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12 janvier 2008

Y a pas de justice en ce bas monde

Vous voulez que je sois sincère avec vous ? Et bien le sport, c'est rien que de la nazerie. Pendant 3 mois, vous suez sang et eau pour réussir à garder le sourire pendant (et après) une séance de torture en bonne et due forme. Vous commencez à vous dire que vous pourriez quitter les cours pour débutants et passer au niveau supérieur. Et là, c'est le drame : vous arrêtez deux petites semaines pour cause de trêve des confiseurs.

Et quand vous reprenez, c'est comme si vous n'en aviez jamais fait de votre vie. J'ai l'impression qu'on a fait du papier mâché (mais siiiiiii rappelez-vous, en maternelle : le papier journal haché que l'on mélange à de l'eau pour faire des scultpures immondes avec une bouillie informe) avec tous mes muscles.

Je vous vois tout de suite venir, bande de mauvaises langues. Vous êtes prêts à vous attaquer sans vergogne à moi et à ma prétendue superficialité en me soupçonnant simplement d'avoir trop intensivement arpenté les trottoirs des rues commerçantes depuis mercredi matin. Et bien non, même pas. Je me suis achetée les chaussures les plus sublimes de la terre, et basta.

Je ne vous les montrerai même pas tellement elles sont belles, vous pourriez me reconnaître immédiatement en me croisant dans le métro tellement elles sont inimitables. Je sais, il commence à y avoir beaucoup de "tellement" dans cette phrase, mais je n'en reviens toujours pas que ces beautés m'appartiennent.

Depuis le mois de septembre j'ai un micro-orgasme visuel en les voyant dans la vitrine, et elles sont maintenant dans mon placard (autant vous dire que pour mon petit coeur, il faudrait que j'évite d'ouvrir trop souvent mon placard, parce qu'elles me font toujours le même effet). Si tu es un homme et que tu ricanes derrière ton écran, imagine juste que je parle d'un iPhone, d'une Audi TT (même si la nouvelle est moins belle que la première) ou d'un jet privé (qui t'appartiendrait à toi et non à Bolloré et que même pas en rêve tu le prêterais aux copains).

Bon, donc finalement, il y a peut-être quand même une justice en ce bas monde : ma patience et ma raisonnabilité (ben oui, on dit comment sinon ?) ont été récompensées. Pour le reste, j'ai toujours l'impression que Bruce Lee m'a cassé 6 briques sur le ventre. Mais ça va passer, hein, non ?

20 décembre 2007

Violences domestiques

Je crois que je rêve un peu, mais j'ai l'impression que si je prétendais être une femme battue, on pourrait presque me croire. Loin de moi l'idée de faire semblant, surtout que je ne vois pas qui accuser [ironie]sinon, EVIDEMMENT, je ne me priverais pas de le faire[/ironie]. Je dis ça parce que les preuves corporelles sont là. Je suis loin de vivre dangeureusement, mais je suis couverte de bleus, de petites cicatrices, et de brûlures (ceci n'est pas une annonce de plan).

Je ne sais pas comment je me débrouille, mais je me cogne partout et tout le temps. On ne peut pourtant pas dire que j'aie un corps démesurément grand et encombrant. Et pourtant... Mes pieds rencontrent trop souvent ceux des tables, des chaises et des lits. Mes jambes se prennent dans toute sorte de choses improbables, allant du tuyau d'aspirateur au hublot de la machine à laver. Mes hanches butent sur les tables, les bureaux, les plans de travail et les tables de nuit. J'ai même réussi à me faire un bleu sur le dessus de la main après s'être fait violemment rencontrer mon métacarpe et le coin d'une table de bistrot (à jeun). Bilan : il ne se passe pas un jour sans que je sois couverte de bleus, plus ou moins petits, plus ou moins nombreux, mais bien présents. C'est vachement classe. Maintenant que je fais du vélo, j'enrichis ma collection de bleus : mettre ma béquille avec le tibia me fait un bleu, même en deouceur et à travers mes bottes et mon jean. Ué, je sais, n'est pas Princesse au petit pois qui veut, ça demande de sacrées compétences...

Les cicatrices ben... enfin je ne vais pas vous raconter ma vie corporelle intime. Mais dans le cadre de ma fausse plainte pour violence domestique, j'aimerais quand même fournir une nouvelle preuve. A savoir mon trou dans la cuisse (là, je remonte vachement mes stats avec quelques mots, la vie est magique). J'ai un vrai trou dans ma vraie cuisse gauche. Un trou creusé à l'acide. Là, tout de suite, ma fausse plainte prend une dimension dramatique, non ? Vous ne commencez pas à me trouver un petit air de Souad la brûlée vive (le lien, c'est juste pour que vous situiez, pas pour que vous achetiez, "je ne suis pas folle vous savez") ? Si vous voulez simuler une violence domestique sur une cuisse innocente, la méthode est simple : faites un long voyage en voiture et laissez votre vieux walkman avec ses vieilles piles posé sur vos cuisses. Si vous avez de la chance, vous allez vaguement sentir un tout petit filet liquide couler de votre walkman. Vu que vous êtes en terminale L, vous ne comprenez pas ce qu'il se passe (si si, je suis sure que j'aurais réagi plus vite si j'avais écouté ma prof de maths de seconde et que j'avais choisi S. Comme quoi... à quoi ça tient la vie, hein Maurice !). Vu que vous ne comprenez rien et que vous ne voyez rien de probant, vous repoussez votre walkman. Un peu après, ça commence à brûler sévère. Après les 6 heures de route réglementaires, c'est bon, vous avez un trou dans la cuisse. Si vous aussi vous avez fait L et que vous voulez comprendre, c'est simple : la pile a eu le mal de mer et a vomi tout son quatre-heures sur mon jean et donc sur ma peau. Je ne sais pas ce qu'il y a dans les piles, mais ça fait des cratères dans la peau. Je crois que je bats Souad non, avec cette histoire horrible de la violence moderne dans nos sociétés sur-technologisées ?

