23 octobre 2006

Ségolène Ségolène Ségolène !

Bon, il fallait bien que je me mette à en parler à un moment ou à un autre. Alors voilà, ça y est, j'inaugure : Ségolène met les pieds dans mon blog. Oh, je ne vais pas dire grand-chose sur le sujet, étant difficilement en mesure d'apporter une quelconque pierre à l'édifice, en dehors de 2 éléments qui m'ont marquée ces derniers jours.

D'abord, il y a cette histoire du Rainbow Warrior. Marrant comme on ressort les vieilles chaussettes sales pour les laver au moment où tout le monde avait oublié qu'elles existaient. Jusqu'à il y a peu, on avait trop la flemme pour mettre une lessive en route, mais là, maintenant tout a changé, on a envie de grand ménage de printemps.

Encore plus marrant, ça alors quel hasard, TF1 diffuse ce soir un téléfilm sur le sujet. C'est dingue les coïncidences non ? Attention, je ne dis pas que TF1 a choisi de sortir ce téléfilm maintenant pour nuire à Ségo. En revanche, sans vouloir être une maniaque du complot, je me demande si cette histoire aurait tant intéressé il y a quelques semaines, avant que des citoyens bien intentionnés n'aient décidé de faire toute la lumière sur la participation du frérot dans l'opération... Moi j'dis ça, j'dis rien...

L'autre réflexion, c'est à propos de son idée (de Ségo, j'veux dire) de jurys citoyens pour juger l'action des élus. Mais ce qu'il faut lui dire, à Ségo, c'est que ça existe déjà, et que ça s'appelle le VOTE !! Et oui, le principe de la démocratie, c'est de toucher en botte les sales pourris et les incompétents. Ségo n'a rien inventé. Et j'aimerais bien savoir quelle légitimité représentative auraient ces quelques citoyens placés au-dessus des autres pour pouvoir juger à ma place d'électrice les dirigeants politiques. Donc je reste persuadée que le vote est le meilleur des tribunaux citoyens pour juger les hommes politiques. Après, que les citoyens ne le fassent pas correctement est une autre histoire.

En effet, j'ai toujours été sidérée de voir que les Français crient si facilement au scandale ("Tous pourris" étant à peu près la seule position politique partagée de tous bords. Cf l'article 60% des Français jugent les élus corrompus) tout en votant tranquillement le lendemain pour ces mêmes élus. Qui a permis à Balkany de revenir à la tête de la mairie de Levallois dès le premier tour après avoir été condamné à plusieurs reprises ? Qui a permis à Jacques Chirac de passer à travers les mailles du filet judiciaire dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris en l'élisant "aux plus hautes fonctions de l'Etat" ? Ben c'est nous, tout benêts qu'on est (quand je dis, ça ne veut pas dire vouzémoi hein, je précise). Je vais arrêter là avec mes exemples qui n'apportent pas grand chose. Mais une chose est sûre : on a les dirigeants qu'on mérite.

20 octobre 2006

J'ai envie de...

J'ai envie de tout et son contraire en ce moment.

J'ai envie de brioche grillée au nutella et de crêpes Suzette (merci Charles !!!), mais aussi d'ascèse et de légèreté. J'ai envie de séances acharnées de travail et de puissance intellectuelle décuplée, mais aussi de lecture de Biba et de matage de DVD débiles au lit. J'ai envie de solitude et de société. J'ai envie de boums déjantées et de dîners pépères. J'ai envie de minijupes et de burka (enfin non, quand même pas, mais presque).

En fait, j'ai surtout envie de fermer ce blog. A vrai dire, pas réellement le fermer, mais le protéger, le mettre sous cloche. Sans vouloir jouer à la nouvelle star des blogs (d'autres s'en chargent pour moi ;-) !! ), mon post-it express me prouve tous les jours que de plus en plus de parfaits inconnus tombent ici plus ou moins par hasard et je me sens de moins en moins libre d'écrire ce que je veux. Si vous en faites partie, ne le prenez pas mal, mais j'ai du mal à raconter la même chose à mes amis et à tout le monde.

Ce n'est pas la mauvaise influence de Vinvin, mais je me demande moi aussi ce que signifie ce blog aujourd'hui à mes yeux. J'ai commencé à y écrire un peu parce que les copains le faisait depuis longtemps, un peu pour donner de mes nouvelles depuis la Teutonie et un peu sans savoir pourquoi. Ma poignée d'amis qui connaissaient l'adresse me lisaient de temps en temps, et ça me suffisait largement. Par un phénomène surnaturel mais très normal sur internet, certains, sont tombés par hasard et sont visiblement restés, laissant même parfois des commentaires, parfois même pour le meilleur.

D'abord un peu grisée par ce succès ("WOW, 616 personnes ayant visité mon profil !!" "WOW, plus de 80 visiteurs aujourd'hui" - je sais, certains vont rire de ces scores ridiculement bas, mais bon, nous n'avons pas les mêmes valeurs...), je me sens désormais de plus en plus contrainte par ces visiteurs anonymes. Quand je découvre que des lecteurs zanonymes me côtoient parfois tous les jours sur les bancs de mon école (non M le Maudit, ne te sens pas visé), sans que je les connaisse pour autant, je me sens d'un seul coup toute nue. Et si j'aimais vraiment le naturisme, je changerais tout simplement de plage à Oléron plutôt que de blogger.

Donc j'ai voulu mettre un mot de passe, mais Blogger ne permet pas de le faire. De ce fait, je vais sans doute changer d'adresse de blog, chercher un hébergeur qui me permette de mettre un mot de passe. Pour avoir tout ça, il faudra m'écrire. Si vous n'avez pas l'adresse mail, c'est ballot, mais ça veut dire que vous ne pourrez pas lire mon prochain blog.

Comme le disent les Télétubbies depuis si longtemps : "il est temps de se dire au revoiiiiiir"...

Aime-toi toi même et Dove t'aimera

Dans la lignée de ce que fait The Bodyshop depuis des années et Dove depuis quelques mois, une petite vidéo qui ne fait de mal à personne (merci Fab !) :


Finalement, ptête bien que je pourrais être mannequin avec tout ça. Mouarf mouarf mouarf...

16 octobre 2006

Mauviette ?

Je n'y suis pas allée à ce p*** de concours à une place. Après longues hésitations, j'ai considéré que l'investissement en temps et en énergie était trop important pour un résultat plus qu'incertain. Enfin plutôt certain d'ailleurs. Le seul et unique poste offert ne m'aurait pas fait peur si je m'étais sentie prête, ce qui n'était absolument pas le cas. Du coup, aller plancher 5 heures par jour pendant 7 jours en enfilade en ayant peur de la copie blanche chaque matin m'emballait peu.

Je n'arrive toujours pas à savoir si j'ai été lâche et paresseuse ou si j'ai été raisonnable à ne pas courir plusieurs lièvres à la fois. Mon seul regret après avoir pris cette décision est d'avoir sacrifié à un concours que je ne passerai jamais une virée shopping avec Cornélia. J'espère que tu ne m'en voudras pas (trop).

Du coup, j'ai repris le chemin des cours ce matin avec mon premier corso d'italien depuis plus de 3 ans... La reprise a été un peu rude mais tout passe tellement mieux avec un vrai Romain qui a l'air de parler italien même quand il parle français. Très indulgent avec moi, il m'a assuré pouvoir me remettre à niveau avec un peu (voire plus) de travail de mon côté. Je me sens rouillée mais motivée. On verra ce que ça donnera dans 6 mois.

11 octobre 2006

Blague dans le sac

J'ai un ami que j'apprécie beaucoup. Je sais que l'apprécie vraiment beaucoup parce que j'accepte même ses défauts. L'un de ses plus gros défauts, c'est d'affectionner les expressions ringardes telles que "blague dans le sac" qu'il sort à la place de "sans rire" ou "plaisanterie à part" avec le plus grand sérieux du premier degré. Au final, c'est ce qui fait aussi son charme.

Si je vous parle des blagues dans le sac ce soir, c'est parce que j'ai aujourd'hui fait un petit stock de blagues grâce à mon tout nouveau tout pas beau prof d'économie. Du coup, ce sont des blagues d'énarques. Mais enfin, ça vous fera quand même certainement rire, puisque c'est de la blague d'énarque fanatique d'autodérision.

1. L'histoire de l'énarque et du train
La seule différence entre un train et un énarque, c'est que le train, quand il déraille, il s'arrête/

2. Le lapin et le serpent
Il était une fois un petit lapin qui jouait à colin-maillard avec un serpent. Le serpent met le foulard en premier sur ses petits yeux de serpent. Avec ses petites mains de serpent, il tâte le lapin et dit "oh, tu es tout mou, tout chaud, et tu as une petite queue, tu es un lapin !". Le lapin prend son tour de foulard, il trouve le serpent et le tripote "oh, tu es dur, froid et tu n'as pas de queue, tu es un énarque !".

3. Zut, il en a sorti plein d'autres, mais je ne me rappelle pas de tout... Mais je suis sure qu'il en aura des comme ça pendant les 10 mois à venir.

En revanche, il nous a par avance excusées (je mets "ées" à la fin parce qu'il ne s'adressait qu'aux filles) de nos éventuelles absences "en cas de rendez-vous chez le coiffeur ou la manucure". Les mecs, eux, ont le droit de rater son cours pour un rencard.

Qu'est-ce qu'on se marre en prepena...

10 octobre 2006

Anecdote à valeur générale ?

Comme dans tous transports en commun de France, de Navarre et du monde entier, la RATP réserve dans ses bus quelques places "prioritaires" à des gens qui étaient auparavant peu identifiés. Ils étaient également peu identifiables. Tant et si bien que je ne savais jamais si je devais vraiment céder ma place assise à cette dame grisonnante ou non depuis que je me suis faite insulter par une dame que je jugeais suffisamment âgée pour qu'elle ait le droit de s'asseoir et qui se jugeait trop jeune pour avoir cette faveur. En somme, ces places prioritaires étaient pour moi de vraies tortures sources d'incidents diplomatiques en puissance.

Désormais, la liste de la RATP est nettement plus claire, affichée au-dessus des places en question, avec une hiérarchie stricte entre les différentes catégories de prioritaires. Debour à ne rien faire (plein de jeunes seniors dynamiques profitaient de leur droit à l'assis-attitude), j'ai donc découvert avec intérêt la hiérarchie établie par la régie des transports parisiens.

En première place, les invalides et mutilés de guerre. En même temps, ils ne sont pas nombreux, mais de là à les mettre en première place... Les femmes enceintes arrivent en 6ème position. Innocemment, j'ai pensé tout bas qu'on en était donc là : on pense d'abord à ceux qui ont défendu la patrie - riche et noble cause si l'en est - par le passé avant de penser à celles qui assurent la nation de demain.

