Affichage des articles dont le libellé est Les femmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les femmes. Afficher tous les articles

10 décembre 2007

Pour bien commencer la semaine

Je sais, normalement le lundi, les gens sont supposés travailler et être pleins de motivation. Ce n'est donc pas du tout le moment de vous divertir, et j'aurais dû faire ça hier. Mais j'ai fait autre chose hier, donc je n'ai pas eu le temps, et puis tant pis si je fais baisser momentanément votre productivité de début de semaine.

Je vous encourage très vivement à aller faire un tour chez Chatounette. Chatounette est une jeune femme moderne, racontant ses aventures de jeune femme moderne par quelques traits de crayon : les soirées entre filles intellos qui dégénèrent toujours, l'effet du célibat sur la forêt amazonienne, la mise en case des garçons, entre autres choses.

En plus, si vous voulez travailler votre LV3 avant le bac, allez-y. Chatounette tient en effet un blog-dessiné bilingue français-espagnol, ce qui permet indubitablement de joindre l'utile à l'agréable en apprenant à dire "Prince charmant" dans la langue du Prince Philippe.

Le seul reproche que l'on puisse faire à Chatounette est de nous faire poireauter longtemps entre deux vignettes. En même temps, quand on a une vie trépidante, c'est difficile de faire des dessins tous les jours pour raconter sa vie trépidante...


Comme un bonheur n'arrive jamais seul, Chatounette ne fait pas que dessiner, elle écrit aussi avec d'autres filles en -ette (Poucette, Poulette, Fadette, et Mimolette) sur le blog des noyautes molles.

La noyaute molle, un concept philosophico-analytique dans lequel je me reconnais facilement, et que je vous laisse découvrir expliqué par celles l'ayant développé.

Ca parle de trucs de fille de façon souvent décapante, ça raconte des tranches de vie quotidienne désopilantes (la vie d'une noyaute molle est pleine de choses insoupçonnées et insoupçonnables pour les noyaux durs), ça développe des concepts scientifiques pertinents sous couvert de jeux de mot tendancieux noirs (l'attitude "mi-pute mi-soumise" de la dragueuse qui n'assume pas, par exemple). Vous découvrirez ainsi comment une noyaute molle se retrouve à l'insu de son plein gré dans une boîte échangiste (rien de tel que des détails croustillants pour apâter le chalant, on dirait presque que j'ai fait une sup de co et/ou que je bosse chez TF1).

Bon, je n'en dis pas plus, ça pourrait ruiner le suspens... Allez vite découvrir "la vie de cinq mollassones fières de l'être", en commençant par les premiers posts chronologiquement, sinon, ça va être difficile de comprendre leur langage truffé de "spaghett", "devanture" ou "merdocu", qui y prennent un sens parallèle !

06 décembre 2007

Être ou ne pas être romantique

Un jour, on m'a dit "ah mais en fait, t'es pas du tout une romantique toi !". Tout ça parce que j'avais dit que je détestais Cyrano de Bergerac. En même temps, c'est pas faux. J'ai plus tendance à être une romantique du quotidien (concept que j'expliquerai sans doute un jour mais pas aujourd'hui, parce que là, j'ai plein de choses à faire). Il n'empêche que je crois avoir trouvé mon maître en matière d'anti-romantisme.

Y en a des qui vont prétendre que je suis obsédée par Joe Dassin, mais pour le coup, ce n'est pas de ma faute. Figurez-vous qu'hier, quelqu'un est tombé sur mon blog en cherchant "Vincent Delerm + La femme con attendait".

Comme chacun le sait (mais si, il faut suivre l'actualité philosophique parfois), La fleur aux dents, hymne à "la femme qu'on attendait", a été repris par Delerm et Katerine. Si vous ne connaissez pas l'original, le refrain dit :

"Il y a des filles dont on rêve
Et celles avec qui l'on dort
Il y a des filles qu'on regrette
Et celles qui laissent des remords
Il y a des filles que l'on aime
Et celles qu'on aurait pu aimer
Puis un jour il y a la femme
Qu'on attendait"

Je ne suis pas romantique, mais quand même, je trouve ça drôlement joli comme déclaration. Alors quand ça devient l'histoire d'une conne qui poireaute, ça me rend bien triste...

L'originale



La revisitée

04 décembre 2007

Mais que fait la police ?

L'heure est grave. J'ai fait quelques observations sociologiques dans les vestiaires de sport. Mes observations ont failli gagner une nouvelle dimension, puisque j'ai, tout à fait invonlontairement, confondu le vestiaire des hommes et des femmes. Vraiment, il devrait y avoir des signes distinctifs sur les portes...

Bon, j'ai très vite regagné mon territoire, rouge de confusion et avec la trouille que personne ne croie à mon innocence. Et j'ai pu constater qu'un nombre étonnant de femmes plus ou moins jeunes ignorent l'existence du soutien-gorge de sport. N'y a-t-il aucune circulaire du Ministère de l'Intérieur, aucune directive européenne, pour rendre l'utilisation de cet accessoire indispensable ? [Attention, la suite dévie un peu "blog de fille", vous serez prévenus]

Je sais, ça ne me regarde en réalité que très peu. Mais je suis effarée de voir que certaines n'ont absolument pas conscience de ce qu'elles infligent à leur corps en une heure de course sur tapis. Je me sens donc investie d'une mission d'intérêt général sponsorisée par le lobby européen du soutien-gorge de sport.

Un soutien-gorge adapté coûte 25€ et c'est l'assurance-vie de vos seins, nom d'une Artémis polymastros ! Même les heureuses propriétaires de petits seins peuvent lamentablement finir comme décrit par Zola dans Germinal, c'est-à-dire avec "les seins sur le ventre et le ventre sur les cuisses".

Si vous ne me croyez pas, je vous encourage très vivement à aller faire un tour chez la Rolls du soutif de sport, Shock Absorber. Vous trouverez ici un exercice fascinant de simulation, en fonction de votre taille et du sport pratiqué. Cela devrait convaincre toutes celles qui sont persuadées que leur lingerie ordinaire fait très bien l'affaire pour leur séance bi-hebdomadaire de step ou de jogging.

J'en conviens, les soutifs de sport sont loin d'être sexys. Mais des gants de toilette dans un ensemble Chantal Thomass non plus...


(Si avec ça, je n'arrive pas un jour à convaincre un jury de mon sens inné du service public et de l'intérêt général...)

02 décembre 2007

Un mini Stabilo-boss, ce n'est pas toujours le pire

Sonia la star des blogs vient de raconter en plein d'épisodes l'une de ses aventures avec un homme doté d'un mini Stabilo-boss dans le slip. Dit comme ça, ça peut paraître soit drôle soit vulgaire. Evidemment, comme toujours avec Sonia, c'est bourré d'humour et d'autodérision, mais pas vulgaire (en même temps, ça dépend où se situe votre seuil de tolérance aux choses du sexe sur un espace public).

