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02 décembre 2007

Un mini Stabilo-boss, ce n'est pas toujours le pire

Sonia la star des blogs vient de raconter en plein d'épisodes l'une de ses aventures avec un homme doté d'un mini Stabilo-boss dans le slip. Dit comme ça, ça peut paraître soit drôle soit vulgaire. Evidemment, comme toujours avec Sonia, c'est bourré d'humour et d'autodérision, mais pas vulgaire (en même temps, ça dépend où se situe votre seuil de tolérance aux choses du sexe sur un espace public).

Donc son récit est très drôle, mais je crois qu'en réalité, ça n'a pas été drôle du tout, cet épisode de sa vie. Pas à cause du mini Stabilo-boss, mais je ne vous dis pas à cause de quoi pour ne pas ruiner le zouzpense de la lecture. Donc si vous voulez lire les histoires de Sonia, allez-y maintenant (ce sont les billets du 12 au 30 novembre) et revenez ici pour la suite (enfin je ne vous commande pas hein, vous faites ce que vous voulez après tout).

Donc si vous avez suivi mon conseil ferme et poli, vous savez maintenant de quoi il retourne. J'ai donc envie de vous poser une question : "comment c'est-y donc possible ?" Sonia, je ne la connais pas, mais je suis absolument certaine qu'elle est belle, intelligente, indépendante, cultivée et tout ce qui fait d'elle une femme moderne. Et ça me scie toujours de voir que certains hommes arrivent à pourrir même des filles comme ça. Car malgré les apparences, c'est bien plus fréquent qu'on ne le croit.

Là, je pense très fort à l'une de mes amies - évidemment belle, sur-intelligente et adorable - dont le chouette amoureux a réussi en quelques années à la convaincre qu'elle n'était qu'une pintade inintéressante dont le manque de culture abyssal le gênait en société. Donc il évite de la présenter à ses amis parce qu'elle pourrait lui faire honte. Si je vous dis qu'en vrai, c'est une fille qui a eu l'ENA, vous n'allez pas me croire. En même temps, il n'aime pas trop qu'elle voit ses amis à elle, parce que bon, faudrait pas non plus qu'elle ait une vie en dehors de lui... En revanche, elle sait très bien repasser les chemises, alors ça serait bien si elle pouvait le faire plus souvent.

Forcément, de l'extérieur, quand on entend ce genre de choses, on hurle. Mais ce qui est hallucinant et très perturbant, c'est qu'on ne se rend compte de rien quand on est directement concernée par ce genre de relation. Ou alors on se rend compte, mais on n'arrive pas à partir. Ces filles, toutes formidables qu'elles sont, ne croient plus en elles-mêmes et en leur faculté à être aimée, donc elles restent. Le plus fort, c'est que leur mec arrive à ce que ce soit elles qui aient honte de leur situation. En tant qu'amie, je me sens complètement démunie face à cette situation.

Il y a sans doute de vilaines manipulatrices aussi destructrices, mais je n'ai pas encore rencontré de mec tellement brisé par sa copine qu'il préfère ne pas la quitter, puisqu'elle l'a convaincu qu'elle est la dernière personne à pouvoir le supporter. Ce schéma, je n'y ai pour l'instant été confrontée que parce qu'il touchait des amiEs en plein dedans ou des blogueusEs revenues de loin. Du coup, j'ai tendance à penser que ce comportement est une déviance plutôt masculine, et qui marche mieux sur les femmes que les hommes.

Ce billet n'a ni morale ni conclusion. Il y a trop d'incompréhension et d'interrogations de mon côté. En revanche, je suis preneuse de toute solution miraculeuse.

09 octobre 2007

Bref

C'est dingue, mais je n'ai vraiment rien à vous raconter aujourd'hui. Comme le disent les finalistes d'Intervilles, "j'ai tout donné" (je suis certaine qu'il y en a bien un qui a sorti un truc dans le genre), donc je n'ai plus rien dans la caboche.

Enfin, restons réalistes : j'ai donné tout ce que je pouvais, c'est-à-dire pas grand-chose. Mais moins vous avez à donner et plus c'est difficile de le donner, vous voyez. L'effort a donc été important.

Si jamais, vous, vous avez une idée de comment "adapter les outils militaires aux nouvelles menaces", je vous serais reconnaissante de ne pas m'en faire part dans les commentaires. Je risquerais de me maudire comme je le fais déjà depuis hier pour la culture générale (pivoine, je n'ai MÊME PAS pensé aux Indigènes de la République, alors que je ne connais qu'eux, nom d'un Vishnou...).

Ah si, j'ai quand même un truc à vous dire, et ça me laisse sur les moignons. Je viens de passer une heure au téléphone avec une amie. Je prends des nouvelles de son coeur et du jeune homme avec qui elle est depuis maintenant près de deux mois. Enfin, elle PENSE qu'elle est avec lui, parce qu'il n'a toujours pas admis qu'ils avaient une relation (or, en toute impartialité, je vous assure qu'ils ont une relation).

Lui, il est du genre à vivre au jour le jour (j'avais écrit "du jour au lendemain" avant de me rendre compte que ça n'avait aucun sens), et à dire "on verra bien". Hier, lovée dans ses bras, elle lui a dit qu'elle était bien avec lui. Juste ça. En tant que juge impartial, je déclare que c'était relativement anodin.

Vous savez ce que ce grand romantico-bohême-indécis de 29 ans lui a répondu ? "Il n'y a rien qui me dérange chez toi" ("mich stört nichts an dir" en VO). Oui, il lui a vraiment dit ça en réponse à son "je suis bien avec toi". Et il a ajouté, comme si c'était déjà trop engageant comme déclaration, "sauf que parfois, tu n'es pas impeccablement rasée". Il a osé dire ça à celle qui est la bombe sexuelle la plus bombesque que je connaisse. Juste après, il lui a demandé s'ils brunchaient ensemble dimanche, comme tout non-couple ayant une non-relation qui se respecte. Moi je dis : je comprends que les Allemands aient un taux de fécondité proche du néant.

25 septembre 2007

Une question existentielle, une !

Aujourd'hui, Ra7or, le blog viril des mecs super virils, nous fait une super révélation : les hommes préfèrent les bombasses aux filles "pas super belles mais sympas" (quand il s'agit de faire gouzi-gouzou hein, pas pour changer une roue crevée). Tout ça m'a fait penser à une question que je me pose presque tous les soirs en me démaquillant (en fait, non, pas du tout, mais elle le mériterait) : qu'est-ce qui fait que les hommes s'intéressent aux seins ?