Quant aux brûlures, c'est simple : je n'y peux absolument RIEN si la résistance de mon four se précipite sur mes mains dès que j'ouvre la porte d'icelui (le four). La main gauche a toutes les faveurs d'icelle (la résistance). Franchement, dans le cadre de ma fausse plainte, je pense que je pourrais faire passer ça pour des brûlures de cigarette, appliquées consciencieusement à quelques centimères d'écart les unes des autres, un peu partout. Dieu merci, j'ai toujours mon Baume des Pyrénées à portée de main brûlée. Dans la porte du frigo, pour être précise, ça soulage encore plus. Le seul problème, c'est que je n'ai jamais su écrire Pyrénées depuis l'école primaire. Méditerranée je commence à savoir, mais Pyrénées, je n'y arrive pas. Il faut nécessairement que j'aille sur Wikipédia pour être sûre. Alors si vous voulez bien, c'est la dernière fois que je vous parle des Pyrénées et de son baume.

Donc en gros, j'ai des bleus comme si je faisais de la lutte libre tous les 4 matins, des cicatrices comme si j'étais un vieux détenu, et des brûlures comme si je refusais de mettre des maniques avant de plonger les mains dans mon four sous prétexte que ça me fait tout renverser. La question est : ma plainte pour violences domestiques est-elle recevable ?

12 décembre 2007

Ca, ça, ça... et puis ça aussi.

Difficile de trouver un fil conducteur entre :

- la mort de Kierkegaard, hier matin, entouré des siens (enfin, de la sienne quoi, moi). Alors que Vilnius a été tendrement enterré en compagnie mondaine dans le jardin de Sciences Po, Kierkegaard a rejoint les égoûts de Paris. Heureusement qu'il n'était plus là pour se voir lui-même...

- l'absence de réponse à cette question fondamentale qui m'a torturée toute la journée, journée passée dans une bibliothèque qui n'a plus le chauffage depuis 2 semaines donc glaciale : "mais pourquoi suis-je frileuse ?". Je pensais avoir fait le nécessaire en enfilant ce matin un gros pull col roulé en laine, un gilet en laine, un graaaaaaaaand pashmina, et - détail glamour - un collant sous mon jean. Même avec tout ça et mon manteau d'hiver, j'ai été profondément congelée. Mais POURQUOI les filles ne sont-elles pas irriguées comme tout le monde ?! Enfin, comme les garçons, quoi... En même temps, toutes les filles ne sont pas des serpents à sang froid comme moi, puisque l'une d'elle avait une robe-débardeur en coton sans rien en-dessous (portée avec des bottes en caoutchouc, pour le détail). J'ai vérifié, ce n'était pas juste pour aguicher l'étudiant studieux, elle n'avait pas le moins du monde la chair de poule, alors qu'il devait faire dans les 15°, à vue de pieds gelés. Ca existe les perfusions d'eau bouillante ?

- j'ai senti aujourd'hui très distinctement un garçon parfumé à l'eau de toilette "Pêche de Provence" d'Yves Rocher. Je passerais sur le choix d'Yves Rocher, après tout, chacun sa vie. J'ai moi-même porté ce parfum pendant quelques mois, absolument ravie et fière de ce cadeau de fââââââââmme que ma cousine m'avait offert pour mon onzième anniversaire. Je présume que je vais passer pour une grande snob (mais en même temps, oui, je suis une snob du parfum : si un Eau jeune ne coûte pas le même prix qu'un Guerlain, ce n'est pas juste pour payer la musique de Muse dans la pub), mais passés 13 ans, ça le fait moyen. Mieux vaut sentir bon le savon sobre que mauvais le parfum cheap. Bon, tout ça pour dire : certes, je me considère comme relativement ouverte sur les questions de genre, mais là, j'ai malgré tout été surprise de ce choix somme toute très féminin. Je soupçonne à vrai dire sa petite amie d'avoir voulu marqué son territoire. Il est certain qu'avec un tel sillage, il ne risque pas beaucoup d'émoustiller. Mais si c'est un choix libre et individuel, il atteint l'un des buts de tout grand nez : rendre celui qui porte la fragrance inoubliable.