Donc son récit est très drôle, mais je crois qu'en réalité, ça n'a pas été drôle du tout, cet épisode de sa vie. Pas à cause du mini Stabilo-boss, mais je ne vous dis pas à cause de quoi pour ne pas ruiner le zouzpense de la lecture. Donc si vous voulez lire les histoires de Sonia, allez-y maintenant (ce sont les billets du 12 au 30 novembre) et revenez ici pour la suite (enfin je ne vous commande pas hein, vous faites ce que vous voulez après tout).

Donc si vous avez suivi mon conseil ferme et poli, vous savez maintenant de quoi il retourne. J'ai donc envie de vous poser une question : "comment c'est-y donc possible ?" Sonia, je ne la connais pas, mais je suis absolument certaine qu'elle est belle, intelligente, indépendante, cultivée et tout ce qui fait d'elle une femme moderne. Et ça me scie toujours de voir que certains hommes arrivent à pourrir même des filles comme ça. Car malgré les apparences, c'est bien plus fréquent qu'on ne le croit.

Là, je pense très fort à l'une de mes amies - évidemment belle, sur-intelligente et adorable - dont le chouette amoureux a réussi en quelques années à la convaincre qu'elle n'était qu'une pintade inintéressante dont le manque de culture abyssal le gênait en société. Donc il évite de la présenter à ses amis parce qu'elle pourrait lui faire honte. Si je vous dis qu'en vrai, c'est une fille qui a eu l'ENA, vous n'allez pas me croire. En même temps, il n'aime pas trop qu'elle voit ses amis à elle, parce que bon, faudrait pas non plus qu'elle ait une vie en dehors de lui... En revanche, elle sait très bien repasser les chemises, alors ça serait bien si elle pouvait le faire plus souvent.

Forcément, de l'extérieur, quand on entend ce genre de choses, on hurle. Mais ce qui est hallucinant et très perturbant, c'est qu'on ne se rend compte de rien quand on est directement concernée par ce genre de relation. Ou alors on se rend compte, mais on n'arrive pas à partir. Ces filles, toutes formidables qu'elles sont, ne croient plus en elles-mêmes et en leur faculté à être aimée, donc elles restent. Le plus fort, c'est que leur mec arrive à ce que ce soit elles qui aient honte de leur situation. En tant qu'amie, je me sens complètement démunie face à cette situation.

Il y a sans doute de vilaines manipulatrices aussi destructrices, mais je n'ai pas encore rencontré de mec tellement brisé par sa copine qu'il préfère ne pas la quitter, puisqu'elle l'a convaincu qu'elle est la dernière personne à pouvoir le supporter. Ce schéma, je n'y ai pour l'instant été confrontée que parce qu'il touchait des amiEs en plein dedans ou des blogueusEs revenues de loin. Du coup, j'ai tendance à penser que ce comportement est une déviance plutôt masculine, et qui marche mieux sur les femmes que les hommes.

Ce billet n'a ni morale ni conclusion. Il y a trop d'incompréhension et d'interrogations de mon côté. En revanche, je suis preneuse de toute solution miraculeuse.

02 octobre 2007

Tu seras une femme, ma fille

Hier soir, je suis tombée complètement par hasard sur un film dont je n'avais jamais entendu rien dire, et qui le mérite pourtant, à mes yeux. Ce film, c'est Chaos, de Coline Serreau. Et je ne regrette pas d'avoir fait une très petite nuit pour pouvoir le voir jusqu'au bout. Je ne suis pas du tout une féministe acharnée (depuis le temps que je le dis, vous devriez commencer à me croire), mais cette fresque sur la condition féminine m'a touchée.

En très gros, l'histoire du film, c'est comment les femmes, quels que soient leur milieu et leur origine, se font piéger par les hommes (et on ne parle pas de "le salaud, il m'a dit qu'il m'aimait et puis il m'a posé un lapin" là) , jusqu'à devenir soumises sans même s'en rendre compte. Pendant que, un peu secourée, je regardais ce film, j'ai lu à la pause pub le commentaire de Denys sur ce post. Et ça m'a fait réfléchir.

Certes, je n'ai pas été obligée de me prostituer pour échapper à mon père qui voulait me marier de force "au pays". Mais je sais ce que vivent les femmes, même celles qui ont fait des études et sont indépendantes. Des trucs qui n'existent que dans les films, d'après les hommes (La Secrétaire, hein, c'est ça le titre ?). Je pensais aussi que ça n'existait pas dans la réalité, ces clichés pareils. Ensuite, j'ai découvert le monde.

Découvrir le monde, ça veut dire entre autres (et je me contente du plus soft, vraiment) ça : je n'ai pas fait un seul stage sans qu'on me tripote. On m'a saisie par la taille de façon très peu diplomatique au 14 juillet, on a posé sa main sur mon genou pour me faire une confidence, on m'a caressé les jambes dans un geste faussement paternel, on a laissé sa main traîner par inadvertance dans mon dos, jusqu'à ce qu'elle me touche carrément les fesses. Je n'imagine même pas comment s'en sortent les bombes, les vraies beautés. Peut-être qu'elles impressionnent plus et qu'elles ont la paix.

Je ne suis pas la seule. Je suis loin d'être la seule. Mes discussions avec mes amies et collègues m'en ont donné la certitude. Voilà aussi ce que c'est, qu'être une femme (pas des années 80). Et quand on est confronté à ça, on fait quoi ? Une clef de bras au Premier Secrétaire de l'Ambassade (ne cherchez pas, ce n'était pas lui) ? Non, on ne fait rien d'autre que d'essayer de ne plus jamais être seule avec lui. On sauve lâchement sa peau, et personne ne se rend compte de rien.

Il n'est pas étonnant que les garçons n'aient pas la moindre idée de tout cela. Il faut être une fille, et avoir déjà vécu cette scène magistrale où un supérieur vous invite à prendre un café les yeux dans votre décolleté pour comprendre ce que ça fait, sans paranoïser ni se victimiser. Après tout, ce n'est rien, regarder un bout de peau (qui ne dépasse même pas, car je ne suis pas du tout adepte du décolleté au bureau)... Tout cela est irréprochable et passe totalement inaperçu. Ni vu ni connu.

Lors de l'un de mes stages, un article anonyme avait été publié dans le journal du bureau. Il avait été écrit par une femme, qui en avait assez de "tout ça". En le lisant, je l'avais imaginée poilue et sans soutien-gorge, ayatollah de la condition féminine et féministe. Quelques semaines plus tard, on me proposait, en me prenant la main, de "passer dans un bureau pour parler de ça" dans l'après-midi, clin d'oeil graveleux à l'appui. Et j'ai compris.

Tout ça fait un peu Sainte Nitouche mâtinée de Jeanne la Martyre. J'ai hésité à publier ce post. L'idée n'est vraiment ni de dire "tous des porcs" ni "toutes des vicitimes". Juste dire que ça existe et qu'on est concernée beaucoup plus vite qu'on croit. Et que ça perturbe beaucoup plus que ça ne devrait.

25 septembre 2007

Une question existentielle, une !