Ne faites pas les innocents, on sait que la poitrine est l'une des premières (zavez vu comme je suis diplomate, je ne dis pas "la première") cibles visuelles de l'homme qui découvre une femme. Pourtant, il ne s'agit que d'un amas de tissu adipeux et de glandes mammaires. Ma question existentielle est donc : quand, dans l'histoire de l'humanité, la poitrine a-t-elle pris cette charge érotique dans l'inconscient masculin (et féminin, ne soyons pas étroit d'esprit) ?

Aujourd'hui, il semble absolument évident qu'un sein est chargé de sensualité. Sauf visiblement pour les femmes qui allaitent, qui n'hésitent pas à montrer au grand jour ce qu'elles se donnent tant de mal à dissimuler le reste du temps. Cela est un grand mystère pour moi : en quoi le fait qu'une bouche enfantine s'en approche fait d'un sein une chose publique tout à fait montrable, y compris à Grand-Père Georges, à qui on n'a même pas envie de se montrer en chaste nuisette le reste du temps ?

Bref, cela n'était qu'une légère digression, qui n'est pas totalement sans lien avec mon propos : le sein, s'il faut le rappeler, est avant tout une mamelle nourricière. Pourquoi celle-ci s'est-elle mise à faire fantasmer ? On pourrait y voir un instinct primaire - la mère, la nourriture, la satiété, la satisfaction.

Mais à ma connaissance justement, c'est tout sauf primaire. Cela me semble même le propre de l'Homme : vous avez déjà vu un taureau mater le pis d'une vache avec l'oeil torve ? Et les poules, qui n'ont pas de seins (enfin... je crois, mais je ne suis qu'une pauvre petite fille de la ville), continuent d'attirer suffisamment les coqs pour perpétuer leur lignée. Les mamelles n'ont donc aucune fonction érotique chez les autres espèces (si je me trompe, dites-le surtout).

Je n'ai lu ni l'Histoire de la sexualité de Foucault, ni les recherches de Muchembled sur l'orgasme occidental à travers les âges, ni l'Histoire du corps du fascinant Corbin. En bref, rien de ce qui me permettrait éventuellement d'éclaircir ce mystère de l'érotisation du sein.

Mais peut-être que ce n'est pas votre cas. Ou bien que vous avez une théorie révolutionnaire sur la question. Alors, c'est à vous. A votre avis : quand ? qui ? où ? comment ? pourquoi ? Aidez-moi à résoudre ce problème scientifique existentiel (en restant classe, hein mes biquets) !

(Si vous trouvez que je mets beaucoup de parenthèses, c'est vrai, vous avez raison. Je n'arrive pas à me raisonner. Je mettrais bien des notes de bas de page, mais je ne sais pas faire. Et les paresseux n'auraient pas le courage d'aller les lire, alors que ces apartés sont capitales ! Si ça vous perturbe trop, imaginez juste que je vous glisse discrètement à l'oreille ce qui est entre parenthèses. Ce n'est certes qu'un flux secondaire, mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, n'est-ce pas ?)

10 août 2007

Dit is een beha voor de Nederlanders

Durant mes vacances maritimes, je suis allée me ruiner en lingerie même pas soldée. Dans tous les modèles que la vendeuse m'a présentés, un m'a fait quelque peu bondir en raison de son côté flashy particulièrement bien (et trop) assumé.

En voyant ma réaction, elle sourit et me glisse : "Oui, celui-ci, nous le faisons principalement pour les Néerlandais" d'un air entendu.

Ne faisant pas le lien immédiatement, j'ai dû garder suffisamment longtemps mon air de mérou interrogateur pour qu'elle ajoute : "Vous savez, pour les soirs de foot ! Les Hollandais aiment bien que tout soit orange !". Et voilà ce que donne le patriotisme sportif appliqué à la lingerie (si ça ne vous agresse pas trop la pupille, vous pouvez même vous rincer l'oeil) :




EDIT / évidemment, les miens de nouveaux soutifs sont bien plus beaux. Mais nettement moins patriotiques.

EDIT 2 / c'est quand même génial le néerlandais... Pour soutien-gorge, ils disent "beha". Qui vient très vraisemblablement de l'allemand "BH" (qui se prononce exactement "beha" en aspirant le H) pour "Bustenhalter" (soutien-gorge, mot à mot...). Ils font d'un acronyme un mot à part entière en l'empruntant aux autres. Qui ne peut croire en et à l'Europe après une telle démonstration ?!

09 août 2007

Mais comment font-ils ?

Je n'ai jamais lu aucun livre censé expliquer pourquoi les femmes aiment le chocolat et les hommes le saucisson (alors que l'on peut aimer les deux sans être hermaphrodite) ou pourquoi les femmes commencent à lire leur magazine féminin par la fin tandis que les hommes engueulent leur GPS. Je ne pense pas avoir à le regretter.

Néanmoins, il s'y trouve peut-être la réponse à une énigme fondamentale concernant les hommes : mais comment font-ils ? Oui, comment font-ils pour ne jamais se mettre de stick pour les lèvres sans pour autant que celles-ci ne tombent au bout de quelques heures ? Si je devais écrire un livre sur les hommes, je crois bien qu'il traiterait de ce sujet. En 782 pages, il s'entend bien.

Je vous explique le problème (au sens mathématique, évidemment) :

- il me semble qu'il n'existe aucune différence physiologique entre des lèvres masculines et féminines

- je n'ai jamais vu d'homme se mettre du stick sur les lèvres (en dehors de quelques originaux adeptes du stick vert martien lorsqu'ils skient, mais nous les excluons d'office de notre enquête, en raison de leur profil non-représentatif)

- si je ne me badigeonne pas les lèvres toutes les deux heures - au bas mot - d'une substance nourrissante et protectrice (allant du gloss au stick ultra-réparateur, en passant par la vaseline en cas de panne sèche - non ceci n'est pas un billet érotique), elles tombent en lambeaux au bout de quelques heures. Elles tirent, elles font mal, elles craquèlent, elles saignent, c'est Apocalypse now sur ma face.

Je ne suis visiblement pas un extra-terrestre, si j'en crois les blogs de fille. Hélène est à peu près aussi monomaniaque que moi (mais elle essaie BEAUCOUP plus de choses que moi, évidemment !) et Deedee (et ses lectrices) n'est pas en reste. Je ne vous parle pas des autres.

D'ailleurs, après avoir participé à cette grande discussion sur les Labello Freaks chez Deedee, durant laquelle j'ai impudiquement avoué mon adoration sans borne pour les produits Blistex, un très gentil monsieur débarqué de je-ne-sais-où m'a envoyé un mail pour m'informer qu'on en trouvait quasi-partout en France, "dans la plupart des pharmacies et parapharmacies", en suggérant aussi de "ne pas hésiter à à faire connaître le site" de la marque.

