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12 décembre 2007

Ca, ça, ça... et puis ça aussi.

Difficile de trouver un fil conducteur entre :

- la mort de Kierkegaard, hier matin, entouré des siens (enfin, de la sienne quoi, moi). Alors que Vilnius a été tendrement enterré en compagnie mondaine dans le jardin de Sciences Po, Kierkegaard a rejoint les égoûts de Paris. Heureusement qu'il n'était plus là pour se voir lui-même...

- l'absence de réponse à cette question fondamentale qui m'a torturée toute la journée, journée passée dans une bibliothèque qui n'a plus le chauffage depuis 2 semaines donc glaciale : "mais pourquoi suis-je frileuse ?". Je pensais avoir fait le nécessaire en enfilant ce matin un gros pull col roulé en laine, un gilet en laine, un graaaaaaaaand pashmina, et - détail glamour - un collant sous mon jean. Même avec tout ça et mon manteau d'hiver, j'ai été profondément congelée. Mais POURQUOI les filles ne sont-elles pas irriguées comme tout le monde ?! Enfin, comme les garçons, quoi... En même temps, toutes les filles ne sont pas des serpents à sang froid comme moi, puisque l'une d'elle avait une robe-débardeur en coton sans rien en-dessous (portée avec des bottes en caoutchouc, pour le détail). J'ai vérifié, ce n'était pas juste pour aguicher l'étudiant studieux, elle n'avait pas le moins du monde la chair de poule, alors qu'il devait faire dans les 15°, à vue de pieds gelés. Ca existe les perfusions d'eau bouillante ?

- j'ai senti aujourd'hui très distinctement un garçon parfumé à l'eau de toilette "Pêche de Provence" d'Yves Rocher. Je passerais sur le choix d'Yves Rocher, après tout, chacun sa vie. J'ai moi-même porté ce parfum pendant quelques mois, absolument ravie et fière de ce cadeau de fââââââââmme que ma cousine m'avait offert pour mon onzième anniversaire. Je présume que je vais passer pour une grande snob (mais en même temps, oui, je suis une snob du parfum : si un Eau jeune ne coûte pas le même prix qu'un Guerlain, ce n'est pas juste pour payer la musique de Muse dans la pub), mais passés 13 ans, ça le fait moyen. Mieux vaut sentir bon le savon sobre que mauvais le parfum cheap. Bon, tout ça pour dire : certes, je me considère comme relativement ouverte sur les questions de genre, mais là, j'ai malgré tout été surprise de ce choix somme toute très féminin. Je soupçonne à vrai dire sa petite amie d'avoir voulu marqué son territoire. Il est certain qu'avec un tel sillage, il ne risque pas beaucoup d'émoustiller. Mais si c'est un choix libre et individuel, il atteint l'un des buts de tout grand nez : rendre celui qui porte la fragrance inoubliable.

- je vais faire voeu de silence. Il faut que j'arrête de parler en société, je fais trop de gaffes. Les gens font des choses gentilles - voire adorables - pour me faire plaisir, et je détruis en 3 mots tous leurs efforts. Alors que je ne parle pas de LEURS choses gentilles, évidemment, sauf que je suis la seule à le savoir, et qu'ils le prennent logiquement pour eux. Ca a commencé à la fête d'anniversaire de mes 8 ans avec toutes mes copines. Au moment de déballer mon dernier cadeau, j'ai dit bien distinctement "ohlala, j'espère que c'est pas ENCORE un stylo !" (euh oui, c'est une remarque de petite peste pourrie gâtée, mais pour ma défense, j'avais déjà reçu 2 stylos en cadeau dans la même après-midi). Et naturellement, le dernier cadeau était un stylo. En plus, c'était un très joli stylo. Christelle était déconfite, j'étais dans mes minuscules souliers. J'ai eu beau lui dire plein de fois que ça me faisait très plaisir, elle était définitivement blessée, et ça se comprenait aisément. Je croyais qu'avec le temps, je saurais être suffisamment raisonnable pour contrôler le flot de paroles quittant mon gosier, mais visiblement non. Deux magnifiques bourdes dans ce genre en 10 jours, avec des gens à qui j'avais juste envie de dire sincèrement MERCI. Et je pense que ce n'est pas le message qu'ils ont retenu.