- je vais faire voeu de silence. Il faut que j'arrête de parler en société, je fais trop de gaffes. Les gens font des choses gentilles - voire adorables - pour me faire plaisir, et je détruis en 3 mots tous leurs efforts. Alors que je ne parle pas de LEURS choses gentilles, évidemment, sauf que je suis la seule à le savoir, et qu'ils le prennent logiquement pour eux. Ca a commencé à la fête d'anniversaire de mes 8 ans avec toutes mes copines. Au moment de déballer mon dernier cadeau, j'ai dit bien distinctement "ohlala, j'espère que c'est pas ENCORE un stylo !" (euh oui, c'est une remarque de petite peste pourrie gâtée, mais pour ma défense, j'avais déjà reçu 2 stylos en cadeau dans la même après-midi). Et naturellement, le dernier cadeau était un stylo. En plus, c'était un très joli stylo. Christelle était déconfite, j'étais dans mes minuscules souliers. J'ai eu beau lui dire plein de fois que ça me faisait très plaisir, elle était définitivement blessée, et ça se comprenait aisément. Je croyais qu'avec le temps, je saurais être suffisamment raisonnable pour contrôler le flot de paroles quittant mon gosier, mais visiblement non. Deux magnifiques bourdes dans ce genre en 10 jours, avec des gens à qui j'avais juste envie de dire sincèrement MERCI. Et je pense que ce n'est pas le message qu'ils ont retenu.

Peut-être que demain, je vais vous raconter comment ça fait quand je vais en soirée.

28 novembre 2007

In-ad-mis-sible

Oulalalala, je vais me remettre à râler un coup, parce que parfois dans la vie, faut savoir que quand y en a marre, y a pas toujours Malabar. Là, ça devient inadmissible.

Evidemment, je ne parle pas du fait qu'arriver à un cours avec 10 minutes d'avance ne permette plus, de nos jours, d'avoir une table et une chaise tant la surpopulation sciences-potesque est importante. Ce n'est pas inadmissible, c'est normal. Et après tout, avoir son ordinateur sur les genoux est une position de yoga bien connue qui facilite la prise de note et l'assimilation de connaissances.

Evidemment, je ne parle pas du fait que, pour une raison inconnue, mon examen de samedi matin (8 heures, le samedi matin, la précision est importante) n'ait pas lieu à Sciences Po mais à... Arcueil-la-chaleureuse. En soi, Arcueil, ce n'est pas la mort. Mais le samedi matin à 8h pour un examen facultatif, ça entame considérablement la motivation (la mienne en tout cas). Cette délocalisation n'est pas inadmissible, c'est pour notre bien : nous faire sortir de Paris respirer un peu l'air pur de la campagne pour oxygéner nos cerveaux.

En revanche, que la recette du panini aux 4 fromages du Crous ait changé, remplaçant le camembert (rien de meilleur que du camembert fondu) par de la Vache-qui-rit, CA, C'EST INADMISSIBLE...

26 novembre 2007

Mouais

Je sais, ce blog serait bien plus drôle si je vous parlais de ma vie sexuelle. Et encore, ce n'est pas sûr. Disons que si j'écrivais au moins des billets de temps en temps, ça serait bien.

Pour l'instant, j'essaie de mobiliser toute ma motivation pour travailler. Autant vous dire que je déploie de nombreux efforts pour pas grand-chose, parce que la motivation, elle a un peu fait pschitt.

Il suffit de passer un vrai week-end normal pour se rendre compte que faire une prepena, c'est vraiment avoir une vie de con. Je me suis dit que je pourrais peut-être essayer de ne pas travailler le week-end cette année. Mais ça ne résout pas les problèmes des galops systématiques du samedi matin, qui ont tendance à gâcher à eux seuls la fin de semaine.

Il suffit de regarder un peu les relevés de notes des copains pour se rendre compte que ces concours ne suivent aucune logique et que le travail n'est pas nécessairement la clef du succès. Mon propre cas n'est pas celui que je peux analyser avec le plus d'objectivité (même si je trouve, aussi objectivement que possible, bizarre d'avoir 3,5 dans une matière où je n'ai pas eu moins de 12 toute l'année). En revanche, je sais qui, parmi mes amis, avait réellement toutes les chances de l'avoir, et a au final des notes bien pourries, et même plus mauvaises que celles de l'année dernière. Je sais qu'on peut avoir dans la même matière 15 une année, et 6 l'année suivante, le tout en ayant acquis bien plus de méthode et de connaissances. Je sais qu'on peut rater un concours à quelques centièmes. Je sais qu'on peut être sur liste complémentaire une année, et même pas admissible l'année suivante. Je sais que le travail ne fait que la moitié des résultats, et que c'est déprimant.

Il suffit d'assister à certains oraux de l'ENA pour se dire que les épreuves écrites ne permettent pas toujours de sélectionner les meilleurs. Afin de préserver l'anonymat des candidats et d'éviter de me faire lyncher publiquement, je ne m'étendrai pas sur le sujet, mais je suis ressortie effarée de ce que j'ai vu et entendu. Je sais que le stress rend les gens cons, moi la première (genre en oubliant de façon passagère le nom de pape de Joseph Ratzinger). Mais le stress fait partie des règles du jeu, et il y a quand même des bornes aux limites à ne pas dépasser, non mais. J'ai eu l'impression qu'on m'enfonçait un poignard dans le coeur pendant 2 fois 30 minutes, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser "tout ça pour ça"...