Avant d'en parler ici, je suis allée vérifier, et aucune des 376 213 pharmacies de ma rue ne proposait le Lip conditionner que j'affectionne tant. Du coup, je n'ai jamais parlé ni du mail ni du site, ce qui m'a privée d'un envoi massif de Blistex et de mon élévation au rang "d'influenceuse de filles". De ce fait, je continue à faire mes provisions de Blistex au Canada et en Allemagne. Je sais, ce n'est pas SUPER intéressant, mais je n'ai rien posté depuis des jours longs comme le Gange, alors je me défoule sur vous. C'est mal et je ne recommencerai plus.

Tout ça pour dire : mais comment font les garçons pour avoir des lèvres en bon état sans rien faire ? Plusieurs hypothèses :

1. Ils se tartinent de baume pour les lèvres en cachette (et ont des sociétés secrètes qui les approvisionnent à l'écart des circuits de distribution traditionnels en stick ultra-invisible dont les femmes ignorent totalement l'existence)

2. Ils ont des lèvres bioniques. Je veux les mêmes.

3. C'est pour ça qu'ils ont des copines : pour se graisser les lèvres en les embrassant, ni vu ni connu.

D'autres suggestions ? Des explications ?

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10 juin 2007

Crush

Ce week end, j'ai fait une méga-touche. Avec un super beau blondinet aux yeux bleus ("comme mon âme" ajouterait mon père). Je le dis aussi clairement et avec aussi peu d'humilité que ce n'est pas si fréquent que ça. Dès le début, tous les signes du crush de luxe étaient là.

On s'était déjà rencontrés il y a quelques mois, mais un peu trop vite. Cette fois-ci, nous avons eu le temps d'approfondir, et on a passé une bonne partie du samedi après-midi ensemble. Il est adorable, un peu bavard mais pas trop, et il est super bon en calcul mental (bien sûr que c'est important). Il me faisait des sourires à chavirer et sait très bien mettre dans ses yeux (toujours aussi bleus) exactement cette petite lueur qu'il faut pour qu'on n'ait aucune envie de lui résister, pour qu'on ne puisse que lui céder.

Il m'a demandé si je restais dormir avec lui, et j'ai dit non. Il a eu une petite moue qui m'a presque donné envie de dire oui. Il a failli partir bouder, mais il a préféré me serrer très fort dans ses bras, me faisant sentir à quel point sa peau était douce, et mettre son visage dans mon cou en me disant "tu es sûre ?". J'ai dit "oui, mais je reviens demain".

Aujourd'hui, quand je suis revenue, on m'a tout de suite prévenu qu'il bassinait tout le monde depuis qu'il était debout pour savoir quand j'allais arriver. Et quand j'ai traversé la grande pelouse pour venir lui dire bonjour, il a voulu faire son beau en me montrant à quel point il savait bien dribbler en me disant "regarde ! Tu me regardes hein ?!".

J'ai fait une méga-touche. Il s'appelle M. et il n'a même pas 4 ans...

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30 mai 2007

Ah les mecs...

De temps en temps, je vais faire un tour sur le blog "Ra7or, le quotidien masculin", auto-proclamé viril et anti-girly. Autant vous dire qu'une fois sur deux, cette plongée dans l'âââââââme masculine me fait rire. Ou alors m'apprend des choses.

L'idée de départ - qu'une équipe de jeunes loups fournissent des conseils de tout poil en relation avec les problèmes de la vie quotidienne à leurs collègues de genre - est franchement bonne. L'idée est carrément valable quand il s'agit de leur apprendre à repasser leurs chemises ou d'organiser un week end de lover wonder-romantique pour épater sa chérie, impecc, et on applaudit des deux mains. Mais là où le bât blesse, c'est que souvent, ils donnent des conseils de drague aux garçons. Or par définition, les garçons ne sont pas les mieux placés (même les tombeurs de boîte de nuit) pour donner ce genre de conseils.

Je me marre quand l'un deux suggère, pour reconquérir le coeur de sa douce ex, de lui faire le coup du "je peux-je peux pas-je peux" qui a déjà rendu plus d'une fille hystérique. La touche de génie ? La surprise selon Ra7or. De mon côté, si on me fait ça, je n'arriverais jamais à me défaire de l'idée qu'on m'a prise pour une conne. Parce qu'on dit que les filles sont tordues, mais le coup du JPJPPJP (suivez bien, ceci est l'acronyme de la technique ci-dessus citée, et remarquez au passage la belle allitération), ça l'est encore plus. Franchement, rencarder une nana, l'appeler 10 minutes avant pour lui dire que finalement, non, on est charrette, ça va pas être possible, mais se pointer quand même, je trouve ça douteux. Je suis peut-être une fille et donc compliquée, mais, loin de trouver ça romantique, l'interprétation la plus plausible qui me viendrait à l'esprit serait : "bon, Adriana Karembeu lui a finalement dit oui pour ce soir, mais finalement, y a foot alors elle a annulé, et il se retrouve la queue entre les jambes à se raccrocher à son plan B, moi...". OUAIS, super romantique le truc...

Mais en fait, j'aime beaucoup ce blog, que je trouve souvent attendrissant. Et oui, "attendrissant" est un compliment. Mais je pense que la VRAIE idée serait que des vrais mecs donnent des vrais trucs aux filles pour qu'elles deviennent toutes la vraie copine idéale qui fait rêver la gent masculine. Tout en gardant les autres trucs : les récits de "comment les mecs eux aussi paniquent quand ils ont une amourette" par exemple. Ou "pourquoi le chat de ta copine peut devenir ton meilleur ennemi".

En fait, il y a aussi un petit côté sadique à la chose : j'adôôôôôôre voir la euh... naïveté ? masculine parfois. J'adôôôôôôôôre voir que nos ruses les plus perfides les font vraiment bisquer (mission accomplie, YEAH !). Dans un billet récent, l'un des rédacteurs de la dream team disait que les décolletés étaient à la fois le meilleur et le pire ami de l'homme, à la fois attiré et supposé résister à cet appel explicite. Il dit : "Constamment grillé par les femmes au décolleté plongeant (en même temps cocotte si tu mets un décolleté c’est que tu veux les montrer tes nénés !) [...]". Moi je dis : c'est pas faux. En même temps, lire ça, pour une démonne perverse comme moi, c'est jouissif. Mais les mecs, redescendez sur terre : on vous fait (cruellement) marcher, et vous, vous courez... Le pied !