Aujourd'hui, Ra7or, le blog viril des mecs super virils, nous fait une super révélation : les hommes préfèrent les bombasses aux filles "pas super belles mais sympas" (quand il s'agit de faire gouzi-gouzou hein, pas pour changer une roue crevée). Tout ça m'a fait penser à une question que je me pose presque tous les soirs en me démaquillant (en fait, non, pas du tout, mais elle le mériterait) : qu'est-ce qui fait que les hommes s'intéressent aux seins ?

Ne faites pas les innocents, on sait que la poitrine est l'une des premières (zavez vu comme je suis diplomate, je ne dis pas "la première") cibles visuelles de l'homme qui découvre une femme. Pourtant, il ne s'agit que d'un amas de tissu adipeux et de glandes mammaires. Ma question existentielle est donc : quand, dans l'histoire de l'humanité, la poitrine a-t-elle pris cette charge érotique dans l'inconscient masculin (et féminin, ne soyons pas étroit d'esprit) ?

Aujourd'hui, il semble absolument évident qu'un sein est chargé de sensualité. Sauf visiblement pour les femmes qui allaitent, qui n'hésitent pas à montrer au grand jour ce qu'elles se donnent tant de mal à dissimuler le reste du temps. Cela est un grand mystère pour moi : en quoi le fait qu'une bouche enfantine s'en approche fait d'un sein une chose publique tout à fait montrable, y compris à Grand-Père Georges, à qui on n'a même pas envie de se montrer en chaste nuisette le reste du temps ?

Bref, cela n'était qu'une légère digression, qui n'est pas totalement sans lien avec mon propos : le sein, s'il faut le rappeler, est avant tout une mamelle nourricière. Pourquoi celle-ci s'est-elle mise à faire fantasmer ? On pourrait y voir un instinct primaire - la mère, la nourriture, la satiété, la satisfaction.

Mais à ma connaissance justement, c'est tout sauf primaire. Cela me semble même le propre de l'Homme : vous avez déjà vu un taureau mater le pis d'une vache avec l'oeil torve ? Et les poules, qui n'ont pas de seins (enfin... je crois, mais je ne suis qu'une pauvre petite fille de la ville), continuent d'attirer suffisamment les coqs pour perpétuer leur lignée. Les mamelles n'ont donc aucune fonction érotique chez les autres espèces (si je me trompe, dites-le surtout).

Je n'ai lu ni l'Histoire de la sexualité de Foucault, ni les recherches de Muchembled sur l'orgasme occidental à travers les âges, ni l'Histoire du corps du fascinant Corbin. En bref, rien de ce qui me permettrait éventuellement d'éclaircir ce mystère de l'érotisation du sein.

Mais peut-être que ce n'est pas votre cas. Ou bien que vous avez une théorie révolutionnaire sur la question. Alors, c'est à vous. A votre avis : quand ? qui ? où ? comment ? pourquoi ? Aidez-moi à résoudre ce problème scientifique existentiel (en restant classe, hein mes biquets) !

(Si vous trouvez que je mets beaucoup de parenthèses, c'est vrai, vous avez raison. Je n'arrive pas à me raisonner. Je mettrais bien des notes de bas de page, mais je ne sais pas faire. Et les paresseux n'auraient pas le courage d'aller les lire, alors que ces apartés sont capitales ! Si ça vous perturbe trop, imaginez juste que je vous glisse discrètement à l'oreille ce qui est entre parenthèses. Ce n'est certes qu'un flux secondaire, mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, n'est-ce pas ?)

15 août 2007

"La boue n'est faite que de nos fleurs"

J'ai absolument adoré étudier Les fleurs bleues de Queneau en terminale. J'ai autant apprécié cette oeuvre que j'avais détesté l'année précédente Les Châtiments de Hugo. Contre toute attente je dirais. Car mon tempérament rebelle ne se cache pas dans un piercing au labret ou dans une coupe iroquoise, mais dans le mouvement naturel de rejet que j'ai pour ce qui m'est imposé. Mais devant tant de finesse et d'humour, je n'ai pas pu résister, et j'ai mis ma rébellion au fond de ma poche pour Raymond.

Mais en réalité, contrairement aux apparences, il n'est absolument pas question ce soir de vous barber avec mes programmes scolaires depuis la maternelle. Non, c'est juste que ma récente découverte m'a tout de suite fait penser à cette citation de Queneau, parodiant Baudelaire.

Ma découverte est fringuesque et s'appelle Locher's. Je ne me rappelle absolument pas comment je suis tombée sur ce site, mais j'ai tout de suite vouée une adoration à ces adorables t-shirts rebrodés de fleurs romantiques et tendres. Sauf qu'au milieu de ces charmantes et délicates guirlandes florales se cachent des messages salaces. J'adore ce décalage... subtil !

L'un dit "Insatiable little thing", l'autre "I can only please one man a day. Today is not your day. And tomorrow doesn't look good either", et je trouve le "I like it rough" particulièrement bien mis en valeur par ce rose doux à souhait. Oui, tout cela me semble entièrement dans la veine de Queneau (à qui je ne voudrais toutefois pas prêté des intentions scabreuses, quoi que...).

Bien évidemment, ces petites choses décalées sont hors de prix pour de simples t-shirts. Mais je ne me lasse pas de les regarder et d'applaudir l'idée !

free music


-

10 août 2007

Dit is een beha voor de Nederlanders

Durant mes vacances maritimes, je suis allée me ruiner en lingerie même pas soldée. Dans tous les modèles que la vendeuse m'a présentés, un m'a fait quelque peu bondir en raison de son côté flashy particulièrement bien (et trop) assumé.

En voyant ma réaction, elle sourit et me glisse : "Oui, celui-ci, nous le faisons principalement pour les Néerlandais" d'un air entendu.

Ne faisant pas le lien immédiatement, j'ai dû garder suffisamment longtemps mon air de mérou interrogateur pour qu'elle ajoute : "Vous savez, pour les soirs de foot ! Les Hollandais aiment bien que tout soit orange !". Et voilà ce que donne le patriotisme sportif appliqué à la lingerie (si ça ne vous agresse pas trop la pupille, vous pouvez même vous rincer l'oeil) :




EDIT / évidemment, les miens de nouveaux soutifs sont bien plus beaux. Mais nettement moins patriotiques.

EDIT 2 / c'est quand même génial le néerlandais... Pour soutien-gorge, ils disent "beha". Qui vient très vraisemblablement de l'allemand "BH" (qui se prononce exactement "beha" en aspirant le H) pour "Bustenhalter" (soutien-gorge, mot à mot...). Ils font d'un acronyme un mot à part entière en l'empruntant aux autres. Qui ne peut croire en et à l'Europe après une telle démonstration ?!