A part ça, je ne suis pas du tout déprimée. Je ne déprime pas, je glande. C'est différent. La prochaine fois, je répondrai aux gens qui veulent que je leur raconte ma vie de superhéroïne et que j'épelle mon nom.

On est loin de ma vie sexuelle avec tout ça, j'en conviens. En même temps, Marie-Chantal l'a bien dit : on ne peut pas baiser et cuisiner. Or je viens de mettre en ligne une nouvelle recette.

(Je sais, la morale de l'histoire est elliptique et n'a rien à voir avec la choucroute. Problème global de motivation. Y compris pour trouver une fin démente à ce billet ô combien réjouissant)

20 novembre 2007

Va falloir qu'on m'explique

Bon, quand j'écris une note, ça se bouscule pas franchement au portillon, mais quand je ne ponds plus rien pendant des jours pour cause d'overbookage, il y a un raz-de-marée de lecteurs. Nan mais dites-le, hein, si vous préférez que je glande. Non, je ne fais pas la tête mais je cherche à vous comprendre, c'est tout.

A part ça, je découvre les joies de Paris à vélo. La semaine dernière, c'était un peu (beaucoup) Noël avant l'heure dans ma tête. Mes parents m'ont apporté un vieux vélo pour que je puisse résister et prouver que j'existe malgré la grève. Et franchement, j'étais aussi excitée que si le Père Noël venait de m'apporter un tricycle rose à paillettes. J'ai voulu l'essayer immédiatement dans la cour de mon immeuble. Bref, c'était chouette.

Mon papa a dû bricoler tout plein desssus, et moi, j'ai fait "assitante de Mac Gyver" comme métier (mon meilleur rôle). Il dit "joint" et je lui tends le joint. Il dit "tournevis bleu" et je lui dis "ben non je l'ai pas, il est dans ta poche". Il me tend un vis, et je la laisse tomber entre mes doigts, alors après on cherche partout accroupis pour trouver la perverse enfuie. Vous voyez, on rigole bien.

Il m'a mis un joli panier devant, il a fait une révision complète, il a déplacé la sonnette pour qu'elle soit accessible à un jet de pouce (mais depuis, j'ai perdu le dessus de la sonnette, ce qui la fait tinter, la faute à un nid de poule), il m'a offert un nouvel antivol qu'on dirait une Ferrari (grise) et surtout, surtout... un gilet jaune fluo à bandes réflechissantes pour qu'on me voie la nuit. Il y a quelques petites choses que j'aimerais vivre avant de finir comme une crêpe. Avec un tel équipement, je me suis lancée.

La première fois, j'ai trouvé ça génial le vélo. Il faisait beau, les couloirs de bus étaient tout à moi, et j'ai gagné un temps fou.

La deuxième fois, j'ai découvert qu'à vélo, je ne pouvais pas prendre le même chemin qu'à pied. Après 5 sens interdits, j'ai réussi à tourner à droite. Avant de retomber sur une nouvelle série de sens interdits. Au bout de 4 sens interdits, j'étais complètement perdue. J'ai mis 45 minutes pour revenir chez moi, alors que je n'avais eu besoin que de 10 minutes pour faire l'aller. J'ai regardé en rentrant mon trajet, et j'ai fait un très bel escargot pour rejoindre mon point d'arrivée.

La troisième fois, j'ai dû me rendre à l'évidence que la vie de cycliste était nettement moins agréable sans couloir de bus. Il y a les voitures qui me hurlent dans les pneus parce que je refuse obstinément d'aller rouler tout au bord de la route, là, dans le caniveau où il y a toutes les feuilles mortes détrempées qui font scouitch-scouitch-flip-gliiiiiiss (je sais, je vais vachement bien l'onomatopée de la feuille). Avant de monter vraiment sur un vélo à Paris, j'avais très peur des automobilistes, persuadée qu'ils n'hésiteraient pas à me rouler dessus. La vérité, c'est que les plus dangereux sont :
- les autres cyclistes ("euh... tu veux qu'on te remette les petites roues là ou quoi ?")
- les scooters (je pense qu'ils se vengent des queues de poisson des automobilistes en faisant la même chose aux cyclistes : on est tous le plus petit de quelqu'un)
- et les piétons (si tu ne risques pas de leur faire mal, ranafoute de regarder avant de traverser).

La quatrième fois, j'ai réalisé que le vélo, de nuit et sous la pluie, est une activité nettement moins épanouissante que prévu.