Je vous explique : oui, mettre un décolleté est une invitation certaine au matage. Mais en fait non. C'est très simple : il ne faut surtout pas se faire repérer. Le décolleté est un puissant instrument de sélection entre l'amateur discret (regard invisible, et compliment détourné : "il est superbe ton pendentif") et le mateur indélicat (qui reste la bouche ouverte, filet de bave au coin des lèvres). Veillez à être dans la bonne catégorie.

Ensuite, le décolleté peut juste être l'occasion pour nous perfides démonnes (oui, je maintiens) de passer une journée à nous bidonner en douce. Vous n'imaginez pas comme il est drôle de vous voir bégayer, reprendre vos phrases, ne plus trop savoir où vous en êtes, vous voir essayer de lutter pour ne pas regarder. C'est drôle et... attendrissant. Tout comme Ra7or.

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03 avril 2007

Mea culpa et autoflagellation publique préservative

Je tiens ici à présenter en public mes plus plates excuses à tous les internautes qui tombent ici en espérant sincèrement trouver des conseils judicieux sur "trouver un mari", "comment préparer un oral", "miser + bon cheval", "prononcer Hubert sexuel" ou encore "comment enfiler ses collants"

Précisons les choses : malgré la noblesse de vos interrogations existentielles, vous ne trouverez ici que des conseils foireux. Je n'ai pas encore trouvé de mari, je ne suis pas encore certaine d'être bonne en oral (et n'aurai peut-être jamais l'occasion de le savoir), je n'ai jamais joué au PMU, je ne sais pas ce qu'est un Hubert sexuel (ceux que je connais sont résolument dépourvus de ce genre de chose), et moi aussi, il m'arrive de filer mes collants.

Suite au commentaire (qui m'a beaucoup fait rire) de Pascal en réaction à mon précédent billet, voilà tout ce que j'ai pu trouver sur Louis Lafforge jeune. Le problème étant qu'il n'est pas suffisamment vieux pour qu'on fasse vraiment la différence entre les photos de lui jeune et celles de maintenant. En fait, il est encore jeune. Mais moins qu'avant, comme nous tous. J'ai donc choisi celle qui me semblait la plus... représentative (bien que je sois encore persuadée qu'il avait un peu plus de cheveu avant...) :


Au cas où vous auriez cru à la sincérité de ma flagellation : il ne s'agit bien évidemment que d'une pure façade destinée à m'éviter tout procès pour publicité mensongère voire préudice moral. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit de conseils foireux, mais depuis quand doit-on s'excuser pour ce genre de choses ?!

02 avril 2007

Miser sur le bon cheval

Non, vous n'allez pas lire un énième billet de blog sur Equus et Daniel Radcliff. Ce soir, un bon conseil pour toutes celles qui sont à la recherche de leur futur mari. Pour certains, l'idée même de chercher un mari semble désuète. Mais l'observation attentive d'un amphi à Sciences Po ne permet pas d'en douter : il s'agit bien d'un investissement important en temps et en énergie, qui en accapare quelques unes.

Je suis personnellement très loin de ça. Mais pour celles qui se sentent concernées, ma petite pierre à l'édifice du bonheur de l'humanité résidera pour aujourd'hui dans ce secret : l'important, les filles, est de miser sur le bon cheval. Celui qui est le bon maintenant (en général plutôt facile à repérer) mais surtout plus tard, beaucoup plus tard.

Bien évidemment, je ne parlerai pas ici de caractère, chose beaucoup trop subtile pour une écervelée comme moi. Je me concentrerai donc sur l'essentiel (oh ça va hein, on ne peut pas parler du Darfour tous les jours non plus) : le physique.

Et là, vous pensez tout de suite que miser sur le bon cheval consiste à éviter la catastrophe désormais bien connue sous le nom de Fat Tom.

Je vous explique. A 25 ans, vous vous mariez avec lui, M. TopGun en personne. Forcément, vous êtes fiérote, toutes les copines vous l'envie, vous pensez que cette fois-ci, c'est bon, vous pouvez foncer tête baissée vers 50 ans de bonheur conjugal. En même temps, je peux comprendre, c'est un peu comme trouver une combinaison intégrale en cachemire au prix d'un string en polyester. Une seconde après, si on hésite, c'est la copine qui l'emporte. Alors on ne réfléchit pas, et on fonce.


Quelques années plus tard, on se rend compte qu'on est avec une saucisse sur pattes devenu totalement hystérique et embrigadé dans une secte :



Mauvaise pioche...


Et puis il y a celles qui savent vraiment tirer leur épingle du jeu. J'aimerais que vous, dans la salle, vous leviez bien haut le bras si vous donner 10 peanuts au monsieur ci-contre. (Les mecs peuvent jouer aussi). Levez le bras bien haut que je puiss voir.

Ben voilà, c'est bien ce que je pensais, il n'y en a pas une qui soit intéressée. Faut dire qu'un petit gringalet avec les yeux à moitié fermés et la coupe choucroute, ça ne tenterait pas même Eve (la pecheresse originelle de la Genèse, hein, pas ma copine Eve au nom de laquelle je ne veux pas du tout m'exprimer sans son accord sur la question).



Oui, mais voilà... voilà quoi ? Et bien j'aimerais maintenant que les mêmes me disent si le monsieur à droite, là, les tenterait plus. Allez-y, vous pouvez cliquer pour agrandir, histoire de bien vous informer avant de vous engager.

Ah bah oui, là, c'est la forêt équatoriale de bras pour le Dr Mamour. Hinhinhin, et c'est là qu'on rigole : comme dirait un grand penseur de notre temps, "la droite et la gauche, c'est la même chose". Enfin, le même. Patrick Dempsey en personne, jeune et moins jeune.



Vous ne me croyez pas ? Et voici deux autres avant-après sur le vrai bon cheval sur qui miser :


Dommage pour Katie Holmes, et félicitations à la femme de Patrick Dempsey, qui a (voix mélodramatique type téléfilm de l'après-midi sur M6) "su voir le diamant taillé sous le morceau de pierre brute".

Souvent, je me dis qu'à force de langudeputer sur le physique de mes petits camarades de prepena, j'en oublie que sous l'un d'eux se cachent sans doute un Dr Mamour en puissance. D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, pourquoi quasi-tous nos profs, anciens préparationnaires eux-mêmes, sont aujourd'hui de forts sexys jeunes hommes (mariés, je précise, pour couper court à tout fantasme ayant pour cadre Boutmy) ?? Il faut bien, pour une question de logique statistique, que eux aussi aient été moches avant de devenir beaux. Ou alors je suis tombée sur une mauvaise année...