04 juin 2007

Que c'est bon d'être une femme (mais pas tout le temps)

En mal de bénéfices, l'industrie agroalimentaire est contrainte chaque jour à plus d'inventivité pour continuer à pouvoir nous mettre de l'huile de palme partout et qu'on paie pour ça. La dernière trouvaille ? Un truc pour femmes, pour vraies femmes, celles qui sont à la fois gourmandes (oui, la femme gourmande, épanouie, sensuelle, vous voyez quoi) et soucieuses de leur ligne (faudrait pas pousser la gourmandise jusqu'à avoir des formes hein, l'éléphant sensuel, on s'en tape). Tout est rose, violet, avec des coeurs et des petites fleurs dans le logo. Déjà, ça part mal. Les produits qui ciblent les femmes m'énervent la plupart du temps, et je trouve leur pub niaise une fois sur deux.

Le produit en question ? Frusi. Je vous copie-colle la présentation de la marque, Miko : "Alors, voici Frusì, une délicieuse idée toute simple. Frusì, c’est un dessert glacé unique à base de yaourt, avec de beaux morceaux de fruits, et du muesli croquant. Mmm, un délice qui nous fait sentir fabuleusement bien !" Rien que ça, ça me coupe l'envie. Tu es une femme, donc tu dois faire attention à ta ligne, donc tu dois t'abstenir de manger de la VRAIE glace. En revanche, des fruits congelés (trop bon non ? Quoi, vous n'avez JAMAIS dévoré de gourmandise des fruits Picard encore dans leur sachet ??!), du yaourt congelé (ce qui n'a RIEN à avoir avec une crème glacée) et de DELICIEUX morceaux de céréales, quel PLAISIR intense !!! J'en salive à l'avance. Nan mais franchement, si j'ai envie de me faire un petit plaisir, ce n'est pas ce genre de plaisir dont j'ai envie. Et me dire que je devrais me contenter, parce que je suis une femme et que donc je dois faire attention à ma ligne, de ce genre de plaisir me démoralise encore plus que de me priver d'un vrai plaisir. Plutôt sauter le carré (oui, bon, la tablette) de chocolat blanc que de devoir me contenter de ça.

Mais ça continue : "Quand on se rappelle que les fruits sont une source en vitamine C (et un petit pot de Frusì offre 50% de l’Apport Journalier Recommandé), le yaourt un délicieux moyen d’augmenter notre apport en calcium et que les céréales complètes sont riches en fibres…il y a de quoi se sentir encore merveilleusement mieux !" On passe rapidement sur "tu es une femme" = "tu es constipée" = "tu dois manger des fibres", qui est quand même LE truc auquel n'importe qui pense quand il a envie d'une petite glace non ? Et puis c'est tellement plus fun de manger un Frusi qu'un bol d'All-Bran (quoique...) !

Pour finir : "Surtout quand on sait qu’un délicieux petit pot de Frusì ne contient que quelques 114 malheureuses petites calories, 3 minuscules grammes de matières grasses et est exempt de conservateurs, colorants, arômes artificiels et autre édulcorant." Franchement, ces malheureuses calories, à quoi bon les compter, si elles sont si tristes que ça ? Moi, je n'aime pas les calories dépressives, de peur que ça ne soit contagieux. Mais au fait, des calories déprimées et de minuscules grammes de graisse pèsent-ils moins lourds que des calories heureuses et des grammes géants ?


J'adore le moment où elle dit "une glace qui permettra à toutes les femmes de se sentir Frusi". C'est donc ça qui me manquait tant dans ma vie ?!

Je n'ai pas envie de manger une glace "raisonnable". Soit j'en mange une - bonne, géante, grasse, sucrée, pleine de crème et de caramel - soit je n'en mange pas. Pourtant, je reconnais que la communication de Frusi est ultra soignée : le design du site est sobre mais sympa, féminin sans être trop gnan-gnan. Mais vraiment, le fait que ce genre de produit déprimant soit réservé aux femmes me le rend encore plus antipathique. Remarquez, je n'aime pas plus les pubs qui réservent le saucisson, le camembert et les chips aux mecs. Après, j'ai l'impression que toutes ces bonnes choses sont outrancieusement grossière entre mes mains et sur mes papilles. Avec tout ça, vous reprendrez bien un peu de glace pleine de crème au caramel au beurre salé non ?

30 mai 2007

Ah les mecs...

De temps en temps, je vais faire un tour sur le blog "Ra7or, le quotidien masculin", auto-proclamé viril et anti-girly. Autant vous dire qu'une fois sur deux, cette plongée dans l'âââââââme masculine me fait rire. Ou alors m'apprend des choses.

L'idée de départ - qu'une équipe de jeunes loups fournissent des conseils de tout poil en relation avec les problèmes de la vie quotidienne à leurs collègues de genre - est franchement bonne. L'idée est carrément valable quand il s'agit de leur apprendre à repasser leurs chemises ou d'organiser un week end de lover wonder-romantique pour épater sa chérie, impecc, et on applaudit des deux mains. Mais là où le bât blesse, c'est que souvent, ils donnent des conseils de drague aux garçons. Or par définition, les garçons ne sont pas les mieux placés (même les tombeurs de boîte de nuit) pour donner ce genre de conseils.

Je me marre quand l'un deux suggère, pour reconquérir le coeur de sa douce ex, de lui faire le coup du "je peux-je peux pas-je peux" qui a déjà rendu plus d'une fille hystérique. La touche de génie ? La surprise selon Ra7or. De mon côté, si on me fait ça, je n'arriverais jamais à me défaire de l'idée qu'on m'a prise pour une conne. Parce qu'on dit que les filles sont tordues, mais le coup du JPJPPJP (suivez bien, ceci est l'acronyme de la technique ci-dessus citée, et remarquez au passage la belle allitération), ça l'est encore plus. Franchement, rencarder une nana, l'appeler 10 minutes avant pour lui dire que finalement, non, on est charrette, ça va pas être possible, mais se pointer quand même, je trouve ça douteux. Je suis peut-être une fille et donc compliquée, mais, loin de trouver ça romantique, l'interprétation la plus plausible qui me viendrait à l'esprit serait : "bon, Adriana Karembeu lui a finalement dit oui pour ce soir, mais finalement, y a foot alors elle a annulé, et il se retrouve la queue entre les jambes à se raccrocher à son plan B, moi...". OUAIS, super romantique le truc...

Mais en fait, j'aime beaucoup ce blog, que je trouve souvent attendrissant. Et oui, "attendrissant" est un compliment. Mais je pense que la VRAIE idée serait que des vrais mecs donnent des vrais trucs aux filles pour qu'elles deviennent toutes la vraie copine idéale qui fait rêver la gent masculine. Tout en gardant les autres trucs : les récits de "comment les mecs eux aussi paniquent quand ils ont une amourette" par exemple. Ou "pourquoi le chat de ta copine peut devenir ton meilleur ennemi".