N'empêche, je crois que je suis conquise par le vélo : je n'attends plus le bus et je mets deux fois moins de temps pour aller en cours. Mais il va encore falloir que je résolve quelques petits problèmes :
- dénicher une nouvelle sonnette (qui jouerait Aretha Franklin, ça serait chouette)
- faire fonctionner ma dynamo qui ne touche toujours pas la roue
- trouver où caser mon ordinateur pour qu'il soit en sécurité et ne jaillise pas hors du panier au premier dos-d'âne
- réussir à concilier vélo et jupe

26 octobre 2007

Comme avant Noël

Voilà, depuis quelques jours un peu, et depuis ce matin beaucoup, je me sens comme juste avant Noël. Quand les cadeaux sont déjà sous le sapin, et qu'on n'a plus qu'à déterminer si on a le gros, le petit, ou le "c'est l'attention qui compte". Ces satanés résultats vont bien finir par tomber, à force de les attendre avec tant de conviction. La patience n'est vraiment pas mon trait de caractère le plus prononcé, ça se confirme.

Depuis plusieurs années, alors que cette liste me laissait relativement indifférente, l'ENA publiait généralement les résultats avant leur date officielle de sortie, le vendredi. Pleine d'espoir, je clique donc sur "actualiser la page courante" de façon répétée depuis ce matin.

Mais parfois, au lieu d'actualiser, je clique sur le lien, mais mal, parce que je suis une gourde. Ce qui m'a, au passage, valu quelques micro-crises cardiaques. Il suffit de ne pas cliquer sur le bon lien, une page différente de d'habitude s'affiche, on y croit très fort, et finalement non. On a juste affiché involontairement sur la liste des internes.

Je crois que c'est ce soir que l'émission Popstars se termine et que le jury forme l'équipe gagnante. Pourquoi mon jury à moi ne ferait pas pareil, hein ?

(Si tu es un lecteur assidu, tu remarqueras la métaphore filée et subtile depuis plusieurs mois sur le thème de Popstars et des concours administratifs. Je sais, c'est pas terrible...)

(Et si tu te demandes comment je connais le calendrier de Popstars, je vais te le dire : à partir de lundi prochain, à l'horaire habituel de Popstars, y a un truc de mannequins en herbe, d'où ma déduction, hein.)

22 octobre 2007

Tomber de rideau

Vendredi soir, je suis allée au théâtre. En réalité, je devais travailler, mais étant donné que l'ensemble de ma journée s'était déroulée à l'inverse de mes plans, j'ai fait une entorse supplémentaire à mes prévisions lorsqu'on m'a gracieusement et gentiment offert une place. La pièce étant mauvaise et mal interprétée, j'ai relativisé la générosité de cette offrande à la sortie de la représentation.

Je vais rarement au théâtre, et je me suis rappelée pourquoi. Je trouve la programmation généralement assez navrante : entre du théâtre de boulevard battu et rebattu, des grands classiques vus et revus, et du théâtre ultra-contemporain où "moins tu comprends, mieux c'est", j'ai du mal à me motiver. A moins de se tenir très au courant de ce qui se passe (au risque d'ailleurs de tomber dans le travers 3), il est à mes yeux très difficile de bien tomber.

A ce problème de départ s'ajoute ma consternation face à la médiocrité générale de la prestation des comédiens. Je sais que je ne vais pas me faire que des amis en disant cela. Je sais que c'est un métier difficile et parfois ingrat. Mais raison de plus : si les places sur scène sont chères (pour les comédiens, je ne parle pas encore en spectatrice), ceux qui les occupent devraient être d'autant meilleurs ! Or souvent, j'ai l'impression d'assister à un mauvais spectacle de fin d'année, avec des monologues débités sans vie et des dialogues articulés à l'extrême. Mais bon Dieu, ce n'est quand même pas infaisable de réciter sans déclamer ni ânonner comme on débite des déclinaisons latines !

Je suis donc le plus souvent déçue. Evidemment, ce n'est pas le cas lorsque je vais voir Huppert au théâtre de l'Odéon. Et comme je suis un mouton, je ne suis alors pas la seule à accourir. En revanche, la salle où j'ai passé ma soirée de vendredi était aux trois quarts vide. Matérialisation de la "crise du monde de la culture" dirons les uns. Conséquence logique d'un mauvais spectacle, selon moi.

Jusque là, je n'ai rien découvert vendredi dernier. En revanche, j'ai été surprise par le public... pour le moins dissipé. Peut-être était-ce lié à la piètre qualité de la pièce, mais je n'en suis même pas certaine. Les gens arrivaient en retard, se levaient, changeaient de place, partaient pisser (en faisant 3 fois le tour de la salle pour trouver les toilettes), parlaient, trituraient des sachets en plastique. Ils ont confondu cinéma et théâtre ou quoi ? Je n'excuse pas plus le manque de respect des amateurs de salles obscures, mais au moins, ils n'offensent pas les acteurs qui ne les voient pas. J'en suis restée bouche-bée.

Cerise sur le sundae : je pense que le directeur de cette merveilleuse salle de théâtre fait des économies de chauffage, ou qu'il compte en vain sur la chaleur humaine pour chauffer. La salle était glaciale, ce qui ne favorisait pas l'enthousiasme. Mon angine se réjouit quant à elle d'y avoir trouvé un terrain propice pour se développer et être désormais au mieux de sa forme. Nan vraiment, une formidable soirée !

08 octobre 2007

Cher M. Neuf...