Bon, très honnêtement, je ne sais pas ce que ça fait d'être enceinte. Je n'en ai pas la moindre idée. Mais mon bon sens me fait dire qu'avec ça, on a bien mérité une petite place assise dans le bus. Parce que quand même, être enceinte, ça revient - au bout de quelques mois - à se trimballer perpétuellement avec 3 bouteilles de lait dans le ventre. Mine de rien, ça pèse ces petites bêtes-là.

Et avec tout ça, un mec peut se pointer avec un bout de doigt en moins et, sous prétexte qu'il l'a perdu à Verdun, à Constantine ou à Lang Son, revendiquer la place de cette dame :


Ceci n'est pas une vraie femme. Ceci est une sculpture. C'est de l'art. C'est Ron Mueck qui l'a fait et sa maman doit être très fière de lui aujourd'hui. Alors on l'applaudit bien fort.

Alors je ne sais pas, peut-être que je fais du jeunisme anti-vieux, peut-être que je fais du pacifisme anti-militaire, peut-être que je fais du féminisme radical. Ou peut-être que cette petite anecdote ratpienne montre que le principal problème de la France est dans la définition et la hiérarchisation de ses priorités.

08 octobre 2006

Bordel de cul

J'avais déjà parlé des hasards, de ceux auxquels on ne prête aucune intention, de ceux qu'on provoque, de ceux qu'on surinterprète.

Mais il y a aussi les hasards dont on se passerait bien, notamment ceux du dimanche matin, au Franprix du coin. Un enchaînement de circonstances qui vous amène à rencontrer un copain de conf COMME PAR HASARD au rayon le plus sensible du magasin. L'innocent se contente de saisir un paquet de mouchoirs tandis que ma main est sur l'étalage du dessus en train d'attraper un paquet de...


Il aurait pu faire semblant de ne pas me voir, me dire bonjour au rayon suivant, celui des yaourts par exemple. Mais non, il a fallu qu'il veuille me dire bonjour à CE moment-là. Pire, il a voulu entamer une discussion sympathique et polie. La politesse le dimanche matin avec un paquet rose de Nana dans les mains, ça relève plus du supplice que de la communication entre êtres humains.

Pour ne pas en rester là, il a voulu me présenter sa copine. Nous étions repartis pour une séance supplémentaire, j'avais tiré la queue du Mickey du small talk.

Si j'avais fait des catégories pour mon blog (ce que je ne sais lamentablement pas faire), j'aurais classé ce post dans la catégorie "hasards injustes et humiliants". Ou peut-être que je fais tout un plat de pas grand-chose...

EDIT : ça y est, j'ai créé des catégories. Mais créer une catégorie juste pour un poste, c'est naze. J'attends le prochain "hasard injuste et humiliant".

03 octobre 2006

Centrifugeuse à idées

Il y a des gens qui tombent par hasard sur mon blog en tapant dans Google "équitation + fantasme", "besace militaire", "blog pied fétichisme en sandale", "anatomie" ou encore "problématique de l'uniforme". C'est vraiment très instructif ce post-it express (oui, c'est grâce à lui que je sais ça).

Je crois que je vais me mettre un nouveau défi : caser les mots les plus impossibles histoire de voir comment j'égare les gens à la recherche de choses étranges sur le web... "piqûre de vipère dans l'oreille", "perle de chat", "chocolat vert", femme castrat", "fétichisme de l'éponge à vaisselle", "tong pour yorkshire", "église de la sainte et pure prostituée". Vous avez des idées ?

30 septembre 2006

Adieu (pour pas longtemps)

De déjeuner d'adieu en pot d'adieu en dîner d'adieu en coup de fil d'adieu, il fallait bien que ça finisse par arriver : demain, je l'accompagnerai à la gare et je lui dirai adieu pour de vrai, et surtout pour pas longtemps, je l'espère.

Demain, elle partira avec ses 37 valises contenant toute sa vie vers d'autres horizons. L'excuse officielle, c'est d'aller conquérir (commercialement, s'entend) l'Allemagne. L'excuse officieuse, c'est de me permettre d'avoir un pied-à-terre supplémentaire chez nos amis teutons. J'avais déjà une chambre d'ami à Berlin dont j'ai déjà largement abusé (et où j'envoie de grosses bises), j'en aurai désormais une à Munich.

Et pourtant, même si cette perspective de week ends pleins de neige, de Dirndl, de bière, de Würstchen, de Zwetschgenknödel, de sauna et de nuits passées à bavasser m'enchante, Paris va me paraître bien vide, malgré tous ceux qui restent.

Après un premier contact difficile entre elle et moi (pour elle), je crois que j'ai réussi à tellement bien me rattraper qu'on ne peut plus imaginer ne pas s'appeler pour se raconter scoops, joies, peines, vagues à l'âme, doutes et projets. Ensemble, on écrit, on se marre, on commente nos vis respectives, on a des débats existentiels, on se demande si faire l'otarie dans le métro est bien raisonnable, on s'encourage mutuellement.

En quelques années, elle est devenue bien plus qu'une copine de passage. Enfin, je crois (si tu laisses un commentaire pour dire que tout ça n'est que balivernes, tu vas manger des dents demain matin sur le quai de la gare de Lyon, je te préviens. Et oui, c'est ça aussi l'amitié !!).

Du coup, je bénis les compagnies low cost, les gentils opérateurs de téléphonie qui ont inventé les appels gratuits illimités vers l'étranger, l'inventeur de Skype et de la webcam. Et en même temps, je n'arrive pas à me rendre compte. Je n'y crois pas encore. Je n'arrive pas à savoir comment ça va s'organiser, ma vie ici sans elle.

A vrai dire, je l'ai bien cherché : je l'ai encouragée à partir, à saisir cette chance unique. Elle aurait sans doute pris la même décision sans moi, mais le fait est que je l'ai soutenue dans ce choix, et je suis aujourd'hui aux premières loges pour voir les conséquences de mon travail de propagande : plus de Myriam à Paris. Je n'ai que ce qu'elle mérite.

En même temps, on ne cesse de nous répéter que nous vivons dans un monde où la distance ne compte plus. On va voir ça... Et gare à ceux qui le prétendent si c'est faux.

Néanmoins : Alles gute ! Et je viendrai voir moi-même si les Munichois te traitent en princesse comme il se doit.

(k)

27 septembre 2006

... it is time to leave the Closet

Grâce à une autre cocoblogueuse que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, mais qui a un blog assez délirant, je viens de découvrir une star danoise, Tomboy.

Ce jeune auteur-compositeur (hinhin) qui ne donne pas vraiment dans le rock indépendant vient de sortir un single OK2BGAY qui porte bien son nom. Son site est encore plus rose que le rose que j'aime, et Tomboy évolue dans un monde magique où le superhéros Gayman fait sortir du placard les petits garçons qui aiment les petites voitures violettes et roses, où les hétéros sont indécrottablement rasoir et glauques, et où les chiens gays font des crottes roses à paillettes (qui sentent certainement le Malabar).

Une petite visite sur son site s'impose en cas de vague de pensées grises. Le monde de Ken et Barbie est incroyablement déprimant et terriblement conformiste à côté de celui de Tomboy. Il y a notamment une série de fonds d'écran du plus grand kitsch !

Ca ne fera pas forcément avancer le monde, mais Tomboy m'a fait bien rire et après tout, dire "it's okay to be gay" peut aussi faire avancer le monde. Le problème, c'est que ceux à qui ça plaira le savent déjà...

25 septembre 2006

La zoologie appliquée aux relations internationales

En direct live de mon cours de relations internationales :

"Il ne fait jamais bon se retrouver entre deux masses. Les éléphants, qu'ils se battent ou qu'ils fassent l'amour, ce n'est jamais bon pour les fourmis. Vous êtes la Pologne, coincée entre l'Allemagne et la Russie, bad news".

23 septembre 2006

Renaud et Delerm

En clin d'oeil à l'allusion de Renaud à Vincent Delerm dans sa chanson Les bobos, le label Tôt ou tard (dont mon blog est depuis longtemps un vecteur publicitaire de premier plan, personne ne sera surpris) vient de préparer quelques petits spots marrants, surtout quand on aime l'un et/ou l'autre de ces deux chanteurs :









Voilà, c'était le petit plaisir du soir à partager... et tant pis pour ceux qui n'aiment pas Vincent Delerm (et ils sont nombreux).

Régression

Pour des raisons qu'il serait ici trop long d'expliquer, je (re)vis de façon provisoire chez mes parents depuis une semaine, et ce pour encore deux jours. Ce séjour a des allures d'aller-simple vers le passé. En effet, je ne suis pas restée chez mes parents aussi longtemps depuis... bien longtemps justement. Depuis 5 ans, je pratique plutôt le retour version week end, et encore, peu souvent. De plus, c'est la première fois depuis que j'ai quitté le domicile familial à mon entrée en prépa que j'y habite en période "scolaire". Donc ma dernière expérience de ce que je suis en train de vivre actuellement date de la Terminale...

Ainsi, je m'entends parfois dire des choses qui ne sont pas sorties de ma bouche depuis mon bac. Du style "bon, je vais préparer mon sac pour demain matin". Pour moi, cette phrase est indubitablement liée à la besace militaire taguée au tipex par les copines que j'arborais lorsque je fréquentais les bancs de la 2nde 1. Après, j'ai versé dans le Eastpack noir légèrement customisé (mais par mes soins cette fois). Mais malgré le changement de sac au milieu de ma Première, tous les soirs, le problème restait le même : il fallait préparer son sac pour le lendemain. Mettre le bouquin d'histoire-géo et d'anglais, retirer celui de maths et de physique, et ne pas oublier de laisser le bouquin de philo, qui pèse toujours trop lourd pour ce qu'il contient.

Maintenant, quand je prépare mon sac, il y a peu près toujours la même chose que la veille (d'où le fait que je ne dis plus jamais "bon, je vais préparer mon sac pour demain matin" en temps normal, et que je mets cette sortie verbale récente sur le compte unique d'un geste rélfexe conditionné par mon environnement). J'y glisse parfois un sandwich ou une salade, une barre de chocolat, voire mon petit déjeuner, mais plus souvent le matin, au dernier moment, et non la veille au soir (et oui, si je suis obligée d'emporter mon petit-déjeuner, c'est que je n'ai pas eu le temps de le manger avant de partir, donc que je suis pressée, cqfd). Et je ne fourre plus tout ça dans un sac cool et customisé sans forme qui se met sur les épaules. Maintenant, je suis une grande fille avec des sacs à main qui se portent au bout du bras et qui ne sont jamais assez grands pour tout y mettre. Malgré toutes ces différences, dimanche dernier, vers 22h, j'ai dit "bon, je vais préparer mon sac pour demain matin" comme si je n'avais jamais arrêté de le dire.