En fait, il y a aussi un petit côté sadique à la chose : j'adôôôôôôre voir la euh... naïveté ? masculine parfois. J'adôôôôôôôôre voir que nos ruses les plus perfides les font vraiment bisquer (mission accomplie, YEAH !). Dans un billet récent, l'un des rédacteurs de la dream team disait que les décolletés étaient à la fois le meilleur et le pire ami de l'homme, à la fois attiré et supposé résister à cet appel explicite. Il dit : "Constamment grillé par les femmes au décolleté plongeant (en même temps cocotte si tu mets un décolleté c’est que tu veux les montrer tes nénés !) [...]". Moi je dis : c'est pas faux. En même temps, lire ça, pour une démonne perverse comme moi, c'est jouissif. Mais les mecs, redescendez sur terre : on vous fait (cruellement) marcher, et vous, vous courez... Le pied !

Je vous explique : oui, mettre un décolleté est une invitation certaine au matage. Mais en fait non. C'est très simple : il ne faut surtout pas se faire repérer. Le décolleté est un puissant instrument de sélection entre l'amateur discret (regard invisible, et compliment détourné : "il est superbe ton pendentif") et le mateur indélicat (qui reste la bouche ouverte, filet de bave au coin des lèvres). Veillez à être dans la bonne catégorie.

Ensuite, le décolleté peut juste être l'occasion pour nous perfides démonnes (oui, je maintiens) de passer une journée à nous bidonner en douce. Vous n'imaginez pas comme il est drôle de vous voir bégayer, reprendre vos phrases, ne plus trop savoir où vous en êtes, vous voir essayer de lutter pour ne pas regarder. C'est drôle et... attendrissant. Tout comme Ra7or.

free music


-

01 mai 2007

Groumpf (je ne suis pas féministe mais...)

Bon, ça y est, c'est reparti pour un tour d'indignation, en live cette fois-ci. Entendu il y a 2 minutes, dans un reportage du Journal de France 2 sur les indécis : "moi, c'est certain, je vais voter sur le base du débat de demain soir !" dit le mari. "Et vous Madame, sur quelle base allez-vous voter ?" demande le journaliste. Et cette cruche répond, la bouche en coeur, "sur la base de mon mari", en éclatant de rire, pour bien montrer que bon, hein, c'est une blague.

C'est exactement pour cette raison que le droit de vote a été refusé pendant des décennies aux femmes. C'est exactement pour cette raison que même la gauche française a exclu d'accorder le droit de vote aux femmes tout au long du XXème siècle : une femme qui n'aurait pas reçu l'éducation nécessaire à l'exercice de son libre-arbitre voterait comme son mari ou comme son curé. Ce qui n'est pas en soi idiot comme raisonnement, mais aurait dû conduire à l'émancipation intellectuelle des femmes plutôt qu'à leur exclusion de la sphère civique. "Puisque seule une citoyenne éduquée peut accomplir son devoir raisonnablement, formons les citoyennes" aurait été une meilleure réponse...

La France a été parmi les derniers pays à accepter que ses citoyennes puissent exercer tous leurs droits. Et 60 ans plus tard, il se trouve encore quelque part en France des cruchottes pour affirmer en regardant bien droit la caméra qu'elles mettront dans l'urne le même bulletin que leur mari, quel qu'il soit. Je suis atterrée...

28 mars 2007

On attrape pas les mouches avec du vinaigre

A en écouter mes amis, les garçons ne s'attrapent pas avec de l'esprit, de l'humour ou un décolleté, mais avec du vinaigre. Si je fais la somme des différents conseils qui me sont prodigués par les reines de la drague ou leurs cibles masculines, une nana irrésistible se doit :

1. d'être un peu chieuse. Une béni-oui-oui, ça n'a rien d'attirant. La nana gentille, pas hystérique, pas capricieuse n'est qu'une vague limande sans intérêt. Il paraît que le caprice, c'est "avoir du caractère". La fille pas chieuse est facilement soupçonnée de ne pas avoir de personnalité. Et si elle était juste polie ?

2. d'être un peu conne. Une nana qui sait tout sur tout, ça énerve. Faut pas être niaise non plus, mais juste montrer quand même que sans lui, on ne vaut pas grand-chose.

3. d'être un peu fragile. "Moi femme faible avoir besoin de grande épaule homme fort pour avancer dans la vie". Toujours assurer nuirait gravement à la confiance en lui de l'Homme.

Or moi, grande spécialiste, je conteste cette vision des choses. Parce qu'il faut bien se mettre en tête que :

1 bis. Seules les vraies irrésistibles peuvent se permettre d'être chieuses. Chez les autres, ça ne fait qu'un défaut de plus. A l'extrême rigueur, ça donne encore un petit charme pour l'être enamouré, mais pour les Autres (qui continuent d'exister malgré la récente mise en couple, je le rappelle), c'est juste insupportable. Si vous continuez à penser qu'être chieuse était une qualité, c'est que vous n'avez jamais personnellement expérimenté l'enfer que représente une petite copine chieuse au bras de l'un de vos amis.

2 bis. Le célibat contraint à devenir forte et intelligente. D'ailleurs, légère niaiserie et faille, même combat : le but est de montrer à l'Homme qu'il est indispensable. Or quand on a justement dû s'en dispenser par la force des choses, il a bien fallu apprendre à un moment ou un autre à faire toute seule. Hier soir, j'ai gagné le surnom de Mac Gyver en réussissant à ouvrir au tournevis une boîte de cirage sur laquelle s'acharnaient deux copains sans succès depuis 2 jours. Mac Gyver, c'est sympa mais pas super glamour, j'en conviens. Alors je comprends que ça ne soit pas un bon départ dans la vie, de savoir ouvrir les boîtes de cirage. Mais n'empêche que c'est bien pratique d'avoir un ouvreur automatique chez soi, non ? Bon, d'accord, je m'enfonce. Il faut quand même dire que le célibattantisme n'est que très rarement une posture revendicative, mais une nécessité contingente liée à l'instinct de survie en milieu hostile. Vouloir / devoir s'en sortir toute seule n'implique pas nécessairement une volonté d'extermination des mâles, devenus inutiles. Je vous assure que quand j'ai arrosé mon ordinateur de café, j'aurais adoré pouvoir appeler un esprit masculin cartésien et rassurant.

3 bis. Tout ca veut quand même dire que ce qui prime n'est pas ce qui fait qu'il est agréable, ou non, de vivre au quotidien avec quelqu'un pendant 50 ans, mais l'image de soi qu'on renvoie à l'autre. "Je ne t'aime pas pour toi, grosse chieuse niaise et faible que je ne supporte plus, je t'aime parce que tu me fais me sentir fort, beau et intelligent". M'étonne pas qu'un mariage sur trois finisse en divorce.

Tout ça pourrait sentir un peu le rance, mais en fait non. Promis juré je ne suis pas aigrie. Ca me fait plutôt sourire en réalité. J'adore observer les couples en train de se former, l'étincelle qui est plus ou moins là... Je trouve ça fascinant d'obeserver des gens qui font attention au moindre de leur geste, et qui en disent à travers cela encore plus que s'ils se comportaient normalement. Et puis finalement, toujours la même question : qu'est-ce qui fait que là, ça marche ou pas ?