... j'ai déjà râlé sur vous il y a vraiment peu de temps, mais j'ai fini par admettre que vos conseillers techniques s'étaient beaucoup améliorés depuis la dernière fois que j'avais appelé votre numéro surtaxé.

Aujourd'hui, juste après m'avoir envoyé ma facture, vous m'avez envoyé un mail personnalisé pour m'inviter à découvrir votre offre de téléchargement de musique illimité sur votre superbe nouveau site neufmusic (que je ne mets pas en lien, parce que je boude).

Pour moins de 5 euros par mois, je pourrais enfin écouter les albums que je me dis que je vais acheter, et que finalement, je n'achète jamais. Même si je ne télécharge qu'un album par mois chez vous, ça vaut le coût (en fait, je ne sais jamais s'il faut écrire coup ou coût, mais en l'occurrence, ici, je préfère "coût").

J'avoue avoir été assez enthousiasmée à l'idée de moderniser légèrement la playlist de mon iPod, chez qui le temps s'est arrêté en 2003, l'année où j'ai arrêté de télécharger (et aussi d'acheter des CD puisque télécharger me faisait acheter des CD, je sais, c'est paradoxal, mais bon, n'abordons pas tous les sujets à la fois). Je me voyais déjà écouter Mika et Amy Winehouse en allant à la bibliothèque le matin. J'imaginais mes soirées bercées par Madeleine Peyroux et Feist.

Mais comme je ne suis pas tête brûlée, j'ai avant toute chose regardé les conditions de l'offre magique, et en particulier la compatibilité des morceaux téléchargés. Et là, ô surprise, ô rage, ô désespoir, ô compatibilité ennemie, que vois-je ? "Attention : Mac et PC sous Linux ne sont pas compatibles". Un peu en dessous : "Attention : les baladeurs iPod ne sont pas compatibles avec la DRM Windows Media 10." Bon en gros, votre service M. Neuf, il ne sert à rien...

Je vis peut-être complètement dans un monde à part, mais proposer un truc qui ne marche pas avec la Pomme, de nos jours, c'est complètement stupide, non ? D'autant plus qu'il me semble que la cible de cette offre est justement la même que celle d'Apple. Mais peut-être est-ce justement Apple qui a décidé de protéger son iTunes store, bien moins avantageux économiquement ?

Le qui du quoi du comment, je m'en fiche. Tout ce que je vois, c'est midi à ma porte, et l'inutilité totale pour moi d'une offre de musique que je ne pourrai jamais écouter. Mince, moi qui espérais une fois de plus participer au relèvement économique et artistique de la France...

06 octobre 2007

Je vais bien, tout va bien...

Hum. Récapitulons :

- j'ai un concours dans deux jours pour lequel je ne me sens vraiment pas prête. Moins que l'année dernière en tout cas, ce qui est un comble (voire une honte).

- je suis balaaaaaaaaaaaadeeuh (oui, complètement balaaaaaaaaaaaadeeuh), avec la désagréable impression que mon cerveau se liquéfie et s'écoule inéluctablement dans mes sinus, ce qui ne permet pas une réflexion sereine et efficace. On va bien s'amuser en culture G lundi.

- je n'ai plus de connexion internet chez moi, ce qui tombe naturellement à pic (en même temps, ce n'est jamais le bon moment pour ce genre de choses).

Compte-tenu de ces éléments, il se peut bien que je disparaisse momentanément. Voire définitivement, si NoufTelecom s'obstine à vouloir me faire avoir une crise d'apoplexie.

11 août 2007

Au secours, je vire euh...

... asociale ? sarkozyste ? vieille peau ? intolérante ? Je n'en sais rien, mais je constate qu'il me vient des envies de meurtre qui me font soudain ressentir une grande empathie pour celui qui a tué son voisin d'un coup de carabine, excédé des virées en kart dudit voisin sous leurs fenêtres communes.

La situation est simple : en face de chez mes parents, il y a une forêt. Enfin, il y avait une forêt, parce que la mairie a décidé qu'il était bien triste qu'un quartier résidentiel peuplé de familles ne dispose pas d'un lieu où les jeunes pourraient se retrouver en pleine nature pour découvrir leur moi profond. Ils ont donc abattu quelques arbres, mis une clôture et décrété qu'il s'agirait désormais d'un parc entretenu et ouvert au public.

Lequel public ne manque pas d'en profiter, vacances obligent. Or il se trouve que les jeunes, de nos jours, ça a des mobylettes, mon bon monsieur. Et que comme ils sont habitués au TGV et à l'ADSL, rien ne va jamais suffisamment vite pour eux (ah ça, c'est pas comme dans l'temps). Ils se sentent pour ainsi dire contraint par la société (de consommation) à trafiquer leurs engins pour gagner au moins 2 km/h et faire perdre à leurs concitoyens une bonne poignée de décibels à chaque passage.

Tous les soirs, ces jeunes en profond désarroi se retrouvent donc pour boire une Bierchen ensemble, gueuler comme des putois ("hé ziva Kev, tu fais ça t'es mort, ch'te jure t'es mort. Ô p'tain l'bâtard il l'a fait !") et surtout, surtout, faire tourner leurs mobylettes.