Autre régression : ma maman qui me demande depuis une semaine de façon tout aussi réflexe "tu veux que je te réveille à quelle heure demain ?". Avant, elle venait, fraîche et pimpante, me tirer du lit à l'heure dite (6h30 à l'époque, je me demande encore comment je faisais). J'arrivais dans la cuisine où tout était prêt pour le petit-déjeuner : toasts qui n'avaient plus qu'à être toastés, beurre qui n'avait plus qu'à être étalé, confiture qui n'avait plus qu'à être dégustée, chocolat déjà chaud qui n'avait plus qu'à être bu. Un matin familial classique en somme (enfin, classique pour des enfants pachas comme moi).

Cette semaine, j'ai eu droit tous les soirs à la même question rituelle. La réponse variait, mais le lendemain matin, la réalité était toujours la même et m'amenait nécessairement à la même conclusion : tout fout le camp. Systématiquement, je me levais avant ma maman (donc heureusement que je ne compte plus sur elle pour venir me tirer du lit). J'arrivais ainsi la première dans la cuisine, devenue par la force des choses la seule et unique responsable matinale de mon baquet vital de café au lait. Tant que j'y suis, je prépare aussi la théière parentale, et je mets la table. Quand tout est prêt, c'est désormais moi qui viens porter la bonne parole : "le thé est prêt", de cette voix enjouée et guillerette censée accélérer la mise à la verticale des autres (mais qui en réalité énerve toujours beaucoup). En quelques années, je suis devenue la grande prêtresse du petit-déjeuner familial. Entre temps, j'ai arrêté de manger le matin, ça simplifie la tâche.

Pour avoir encore plus l'impression de rentrer dans mon ancienne vie comme on rentre dans de vieilles chaussures faites à notre pied, j'ai recommencé - plus par nécessité que par réel engouement - à prendre tous les matins et tous les soirs les trains des banlieusards qui vont travailler à Paris. J'ai très vite renoué avec mes réflexes ancestraux :
- bien se positionner sur le quai pour avoir une porte en face du nez quand le train s'arrêtera
- réussir à rentrer parmi les premiers dans le wagon sans paraître impolie (parce que bon hein quand même) ni écraser des petites mémés qui choisissent toujours les heures de pointe pour voyager
- en l'absence récurrente de place assise, s'installer tant bien que mal et abandonner toute vélléité de lecture, on se cultivera plus tard
- repérer sur le quai (dans ce cas de figure, seule la prévention a prouvé son utilité) le(s) potentiel(s) malodorant(s) pour éviter de se retrouver pendant 40 mn pile-poil (ahahahahaha, c'est le cas de le dire) sous l'aisselle se situant à l'orgine du bras s'aggripant à la poignée du haut. Si vous êtes gentils, peut-être que je vous raconterai un peu plus loin comment je me suis fait piéger par une femme enceinte au visage innocent mais à l'odeur présente mercredi dernier.
- prévoir toujours au moins 30 minutes de battement parce que la SNCF n'a pas encore que pour nous faire préférer LE train, il faudrait avant toute chose que LES TRAINS arrivent à l'heure.
- se retenir de maudire les désespérés qui trouvent nettement plus drôles de dire adieu au monde en se jetant sous un train et en paralysant par la même occasion la moitié des bienheureux travailleurs franciliens désireux de rentrer chez eux et retrouver leur famille après une journée de dur labeur.
- courir pour attraper le dernier train de 15h avant le prochain, 1h30 plus tard (Dieu que c'est pratique le métro toutes les deux minutes...)
- ne pas prévoir de lire le journal, personne n'a suffisamment d'envergure libre autour de lui pour ouvrir les bras, ni même les allonger devant lui. Heureusement, il y a de très bons bouquins de poche.

Bref, tout un tas de petits détails que j'avais oubliés en 5 ans de luxe suprême et que vivent des millions de gens tous les jours : les charmes discrets de la banlieue parisienne, le prix à payer pour habiter juste à côté de la forêt, loin de la pollution du périphérique et dans un appartement familial (voire une maison, le rêve) faisant plus de 30 m2. L'inconfort des wagons toujours trop petits, le stress obsessif de ne pas rater son train, la fatigue de se lever nettement plus tôt, la nécessité d'arriver toujours 1/2 heure trop tôt (mais le jour où le train est vraiment en retard, on n'arrive de toutes façons pas à l'heure), c'est tout ça le charme du Transilien. J'avais oublié tout ça. Cette piqûre de rappel est la bienvenue, histoire que je savoure un peu la chance que j'ai de ne pas (encore ?) être obligée de le faire tous les matins pendant 40 ans.

Ma dernière régression a été tout à fait involontaire, mais ça a été la plus forte en émotions (bon, j'exagère légèrement). Mes parents ont fait partie des 2 millions de foyers qui se sont l'année dernière équipés d'un décodeur TNT, dont je n'ai découvert les attraits que très récemment (mardi soir, vers 19h30, pour être précise). J'ai ainsi pu me rendre compte que ma maman était quelqu'un de fort original, puisqu'elle est une fan inconditionnelle de la Chaîne parlementaire, comme environ moins de 0,02% des Français. Je suis très fière d'elle. Mais ce n'est pas là que réside ma régression. Un soir, en rentrant avec les neurones en compote, j'ai allumé la télé et suis tombée, sur une chaîne TNTienne quelconque, sur... Hartley Coeur à vif. LE CHOC.

Choc esthétique pour commencer : les héros de mon adolescence, que j'admirais pour leur beauté, leur coolitude et leur look, étaient comment dire... légèrement ridicules. Le total look années 90, les cheveux dans les yeux, un peu de grunge à gauche et à droite saupoudré, les chouchous dans les cheveux, et les baskets énormes au pied. D'un seul coup, je n'ai plus du tout eu envie de leur ressembler. Je me sentais comme lorsqu'on feuillette un vieil album photo, à moitié attendri par ces souvenirs émus, à moitié honteux des déguisements dont on s'est volontairement affublé.

Choc émotionnel ensuite : j'avais l'impression de retrouver une vieille bande de copains. Vous savez, les gens dont on ne se rappelle pas "activement", mais qu'on n'oublie jamais. "Ah oui, c'est vraiiiiii, Rose était enceinte". On ne pense jamais à eux, mais le jour où on les retrouve, on se rappelle immédiatement de tas de choses. Des cheveux gominés de Costa, des chorégraphies de Katharina, de la prof de littérature et de sa liaison sulfureuse avec un élève (enfin, je crois me rappeler... mais je ne suis plus tout à fait sure), du proviseur qu'on aurait tous aimé avoir... Drazic, qui représentait mon fantasme masculin absolu, n'était pas encore arrivé au lycée dans l'épisode que j'ai vu. Comme je me dis parfois à propos des mes "ex" du collège, j'aimerais bien le revoir, savoir quelle tête il a maintenant. Est-ce qu'il me plairait toujours ? J'imagine, et je me dis que finalement, non, c'est mieux de rester sur ma dernière impression.

Lundi soir, fin de la semi-régression. Pour résumer le fond de ma pensée, abandonner Hartley Coeur à vif pour Grey's anatmoy ne peut être qu'une perspective réjouissante, même si la nostalgie peut parfois être un brin attendrissante.

13 septembre 2006

Auto-happy birthday !

Et oui, aujourd'hui, mon blog a un an, tralalalalala :D



En même temps, je n'ai pas toujours été constante dans mon activité bloggesque, mais une date clef comme ça est malgré tout l'occasion d'un petit bilan. Je ne suis pas encore Loïc Le Meur, hein, mais je peux déjà dire que :

- je n'aurais jamais pensé prendre autant de plaisir à écrire lorsque j'ai commencé. Je le voyais avant tout comme un "carnet de voyage" pour raconter mon séjour à Berlin. Il est, à mes yeux, devenu bien plus que ça.

- je n'aurais jamais cru que j'y passerai (volontairement) autant de temps. C'est devenu un moment de détente et de divertissement (quasi au sens pascalien du terme, huhuhu... en tous cas, en terme de "je me détourne de mon travail parce que je sature", c'est certain, et c'est bien).

- je n'aurais jamais pensé que des hasards tels que ceux qui m'ont conduite à Fab et à madmoizelle puissent exister, et je m'en réjouis un peu plus chaque jour. S'il ne restait que ça de mon blog, ce hasard justifierait à lui seul l'existence de mon blabla presque quotidien.

En un an, j'ai déménagé 3 fois, j'ai découvert 3 capitales européennes (qui ne sont pas toujours celles dans lesquelles j'ai déménagé), j'ai fait 9 exposés, 10 dissertations et 8 fiches techniques, j'ai rencontré plein de gens que je n'oublierai pas de sitôt, j'ai fait des choses passionantes et d'autres barbantes, j'ai appris à faire une mayonnaise mousseline de façon infaillible, j'ai obtenu mon premier diplôme universitaire, j'ai appris le dosage parfaite du vodka sunrise et j'ai pris - au bas mot - 365 douches et une dizaine de bains. Voilà une année bien remplie.

07 septembre 2006

Je crois que j'ai compris

Aujourd'hui, je crois que j'ai compris pourquoi le jeune homme avec le polo de rugby de l'épreuve d'économie a fondu en larmes en ouvrant le sujet. En effet, pour ce nouveau jour de réjouissance, il avait revêtu un t-shirt qui ne m'était pas inconnu : la carte de l'Europe de nuit (avec les lumières... bon, bref, c'est difficile à expliquer) côté pile. "Rêves d'Europe" côté face. Ce t-shirt, je le connais car je l'ai moi aussi depuis que j'ai participé au voyage de diplomation de Sciences Po à Bruxelles en juillet 2003. A part quelques très rares exceptions dont je faisais partie, ce micro-séjour était réservé aux nouveaux diplômés. Donc pour en revenir au jeune homme, je parie à 1000 contre 1 qu'il en est à sa troisième tentative. La dernière. La der des der. Tout s'explique. En même temps, la troisième fois, on doit commencer à tout connaître non ? Je préfèrerais ne jamais savoir.

06 septembre 2006

L'ENA, joies et peines

J'ai écrit un petit article pour madmoizelle intitulé "La rentrée, joies et peines", parce que c'est de saison. Mais ce soir, je vais plutôt vous raconter "L'ENA, joies et peines".

J'ai passé le plus gros, quantitativement (3 épreuves sur 5, "ça, c'est fait") et qualitativement (ne restent plus que mes deux matières préférées, celles qui ne se révisent pas. Quelle grosse feignasse...) et je crois que désormais, je peux déjà en tirer une petite synthèse.

Ce que j'ai appris de ces premiers jours, outre le chemin pour l'année prochaine, c'est que finalement, c'est mine de rien pas mal crevant de se concentrer pendant 5 heures plusieurs jours d'affilée. Ca n'a l'air de rien, mais la lassitude gagne petit à petit les organismes et les neurones. Quand j'ai reçu mon sujet cet après-midi, je me suis dit "alleeeeez, c'est reparti pour un tour" en n'ayant réellement aucune envie de recommencer comme la veille et comme l'avant-veille à ne faire que réfléchir intensément pour ensuite gratter gratter et encore gratter ma copie. C'est peut-être parce que je n'ai pas suffisamment utilisé ma matière grise cet été, elle est toute surprise, elle a des courbatures.