Mesdemoiselles, demain, en allant faire votre marché du Prince Charmant dans un amphi, autour de la machine à café, ou depuis une terrasse de resto, pensez très fort à Patrick Dempsey et à Tom Cruise en regardant autour de vous...

28 mars 2007

On attrape pas les mouches avec du vinaigre

A en écouter mes amis, les garçons ne s'attrapent pas avec de l'esprit, de l'humour ou un décolleté, mais avec du vinaigre. Si je fais la somme des différents conseils qui me sont prodigués par les reines de la drague ou leurs cibles masculines, une nana irrésistible se doit :

1. d'être un peu chieuse. Une béni-oui-oui, ça n'a rien d'attirant. La nana gentille, pas hystérique, pas capricieuse n'est qu'une vague limande sans intérêt. Il paraît que le caprice, c'est "avoir du caractère". La fille pas chieuse est facilement soupçonnée de ne pas avoir de personnalité. Et si elle était juste polie ?

2. d'être un peu conne. Une nana qui sait tout sur tout, ça énerve. Faut pas être niaise non plus, mais juste montrer quand même que sans lui, on ne vaut pas grand-chose.

3. d'être un peu fragile. "Moi femme faible avoir besoin de grande épaule homme fort pour avancer dans la vie". Toujours assurer nuirait gravement à la confiance en lui de l'Homme.

Or moi, grande spécialiste, je conteste cette vision des choses. Parce qu'il faut bien se mettre en tête que :

1 bis. Seules les vraies irrésistibles peuvent se permettre d'être chieuses. Chez les autres, ça ne fait qu'un défaut de plus. A l'extrême rigueur, ça donne encore un petit charme pour l'être enamouré, mais pour les Autres (qui continuent d'exister malgré la récente mise en couple, je le rappelle), c'est juste insupportable. Si vous continuez à penser qu'être chieuse était une qualité, c'est que vous n'avez jamais personnellement expérimenté l'enfer que représente une petite copine chieuse au bras de l'un de vos amis.

2 bis. Le célibat contraint à devenir forte et intelligente. D'ailleurs, légère niaiserie et faille, même combat : le but est de montrer à l'Homme qu'il est indispensable. Or quand on a justement dû s'en dispenser par la force des choses, il a bien fallu apprendre à un moment ou un autre à faire toute seule. Hier soir, j'ai gagné le surnom de Mac Gyver en réussissant à ouvrir au tournevis une boîte de cirage sur laquelle s'acharnaient deux copains sans succès depuis 2 jours. Mac Gyver, c'est sympa mais pas super glamour, j'en conviens. Alors je comprends que ça ne soit pas un bon départ dans la vie, de savoir ouvrir les boîtes de cirage. Mais n'empêche que c'est bien pratique d'avoir un ouvreur automatique chez soi, non ? Bon, d'accord, je m'enfonce. Il faut quand même dire que le célibattantisme n'est que très rarement une posture revendicative, mais une nécessité contingente liée à l'instinct de survie en milieu hostile. Vouloir / devoir s'en sortir toute seule n'implique pas nécessairement une volonté d'extermination des mâles, devenus inutiles. Je vous assure que quand j'ai arrosé mon ordinateur de café, j'aurais adoré pouvoir appeler un esprit masculin cartésien et rassurant.

3 bis. Tout ca veut quand même dire que ce qui prime n'est pas ce qui fait qu'il est agréable, ou non, de vivre au quotidien avec quelqu'un pendant 50 ans, mais l'image de soi qu'on renvoie à l'autre. "Je ne t'aime pas pour toi, grosse chieuse niaise et faible que je ne supporte plus, je t'aime parce que tu me fais me sentir fort, beau et intelligent". M'étonne pas qu'un mariage sur trois finisse en divorce.

Tout ça pourrait sentir un peu le rance, mais en fait non. Promis juré je ne suis pas aigrie. Ca me fait plutôt sourire en réalité. J'adore observer les couples en train de se former, l'étincelle qui est plus ou moins là... Je trouve ça fascinant d'obeserver des gens qui font attention au moindre de leur geste, et qui en disent à travers cela encore plus que s'ils se comportaient normalement. Et puis finalement, toujours la même question : qu'est-ce qui fait que là, ça marche ou pas ?

Finalement, certainement pas le fait d'être une chieuse ou non. Souvent, pendant les rendez-vous, les nanas se tripotent les cheveux. Ca veut dire à la fois "Est-ce que je suis belle ?" et "Mon Dieu, que je suis stressée, j'ai besoin d'un doudou". Demandez à un mec ce qu'il en pense : si la nana lui plaît, il trouvera ça adorable ; si elle ne lui plaît pas, il trouvera ça énervant. Alors à quoi ça tient ? A de la chimie ? A la chance ? Aux phéromones ? A notre cerveau primitif ? Aux hormones ? A un jugement rationnel analysant coûts et bénéfices ? A l'horloge biologique ? Au hasard ?

22 mars 2007

Les goûts changent (mais pas toujours)

Il y a onze ans, jour pour jour et sans doute heure pour heure (grosso modo), j'embrassais mon premier garçon. Enfin le premier vrai qui comptait. J'avais 12 ans, et comme à cet âge-là, tout est passionné, il comptait depuis notre rencontre, soit 4 jours plus tôt.

C'était à la boum de fin de classe de mer à Cancale. Il s'appelait Matthieu, il m'avait invitée à danser un slow sur Gangsta's Paradise de Coolio (et oui, 1996 en force) et pendant notre danse, j'avais pu sentir dans son cou la douce effluve du Brut de Fabergé dont il s'était aspergé.

Notre merveilleuse histoire d'amour-pour-toujours a duré une petite semaine. J'ai ensuite passé des nuits à pleurer en écoutant Coolio et en me rappelant de son parfum. Aujourd'hui, ni cette mauvaise reprise de Stevie Wonder ni Fabergé ne m'émeuvent plus, et auraient même plutôt tendance à me faire fuir.

Heureusement, tous mes goûts ne changent pas. Je sors tout juste d'une soirée ciné avec Anne. Bravant les critiques médiocres et mes craintes d'être déçue, j'ai été voir avec elle Ensemble c'est tout, tiré du roman éponyme d'Anna Gavalda dont j'ai déjà parlé rapidement ici et aussi .

Pour la première fois de ma vie, je trouve que le film est presque aussi bien qu le livre. Il manque bien un tout petit truc, le sens du détail encore plus raffiné, mais qui est tout simplement impossible à rendre au cinéma. Etant donné les contraintes et mes attentes, je dirais que Claude Berri est parvenu à atteindre un optimum tout à fait parétien. En bref : je recommande.