Le comble de la jouissance étant presque atteint dans les phases d'accélération, ils semblent particulièrement heureux de faire des allers-retours sous MES fenêtres (farpaitement, elles sont à moi, de même que mes oreilles) en alternant très rapidement phases d'accélération bruyantes et phase de décélération. Cela fait donc approximativement : "Vrouuuuuum Vroumvoum Vrouuuuuuuuuuuum Vroumvroumvrouoooooooooooom".

Ou alors ils réparent ensemble les petits désordres mécaniques des bêtes, tournage de moteur à l'appui, évidemment. La rencontre de motocyclettes est visiblement le passe-temps favori des jeunes désoeuvrés. Franchement, si c'est juste pour faire tourner leur moteur...

Toujours est-il que je me surprends, après quelques pétarades (donc, je tiens à le souligner, dans un état émotionnel particulièrement précaire et émotivement anormalement émotif, quand même :D), à me demander "mais que fait la police ?". Voire à m'imaginer tous les exterminer à coups de gros sel dans les fesses. Mais tiens, ça y est, c'est trop tard pour ce soir, ils viennent de lever le camp... Mais je sais que je les retrouverai demain soir sans faute !

28 juin 2007

It's so cuuuuuuuuuuuuuuuuuute !!!

Je crois bien qu'en ce moment a lieu à Sciences Po (trèèèèèès en avance quand même) la semaine d'intégration des futurs étudiants américains qui pourront poser leur pionnier postérieur sur les bancs de Boutmy d'ici quelques mois. Du coup, le hall d'entrée est souvent peuplé de hordes d'Américains.

N'allez pas croire que je suis bêtement française donc anti-américaine. Depuis que je sais que si on n'aime pas les Américains, c'est rien que parce qu'on est jaloux qu'ils nous aient piqué notre idée d'être le guide universel du monde, je relativise.

Bon, donc je ne suis pas anti-américaine, même que j'ai des amis américains (c'est dire si je ne suis pas anti-américaine !). N'empêche que là, les Amerlocs fraîchement débarqués à Paris, au bout de trois minutes, ils me gonflent.

C'est peut-être lié au fait que moi, Mâdâââââââââme, moi, Môôôôôssieur, je suis en concours blanc, et que j'ai de ce fait autre chose à foutre de mes journées qu'à m'extastier sur tout et n'importe quoi.

Dans les toilettes des filles, c'est absolument grandiose. Je ne voudrais pas faire du cliché anti-US primaire, mais la nana qui se refait son brushing à la pause déjeuner, je trouve ça typiquement pas du tout français.

De même que leur faculté à s'émerveiller sur TOUT de façon absolument extatique. Je ne fais que traverser ce hall où ils se retrouvent 39 fois par jour. Et à CHAQUE fois, j'entends des "oh my goooooooooood" et des "it's soooooo cuuuuuuuuuuuuuuuuute". Limite si les nénettes ne tombent pas en pâmoison devant les distributeurs de PQ (défectueux). Genre "OH-MY-GOOOOOOD-I-LOVE-IT-IT'S-SOOOOOO-CUUUUUUUUUUTE ce truc tellement typically french déglingué so chaaaaaaaarming".

C'est peut-être ça, le secret de leur croissance économique plus rebondissante que mes balles fluos de quand j'étais en primaire. Le secret de leur confiance indéfectible dans l'avenir. Le secret de leur goût bien plus prononcé pour le risque. Visiblement, ça marche.

N'empêche que vu de l'extérieur, c'est ultra-énervant. Mais peut-être que c'est comme le messianisme et l'anti-américanisme français : je suis rien qu'une jalouse qui aimerait avoir la faculté de s'émerveiller sur un distributeur de savon pour les mains plutôt que de ne pas réussir à s'époumonner de joie devant une énième note sur l'employabilité des seniors.

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24 mai 2007

Tu veux faire Sciences Po ? Lis ça d'abord !

Sciences Po, ça fait rêver beaucoup de gens. Vu le nombre de fois où des petits jeunes viennent, par Google interposé, me demander "comment réussir le concours de Sciences Po", "comment réussir l'oral de Sciences Po" ou encore "je veux faire Sciences Po + Comment entrer ?", je me dis qu'il y a pas mal de vocations qui se promènent...

Avant que vous, les jeunes, ne bousilliez votre été à faire une prépa qui ne vous servira pas à grand chose, puisque les prépas d'été sélectionnent de toute façon ceux dont elles sont quasi-sûres qu'ils rentreront (sinon, ça fait baisser les statistiques), je me dois de vous informer de l'HORRIBLE condition que l'institution de la Rue Saint Guillaume réserve à ses enfants. Et pour ce faire, je vais vous décrire rapidement ma situation là maintenant tout de suite :

- je travaille (rien que ça, faut s'y habituer) en bibliothèque en attendant mon cour de 19h15. Ce qui fait une sortie à 21h15, très fréquente à Sciences Po, et pas juste en prepena. De la 1ère à la 5ème année, tu vas enchaîner les matins à 8h et les soirs à 21h15.