J'ai aussi découvert à quel point ces concours étaient psychologiquement inhumains. Personnellement, je ne suis pas trop atteinte, n'ayant pas passé 12 heures par jour enfermée dans une bibliothèque sans fenêtre pendant tout l'été et j'étais donc sans grandes illusions. Et quand j'ai vu les sujets de droit et d'économie tomber, j'ai pris la chose avec philosophie. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde, notamment de ceux qui ont travaillé comme des bestiaux depuis un voire deux ans. Et parfois, il suffit d'un sujet un peu farfelu pour perdre pied. Un rang devant moi, sur ma droite, il y a un jeune homme qui a l'air bien solide, les épaules carrées recouvertes d'un polo de rugby. Et bah quand il a ouvert le sujet d'économie hier, il a fondu en larmes, ça m'a fait tout bizarre (à lui aussi sans doute). J'imaginais ce mec qui voyait le fruit d'heures passées, frustré, à son bureau pendant que ses potes faisaient la fête s'envoler en quelques secondes. Peut-être que je serai dans le même état l'année prochaine quand ils me demanderont d'écrire sur la domanialité publique. Tellement de travail pour rien, ou quasiment rien... Un petit sujet qui fait appel à un millième des connaissances accumulées pendant des mois...

Ma dernière remarque, pour l'instant, est qu'il faut définitivement que je me trouve un masseur privé pour l'année prochaine. Oui, je veux un kiné qui fasse comme avec André Agassi sur les terrains de tennis, qui m'accompagne dans la salle d'examens, qui me masse le dos avant, pendant et après les épreuves, histoire que j'arrête de faire inutilement craquer mes vertèbres sous le nez de mon voisin de derrière.


(C'est dingue quand même les photos qu'on peut trouver sur internet...)

04 septembre 2006

Premier jour

Cette année, visiblement, on passe l'ENA en chemise chambray bleu claire (parfois avec col blanc quand on veut quand même faire un peu minet du VIème), jean brut cigarette (oui, pour garçon aussi) et Converse blanches. Je ne dis pas que tout le monde soit habillé comme ça hein, mais en gros, 1/10ème a l'uniforme intégral, et la moitié à de 1 à 2 des éléments de l'uniforme. J'ai hâte de voir à quoi on ressemblera l'année prochaine.

En dehors de l'uniforme, peu d'attraits esthétiques dans le hall Albinoni du Crit, où planchent un paquet de centaines d'aspirants énarques. J'ai l'impression d'avoir passé 5 heures dans un hall d'aéroport sous-terrain, sans les duty free pour aller se parfumer à outrance avant de monter dans l'avion. C'est tout gris et tout marron (et pas du tout marrant) avec des néons qui donnent mauvaise mine. Néanmoins, la Défense, c'est nettement moins glauque que la Maison des examens d'Arcueil.

Je ne parlerai pas sujet, problématique, tout ça, parce que vous risquez de bâiller sévère sinon. Mais pour l'instant, je ne suis ni pleine d'espoir ni pleine de désespoir. Vivement jeudi et les Questions sociales, que je rigole un coup !

03 septembre 2006

Vacance de post(e)

Ce n'est pas que le changement va être rude, étant donné que mon activité littéreuse a été plus que réduite ces derniers temps. Mais là, ça y est, c'est officiel, je joins ma bulle d'asocialisme profond en dehors du monde réel pour 5 jours.

Si vous êtes à Lourdes, merci d'aller faire un tour pour moi dans la grotte humide afin que le jury ait oublié tout sujet de droit public relatif à la domanialité publique, aux contrats administratifs et à la responsabilité de la puissance publique. Pour l'économie, la liste serait trop longue.

Quand je réémergerai dans la vraie vie, ça me ferait plaisir de vous voir (non, je ne pars pas à Koh-Lanta même si parfois, je me dis que ça doit quand même être bien là-bas).

27 août 2006

Ils ne sont pas ceux que vous croyez (hinhin, c'te parodie de base !!)

Vous savez, il y a plein de gens autour de nous qui ne sont pas exactement comme on croit qu'ils sont. Depuis qu'on est tout petit, on nous répète que "l'habit ne fait pas le moine". En effet, on peut toujours se déguiser en moine sans l'être, et à l'inverse, un moine habillé en laïc n'en est pas moins spirituel. Donc ça doit être un peu vrai tout ça. Et ça ne concerne pas seulement les gens qu'on côtoie tous les jours. Même les pipole plus ou moins célèbres ont parfois, eux aussi, des côtés cachés, malgré le travail acharné de Paris Bitch, Voilou ou Clozeur pour nous les montrer sous toutes les coutures.

En quelques jours, j'ai eu plein d'illustrations de ce principe. Par exemple, vous saviez, vous, que Chantal Goya, avant de chanter Bécassine et Jeannot Lapin avait été une égérie de la nouvelle vague, qui avait même tourné avec Godard en plein sommet de sa gloire pour Masculin, féminin en 1966 ?

Et oui, avant de ressembler à ça,


et à ça


Chantal Goya, c'était ça...

et ça :


Elle doit sa transformation à son mari. Comme quoi, on ne sait jamais ce que l'amour nous amène à faire...

Dans le même genre (enfin pas tout à fait mais quand même), Elodie Frégé, la blondinette qui a gagné l'une des nombreuses saisons de la Starak, prépare aussi une grosse surprise.


Olivia Ruiz avait déjà commencé à déconstruire le cliché depuis quelques temps mais là, c'est grandiose. Elodie s'apprête à sortir un album écrit par... Benjamin Biolay, et oui messieurs-dames. Incroyable mais vrai. Il paraît qu'il y aura même un duo avec le grand brun sur le CD.

Dans la même veine Starak, Patxi (ça va plaire à Agathe. NDLR : le vrai, pas celui de Berlin) fait les premières parties de Martin Rappeneau et vient de sortir un album sur lequel ont pas mal bossé, dans le désordre, les anciens des Innocents JP Nataf et JC Urbain, et puis aussi Souchon fils et Louis Chédid. Tranquille quoi. Et puis sur l'album, il y a quelques petits trucs vraiment pas mal chantés d'une voix avec un joli grain rauque sur le dessus. "Mordu" est aussi entraînante que "Hegalekin" est poignante. 'fin bref, pas du tout ce à quoi je m'attendais.

J'attends qu'on m'annonce que Dorothée (du Club éponyme, bien sûr) est en réalité Amélie Nothomb. Je crois que maintenant, il n'y a plus que ça qui pourra me surprendre.

Charmante

Aujourd'hui, ma maman m'a appelée depuis le bord de mer pour m'encourager dans mes révisions. Et ma maman, elle est franchement trop forte pour ça (hinhin). Vous allez voir ça.

Je lui faisais part une fois de plus de mes doutes métaphysiques et je lui racontais comment Charles m'avait bien fait prendre conscience de tas de choses élémentaires mardi dernier (merci encore !). En un mot, je la prépare (je ME prépare ?) à un échec certain.

Et là, toute mère normale aurait sans doute dit (autant par aveuglement maternel que par volonté d'apaisement) : "ne t'inquiète pas ma chérie, au pire, tu l'auras l'année prochaine". Mais la mienne m'a dit très calmement : "tu sais ma chérie, si ça se trouve, tu le n'auras jamais. C'est même probable."

Au moins, on peut dire que je n'ai pas la pression de mes parents sur le dos...

25 août 2006

Petite leçon de séduction

Pour l'instant, j'ai un demi-pouce dans l'engrenage de l'écriture pour jeunes femmes. On ne sait jamais, je mettrais peut-être le pied entier dans la presse masculine un jour. Ce jour-là, je pourrais expliquer à encore plus d'hommes (encore plus que ceux qui lisent ceci bien sûr) ce qu'il faut faire et dire pour avoir l'autre moitié de l'humanité à leurs pieds. Enfin, peut-être pas autant que ça (au minimum les quelques membres de la moitié de l'humanité qui me ressemble un peu), mais pour faire mieux que ce qu'ils font pour l'instant, sans doute.

Mais en attendant, je ne citerais qu'une phrase que tout homme se devrait de mémoriser si jamais il lui arrive un jour de ne pas savoir quoi dire :

- pour décrocher la dernière flèche qui lui permettra de conquérir définitivement le coeur de celle qui le fait mariner depuis plus de 3 mois
- pour désamorcer une crise conjugale en puissance
- pour récupérer une regrettée

Cette phrase, dont la paternité revient tout naturellement au délicieux Adalbert, doit bien évidemment être adaptée à chaque situation, mais il a réussi le coup de génie de concentrer tous les ingrédients nécessaires à l'épanouissement de la princesse qui sommeille (ou rêve de sommeiller) en chacune de nous. Ce soir, cet exquis jeune homme a réussi à me dire "ce n'est pas pour rien que je suis en passe de me vendre corps et âme à une banque d'affaires américaine, Sophie, c'est pour t'acheter des places d'opéra".

Les ingrédients du réveilleur de Belle-au-bois-dormant résident dans un peu de fantasme de princesse (l'opéra) et beaucoup de fanstasme de preux chevalier (l'aveu "je suis prêt à tout sacrifier pour toi même ma paye si rudement gagnée"), le tout rassemblé dans un don inconditionnel. Prenez-en dans le graine messieurs, et vous n'aurez plus besoin d'FHM.

Edit : non, je n'arrondis pas mes fins de mois en jouant à la call girl. Et ceux qui ne connaissent pas Adalbert ne peuvent pas comprendre. Désolée :D.

22 août 2006

Je déclare forfait

Vous vous rappelez de mon amoureux de maternelle devenu star du footaball ? A l'époque, je pensais que ma carrière de femme de footballeur ne m'avait échappé qu'à un fil. Aujourd'hui, je dois admettre qu'il y a plutôt une énorme pelote de laine entre nous deux, je déclare forfait.

Je suis encore la carrière de Jérémie de façon épisodique, par curiosité et par amusement. Et hier, j'ai découvert qu'il avait un article sur Wikipedia. Et là, ils disent : "He is the fiance of British model and celebrity Leilani Dowding". NON, ce n'est pas possible, il n'a pas pu m'oublier si vite...

Du coup, je me penche sur cette Leilani. Rien que le fait qu'elle soit "British model" ne me dit rien qui vaille. Je découvre que c'est une ancienne Miss Royaume-Uni. Une vraie peste sans doute. Les photos que je découvre confirment mon premier jugement entièrement fondé sur des éléments objectifs :






Nous n'avons visiblement pas les mêmes armes de séduction massive. Mais je suis certaine qu'elle est extrêmement vulgaire... non ?