Les acteurs sont bons, les morceaux choisis sont judicieux, les images sont belles. On peut dire ce qu'on veut, qu'Anne Gavalda, "ce n'est pas de la grande littérature" (avec petit air de dédain de celui qui sait de quoi il parle), je trouve qu'avoir le pouvoir de rendre les gens un peu plus légers et un peu plus heureux réclame un sacré talent. Chacun de ses livres est une petite pépite. Et je n'ai absolument aucune honte à faire cohabiter les romans d'Anna Gavalda avec les poèmes de Neruda ou les réflexions tordues de Kerikegaard.

Que les gens qui n'aiment que la grande littérature continuent à s'emmerder sans moi en se forçant à lire des pavés insipides mais reconnus. Et qu'ils s'attaquent plutôt à Marc Lévy...

09 mars 2007

Nouvelles du front

Cet après-midi, au détour d'un cours mortellement ennuyeux par son simplisme, je retrouve avec plaisir et papotages une amie disparue dans les limbes de la préparation des oraux ces six derniers mois.

Le retour pour elle est difficile. Un tour d'horizon. Elle scrute, elle reprend contact du regard avec ceux qu'elle avait quittés en octobre. Et conclut, résignée :

"Pffff... j'ai vraiment l'impression d'être revenue à Mocheland !"

08 mars 2007

Deux de perdues, un de retrouvé !

J'aime vraiment bien le "nouveau" format des soirées de France 3, avec une tranche d'actualité intelligente, le plus souvent dépouillée des faits divers fanfaronnant et des résultats sportifs en première page, coincée entre deux tranches de Taddéi qui me fait bosser la culture G. Malgré cela, ça faisait un bout de temps que je n'avais pas regardé le Soir 3. Tellement longtemps que je n'ai même pas assisté au départ de Marie Drucker, dont j'ai déjà regretté et critiqué la disparition temporaire.

Mais le journal de ce soir me réserve une agréable surprise. A sa place : Louis Laforge, le dernier gendre idéal du Service public audiovisuel. Et mon goût pour les gendres idéaux ne se dément pas : je l'aime décidément beaucoup. Je le classe dans le même panier de la sexytude que le présentateur de Capital, période post-Chain (je précise), dont j'ai oublié le nom, parce que quand il passe à la télé, ce n'est pas son nom que je regarde...

Louis, il a tout : les yeux bleus, la petite vague rebelle-mais-pas-trop, le costard chic mais pas tape-à-l'oeil, la cravate de bon goût et assortie à la chemise. L'intérêt, c'est le tout, évidemment. Parce que Cauet aussi est blond aux yeux bleus (enfin, blond, faut encore deviner), et il ne me fait absolument pas le même effet. Dingue non ?

Le seul défaut de Louis, c'est qu'il commence à avoir la coupe PPDA, avant le brushing couvrant le dessus avec le dessus. Rien de tragique hein, mais petit à petit, l'oiseau fait son nid (ailleurs, sur une tête où il y a encore des cheveux).

Tiens, il faudrait que je regarde un peu qui remplace Schönberg... Peut-être une autre bonne surprise ?!

09 janvier 2007

Beauté intérieure et intelligence extérieure

Je ne suis pas (encore) une grande spécialiste de la nature masculine. J'ai encore de nombreux mystères à percer, en particulier la relation exacte qu'ils entretiennent avec l'intelligence, en particulier féminine. Mes observations in vivo me laissent régulièrement perplexe, étonnée voire estomaquée.

Il y a sur Europe 2 TV (on a les références qu'on peut) un truc américain tout à fait dans le genre de ceux de MTV qui s'appelle Next. J'en conviens, ce n'est pas d'une très grande intelligence (puisqu'on en parle), mais je trouve ce genre d'émissions, à petite dose, particulièrement intéressant d'un point de vue strictement culturel. De même que les séries australiennes nous apprennent des tas de de choses sur l'Australie (grâce à Hartley Coeur à vif, je sais depuis mon adolescence que l'Australie est un grand pays d'immigration pour les Grecs), Next nous apprend plein de choses sur la jeunesse américaine. Le principe de Next ? Un mec /une fille rencontre 5 garçons / filles. Le premier passe, dès qu'il en a marre, il dit "next" et un autre arrive, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ou elle ait trouvé chaussure de Cendrillon à son pied.

En général, les mecs disent - en gros - qu'ils veulent une fille jolie mais surtout intelligente. Et ils repartent immanquablement avec la greluche blonde à gros seins et faux ongles d'actrice porno qui ricane comme Pamela Anderson. Alors deux possibilités : soit nous n'avons pas la même notion de l'intelligence (qui doit être extérieure). Soit leurs capteurs à neurones s'affolent à l'approche de telles jeunes femmes comme mon radio-réveil quand mon portable est à proximité.

J'ai récemment eu confirmation du réalisme de ce genre de comportement dans la vraie vie. A une soirée, un couple arrive. Lui : normal. Elle : ne ressemble pas à une greluche, mais après un quart d'heure de conversation, elle aligne connerie sur connerie. A chaque verre de vin, son abyssal manque d'intelligence se fait plus flagrant. A la fin de la soirée, c'en est presque gênant. Vous pouvez me trouver dure. Je me trouvais moi-même un peu trop cruelle. Il m'a suffi de croiser le regard de l'amie qui nous avait invités chez elle pour que je comprenne que je n'étais pas seule et que mon jugement était largement partagé.

D'ailleurs, il était également partagé par son mec. Dans mon souvenirs, ils étaient ensemble depuis plus d'un an, ce qui laisse largement le temps de découvrir les limites des uns et des autres, en particulier intellectuelles. Le jeune homme était conscient des faiblesses de sa dulcinée. Au bout d'un moment, excédé de la voir déblatérer, il lui a intimé l'odre "d'arrêter de dire des conneries et de la fermer un peu". Le ton ne serait jamais passé avec moi, mais j'étais soulagée de la voir obéir. En dehors de l'humiliation infligée, cela signifiait clairement que ce mec avait conscience de la connerie de sa nana, qu'il en était gêné, mais pas au point de la quitter.

La question perdure donc : quelle relation les mecs entretiennent-ils réellement avec les neurones de leur nana ?