Finalement, certainement pas le fait d'être une chieuse ou non. Souvent, pendant les rendez-vous, les nanas se tripotent les cheveux. Ca veut dire à la fois "Est-ce que je suis belle ?" et "Mon Dieu, que je suis stressée, j'ai besoin d'un doudou". Demandez à un mec ce qu'il en pense : si la nana lui plaît, il trouvera ça adorable ; si elle ne lui plaît pas, il trouvera ça énervant. Alors à quoi ça tient ? A de la chimie ? A la chance ? Aux phéromones ? A notre cerveau primitif ? Aux hormones ? A un jugement rationnel analysant coûts et bénéfices ? A l'horloge biologique ? Au hasard ?

14 février 2007

Détournement et contournement

Parce que tout ce qui occupe ma tête en ce moment est trop intime pour être raconté et me coince les sinus via les glandes lacrymales (et que j'en ai assez d'avoir les sinus encombrés depuis 6 jours)...

Parce que je déteste la dégoulinade mièvre de la Saint Valentin qui se transforme de plus en plus en concours du kitsch...

Parce que la première fois que j'ai fait un cadeau (kitsch : une bougie rose bonbon en forme de coeur avec "Je t'aime gros comme ça" écrit dessus) de Saint Valentin, il a été balancé par son destinataire âgé de 9 ans par la fenêtre de l'école (et pas uniquement parce qu'il le trouvait de très mauvais goût)...

Parce qu'avant, j'adorais cette fête, jusqu'à ce que mon premier amoureux me plaque le 14 février. J'avais 12 ans, il n'était pas franchement malin, mais ça marque quand même, quand on a 12 ans et qu'on aime la Saint Valentin...

Parce que cette pourriture de marketing me rappelle que ni hier, ni aujourd'hui, ni demain (mais après-demain peut-être, sait-on jamais), personne ne mumure de mots tendres à mon oreille, et qu'on a beau être une femme libérée et indépendante, de temps en temps, ça fait quand même du bien...

Parce que tout ça, je ne ferai qu'une chose aujourd'hui (si vous êtes une fille, parce que sinon, vous risquez de vous ennuyer légèrement) : vous renvoyer au billet écrit par Ron sur le blog d'Hélène. Un truc de filles quoi...

free music


-

24 janvier 2007

Greluche ?

Bon, comme certainement un bon paquet de bloggeuses aujourd'hui, j'ai perdu quelques minutes de mon précieux temps à faire le Greluche Test découvert grâce à Deedee. Le verdict est tombé : waouh, je ne suis que très modérément Greluche, contrairement à ce que peut laisser croire ma collection :
- de mascara (chaque tube étant d'une couleur subtilement différente de celle de son voisin, qui lui allonge les cils mais ne les épaissit pas, alors que le troisième les étoffe sans faire de paquets et que le quatrième les recourbe)
- de chaussures (mais chaque paire a sa spécificité : talons comme ça ou pas comme ci, couleur, style, bout)
- de fard à paupière (les discrets, les flashy, les mats, les irisés, les à mettre juste par dessus du khôl parce qu'ils sont gras et les à mettre sous les sourcils pour éclairer)
- de jeans (le très vieux très cool du dimanche tellement porté qu'on dirait une greffe de peau de Schtroumpf, le classe qui va avec les bottes et les escarpins, le pailleté qui fait un peu girly, le brodé qui fait carrément girly)
- et de tout un tas d'autres trucs qui font que je suis comme je suis.

Le test l'a dit : je ne suis pas Greluche. Et c'est forcément vrai. Même si je fais des tests beauté pour madmoizelle.com. Même si, en sortant de mon épreuve d'économie, je suis allée faire du shopping pour enfin dégoter le manteau marron qui manquait à ma panoplie de manteaux depuis 3 ans (cf. ci-contre). Même si souvent, quand je ris, je glousse. Que cela soit dit : la science a parlé, je ne suis pas une Greluche.

C'est sans doute pour ça, d'ailleurs, que j'ai un peu tilté en passant devant la parfumerie en bas de chez moi ce matin. En grand dans la vitrine trônait la pub pour le produit tout nouveau-tout beau d'une marque que j'affectionne en général, mais qui a soudain perdu toute considération de ma part.

Cette jolie bouteille a l'air franchement anodin et pourtant, j'ai eu la très désagréable impression qu'on me prenait pour une Greluche. Que dit la pub ? "Pensez-vous que les ondes électromagnétiques puissent traverser les murs sans traverser votre peau ?".

Bien sûr, "électromagnétique", ça fait peur. Mais franchement, qu'un spray cosmétique s'attaque à ce genre de choses me laisse sans voix. Certes, comme dirait Fab, "il y a peut-être d'autres choses plus importantes sur lesquelles s'énerver". Mais je n'aime pas être prise pour une cruche.

En outre, cette pub a le défaut de me faire immédiatement penser à cette secte (les Raéliens ? les "habits blancs" ? Moon ?) dont les membres aiment à se promener enrubannés de papier d'alu pour se protéger de ces courants d'énergie négative qui leur vole leur cerveau, comme la ménagère de moins de cinquante qui regarde le téléachat aime à faire le ménage emballée dans du cellophane pour se débarasser de sa cellucite.

Alors suis-je inconsciente ? Suis-je trop peu hype ? En tout cas, il est certain que ce spray ne délestera jamais mon porte-monnaie. Si jamais un jour, il faut réellement stopper les ondes électromagnétiques pour éviter le vieillissement de ma peau (qui est de toute façon inéluctable, soyons réalistes), je me ferai un masque de papier d'alu, comme tout le monde. Qu'est-ce qu'on aura l'air con quand même ce jour-là... Peut-être qu'un spray incolore ne serait finalement pas plus mal ?

Mais la situation est loin d'être aussi critique pour l'instant. Et je ne me jetterai pas dans les bras du grand capital cosmétique cette fois-ci. Parce qu'il y a toujours une limite dangereuse à ne pas franchir : à force de prendre grossièrement les gens pour des greluches, on finit par leur envoyer un électrochoc qui les ramène à la conscience : "mais non je ne suis quand même pas SI greluche que ça !".

09 janvier 2007

Beauté intérieure et intelligence extérieure

Je ne suis pas (encore) une grande spécialiste de la nature masculine. J'ai encore de nombreux mystères à percer, en particulier la relation exacte qu'ils entretiennent avec l'intelligence, en particulier féminine. Mes observations in vivo me laissent régulièrement perplexe, étonnée voire estomaquée.

Il y a sur Europe 2 TV (on a les références qu'on peut) un truc américain tout à fait dans le genre de ceux de MTV qui s'appelle Next. J'en conviens, ce n'est pas d'une très grande intelligence (puisqu'on en parle), mais je trouve ce genre d'émissions, à petite dose, particulièrement intéressant d'un point de vue strictement culturel. De même que les séries australiennes nous apprennent des tas de de choses sur l'Australie (grâce à Hartley Coeur à vif, je sais depuis mon adolescence que l'Australie est un grand pays d'immigration pour les Grecs), Next nous apprend plein de choses sur la jeunesse américaine. Le principe de Next ? Un mec /une fille rencontre 5 garçons / filles. Le premier passe, dès qu'il en a marre, il dit "next" et un autre arrive, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ou elle ait trouvé chaussure de Cendrillon à son pied.