En descendant un peu plus dans les résultats de Google, je vois qu'elle lui a laissé un petit message sur sa page myspace : "gros bisous mon coeur. J'taime mon petit grenouille". Franchement, même Babelfish aurait mieux parlé français que ça. Pffffffffffffff, trop nulle la fille, je ne vois vraiment pas ce qu'il lui trouve... :D

N'empêche, c'est hallucinant de pouvoir avoir autant d'informations sur quelqu'un en quelques clicks. Big brother...

La condition féminine

En l'espace de 5 minutes, je viens d'entendre tout et son contraire sur le feeeeemmes en écoutant la radio pendant mon petit-déjeuner.

Jean-Marie Perier, photographe star de l'époque Salut les copains, parlait des années 60 et de leur come-back dans nos années 00. Il dit "les filles de 20 ans aujourd'hui, elles ont les acquis du MLF et elles ont redécouvert le porte-jarretelle. Celles-là, ce sont des tanks !". En fille de 20 ans, je glousse d'autosatisfaction de voir que nous n'avons rien à envier à nos mères yéyés.

Mais juste après, la pub, briseuse de rêves, arrive. Une pub surtout, pour une Fiat quelconque. Vous savez, c'est une de ces pubs de la série "blonde" sur le modèle de ce que fait Frédérique Bel à la télé (renseignement pris, c'est même elle qui fait les pubs, tout s'explique).

Bon, dans la dernière de la série, on vise clairement les femmes. Je ne sais pas coment je l'ai su (c'est le côté magique de la pub, vous vous reconnaissez immédiatement comme étant dans la cible, même si rien d'évident n'apparaît), mais dès les premiers mots, j'ai senti que cette pub pour bagnole était aussi ciblée "pour nénette" qu'une pub Tampax (à ce propos, rien à voir, mais Vinvin a fait une petite note très instructive sur ce genre de publicités que je vous encourage à aller voir).

Donc, cette pub pour nénette nous parle d'achats réfléchis et d'achats impulsifs blablabla. Et là, la blonde se tait pour laisser parler la voix intelligente. La voix intelligente est bien évidemment masculine, parce qu'il faut bien ça, un vrai expert, pour parler aux femmes (qui n'y connaissent rien évidemment) de leur future voiture. Donc le monsieur expert nous explique qu'il faut absolument que nous achetions la toute nouvelle Fiat parce que... elle est petite, maniable, bref : FACILE A GARER, "même pour toi grosse-gourdasse-du-volant-parce-que-de-toutes-façons-tu- n'es-qu'une-femme-donc-tu-ne-sais pas-te-garer-c'est-génétique". Et les pubeux, ils sont génétiquement cons ?

Je crois que le truc qui me met le plus en rogne, c'est qu'un marketeux quelconque ait pu croire que ce genre d'argument allait nous parler à nous, les "tanks" de Jean-Marie Perier. Parce que MOI MÔSSIEUR, je sais me garer. Même à Paris et même avec la Safrane familiale. Alors tu me parles pas comme ça ok ? Les acquis du MLF, tu parles...

Plein de gens pourront témoigner que je suis loin d'être la féministe la plus acharnée qui soit, bien au contraire. Mais là, c'est vraiment du foutage de gueule. A quand les pubs en langage bébé pour qu'on puisse bien comprendre ?

Remarquez, ça doit être nécessaire, parce que la pub dont Vinvin parle, je l'ai déjà vue un paquet de fois, et je ne l'ai toujours pas comprise. Pourtant, je devrais, je suis en plein dans la cible là...

Actualisation express : Mélenchon serait "déçu" si Ségo était candidate. C'est vrai, une femme candidate, y a de quoi se dire que la politique est mal barrée et que le pays est en pleine décomposition.

19 août 2006

Magistral (court hommage)

Hier, j'ai reçu un mail de ma TopCop C. (dont je tairai le nom par respect pour sa vie publique) qui rentrait de vacances. J'aime bien les mails de C. car ils sont toujours aussi drôles que pleins d'esprit et joliment tournés. Sa plume n'est qu'une de ses nombreuses qualités, mais quelle qualité. J'attendais donc son récit touristique avec grande impatience. Je l'imaginais bronzée et sentant bon le sable chaud. Des vacances en amoureux, du camping sauvage dans la nature sicilienne, et voilà à quoi auraient pu ressembler les photos de vacances C. et M. :




























































Mais dans son mail, C. me confiait son demi-désespoir :

La Sicile, c'était formidable. (...) On était parti avec M. pour y faire du camping mais on a oublié la tente alors on a fait les clodos.


Moi je dis, partir faire du camping et oublier sa tente, c'est tout simplement magistral, et ça mérite bien un petit billet, en hommage à toutes les qualités de C. autres que son sens inné de l'organisation.

06 août 2006

Granto bis

Devant les supplications incessantes de certaines et certains, je vais quand même raconter mon granto. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'un granto, vous êtes priés soit de lire mon blog plus souvent, soit d'aller .

Un beau samedi matin de juillet, je me suis levée aux aurores (selon mes standards) pour faire face à mon destin. Un programme comme ça pour une journée, ça motive vous savez. Pimpante, de bonne humeur et même en avance (je devais être dans un état second ce jour-là), je me suis présentée devant l'urne-de-la-vérité-et-du-destin pour piocher mes sujets. Le choix était rude : à ma gauche, "Le changement climatique", un sujet classique mais un peu polémique. J'ébauche un plan dans ma tête : I. il fait de plus en plus chaud. II. Les Américains et les Canadiens sont méchants. Je me dis rapidement que tenir 10 minutes avec le sourire, ça va être difficile.

A ma droite, "Les effets d'aubaine du 11 septembre 2001". J'apprécie qu'ils aient précisé 2001, parce que si jamais il m'était venu à l'idée de parler du 11 septembre 2002, je me serais sans doute plantée. Alors que là, non, c'est bien 2001 dont il faut que je parle. Bon, le point positif, c'est que tout le monde à quelque chose à dire sur le 11 septembre 2001. Moi aussi. D'ailleurs, mon sujet de Questions internationales l'année dernière, c'était "Le 11 septembre" (mais ils n'avaient pas spécifié quelle année là. Etrange... Méfiance, il y a peut-être un piège...) et visiblement, le jury avait aimé ce que j'avais raconté.

Le problème avec "Les effets d'aubaine du 11 septembre 2001", c'est qu'ils ont rajouté des choses. Le 2001, tout énigmatique qu'il soit, ne devrait pas me poser trop de problèmes. En revanche, les effets d'aubaine réduisent considérablement la portée du sujet. J'ai plus à dire que sur le changement climatique, mais il va falloir étirer un peu pour tenir les 10 minutes. Bon. J'étais déjà extrêmement reconnaissante à ma prof de Questions sociales de m'avoir appris il y a deux ans ce qu'est un effet d'aubaine. C'est vrai, ça la fout mal de ne pas comprendre son sujet. Pour expliquer bien ce que c'est, je préfère ne pas me faire confiance, d'autant plus que j'ai trouvé une description particulièrement détaillée sur le site de l'Union européenne (???) :

L'effet d'aubaine se définit comme des effets qui seraient apparus même si le programme de dépenses publiques n'avait pas existé (oui, généralement, l'effet d'aubaine s'applique à des politiques sociales et économiques, et pas du tout aux relations internationales. Passons !). L'effet d'aubaine provient généralement de l'inadéquation des mécanismes de prestation d'un programme (les arrangements organisationnels fournissant aux bénéficiaires prévus les biens et services financés par le programme). En particulier, ces mécanismes ne parviennent pas à cibler correctement les bénéficiaires prévus du programme. De ce fait, d'autres individus ou groupes qui ne font pas partie de la population cible se retrouvent bénéficiaires des avantages générés par le programme. Par exemple, un programme de recyclage destinés aux chômeurs de longue durée (ah, ça se recycle vraiment les chômeurs ?? Et pourquoi qu'ils ont pas de pastille verte sur le front alors ???) peut bénéficier à des personnes qui auraient entrepris un recyclage même en l'absence du programme (par ex. en poursuivant des études supérieures ou en participant à des programmes de formation privés) et peuvent ne pas être de véritables chômeurs de longue durée (ouuuuuuuh, les méchants menteurs qui font croire qu'ils sont chômeurs longue durée alors que c'est faux !!!).

Pour bon nombre de programmes, l'effet d'aubaine est peut-être dans une certaine mesure inévitable. Toutefois, c'est un élément important dans l'évaluation des programmes de dépenses du fait qu'il importe à la fois d'identifier la mesure dans laquelle le programme répond aux besoins de sa population cible et de réduire le gaspillage et l'inefficience dans les dépenses publiques. Il devrait être clair que le problème de l'effet d'aubaine est étroitement lié à celui de l'efficience discuté plus haut: l'effet d'aubaine est réellement un exemple-type d'inefficience d'un programme.



Voilà, je pense que vous avez compris qu'un effet d'aubaine n'a pas grand chose à voir avec le 11 septembre, même 2001. Bon, il y a bien l'Irak et la Tchétchénie, mais je ne suis pas sure de tenir mes 10 minutes. Oh bah c'est pas grave, je vais faire ma première partie en disant que la très grande majorité des conséquences directes du 11 septembre 2001 ne sont pas des effets d'aubaine. ET APRÈS, je montrerai les effets d'aubaine. Brillant, pour gagner du temps, hein !! Humhumhum.

Pendant toute ma préparation, je me demande quelle tête de psychopathe peut bien avoir le mec qui a inventé ce sujet. Tant qu'à faire des sujets qui ne veulent pas dire grand-chose, autant en faire des qui sont marrants. Genre "McDonalds et le 11 septembre" ou "A quoi aurait ressemblé le 11 septembre sans avion ?". Un truc qui demande un petit travail intellectuel quoi... Bref. Fin de la préparation, c'est parti.

"Je suis désolée Mademoiselle, votre jury a beaucoup de retard, il faut que vous attendiez devant la porte". En effet, mon jury a plus d'une demie-heure de retard, ce que je trouve un peu louche à 10h30 du matin... Prendre une demie-heure sur 2 heures de passage, c'est vraiment louche. J'attends patiemment. La porte s'ouvre, une jeune fille sort, les larmes au bord des yeux. "Bon courage, ils sont horriiiiiiiiiiiibles" me dit-elle, la voix chancelante. Sympa, merci pour l'info. Je me convainc que cette fille est juste une gourde psychopathe et que tout se passera bien pour moi.

Je rentre, je sors mon plus beau sourire du dimanche, même si on n'est que samedi et je dis bonjour bien poliment comme ma maman m'a appris. Ils ne lèvent pas la tête de leurs feuilles. Ils ont chacun 363 gobelets de café vides sous le nez. Je commence à comprendre la demie-heure de retard. Je suis en face du Président du jury, à qui je tend mon sujet. Il le regarde, il soupire sans lever les yeux. Je commence.