- je suis en bibliothèque à la seule place disposant d'une prise pour mon ordinateur. Oui, Sciences Po a beau se vendre comme une wonder-business-school mondiale de l'avenir, la direction n'a pas encore compris qu'un ordinateur, de temps en temps, ça se recharge. Or il se trouve que dans la bibliothèque dans laquelle je me trouve, les seules tables équipées de prise sont le long de la baie vitrée, plein sud, face au soleil l'après-midi. Ma température intérieure doit être de 44° depuis 14h30. J'ai un peu chaud là. Mon cerveau bout. J'en suis à envisager de convertir Sciences Po au naturisme. Mais je ne peux pas trop bouger, rapport à mon ordinateur qui se recharge.

- et puis aussi, j'avoue que comme je suis partie de chez moi à 11h, je commence à avoir envie de faire pipi. J'arrive à battre des records (pour une fille), mais là, après 1 litre d'eau, 1/2 litre de gaspacho et une canette de cola light, ben... comment dire, ça serait bien que j'aille aux toilettes.
Or problème n°1 : Sciences Po accueille 10 fois trop d'étudiants que ce que ne permettent ses possessions immobilières. Cohue, queue partout, piétinement, bruit et le reste sont les conséquences d'une surpopulation à laquelle on ne peut échapper. Pas la peine donc d'espérer aller aux toilettes entre deux cours, la pause de 15 minutes ne suffit pas. Et puis du coup, c'est tout le temps sale. Beurk.
Problème n°2 : vu que les bibliothèques de Sciences Po, c'est Koh Lanta pour survivre, on ne peut RIEN laisser à sa table. Même pour 5 minutes. On m'a déjà volé à différentes reprises une bouteille d'eau, une carte de bibliothèque (ce qui me vaut une exclusion définitive du bâtiment climatisé et me condamne aux places derrière la verrière) et des plans de cours. Pas mon ordinateur, grâce à mon cable antivol (que je n'arrive plus à retrouver depuis 1 semaine...). Ni mon sac, puisque je l'emporte partout. Mais d'autres n'ont pas eu cette chance. Donc aller aux toilettes signifie partir équipée comme pour une randonnée sur le GR20. Avec le risque de ne pas retrouver sa table. A chaque virée sandwich, photocopie ou pipi, je me sens un peu comme Lara Croft. Sauf qu'on n'est pas dans un jeu vidéo, merde quoi !

Si tu as encore envie de faire Science Po malgré ces désagréments matériels, je ne veux pas t'enlever toutes tes illusions, et je t'épargnerai donc le récit des désagréments intellectuels que l'on peut y rencontrer. Mais sache que si tu es une fille et que tu aimes aller aux toilettes, tu vas souffrir :D

23 mai 2007

Parfois, la vie, c'est trop pourri

Je sais bien qu'il y a des gens qui sont en train de mourir du SIDA en ce moment au Ghana voire à l'hôpital Saint Antoine, mais quand même (ou plutôt : raison de plus), la vie, parfois, c'est trop pourri.

C'est quoi le problème ? Ben déjà, j'ai mal à la tête. Et ça m'arrive de plus en plus en plus en plus souvent. A force de regarder mon écran, à force d'être assise vertèbres tassées, à force de travailler, à force de mettre mes lentilles une fois par mois parce que bon "c'est un peu con de gâcher un paquet alors que je vais juste à la bibliothèque", à force d'être sous le climatiseur de la bibliothèque, à force de manger des paninis aux 4 fromages du Crous, à force de ne pas assez dormir. Un peu tout ça à la fois je pense. M. Propofan est devenu mon meilleur ami, ma bouée de sauvetage, ma drogue. Rien que de penser que bientôt je vais pouvoir en prendre un et je me sens mieux. C'est peut-être pour ça que, dans mes souvenirs, il y avait indiqué "risque de conduite addictive" ou un truc dans le genre sur la notice.

En fait, le VRAI problème de la journée, c'est que de reprendre mes cours est non seulement long, chiant et fastidieux (d'où le supra), mais me permet aussi de me rendre compte qu'il me manque des trucs. J'ai passé mon année à ne rater aucun cours, et je me retrouve avec de la dentelle de Calais dans mes notes. Je ne comprends pas. J'enrage de ne pas savoir pourquoi "Que doit-on attendre de l'Etat ?" s'arrête au II. B., surtout que maintenant, il faut que je me mette à la chasse aux notes d'un aimable autre. J'aurais mieux fait de prendre une année sabbatique à ce rythme-là.

Mais tout ça, ce n'est rien comparé au VRAI de VRAI problème de la journée : je crois bien que Grey's anatomy a repris ce soir, et j'ai raté ça... Un drame intersidéral contemporain parfait non ? Et puis vu que TF1 est super fort pour les rediffusions de Chasseurs, pêcheurs, naturistes et traditionnalistes, et de Ma Life, c'est trop un truc à vivre, et de On dirait que tu serais le curé et que je te dirais mes secrets devant la caméra, ben forcément, il ne reste plus de place pour rediffuser à un autre moment les aventures de Dr Mamour.

Nan, vraiment, la vie, c'est trop pourri.