéo intitulée "Norah Jones - My dear country" et non pas "Sarkozy élu président", pourtant exactement la même...

Pour ceux qui voudraient faire du karaoké, voici les paroles :

T'was Halloween and the ghosts were out,
And everywhere they'd go, they shout,
And though I covered my eyes I knew,
They'd go away.

But fear's the only thing I saw,
And three days later 'twas clear to all,
That nothing is as scary as election day.

But the day after is darker,
And darker and darker it goes,
Who knows, maybe the plans will change,
Who knows, maybe he's not deranged.

The news men know what they know, but they,
Know even less than what they say,
And I don't know who I can trust,
For they come what may.

'cause we believed in our candidate,
But even more it's the one we hate,
I needed someone I could shake,
On election day.

But the day after is darker,
And deeper and deeper we go,
Who knows, maybe it's all a dream,
Who knows if I'll wake up and scream.

I love the things that you've given me,
I cherish you my dear country,
But sometimes I don't understand,
The way we play.

I love the things that you've given me,
And most of all that I am free,
To have a song that I can sing,
On election day.


Enjoy !

30 avril 2007

Misère (ou : Tout ça pour ça)

Bon, z'allez encore dire que je m'insurge pour pas grand-chose. Mais tant pis, il faut que je partage...

De temps en temps, pour me détendre et me faire saliver, je vais voir les pianos à vendre sur ebay. Il y a de temps en temps des instruments anciens absolument superbes. Des Pleyel début du siècle, des Gaveau, des Erard, et plein d'autres encore. Très souvent, les prix sont plus que raisonnables, puisque les vendeurs cherchent en majorité à se débarasser d'un bien de famille dont ils ne savent que faire.



On peut ainsi trouver pour quelques centaines d'euro l'une des ces merveilles : un piano art nouveau ou art déco, dans de très beaux bois non vernis, avec un panneau "soleil" et des courbes tout en douceur. Souvent peu entretenus, ces pianos ont besoin d'une révision après achat, mais le plaisir de jouer sur un Erard des années 20... Enfin bref, je m'égare, car le but de ce billet est une fois de plus de râler. Ou plutôt, de m'offusquer.

Parfois, les Pleyel sont vendus à des prix défiant réellement toute concurrence. Pour quelques dizaines d'euro. Je me penche sur ces cas, par curiosité. Et ce que je lis me tord le coeur. "Véritable Pleyel ancien" (jusque là, ça va) "magnifique meuble de décoration" (oui enfin... pas que) "entièrement vidé" (quelle drôle d'idée ! Ont-ils remplacé le mécanisme pour éviter le décalage d'1/2 ton ? Ce serait étrange...) "pour faire un bar". Et là, je m'étouffe. Il y a des gens qui réussissent à dormir après avoir vidé un Pleyel pour en faire une station d'accueil pour bouteilles d'alcool...

Ceci est un cas extrême, mais rencontré plusieurs fois. Plus fréquemment, il n'est fait absolument aucune mention des qualités musicales de l'instrument, du nombre d'octaves, de pédales. Il est simplement dit que c'est "un bel objet de décoration". Je n'aurais vraiment jamais pensé acheter un piano simplement pour décorer un pièce...

Quel est le but recherché ? Animer un salon un peu terne ? Remplir une pièce trop vaste ? Réchauffer une atmosphère ? Ou tout simplement faire croire à ses visiteurs qu'on maîtrise l'objet dans une tentative pitoyable d'impression sociale ?

27 avril 2007

Breaking (sad) news

Le jour où j'ai découvert le son du violoncelle, j'ai été bouleversée. Je me rappellerai toujours de mon excitation extatique (heureusement que c'est à l'écrit) lorsque j'ai entendu pour la première fois les Suites pour violoncelle seul enregistrées à Fontevraud par Alain Meunier.

Le violoncelle est vraiment un instrument très particulier : je n'en connais aucun autre avec lequel le musicien fasse autant corps. Si vous avez déjà entendu un violoncelliste en concert, en étant suffisamment près de lui, vous aurez sans doute remarqué la respiration : les violoncellistes respirent tous très fort. Comme si de leur respiration dépendait le son qu'ils sortent de leur instrument. Je crois que le violoncelle est le seul instrument à cordes qui soit aussi à vent. Un violoncelliste qui ne respire pas bruyamment au rythme de son archet n'a aucune musicalité. Ca fait partie de la chose, comme le lever de poignet lent et calculé, en forme de vague (totalement inutile au demeurant, mais pourtant nécessaire) pour le pianiste : le poignet se lève, tandis que les doigts sont encore en contact avec les touches, jusqu'à ce que les doigts se séparent doucement du clavier, puis le poignet redescend , faisant bascule avec le reste de la main, dont les doigts finissent également par s'abaisser pour que le bras retrouve son alignement du coude au bout des ongles.

Tout ça pour dire que je viens d'entendre que Rostropovitch nous a quittés, et que ça m'a vraiment fait quelque chose. Il ne jouera plus jamais. Et je ne pourrai jamais le voir en concert. Un grand monsieur pour sa musique, et pour bien d'autre chose. Il n'est pas qu'un virtuose, il est aussi une conscience, un homme libre. Il est celui qui jouait devant le mur de Berlin en 1989. Adieux très tristes...













Le plus beau est ici, pas exportable malheureusement.

Je sais, j'aurais dû choisir, mais c'est tout simplement impossible...

27 février 2007

Encore une bonne raison

Je viens de trouver encore une bonne raison pour ne pas aller à l'opéra à Paris, malgré mon envie pressante évoquée il y a quelques jours. Pour me tenir malgré tout au courant de ce qui passe en moment, et peut-être même, soyons fous, planifier une soirée culturelle, je suis allée faire un tour sur le site internet de l'Opéra de Paris et de l'Opéra Comique.

D'une part, je ne peux pas matériellement prévoir mes soirées trois mois à l'avance. Or j'aurais volontiers été voir La Juive avec Myriam (je suis sure que tu aurais été partante). Il reste un mois de représentations, et plus que trois soirs avec des places encore en vente. Ca ne laisse pas beaucoup d'alternatives...

D'autre part, sur ces trois soirs encore libres, il ne reste plus que des places à 150 € pour deux soirs, 100 ou 150 € (quel choix !) pour le dernier. Je suis désolée, je ne bosse pas dans la banque d'affaire londonienne comme d'autres...

Alors il est certain que j'ai pris de vraiment mauvaises habitudes à Berlin et à Vienne, mais je réclame le droit de pouvoir aller à l'opéra en me décidant au dernier moment, en étant bien placée, et sans devoir demander un prêt à mon banquier pour l'occasion. C'est VRAIMENT trop demander ???