10 minutes de blabla. La polonaise regarde la porte (à 90° de là où je suis, évidemment) sans prendre de notes. La spécialiste de l'intercommunalité est normale. Mon Président de jury me regarde, soupire, lève les yeux au ciel, me regarde, soupire, lève les yeux au ciel, etc. pendant tout mon exposé. Ambiance.

Vient le temps des rires et des chants. Euh non, des questions, qui me donnent l'impression que mon jury ne sait pas ce qu'est un effet d'aubaine et qu'ils sont donc très déçus que je n'aie parlé que de façon très restrictive des conséquences du 11 septembre (2001 toujours).

"Bon, là, ce que vous avez l'air de dire, c'est que le 11 septembre, c'était une bonne affaire pour tout le monde" Euh... ben... non, mais c'est le principe de l'effet d'aubaine vous savez...

"Et l'Inde ? Quelles ont été les conséquences du 11 septembre sur l'Inde ?" Euh... ben...

"Mais avec le Pakistan, on est copains ou pas ? Sur une échelle de 1 à 10, on est combien copains ?" Euh... ben...

J'en viens à parler d'Israel et de ses problèmes avec les Etats voisins. "Vous croyez vraiment que c'est avec ses voisins frontaliers qu'Israel a des problèmes ? (Pfffffff dédaigneux de mon Président de jury) Israel n'a pas de problème avec ses voisins !!" (je suis passée le 8 juillet. Le 13 juillet, Israel bombardait l'aéroport de Beyrouth. J'aimerais tellement recroiser ce mec aujourd'hui...)

C'est marrant, je m'attendais à être à Questions pour un champion, j'étais finalement au Maillon faible. Je suis sortie de là avec la désagréable impression qu'on n'avait pas testé mes connaissances mais ma résistance psychologique. Et à ce petit jeu-là, je suis très mauvaise, je me laisse avoir sans opposer de résistance, tellement déçue de ne pas plaire à mon jury. "Mais pourquoi ils ne m'aiment paaaaaas ??!" Faut que je travaille ça absolument. Il faudrait peut-être que je trouve une maîtresse Domina ou un truc comme ça pour m'entraîner. Je me vois bien appeler un numéro à 1,34€ la minute. "Bonjour, je voudrais une maîtresse Domina très très méchante calée en Finances publiques et en Questions internationales pour préparer l'oral de l'ENA s'il-vous-plaît-Madame-merci".

En somme, j'ai été un peu déçue par ce qui aurait dû représenter le Höhepunkt de ma scolarité à Sciences Po. Les notes ont fini par tomber, je l'ai eu raduk (ou RLM, ras la moule, comme aime le dire si poétiquement Nadège) et je n'en tire aucune fiertè. D'ailleurs, il n'y a pas de quoi. Menfin maintenant, je suis diplômée, et ça n'a déjà plus aucune importance. C'est comme les notes de bac, on s'en fait une montagne himalayenne, et le lendemain des résultats, on s'en fiche déjà complètement comme de notre première dent de lait (que, de toutes façons, la petite souris a emportée chez elle). Blaserie blaserie...

04 août 2006

Faut qu'jécrive

Winnie a dit qu'il fallait que je me remette au boulot, qu'il fallait que j'écrive. Je m'exécute, brave petit soldat. En effet, je suis moins active depuis quelques semaines.

J'écris toujours en réalité, mais pas ici. J'écris pour Madmoizelle (et hop par ici !) et pour d'autres choses. Je n'écris plus beaucoup ici parce que je parle beaucoup ailleurs, dans mon salon principalement, pendant mes séances de pseudo-révisions avec Magali, ou aux terrasses des cafés du XVème avec Myriam. Et quand je ne parle pas, je révise (c'est le principe de départ de mon été en tous cas). Du coup, j'ai aussi moins de choses à raconter.

Dans ma palpitante vie de ces derniers jours, je crois que l'évènement le plus palpitant a été ma virée du samedi après-midi chez Décathlon, qui m'a permis de ramener une merveilleuse culotte de cheval toute nouvelle tout moche. Elle est d'un rouge brique extrêmement discret mais avait surtout l'avantage incomparable d'être en super soldes. Donc va pour le rouge brique. Sceptique dans ma cabine, j'ai réussi à me convaincre assez facilement que je n'y allais pas pour faire un défilé de mode. Et puis le fantasme du moniteur d'équitation, c'est d'un ringaaaaard (sauf si celui de l'année dernière fait encore la saison, bien évidemment. Mais une petite teinture vite faite bien faite peut s'envisager... de ma culotte de cheval bien sûr, on ne touche pas à mes cheveux).

D'habitude, je vais à Rochefort pour m'acheter ce genre d'articles, juste avant d'en avoir besoin à Oléron. Pour une fois, j'ai été prévoyante. Et ce qui ne m'étonne pas en Charente constituait un spectacle digne d'intérêt à Paris. Voir tous ces bobos parisiens sortant de Madélios (tant qu'à faire, autant aller au Décathlon des beaux quartiers) choisir leurs chaussures de montagne pour leur trek en Laponie après s'être achetés des mocassins Paul Smith à 300€ (non je ne vise personne :D), ou choisir leur tente pour leur séjour "proche de la nature" dans le Cantal ("mais tu crois que ça sera vraiment confirtable ? On devrait peut-être en prendre une 6 places non ?" "Mais Chérie, on est deux..."), c'était assez marrant. Il y avait aussi cette jeune cadrette dynamique (du cerveau, mais pas de la fesse) décolorée qui voulait se raffermir sur un engin à mettre dans son salon. Problème : "ah oui, c'est gros quand même, un rameur !". C'est certain, dans un studio-kitchenette, ça prend presque plus de place qu'un Saint Bernard. Et surtout, elle en voulait un "avec programme, pour qu'une fois que je suis dessus, je ne m'occupe plus de rien". Alors là ma bonne dame, ce qu'il vous faut, c'est un Sportelec, sinon, je ne vois pas.


Miam, ça fait tellement envie...

Ah oui, dans le genre palpitant, il y a aussi ma quasi-enfermitude dans une station de métro déserte dans un coin glauque de Paris samedi soir. A vouloir prendre le dernier métro sans vouloir partir trop tôt d'une soirée, voilà ce qui arrive. Après un jogging désespéré en sandale et petite robe d'été légère légère et après quelques minutes de flippe et d'allers-retours express entre les grilles fermées des deux sorties, j'ai fini par être libérée par un gentil couple qui s'était aussi attardé dans les couloirs du métro. En plus de me délester de quelques calories bien évidemment superflues, mon petit jogging du soir (espoir) trop lent m'a permis de me débarasser également d'une vingtaine d'euro auprès du gentil chauffeur de taxi qui a eu la bonté de bien vouloir me ramener chez moi à bord de son véhicule. Alors comme ça les Parisiens ne sont pas serviables ?

Oh, encore plus palpitant, j'allais oublier tellement c'est vieux maintenant :


Bah oui, on est diplômé ! "Alors ça y est, c'est la fin !" me dit-on, des trémolos d'enthousiasme dans la voix. "Euh non, ce n'est que le débtut" ai-je chaque fois envir de répondre, des trémolos d'angoisse dans la voix. Mais je ne suis pas du genre contrariante, je me contente d'un "oui, ça y est !" accompagné d'un large sourire qui satisfait tout le monde. Néanmoins, félicitations à tous ceux qui sont avec moi sur la précieuse liste (et même à ceux qui sont sur la deuxième parce qu'ils ont eu l'outrecuidance de s'exiler à Londres ou St Gall...). A ceux qui me disent "oh, mais tu n'as même pas raconté ton grand O sur ton blog", je dis "trop tard maintenant", ça n'aurait plus vraiment de sens. Dommage ! Quoi que... peut-être...

En dehors de tout ça, j'essaie de travailler en gardant force, courage et détermination (hinhinhinhin), ce dans quoi j'échoue assez brillamment depuis que la bibliothèque de Sciences Po est fermée. Et surtout depuis que je sais que le nombre de place à "mon" concours a été revue à la baisse. Il n'y a donc cette année qu'une place. Oui, une comme une seule, une unique. Une comme 1X1. Ca me gâche presque l'envie de me battre pour l'avoir tant ça semble infaisable. Bon, je n'irais pas jusqu'à dire que quand il y en avait deux, c'était gagné d'avance. Mais une, ça en devient complètement ridicule, ubuesque, dérisoire. Je me fais petit à petit à ce nouveau paramètre... Tout le monde attend désormais dans la crispation la plus complète le décret précisant le nombre de places offertes à l'ENA cette année, en espérant un miracle et en craignant une coupe dans les effectifs, une fois de plus. Les rumeurs de sapage de moral vont bon train. A en écouter les plus pessismistes, de toutes façons, l'ENA sera supprimée d'ici septembre. Pffffffff... Là, on se rend compte de l'importance de la maîtrise de l'information en temps de guerre.

Menfou, à partir de lundi de toutes façons, c'est FARNIENTE sur la place. YIPPI !

28 juillet 2006

Boudiou d'boudiou

Rolalalalah, ce que ça fait long comme temps que je n'ai pas écrit... Bah voilà, c'est la conséquence directe de mon ardeur renouvelée au travail. J'ai réussi à m'y remettre après ma douce semaine de glande berlinoise, et du coup, je ne m'arrête même plus pour écrire mon petit post quotidien. A vrai dire, j'ai découvert le plaisir du travail en bibliothèque (climatisée) entourée de gens tout à fait recommandables (pour différentes raisons, je m'expliquerai - peut-être - plus tard.

Donc Berlin, c'était bien. J'ai fait exactement ce que je voulais, c'est-à-dire me reposer, flâner, bronzer et surtout voir mes amis restés là-bas, à commencer par Cornélia et Michael. Leur accueil aussi royal que la première fois m'a presque donné
envie de rester aussi longtemps que la dernière fois (reine de l'incruste, bonjour !) mais j'ai su, cette fois-ci être plus raisonnable. Les voilà avec d'autres amis lors d'un picnic urbano-champêtre au coucher du soleil (oui, on ne voit rien, je sais, c'est nul. Mais je croyais sincèrement qu'avec le flash, ça allait faire moche... C'est en se trompant qu'on apprend)



J'ai aussi revu Anne et Sebastian, ambiance Parlement vs. campus berlinois (je suis plus forte pour les photos de jour) :




Et j'ai aussi revu mon chef et mes collègues, mais comme je ne suis quand même pas fétichiste, je ne les ai pas pris en photo.