En général, les mecs disent - en gros - qu'ils veulent une fille jolie mais surtout intelligente. Et ils repartent immanquablement avec la greluche blonde à gros seins et faux ongles d'actrice porno qui ricane comme Pamela Anderson. Alors deux possibilités : soit nous n'avons pas la même notion de l'intelligence (qui doit être extérieure). Soit leurs capteurs à neurones s'affolent à l'approche de telles jeunes femmes comme mon radio-réveil quand mon portable est à proximité.

J'ai récemment eu confirmation du réalisme de ce genre de comportement dans la vraie vie. A une soirée, un couple arrive. Lui : normal. Elle : ne ressemble pas à une greluche, mais après un quart d'heure de conversation, elle aligne connerie sur connerie. A chaque verre de vin, son abyssal manque d'intelligence se fait plus flagrant. A la fin de la soirée, c'en est presque gênant. Vous pouvez me trouver dure. Je me trouvais moi-même un peu trop cruelle. Il m'a suffi de croiser le regard de l'amie qui nous avait invités chez elle pour que je comprenne que je n'étais pas seule et que mon jugement était largement partagé.

D'ailleurs, il était également partagé par son mec. Dans mon souvenirs, ils étaient ensemble depuis plus d'un an, ce qui laisse largement le temps de découvrir les limites des uns et des autres, en particulier intellectuelles. Le jeune homme était conscient des faiblesses de sa dulcinée. Au bout d'un moment, excédé de la voir déblatérer, il lui a intimé l'odre "d'arrêter de dire des conneries et de la fermer un peu". Le ton ne serait jamais passé avec moi, mais j'étais soulagée de la voir obéir. En dehors de l'humiliation infligée, cela signifiait clairement que ce mec avait conscience de la connerie de sa nana, qu'il en était gêné, mais pas au point de la quitter.

La question perdure donc : quelle relation les mecs entretiennent-ils réellement avec les neurones de leur nana ?

Un dernier élément subsidiaire : « D'après une étude britannique, à chaque fois qu'un homme augmente de 16 points son QI, ses chances de se marier grimpent de 35 % alors que pour une femme, 16 points de plus, c'est 40 % de chances en moins. »

08 janvier 2007

Dinosaure

En ce moment, sur madmoiZelle.com, il y a un sujet de forum qui m'a fait prendre un bon coup de vieux. Le sujet est "comment l'as-tu séduit(e) ?" où les nanas sont invitées à raconter la naissance de leur amûûûûûûûr.

Alors soit je suis complètement déconnectée de ma génération (possible), soit les filles qui ont 5 ans de moins que moi ne vivent déjà plus dans le même espace intergalactique, mais visiblement, aujourd'hui, point d'histoire d'amour possible sans MSN. Presque toutes les filles racontent qu'elles l'ont rencontré chez des amis / en boîte / à l'anniversaire de leur grand-mère, puis qu'ils se sont échangés leur adresse msn, et c'est là que tout a commencé.

Dans ma vision du monde, on s'échangeait un numéro de téléphone. Bon, je ne parle même pas des numéros de Tamtam hein, je parle d'un banal numéro de portable. Désormais, si tu ne chattes pas, tu peux t'attendre à n'avoir aucune vie sentimentale pour les 296 ans qui viennent. Les adresses s'échangent, se soudoient, se bloquent dans une grande valse.

Comment draguerais-je sur MSN si j'avais 16 ans ? A vrai dire, j'ai déjà dragué sur MSN (nomého, quand même), mais des gens que je connaissais déjà en vrai, le plus souvent assis trois rangs derrière moi sur les bancs universitaires. Serais-je bonne à ce petit exercice ? Aucune idée. Il faudrait que je demande à mes amies habituées à draguer du petit jeunot comment on fait, maintenant, chez les ados... (OH CA VA les filles, je n'ai même pas donné de nom !!).

05 janvier 2007

Dernière ponte

Après être restée inactive pendant très longtemps pour madmoizelle.com, j'ai enfin repris ma plume cybernétique pour écrire quelque chose. Und zwar : un article promis depuis le mois de septembre (humhum) à Fab sur les femmes en politique.

Comme d'habitude, il y a des choses que j'aime bien et d'autres que je n'aime pas. J'aurais en particulier aimé pouvoir plus expliquer que simplement décrire. Mais je ne suis pas doctorante en sociopsychologie, donc il y a des choses qui m'échappent très largement.

Mais si ça vous dit, allez donc le lire et revenez en causer ici ! Je suis sure que vous avez un avis éclairé sur la question :-)

03 janvier 2007

So ne Sch...

Je sais, c'est mal d'être grossière. Et c'est encore plus mal d'être vulgaire. Mais... la journée commence mal. Rien de tragique, mais comme le dirait Stellou, "le chiant quotidien".

Ca commence par un réveil trop tardif, ça continue avec un prof qui oublie de venir faire cours (alors que mon prochain moment d'enrichissement intellectuel scolaire a lieu 9 heures plus tard) et ça finit par un collant Gerbe tu-sais-même-pas-comment-il-est-beau qui est filé on-ne-sait-même-pas-par-qui-ni-par-quoi.

Reprenons paisiblement. Au premier abord, se lever trop tard a un bon côté : on dort un peu plus longtemps. Au second abord, on prend conscience que ces quelques minutes volées ne le sont pas au voisin mais à soi-même. Et qu'il faut les rattraper en se privant soit de café au lait (non), soit de coquetterie (non), soit de démarche lente (oui). Donc avec un grand au café au lait dans le ventre, toute fraîche pomponnée et maquillée, il faut courir. S'ensuit une inutilité flagrante : à quoi sert de prendre le temps de passer sous la douche et sous le pinceau à maquillage si tout est gâché quelques instants plus tard par une course effrenée pour attraper son bus au vol (c'est une image, je ne fume pas avant de partir en cours, je sais que les bus ne volent pas) ?

Le prof qui ne vient pas peut également être une bonne nouvelle : deux heures de plus pour travailler mon concours qui a lieu dans 3 semaines. Mais plusieurs arguments viennent contrebalancer cette constatation. Premièrement, quand je cours, j'aime que ce soit justifié. Deuxièmement, rater ce cours signifie rater l'un des profs les plus sexys que j'aie jamais eus (et commencer l'année sans lui est un déchirement). Troisièmement, j'ai sacrifié deux tickets de bus à cet aller-retour sans objet, n'ayant pas encore reçu ma précieuse carte Imagine R qui équipe tous les étudiants sensés d'Ile-de-France.