Peut-être que demain, je vais vous raconter comment ça fait quand je vais en soirée.

22 mars 2007

Glouglouglou

Voilà, ça ne se voit pas, mais ce billet est révolutionnaire, presque autant que l'Oulipo en son temps. Ce qui change ? Je l'écris depuis mon NOUVEL ordinateur, le MacBook qui a un nom de hamburger, mais c'est pas grave.

Alors voilà, vous pensez que je suis du genre à ne pas pouvoir résister aux sirènes de la technologie et de la consommation et que j'ai bazardé l'ancien G4 rien que pour le plaisir de la nouveauté. Et bien vous me connaissez alors bien mal.

Parce que figurez-vous que quand mes parents m'ont offert un lecteur de mp3 il y a de cela 6 ans, j'ai dû aller demander à ma soeur, qui est - elle - une vraie spécialiste de la tendance et de la modernité, ce que c'était et à quoi ça servait, avant de pouvoir me réjouir de mon cadeau. Dans le genre aficionada de la technologie, on fait mieux...

Non, j'aurais vraiment bien gardé mon iBook encore quelques années. Surtout qu'il allait bien. Enfin, jusqu'à ce que je partage avec lui mon baquet de café au lait, que j'avais exceptionnellement décidé il y a deux semaines de prendre dominicalement au lit, en lisant Le Monde sur internet.

A l'aune de cette expérience, il s'avère que :

  • le café est un liquide soumis aux lois de la gravité, qui tombe particulièrement vite quand un ordinateur est en dessous)
  • les ordinateurs n'aiment pas tant que ça le café (surtout 1/2 litre, sucré et au lait)
  • le futur inventeur de la combinaison intégrale étanche pour ordinateur fera fortune
  • les informaticiens n'ont décidément aucune âme ("ah bah là, il est mort de chez mort hein ! On peut rien faire..." balancé 3 secondes après avoir ouvert la bête, c'est rude à entendre)
  • le MacBook est vraiment très chouette mais plus grand que le G4, ce qui est fort dommage : il ne rentre pas dans mon sac à main. Mais après tout, on a vu pire pendant la guerre.
  • les livreurs de chez TNT sont les êtres humains les moins aptes à remplir leur mission de tous les gens qui travaillent sur Terre
  • ne pas avoir d'ordinateur pendant 2 semaines m'a confirmé qu'on était vraiment coupé du monde sans ces petites bêtes. C'est officiel, je suis dépendante.

Donc si jamais vous avez envie d'un nouvel ordinateur mais que vous ne savez pas comment le dire, je viendrai prendre un petit verre chez vous, et je vous garantis un engin neuf dans la semaine qui suit. Efficacité à toute épreuve, frais y afférents à la charge du client.

08 octobre 2006

Bordel de cul

J'avais déjà parlé des hasards, de ceux auxquels on ne prête aucune intention, de ceux qu'on provoque, de ceux qu'on surinterprète.

Mais il y a aussi les hasards dont on se passerait bien, notamment ceux du dimanche matin, au Franprix du coin. Un enchaînement de circonstances qui vous amène à rencontrer un copain de conf COMME PAR HASARD au rayon le plus sensible du magasin. L'innocent se contente de saisir un paquet de mouchoirs tandis que ma main est sur l'étalage du dessus en train d'attraper un paquet de...


Il aurait pu faire semblant de ne pas me voir, me dire bonjour au rayon suivant, celui des yaourts par exemple. Mais non, il a fallu qu'il veuille me dire bonjour à CE moment-là. Pire, il a voulu entamer une discussion sympathique et polie. La politesse le dimanche matin avec un paquet rose de Nana dans les mains, ça relève plus du supplice que de la communication entre êtres humains.

Pour ne pas en rester là, il a voulu me présenter sa copine. Nous étions repartis pour une séance supplémentaire, j'avais tiré la queue du Mickey du small talk.

Si j'avais fait des catégories pour mon blog (ce que je ne sais lamentablement pas faire), j'aurais classé ce post dans la catégorie "hasards injustes et humiliants". Ou peut-être que je fais tout un plat de pas grand-chose...

EDIT : ça y est, j'ai créé des catégories. Mais créer une catégorie juste pour un poste, c'est naze. J'attends le prochain "hasard injuste et humiliant".