Et puis comme la vie, ce n'est pas que du plaisir, Michael, Cornélia et moi avons enfourché notre vélo (chacun le sien, c'est plus pratique, sauf pour moi) pour aller visiter l'ancienne prison secrète de la Stasi, les services secrets de l'Allemagne de l'Est. Tout est encore "en état" et ce sont des anciens détenus qui font les visites à travers ce bâtiment qui, visiblement, n'a pas inspiré le Club Med pour les GO et les GM. Des photos ne rendent que très partiellement compte de l'impression qui s'en dégage dans son ensemble. Juste une d'une salle d'interrogatoire comme il y en avait des centaines, dans lesquelles les agents de la Stasi mettaient en oeuvre tous les enseignements détournés de la psychiatrie qu'ils avaient acquis durant leur solide formation pour apprendre à utiliser au mieux la torture psychologique.



Hohenschönhausen est vraiment une visite à faire quand on va à Berlin. A bon entendeur...

Et depuis mon retour, je travaille comme un brave petit soldat, en essayant de ne pas me laisser détruire le moral par le fait que le concours du Ministère des Affaires étrangères ne propose cette année qu'une place (normalement, c'était 2... presque un jeu d'enfant... mais 1, ça devient juste) et que l'autre concours du MAE était reporté sine die. J'essaie de me dire que ça a un sens de travailler tout l'été dans une bibliothèque pour "ça" en me convaincant que "tout ce qui est fait ne sera plus à faire" pour le jour, en 2093, où les Ministères ouvriront à nouveau toutes grandes leurs portes. Et puis, "il y a une vie en dehors des concours". D'ailleurs, ma décision est prise, si l'Etat ne veut pas de moi, j'envoie mon CV à toutes les entreprises françaises ayant un quelconque lien avec le secteur public en Allemagne : certains disent "la France, on l'aime ou on la quitte". Je me dis que si elle ne m'aime pas (enfin, les jurys de ses concours toutt du moins), moi aussi j'ai le droit de partir. Perspective réjouissante.

19 juillet 2006

De la faiblesse de mon inconscient face aux sirènes du marketing

Humhum, oui oui, le récit de Berlin arrive. Mais je dois encore trier les photos et réfléchir à ce que je vais dire. Donc pas tout de suite. En attendant, un aveu de faiblesse psychologique de taille. Aujourd'hui, il fait chaud. Je crois qu'il fait vraiment chaud partout et je ne vais pas jouer à "c'est chez moi qu'il fait le plus chaud", d'autant plus que j'ai la chance de ne pas habiter sous les toits de Paris. N'empêche qu'il fait chaud. D'ailleurs, je crois que même sous ma douche, là, dans 10 mn, il fera tellement chaud que ça ne va quasiment pas être la peine de la prendre. Mais je vais le faire quand même, pas acquis de conscience, hein.

Ce matin, à la presque fraîche, je suis allée faire des petites courses pour remplir un peu mon frigo. Et sans m'en rendre compte, j'ai été la parfaite consommatrice, j'ai exactement répondu au situmulus des marketeux comme ils s'y attendent, j'ai été un vrai exemple pour la société (de consommation). Je ne m'en suis rendue compte que cet après-midi, en ouvrant mon frigo pour prendre un petit fromage blanc.

Dans mon charriot, je n'ai vraiment pas acheté grand chose, n'ayant pas vraiment l'estomac exigeant avec cette chaleur. Sur les 5 trucs que j'ai achetés, on trouve :

- du pain polaire



- des Carrés frais



- des Fjord



... Comme si le fait d'acheter des trucs présumément venus du froid allait faire venir la Suède dans mon salon. Je préfère ne même pas me demander pourquoi, pour une fois, j'ai préféré les Carrés frais (qui d'ordinaire me rappelle les sinistres déjeuners dans la cantine de mon lycée) au St Moret ou à la ricotta. Bon, s'il y avait eu du Philadephia, j'aurais pris du Philadephia, bien évidemment. Mais ma préférence extraordinaire pour le Carré frais ce matin me fait douter de l'existence du moindre petit sens critique dans ma cervelle...

18 juillet 2006

Wieder zu Hause

Et voilà, je suis revenue. "Wieder zu Hause", l'expression qui porte souvent en elle une pointe de soulagement, n'est ici utilisée que pour son côté descriptivement factuel, avec plutôt une pointe de regret. Je ne vais pas raconter tout de suite mes vacances berlinoises, mais pour résumer, c'était juste fantastiquement génialement délicieux. Plus de détails la prochaine fois, avec des photos et tout et tout.

En plus d'avoir quitté Berlin et mes Berlinois préférés, le retour à Paris signifie aussi le retour à la réalité et au travail. D'ailleurs, il faut aujourd'hui que je prépare mon programme de travail pour l'été. Je sens que rien que faire la liste des thèmes que je dois travailler va m'épuiser. Après, reste à voir quand je fais quoi, combien de temps, pour tout savoir bien mais pas trop, sans rien oublier au passage. Se ménager des pauses pour ne pas devenir folle, sans toutefois verser dans la glande absolue. Chaque journée compte, mais SURTOUT, ne pas devenir obsédée par le fait que chaque journée compte. Mais le garder quand même à l'esprit, pour ne pas défaillir dans les moments de paresse. Mon équilibre psychologique, physique et social va être sur un fil cet été. Il va tous les jours falloir réinventer la position idéale du curseur entre "je veux" et "je dois".

Déjà aujourd'hui, la question se pose. Avec des "je dois" qui sont en fait des "je veux". Par exemple, je dois mettre à jour mon blog et écrire 2-3 (4-5-6 plutôt) articles pour Madmoizelle. Je dois répondre à mes mails. Ca, ce sont des faux "je dois", ce sont des "je veux" déguisés en "je dois" pour me donner bonne conscience quand je les ferai à la place des vrais "je dois". Les vrais "je dois" consistent à faire mon programme de travail, ranger ma valise, ranger mon appart. Peut être même un peu travailler. Pour finir, j'irai lire sur une terrasse ensoleillée la pile de Courrier international (Courriers internationaux ??) qui s'entassent depuis quelques semaines sur mon bureau, tous à moitié lus. Ca, c'est un "je veux" qui est aussi un vrai "je dois".

A coup de terrasses ensoleillées et de dîners entre amis, je crois que je vais réussir à faire passer cet été de révisions parisiennes comme une lettre à la Poste. En espérant qu'il me reste un peu de temps pour les révisions.

10 juillet 2006

Vacaaaaaaaances j'oublie tout

Voilà, le granto est (plutôt mal) passé, je suis officiellement en vacances et je ne m'apesantirai pas sur cette expérience plutôt désagréable. Depuis, il s'est passé plein de choses :

- mon premier week end de vacances, avec les Grandes eaux nocturnes de Versailles le samedi soir (certains pourraient penser que c'est le samedi soir le plus naze qu'ils connaissent. Ce n'est sans doute pas le plus funky, mais c'était vraiment bien quand même)



- un soir de finale à Paris. Je suis arrivée à Montparnasse à 19h57, et je n'ai jamais vu cette gare aussi déserte. Les rues aussi. Très vite, les klaxons ont commencé à retentir et le chauffeur de taxi sur la file juste à côté nous a hurlé qu'on avait déjà marqué un but. J'avais remarque plein d'autres petits détailsn intéressants, et je ne me rappelle plus de rien. Je devrais toujours avoir un petit carnet spécial blog avec moi.

- j'ai revu l'intégrale de Clara Sheller, un pur plaisir. Là encore, certains pourraient trouver ça complètement banal, cruche et cucul, mais moi, à chaque fois que je regarde, ça me fait du bien. J'ai envie de tomber amoureuse et de me promener dans Paris au lever du jour.



Et là, je m'apprête à accueillir en grande pompe SAS Agathe Ière avec tapis rouge et tout et tout. Enfin, on va déjà voir si j'arrive à lui faire un déjeuner correct qui ne la rende pas malade 1/2 heure avant son entretien d'embauche...

Surtout, je m'apprête à décoller pour Berlin. J'ai hâte ! Silence radio prévisible pour la semaine qui vient, mais je reviendrai sans doute avec autant de photos que de choses à raconter.

07 juillet 2006

La Vie, la vie (kit de secours)

C'était le titre d'une très bonne série québecoise (enfin, une comme je les aime en tous cas). Un intermédiaire entre Clara Sheller et Sex and the City. Comme j'ai décidé que désormais, j'essaierai de mettre une photo pour chaque post, voici l'image de celui-ci, existentiel, la couverture du DVD de la série (le premier qui dit que c'est débile, voire que je suis débile, il aura à faire à moi) :



En réalité, ce post n'est absolument pas destiné à parler de La Vie la vie. Au passage, avant de clore ce non-thème, remarquez bien que le titre, qui semble être complètement niais à répéter deux fois la même chose est en réalité subtil : un V et un v, la Vie et la vie. Les deux composantes. Le quotidien et l'existence. Le quotidien qui, dans le pire des cas, finit au bout de 80 ans par former l'existence. Ou l'existence qui permet d'oublier le quotidien. Enfin bref, tout ceci est extrêmement philosophique.

Ce qui est finalement le réel thème de ce post. Puisque mon objectif est de rassembler l'ensemble (restreint) des citations existentielles du répertoire que mon doux Adalbert et moi-même partageons (et avons en réalité créé presque involontairement ce soir).

L'ensemble de ces phrases sont adpatées à toute sorte de situations et permettent :

- soit d'avoir l'air spirituel alors que vos pensées frisent les pâquerettes, ce qui permet de se sortir de situations particulièrement périlleuses telles que : grand O, premier rendez-vous catastrophique, rupture lâche, trahison amicale, meurtre de votre grand-mère, et autres joyeusetés diverses.

- soit d'avoir l'air d'une pâquerette (ce qui permet d'être compris par tout le monde) lorsque vous estimez que votre auditoire ne serait pas en mesure de tirer le suc, la substantifique moelle de votre pensée existentialiste. En ce cas, plutôt que de vous escrimez à expliquer des choses obscures, préférez une phrase courte et pleine de (bon) sens.

Adalbert et moi-même, remplis du sens du devoir à accomplir, avons donc établi un classement de nos 3 citations existentielles du jour dans un dialogue trans-manche dont Blaireau et Chichi devraient s'inspirer en termes d'harmonie, de chaleureuse sobriété et d'efficacité (en gros, j'ai tout décidé, il a dit oui poliment. Encore une fois, ce n'est pas de ma faute, c'est mon personal DNA).

Notre classement est donc (on se croirait à l'élection de Miss France) à rebours (comme à l'élection de Miss France) :

3. "Life may be scary... but it's only temporary" (Avenue Q, jeune philosophe urbain qui monte)

2. "C'est la vie" dit l'un. "Moi, dans la vie, j'aime bien faire le tri" répond l'autre (Autocitation, on a le droit, non ??)

1. "C'est la vie, pas le paradis" (Queneau l'appelle Zazie, mais Ako a fait cette citation sienne : un brin de réalisme, un brin de poésie, un brin d'humour).

Demain, peut-être aurez-vous le classement des dauphines...