Un dernier élément subsidiaire : « D'après une étude britannique, à chaque fois qu'un homme augmente de 16 points son QI, ses chances de se marier grimpent de 35 % alors que pour une femme, 16 points de plus, c'est 40 % de chances en moins. »

28 novembre 2006

Le nouveau James Bond

Certains y verront peut-être une explication flagrante à mon célibat (ben oui, c'est évident, je suis trop difficile), mais je dois dire que je suis TRES déçue par le nouveau James Bond, Daniel Craig dans la "vraie vie" (ces gens-là vivent-ils parfois dans la vraie vie ?).

Je passerai sur son visage... En dehors du fait qu'il ressemble à J. R. (les anciens lecteurs savent ce qu'il y avait ici avant et que je ne peux plus laisser aujourd'hui), ce qui n'est pas nécessairement un compliment, je suis bien consciente que "des goûts et des couleurs" etc.


Mon avis sur la question, c'est qu'il n'est quand même pas SUPER BEAU. Sur la photo - et j'avoue en toute honnêteté intellectuelle que je ne l'ai pas choisie pour rien - il a même franchement l'air d'un troll, non ?

Mais passons directement à corps.


Certain(e)s bavent déjà, je le sais. Mais pas moi. On dirait un bestiau de corrida, et je ne parle du torreador. Alors que James Bond, c'est la classe, la distinction, le raffinement, et pas une masse de muscle gonflé en salle. James est fin, élégant, élancé, délicat. Décidément, tout fout le camp. Si même James Bond devient une caricature d'Américain body-buildé et perd tout son charme discret (mais présent humhum)... où va le monde ?

26 octobre 2006

Juste une mise au point

Comme les sociologues commençaient à sentir leurs volumes de vente sur les bouquins portant sur les métrosexuels baisser, ils se sont dit qu'il fallait réagir, d'autant plus que Noël approchant, leur porte-monnaie devait être réapprovisionné avant que la liste de leur progéniture n'arrive chez leur banquier. Du coup, ils nous ont pondu l'übersexuel.

Mon idée n'est pas du tout de critiquer (ou pas) cette théorie ce soir. Pour ce que j'en sais, chacun fait ce qu'il veut, tant qu'il laisse les autres tranquilles. En revanche, j'aimerais beaucoup qu'on m'explique le pourquoi du comment de la choucroute : pourquoi a-t-on d'un seul coup un terme germanique pour parler de ce phénomène de société tellement idnéniable que je ne sais pas exactement ce que c'est censé vouloir dire concrètement.

Bien évidemment, je ne suis pas contre les termes allemands. Mais celui me fait hurler de rire à chaque fois qu'il est utilisé par un journaliste. Ca permet tout de suite de faire des petites catégories comme je les aime (je sais, c'est mal de mettre les gens dans des cases mais moi, j'aime bien) :

- les béats inconscients pour commencer. Alors eux, ça s'appellerait des oversexuals, des sopra-sessuale, des over-seksueel, ou même, soyons fous, des sursexuels, ils ne se rendraient compte de rien. Un mot, c'est un mot, et basta. Ne cherchant pas à savoir d'où il sort, ils ne connaissent ni son origine ni sa signification originelle. Ca évite de se poser trop de questions, après avoir maudit l'erreur d'impression qui leur a mis deux petits points bizarres et sans intérêt au-dessus du u. Enfin du ü. Enfin on se comprend quoi. Pour eux, aucune typologie de prononciation n'est possible, c'est du grand n'importe quoi.

- les "je crois que je sais parler allemand et je veux me la péter mais en fait non". Ces journalistes croient pouvoir prononcer ce mot correctement mais ont oublié la moitié de leur allemand appris sur les bords du Neckar avec une écolo baba cool qui buvait du thé au fenouil dans les années 80. Ceux-là se rappellent bien qu'il y a un truc bizarre avec le u en allemand. Ah oui, c'est vrai faut dire "ou" et pas "u". Du coup, ils tentent le "oubeurzeksuel". La motivation y est, il y a même le "s" qui se transforme en "z". Et le "ber" en "beur". Mais ce n'est pas encore ça.

- les journalistes conscients de leurs faiblesses et consciencieux. Sachant comme Socrate qu'ils ne savaient rien, ils se sont renseignés. Et ont capté que le "ü" se dit "u", tout bêtement. En revanche, pour le reste, on repassera. Ce qui donne au final "Hubert-sexuel". Et pour connaître un certain nombre d'Hubert (surreprésentation numérique sur les bancs de Boutmy... Une véritable anomalie statistique), je vous assure qu'ils n'ont rien de sexuel, ni d'übersexuel d'ailleurs.

Je sais, je suis perfide, et la critique est facile. Alors pour qu'elle soit un peu constructive, petite leçon de prononciation. Übersexuel, ça se dit "u" comme "hululer", "beur" comme "beurre demi-sel", "zexe" comme "sexe avec un z au début", "ou" comme "oublier" et "el" comme "aileron". Ce qui donne donc u-beurre-zexe-ou-aile. Merci pour lui.

10 octobre 2006

Anecdote à valeur générale ?

Comme dans tous transports en commun de France, de Navarre et du monde entier, la RATP réserve dans ses bus quelques places "prioritaires" à des gens qui étaient auparavant peu identifiés. Ils étaient également peu identifiables. Tant et si bien que je ne savais jamais si je devais vraiment céder ma place assise à cette dame grisonnante ou non depuis que je me suis faite insulter par une dame que je jugeais suffisamment âgée pour qu'elle ait le droit de s'asseoir et qui se jugeait trop jeune pour avoir cette faveur. En somme, ces places prioritaires étaient pour moi de vraies tortures sources d'incidents diplomatiques en puissance.

Désormais, la liste de la RATP est nettement plus claire, affichée au-dessus des places en question, avec une hiérarchie stricte entre les différentes catégories de prioritaires. Debour à ne rien faire (plein de jeunes seniors dynamiques profitaient de leur droit à l'assis-attitude), j'ai donc découvert avec intérêt la hiérarchie établie par la régie des transports parisiens.

En première place, les invalides et mutilés de guerre. En même temps, ils ne sont pas nombreux, mais de là à les mettre en première place... Les femmes enceintes arrivent en 6ème position. Innocemment, j'ai pensé tout bas qu'on en était donc là : on pense d'abord à ceux qui ont défendu la patrie - riche et noble cause si l'en est - par le passé avant de penser à celles qui assurent la nation de demain.

Bon, très honnêtement, je ne sais pas ce que ça fait d'être enceinte. Je n'en ai pas la moindre idée. Mais mon bon sens me fait dire qu'avec ça, on a bien mérité une petite place assise dans le bus. Parce que quand même, être enceinte, ça revient - au bout de quelques mois - à se trimballer perpétuellement avec 3 bouteilles de lait dans le ventre. Mine de rien, ça pèse ces petites bêtes-là.