Enfin, mon collant filé reste à cette heure l'évènement le plus tragique de la journée. J'espère que vous êtes allés lire l'histoire des bas décadant plus que décadents de Kozlika, recommandée il y a quelques jours. Dans la même veine des crasses féminines que les bas qui tombent, il y a le collant filé. D'une part, je connais peu de choses aussi vulgaires qu'une femme errant dans la ville avec un collant filé. Lorsque j'étais en stage, j'avais - sur les excellents conseils de Cornélia - toujours une paire de collants de rechange (vient le moment où l'on s'interroge : un collant ou des collants ? Une paire de collant ou de collants ? J'aurais mieux fait de parler, comme Kozlika, de mes bas, mais ma jupe fendue m'en empêchant aujourd'hui l'usage, je privilégie le réalisme à la facilité orthographique) dans mon bureau, juste "au cas où". Quoi de plus rageant que d'avoir une balafre de peau au milieu du jersey pour aller voir le Grand Chef ? D'autre part, le drame du collant filé tient aussi à ce qu'un collant filé est le plus souvent immettable, à moins de ruser. Ruser, cela consiste à avoir des collants que l'on peut, en fonction de l'endroit de l'eraflure mortelle, mettre avec certains vêtements et pas d'autres. Aux fesses ? Avec une jupe, même courte, ils seront encore parfaits (mais pas pour un rendez-vous qui risque de dégénérer, bien sûr). A la cuisse ? Avec une jupe longue ou un pantalon, personne n'y verra goutte. Au mollet ? La tâche se complique, il faudra les réserver aux pantalons ou aux jupes mais portées avec des bottes. J'ai ainsi des tas de catégories de collants. Bien évidemment, ne disposant pas encore de la commode magique qui me permettra de ranger mes sous-vêtements dans ma chambre, ils sont pour l'instant tous en vrac dans une petite (hum, grosse) boîte et dans un tiroir, sans que je puisse déterminer autrement que par ma mémoire lequel est portable en fonction de ma tenue du jour. Le drame ultime de mon accident vestimentaire d'aujourd'hui, en dehors du fait que je n'avais pas de collant de rechange, vous apparaîtra immédiatement clair si je vous dis que mon collant était MA-GNI-FIQUE. Un Gerbe de toute beauté, noire avec des fleurs opaque par ci par là qui remontaient jusqu'en haut des cuisses. Une merveille de collant, l'un de mes préférés. Bien sûr, selon ma classification, je peux continuer le mettre avec des pantalons. Mais les fleurs commencent au mollet. Pas de chance.

En relisant, je me suis rendue compte que certains allaient sans doute s'interroger : comment peut-on - en dehors de toute hypothèse un peu olé-olé - filer ses collants sur les fesses ? Je me dois une réponse simple et circonstanciée : en l'enfilant, pardi ! Le collant est l'invention à la fois la plus formidable et la pire qui soit. Mille soins doivent être pris lors de l'enfilage : les ongles doivent être ras, les mains doivent être douces, la moindre irrégularité accrochatrice signant l'arrêt de mort dudit objet. Il faut ensuite tirer, avec douceur, mais persuasion, afin de ne pas avoir la ceinture au niveau des cuisses. Et c'est précisément à cet instant qu'arrive l'égratignure sur les fesses. Plus le collant est beau, plus il est fragile, et un doigt tireur passe vite au travers du précieux tissu trop sensible. Et voilà, en une fraction de seconde, alors que vous ne faisiez qu'enfiler votre collant, vous vous retrouvez avec un machin sans nom filé sur les fesses. Vite vite vite, courir pour attraper le vernis incolore pour limiter les dégâts. Attendre que ça sèche. Se décoller lentement le collant (qui porte à cet instant précis son nom mieux que jamais) de la peau couverte de vernis en se disant que "non, ça ne fait pas mal, ce n'est qu'une impression". Enfiler ses fringues par-dessus et le classer dans la bonne catégorie. Un Mars, et ça repart...

13 décembre 2006

Histoire de filles

Aujourd'hui, plutôt que de me lamenter sur mon sort, je vous propose deux histoires de filles à aller lire chez les autres. Chez des autres qui ne manquent ni de style ni d'autodérision.

D'une part, ma keupine Myriam se prend des vents sans rien avoir demandé à personne et finit la nuit à l'hôtel avec le malotru en tout bien tout honneur.

D'autre part, Kozlika - que je ne connais pas mais qui a l'air d'avoir un tas de choses à raconter - fait tout son possible pour rester digne en toute circonstance, ce qui n'est pas toujours chose facile.

Ahlalalalala, moi je dis : on n'est pas aidée !

10 octobre 2006

Anecdote à valeur générale ?

Comme dans tous transports en commun de France, de Navarre et du monde entier, la RATP réserve dans ses bus quelques places "prioritaires" à des gens qui étaient auparavant peu identifiés. Ils étaient également peu identifiables. Tant et si bien que je ne savais jamais si je devais vraiment céder ma place assise à cette dame grisonnante ou non depuis que je me suis faite insulter par une dame que je jugeais suffisamment âgée pour qu'elle ait le droit de s'asseoir et qui se jugeait trop jeune pour avoir cette faveur. En somme, ces places prioritaires étaient pour moi de vraies tortures sources d'incidents diplomatiques en puissance.

Désormais, la liste de la RATP est nettement plus claire, affichée au-dessus des places en question, avec une hiérarchie stricte entre les différentes catégories de prioritaires. Debour à ne rien faire (plein de jeunes seniors dynamiques profitaient de leur droit à l'assis-attitude), j'ai donc découvert avec intérêt la hiérarchie établie par la régie des transports parisiens.

En première place, les invalides et mutilés de guerre. En même temps, ils ne sont pas nombreux, mais de là à les mettre en première place... Les femmes enceintes arrivent en 6ème position. Innocemment, j'ai pensé tout bas qu'on en était donc là : on pense d'abord à ceux qui ont défendu la patrie - riche et noble cause si l'en est - par le passé avant de penser à celles qui assurent la nation de demain.

Bon, très honnêtement, je ne sais pas ce que ça fait d'être enceinte. Je n'en ai pas la moindre idée. Mais mon bon sens me fait dire qu'avec ça, on a bien mérité une petite place assise dans le bus. Parce que quand même, être enceinte, ça revient - au bout de quelques mois - à se trimballer perpétuellement avec 3 bouteilles de lait dans le ventre. Mine de rien, ça pèse ces petites bêtes-là.

Et avec tout ça, un mec peut se pointer avec un bout de doigt en moins et, sous prétexte qu'il l'a perdu à Verdun, à Constantine ou à Lang Son, revendiquer la place de cette dame :


Ceci n'est pas une vraie femme. Ceci est une sculpture. C'est de l'art. C'est Ron Mueck qui l'a fait et sa maman doit être très fière de lui aujourd'hui. Alors on l'applaudit bien fort.

Alors je ne sais pas, peut-être que je fais du jeunisme anti-vieux, peut-être que je fais du pacifisme anti-militaire, peut-être que je fais du féminisme radical. Ou peut-être que cette petite anecdote ratpienne montre que le principal problème de la France est dans la définition et la hiérarchisation de ses priorités.