06 juillet 2006

Aux urnes

Dites, un petit vote informel, comme ça, entre nous : suis-je alcoolique ? Ou plutôt : y-a-t-il du mal (à part pour ma ligne de pas-encore-tout-à-fait-sirène-y-a-du-progrès-à-faire) à se faire une petite vodka sunrise quand on est tout seul et en théorie en pleines révisions ?



En même temps, quand on voit combien c'est joli (j'ai toujours été esthète, c'est mon personal-DNA qui le dit) et quand on goûte combien c'est bon... Et puis (LA BONNE EXCUSE arrive) : ça me rappelle tellement Berlin... Vivement que j'y re-sois ! En plus, là-bas, je suis sure de ne pas boire seule. Ca sera moins limite.

Mais attention, entendons-nous bien, je ne bois pas vraiment là, je DEGUSTE...

04 juillet 2006

Paris by night

J'adore Paris la nuit. Surtout les chaudes nuits d'été, quand on peut encore se promener en petite robe et encore crever de chaud le nez au vent.

Je reviens de mon dernier dîner de conf de toute ma scolarité à Sciences Po, l'un des meilleurs, avec un prof nous racontant par le menu détail ses péripéties les plus folles en tant que stagiaire ENA d'une préfette dont nous tairons le nom par solidarité humaine ou en tant que participant ébahi d'une réunion ministérielle avec Sakozator (visiblement, je ne suis pas la seule à penser que ce mec est un dangereux hyterico-psychopathe).

Puis raccompagnage jusqu'à mon arrêt de bus par le plus gentleman des germanopratins (merci !) avant de monter dans la bête (le bus, hein) et de voir défiler sous mes yeux, comme si tout ça n'était là rien que pour moi la Seine, tellement noire qu'on dirait une mer de goudron, le Quai d'Orsay, toutes fenêtres allumées, les Invalides qui ont l'air de prendre feu tant le dôme est baigné d'une lumière doré, juste en face, le Grand palais et sa verrière qu'on distingue à peine et que je ne me lasse pas de regarder quand il fait jour. Paris by night rien que pour moi.

Je viens de me rappeler...

... pourquoi, jusqu'à vendredi dernier, je détestais les brushings chez le coiffeur. Ce matin, j'ai dû affronter la réalité : le brushing professionnel est en réalité un truc utilisé par un coiffeur sans scrupules pour vous faire croire qu'il vous a fait la coiffure de Mareva Galanter alors qu'en vrai, vous ne réussirez jamais à vous faire autre chose que celle de Sue Ellen dans Dallas dès le premier lavage de cheveux.

01 juillet 2006

Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit.

Saint-Exupéry n'a pas écrit que Le Petit Prince, il a également produit un ouvrage dont le titre nettement moins poétique, Pilote de guerre, ne l'empêche pas de dire tout autant de choses jolies et vraies.

"Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit", donc. C'est tout de suite la phrase à laquelle j'ai pensé en lisant le dernier mail du fructueux échange que j'entretiens depuis ce matin avec Agathe, celle qui rit quand on la... gratte (c'est une de ses blagues préférées, hein, sinon, je ne la mettrais pas). Agathe et moi avons longtemps voulu faire des choses à peu près pareilles. Mais pendant qu'elle était en stage en consulat munichois, j'apprenais à vendre des médicaments à des gens en parfaite santé pour l'industrie pharmaceutique allemande. Maintenant, je ne veux surtout pas faire de marketing et m'apprête à réviser tout l'été pour être un jour dans un consulat. Et elle, elle refuse de participer aux réceptions Ferrero-Rocher et veut faire des choses dont je ne comprends même pas l'intitulé. Je suis super fière d'elle.

Par exemple, son rêve du mois, qui va sans doute se réaliser parce qu'elle est trop forte, c'est de travailler pour "une entreprise d'investissement qui a choisi de consacrer exclusivement ses forces à l'intermédiation sur le marché secondaire des valeurs mobilières". Je vous copie-collerais bien la suite de la présentation du site internet, mais il semble être paresseux aujourd'hui. Mais rien que la première phrase, ça tape je trouve. Je ne comprends pas très bien ce que ça veut dire, à part peut-être... jouer au Monopoly avec des vrais billets (????). Mais je suis super fière d'elle.

En fait, je suis super fière de plein de gens autour de moi. Les trois quarts de mes amis ont fait les mêmes études que moi, ce qui pourrait être une source inépuisable de rabougrissement intellectuel et social. Pourtant, nous avons beau avoir fait les mêmes études, nous faisons tous des choses complètement différentes, auxquelles on ne pige pas forcément grand-chose, mais on fait des efforts. Avec Myriam, j'apprends les chiffres clefs de la politique énergétique française. Avec Leonardo, je prends conscience des grands enjeux écologiques de ce monde. Avec Céline, j'apprends comment un livre naît, grandit, et meurt (peut-être). Avec Adalbert, j'apprends comment calculer un risque (enfin, non, c'est vraiment trop compliqué, mais disons que maintenant, je sais que les banques emploient des risk managers, c'est toujours ça de pris). Avec Anne et Julien, je m'intéresse aux mystères de l'industrie pétrolière. Et je pourrais encore continuer la liste.

Je suis contente que mes amis ne fassent pas la même chose que moi, même si du coup, je ne comprends pas toujours exactement en quoi consiste leur quotidien. Mais moi, je n'ai même plus besoin de wikipedia pour me cultiver. Il suffit que j'ouvre mes oreilles quand ils parlent et que je leur pose des questions. Ce qui pourrait nous diviser nous rapproche finalement. Certes, ce n'est pas aussi facile de comprendre ce qu'ils font 8 heures par jour que s'ils faisaient exactement pareil que moi, ça demande des efforts pour se plonger dans leur univers. Mais chacun d'entre eux est une petite ouverture sur d'autres mondes que le mien. Pour bien faire, il faudrait que j'aie aussi des amis et dans le BTP, et dans le chaud bizness, et dans la boulangerie, et dans le journalisme sportif, et, et, et... Mais on ne peut pas savoir tout sur tout.

J'ai aussi des amis qui font la même chose que moi, c'est-a-dire pas grand chose pour le moment. Parfois c'est bien, surtout quand ils ne le font pas de la même manière que moi, ça donne des idées. Parfois, on se transforme mutuellement en 3615 ENA, ce qui est nettement moins bien. Car je n'ai aucune envie que mes conversations avec mes amis se résument à des discussions sur la Dame veuve Trompier-Gravier. Pour ça, j'ai mon prof de droit public.

Définitivement, Saint-Ex avait une fois de plus raison.

Mareva Galanter dans ta salle de bains

Aujourd'hui, grande nouvelle à l'échelle de l'humanité, petit pas pour moi : je suis allée chez le coiffeur. Ouep, juste en bas de chez moi, histoire de me débarasser de mes dernières écailles de ma peau de berlinoise. J'ai donc opéré ma mûe finale avec l'abandon des restes de ma très involontaire Vokuhila. Pour les bienheureux qui ne savent pas ce qu'est une Vokuhila, c'est le petit nom d'une coupe particulièrement en vogue à deux moments clefs de l'histoire : partout dans le monde (et plus particulièrement chez les footballeurs allemands et leurs supporters) dans les années 80. Et à Berlin en 2006. Manque de pot, pour le deuxième, j'y étais. Vokuhila, ça veut dire Vorne kurz, hinter lang il me semble. Et ça, c'est tout un programme :






Bon, c'est évident, c'est moche, même si le dernier monsieur a l'air super fier. La bière sans doute. Moi, je n'étais pas fière, mais alors PAS FIERE du tout. Du coup, après 5 mois de repousse lente et patiente, j'ai fini par reprendre le dessus sur mes cheveux. Maintenant qu'on peut en faire, quelque chose, j'ai décidé de les recouper.

Pour ça, je suis allée en bas de chez moi. Enfin, juste à côté quoi. Naaaaaaaan, je ne me suis absolument pas fait avoir par un concept marketing à la con mais... IL SE TROUVE que PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS... mon coiffeur (mainenant, je l'appelle "mon coiffeur" si vous voulez bien, vous comprendrez plus loin pourquoi) est... le coiffeur... de la Starak !!!!! Si j'te jure qu'c'est vraiiiiiiiii !!!!!!! Dominique, il s'appelle. C'est un garçon qui a des yeux bleus à tomber et qui a touché les cheveux de Jennifer quand elle ressemblait encore à Melle Toulemonde faisant ses courses au Carrouf du coin le samedi après-midi. Il a même sans doute coiffé Matthieu le beau gosse de l'édition je sais même plus combien, ce qui expliquerait peut être que j'aie eu l'impression de le voir en bas de chez moi il y a 3 semaines (lui aussi, il a peut être fait de Dominique "son coiffeur").

En entrant dans le salon, j'étais certaine que j'allais tomber sur une petite assistante qui ferait peut-être des merveilles, mais qui pourrait peut-être tout autant me massacrer. J'étais donc un tout petit peu crispée, comme toujours quand je vais chez le coiffeur. Et là, le rêve du rêve, c'est MONSIEUR Dominique qui a pris soin de ma gueule-quoi-qu'est-ce-qu'elle-a-ma-gueule. Alors du coup, je lui ai fait confiance. Parce qu'un mec qui a réussi à convaincre Hoda de couper sa masse de cheveux ne peut être qu'un homme bien. Bien m'en a pris. Je lui ai expliqué en gros ce que je voulais ("on les coupe comment ?" il m'a demandé. "MIEUX" j'ai dit) et il me l'a fait. Gentiment, poliment, sans me poser de questions relous ("mais, on peut savoir POURQUOI vous avez supporté une Vokuhila pendant 5 mois ??"), rapidement mais soigneusement. Parfait quoi. Il m'a fait une jolie coupe qui ne touche à rien mais qui change tout.

Du coup, je lui ai encore plus fait confiance, et j'ai accepté pour la première fois de ma vie de me faire... brushé par un coiffeur, comme les stars américaines. Le PIED. Il m'a fait un truc super bien, un petit air sixties moderne, genre Mareva Galanter sans frange et qui ne chante pas. Je vais pas non plus me prendre en photo pour vous montrer hein, je ne me suis pas marevaïser à ce point non plus, mais c'est vraiment très chouette. Du coup, j'y retournerai, il est devenu en une heure "mon coiffeur".

Pendant que je me transformais en ex-Miss France en mal de gloire et de voix juste, certains oeuvraient pour le progrès de l'humanité, le vrai. Ou juste pour leur bonheur à eux, je ne sais pas. Pendant que j'écoutais d'une oreille distraite des histoires d'effilage et de lissage, un petit ange nommé Lyna venait nous rejoindre sur Terre. Bienvenue à toi, que tes parents rendront sans aucun doute aussi heureuse que tu les rends heureux aujourd'hui par ta simple présence parmi nous. A toi et à eux !