Et avec tout ça, un mec peut se pointer avec un bout de doigt en moins et, sous prétexte qu'il l'a perdu à Verdun, à Constantine ou à Lang Son, revendiquer la place de cette dame :


Ceci n'est pas une vraie femme. Ceci est une sculpture. C'est de l'art. C'est Ron Mueck qui l'a fait et sa maman doit être très fière de lui aujourd'hui. Alors on l'applaudit bien fort.

Alors je ne sais pas, peut-être que je fais du jeunisme anti-vieux, peut-être que je fais du pacifisme anti-militaire, peut-être que je fais du féminisme radical. Ou peut-être que cette petite anecdote ratpienne montre que le principal problème de la France est dans la définition et la hiérarchisation de ses priorités.

25 août 2006

Petite leçon de séduction

Pour l'instant, j'ai un demi-pouce dans l'engrenage de l'écriture pour jeunes femmes. On ne sait jamais, je mettrais peut-être le pied entier dans la presse masculine un jour. Ce jour-là, je pourrais expliquer à encore plus d'hommes (encore plus que ceux qui lisent ceci bien sûr) ce qu'il faut faire et dire pour avoir l'autre moitié de l'humanité à leurs pieds. Enfin, peut-être pas autant que ça (au minimum les quelques membres de la moitié de l'humanité qui me ressemble un peu), mais pour faire mieux que ce qu'ils font pour l'instant, sans doute.

Mais en attendant, je ne citerais qu'une phrase que tout homme se devrait de mémoriser si jamais il lui arrive un jour de ne pas savoir quoi dire :

- pour décrocher la dernière flèche qui lui permettra de conquérir définitivement le coeur de celle qui le fait mariner depuis plus de 3 mois
- pour désamorcer une crise conjugale en puissance
- pour récupérer une regrettée

Cette phrase, dont la paternité revient tout naturellement au délicieux Adalbert, doit bien évidemment être adaptée à chaque situation, mais il a réussi le coup de génie de concentrer tous les ingrédients nécessaires à l'épanouissement de la princesse qui sommeille (ou rêve de sommeiller) en chacune de nous. Ce soir, cet exquis jeune homme a réussi à me dire "ce n'est pas pour rien que je suis en passe de me vendre corps et âme à une banque d'affaires américaine, Sophie, c'est pour t'acheter des places d'opéra".

Les ingrédients du réveilleur de Belle-au-bois-dormant résident dans un peu de fantasme de princesse (l'opéra) et beaucoup de fanstasme de preux chevalier (l'aveu "je suis prêt à tout sacrifier pour toi même ma paye si rudement gagnée"), le tout rassemblé dans un don inconditionnel. Prenez-en dans le graine messieurs, et vous n'aurez plus besoin d'FHM.

Edit : non, je n'arrondis pas mes fins de mois en jouant à la call girl. Et ceux qui ne connaissent pas Adalbert ne peuvent pas comprendre. Désolée :D.

22 août 2006

Je déclare forfait

Vous vous rappelez de mon amoureux de maternelle devenu star du footaball ? A l'époque, je pensais que ma carrière de femme de footballeur ne m'avait échappé qu'à un fil. Aujourd'hui, je dois admettre qu'il y a plutôt une énorme pelote de laine entre nous deux, je déclare forfait.

Je suis encore la carrière de Jérémie de façon épisodique, par curiosité et par amusement. Et hier, j'ai découvert qu'il avait un article sur Wikipedia. Et là, ils disent : "He is the fiance of British model and celebrity Leilani Dowding". NON, ce n'est pas possible, il n'a pas pu m'oublier si vite...

Du coup, je me penche sur cette Leilani. Rien que le fait qu'elle soit "British model" ne me dit rien qui vaille. Je découvre que c'est une ancienne Miss Royaume-Uni. Une vraie peste sans doute. Les photos que je découvre confirment mon premier jugement entièrement fondé sur des éléments objectifs :






Nous n'avons visiblement pas les mêmes armes de séduction massive. Mais je suis certaine qu'elle est extrêmement vulgaire... non ?

En descendant un peu plus dans les résultats de Google, je vois qu'elle lui a laissé un petit message sur sa page myspace : "gros bisous mon coeur. J'taime mon petit grenouille". Franchement, même Babelfish aurait mieux parlé français que ça. Pffffffffffffff, trop nulle la fille, je ne vois vraiment pas ce qu'il lui trouve... :D

N'empêche, c'est hallucinant de pouvoir avoir autant d'informations sur quelqu'un en quelques clicks. Big brother...

17 mai 2006

Hihihihihihihihi !

Désolée, c'est méchamment sadique, mais quand je vois que là, sous mon nez, il pleut comme vache normande qui pisse du cidre, je rigole doucement. Oh non, pas par esprit mesquin en pensant aux sans-abris parisiens qui vont être trempés comme des soupes, bien au contraire. Je pense juste à tous ces mecs en maillots rayés que j'ai vu parader toute la journée dans les rues de Paris. Venir du fin fond de l'Espagne pour voir des mecs en short courir sur une pelouse tout en se faisant mouiller comme à l'Aquaboulevard, c'est quand même balo...

En plus, je devrais même pas rire, parce que si ça se trouve, dans le lot, il y a Jérémie Aliadière qui joue. Et c'était mon amoureux de maternelle alors ON NE RIGOLE PAS avec ces choses là. En plus, on jouait ensemble aux Chevaliers du Zodiac à la récré et lui, c'était toujours Pégase bien sûr, le rouge, le top du top, la crème. Et parfois aussi, on jouait à Olive et Tom, mais là, c'était nettement plus rude pour moi, il y avait déjà une petite inégalité...

Bon, maintenant, je le trouve nettement moins beau avec le recul. Mais il joue quand même à Arsenal. Quand je pense qu'on a eu les mêmes maîtresses jusqu'en 6ème, je ne comprends vraiment pas pourquoi je n'arrive toujours pas à dribbler. Etrange...

Remarquez, même lui a un peu de mal à décoller. Mais ce n'est pas de sa faute le pauvre chou n'arrête pas de se blesser. Allez, maintenant que j'ai pu caser cette petite histoire, je suis contente :-) On termine sur sa photo ? OH OUIIIIIIIII !!!






Là c'est pour montrer comme l'autre est méchant avec lui (et aussi qu'il a de jolies cuisses toutes musclées toutes bronzées, au passage)





Et là c'est pour montrer que même s'il s'est déchiqueté les ligaments du genou, il gagne !

Quand je pense que j'ai raté mon destin de femme de footballeur, alors que ça ne tenait qu'à un fil...