Un mini Stabilo-boss, ce n'est pas toujours le pire
Sonia la star des blogs vient de raconter en plein d'épisodes l'une de ses aventures avec un homme doté d'un mini Stabilo-boss dans le slip. Dit comme ça, ça peut paraître soit drôle soit vulgaire. Evidemment, comme toujours avec Sonia, c'est bourré d'humour et d'autodérision, mais pas vulgaire (en même temps, ça dépend où se situe votre seuil de tolérance aux choses du sexe sur un espace public).
Donc son récit est très drôle, mais je crois qu'en réalité, ça n'a pas été drôle du tout, cet épisode de sa vie. Pas à cause du mini Stabilo-boss, mais je ne vous dis pas à cause de quoi pour ne pas ruiner le zouzpense de la lecture. Donc si vous voulez lire les histoires de Sonia, allez-y maintenant (ce sont les billets du 12 au 30 novembre) et revenez ici pour la suite (enfin je ne vous commande pas hein, vous faites ce que vous voulez après tout).
Donc si vous avez suivi mon conseil ferme et poli, vous savez maintenant de quoi il retourne. J'ai donc envie de vous poser une question : "comment c'est-y donc possible ?" Sonia, je ne la connais pas, mais je suis absolument certaine qu'elle est belle, intelligente, indépendante, cultivée et tout ce qui fait d'elle une femme moderne. Et ça me scie toujours de voir que certains hommes arrivent à pourrir même des filles comme ça. Car malgré les apparences, c'est bien plus fréquent qu'on ne le croit.
Là, je pense très fort à l'une de mes amies - évidemment belle, sur-intelligente et adorable - dont le chouette amoureux a réussi en quelques années à la convaincre qu'elle n'était qu'une pintade inintéressante dont le manque de culture abyssal le gênait en société. Donc il évite de la présenter à ses amis parce qu'elle pourrait lui faire honte. Si je vous dis qu'en vrai, c'est une fille qui a eu l'ENA, vous n'allez pas me croire. En même temps, il n'aime pas trop qu'elle voit ses amis à elle, parce que bon, faudrait pas non plus qu'elle ait une vie en dehors de lui... En revanche, elle sait très bien repasser les chemises, alors ça serait bien si elle pouvait le faire plus souvent.
Forcément, de l'extérieur, quand on entend ce genre de choses, on hurle. Mais ce qui est hallucinant et très perturbant, c'est qu'on ne se rend compte de rien quand on est directement concernée par ce genre de relation. Ou alors on se rend compte, mais on n'arrive pas à partir. Ces filles, toutes formidables qu'elles sont, ne croient plus en elles-mêmes et en leur faculté à être aimée, donc elles restent. Le plus fort, c'est que leur mec arrive à ce que ce soit elles qui aient honte de leur situation. En tant qu'amie, je me sens complètement démunie face à cette situation.
Il y a sans doute de vilaines manipulatrices aussi destructrices, mais je n'ai pas encore rencontré de mec tellement brisé par sa copine qu'il préfère ne pas la quitter, puisqu'elle l'a convaincu qu'elle est la dernière personne à pouvoir le supporter. Ce schéma, je n'y ai pour l'instant été confrontée que parce qu'il touchait des amiEs en plein dedans ou des blogueusEs revenues de loin. Du coup, j'ai tendance à penser que ce comportement est une déviance plutôt masculine, et qui marche mieux sur les femmes que les hommes.
Ce billet n'a ni morale ni conclusion. Il y a trop d'incompréhension et d'interrogations de mon côté. En revanche, je suis preneuse de toute solution miraculeuse.



















