14 novembre 2007

This world today is a mess

Tout le monde parle des grèves, et comme je suis une nana carrément à contre-courant, j'ai décidé que j'allais vous faire écouter Donna Hightower et son très approprié "This world is a mess today".

Et puis d'abord, vous qui râlez parce que vous n'avez ni train ni bus, vous n'avez rien compris. Parce que le but de la grève n'est pas du tout de préserver des droits exorbitants, mais de lutter pour que vous aussi puissiez un jour connaître la joie des 37,5 années de cotisation. Bande d'ingrats.

D'ailleurs, Donna Hightower le dit bien : "You try to give another man a helping hand ; he will take your kindness for a weaker stand". Alors siouplaît, soyez enfin un peu solidaires de ceux qui font passer vos intérêts avant les leurs. Et si vous n'y arrivez pas, dansez dans votre bureau avec Donna.



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12 novembre 2007

Week end

Ces derniers jours ont été très chargés, et pourtant, je n'ai rien fait. Mais j'ai quand même fait plein de choses, dont certaines étaient relativement décoiffantes.

Pour commencer, j'ai fait dépenser à une amie une somme folle d'argent dans les boutiques samedi ET dimanche (vive le Cour St Emilion). C'est vraiment l'une de mes occupations préférées : la joie jouissive du shopping sans la douleur porte-monnaitesque qui la suit en général. Comme elle était très contente de ses achats, j'en déduis que nous étions dans une win-win situation.

Ensuite, j'ai de façon tout à fait involontaire croqué à pleine dent dans un chili. D'habitude, dans le tom kha ghai (la délicieuse soupe thaïlandaise au coco, au poulet, à la citronnelle et à d'autres choses), j'enlève les piments avant de servir. Je laisse la citronnelle, le galanga, le basilic thaï, les feuilles de keffir et les chilis "infuser" pendant la cuisson, et je sers sans. Sauf que le filtre à café dans lequel étaient mes trucs à infuser s'est lâchement déchiré. Et voilà comment on a l'impression d'avoir un coup de napalm dans la bouche, alors qu'on ne s'attendait à rien. C'est une expérience intéressante, mais que je ne suis pas prête à refaire immédiatement. C'est bien simple, j'ai peur de mon tom kha ghai maintenant. J'ai une nouvelle vision de l'existence : "la vie, c'est comme un tom kha ghai ; ce n'est bon que quand c'est un peu épicé, mais quand tu tombes sur un chili, t'es mal".

Pour continuer dans les expériences culinaires, j'ai vécu une grande déception. L'une de mes drogues gastronomiques favorites est le pesto à la sicilienne de Barilla, que Leonardo - touché bien avant moi par cette dangereuse monomanie - m'a fait découvrir il y a quelques années. J'ai à peine eu le temps d'en devenir dépendante (du pesto), qu'il est devenu impossible de le trouver en supermarché. Le site de Barilla dit : "Le Pesto alla Siciliana Barilla unit dans une alliance au goût délicat deux des saveurs les plus typiques de la tradition méditerranéenne: le crémeux de la ricotta (fromage doux au lait de vache ou de brebis) et la pulpe de tomates. Ces goûts sont relevés et mis en valeur par le parfum des noix, des pignons, du basilic et du fromage Grana Padano (qui ressemble au Parmigiano). Vous apporterez sur votre table toute la saveur de la cuisine italienne." Comme je ne peux plus "apporter sur ma table toute la saveur de la cuisine italienne" et que je suis frustrée, j'ai décidé de prendre les choses en main et de faire moi-même mon pesto à la sicilienne. La déception est la suivante : le pesto maison, c'est bon, mais quand même moins bon que le pesto à la sicilienne industriel de Barilla. Il lui manque quelque chose, mais quoi ?

Pendant que je croquais dans un chili lance-flammes, on regardait Ma Mère, adaptation cinématographique par Christophe Honoré du roman de Bataille. Après, vu qu'on n'était toujours pas dégoûtées de la vie, on a enchaîné avec La Pianiste. On s'est qu'on était quand même drôlement normales, quoi que cela puisse signifier. On a aussi pu constater que nos parents étaient assez exceptionnels de normalité aussi. Et on s'est demandées comment Isabelle Huppert pouvait aussi admirablement bien jouer des rôles de tapées sans sombrer elle-même dans la folie.

Pour finir, j'ai essayé un truc dément au royaume du superflu dimanche après-midi, c'était ça. Mon amie a dû me tirer de force pour que je quitte l'engin de délices. En réalité, c'est faux, elle était aussi scotchée que moi sur son fauteuil à elle, c'est la fonction "percussion" qui m'a éjectée hors du truc. Menfin sauf quand le fauteuil se prend pour le masseur des Bronzés (culture, quand tu nous tiens), c'est tout simplement divin. L'impression qu'un vrai masseur avec des vraies mains humaines s'occupe de tout mon dos est inoubliable. D'un autre côté, c'est un peu flippant de voir que la différence entre l'humain et le mécanique est si mince (mais ça ne vaut que pour les chaises massantes).

A part ça, j'ai aussi fait des trucs vachements classiques. Genre une dissertation samedi matin sur la morale et la politique. De quoi me mettre de bonne humeur, en somme.

07 novembre 2007

Les déesses du stade

Ce matin, je suis retournée faire du sport. J'ai bien souffert, ce dont je conclus que c'était efficace. J'ai eu l'impression d'être une grosse gourdasse incapable de coordonner ses bras (lestés de 4 kg d'haltères, quand même) et ses jambes (entravées par un élastique). Mais à la fin, le prof bodybuildé qui sait comment fidéliser la clientèle m'a dit que "j'avais été très bien". Il a ajouté "si si, je vous assure, je vous ai répérée, vous étiez très bien". Du coup, je lui ai dit "à la semaine prochaine" alors que je m'étais promise de ne jamais revenir. Ah, la faiblesse de l'esprit...

Ensuite, je suis rentrée dans une nouvelle dimension, puisque j'ai franchi la porte des vestiaires. Dimanche dernier, j'étais rentrée fissa pour me doucher chez moi. Cette fois-ci, j'ai rentabilisé le déplacement en enchaînant avec un sauna et une bonne douche. Franchement, ce n'est pas plus mal.

Je ne vais pas vous dire à quel point le sauna est une chose au moins aussi merveilleuse que le hammam. Je raffole de ce genre de trucs. En Allemagne, où les gens sont très libres de leur corps (si tu ne comprends pas ce que je raconte, c'est que la Freikörperkultur ou FKK et son impact historique et philosophique te sont inconnus), j'ai toujours eu un peu de mal à aller au sauna où tout le monde est tout nu. En France, les gens gardent leur maillot. Mais finalement, je me suis rangée à l'avis des Allemands : les maillots en synthétique sont des nids à bactéries, alors c'est un peu sale. Du coup, ni l'un ni l'autre ne me plaît. Ce que je préfère encore, c'est aller chez ma copine finlandaise qui a un sauna chez elle, comme ça, on est tranquilles.

Sauf que là, je n'étais pas chez elle. Et que je mourrais d'envie d'entrer dans le sauna. Mais je n'ai même pas eu à me faire violence. Parce que les vestiaires du club de sport, c'est un peu la fête de la fesse à l'air. Et que moi, quand il y a de l'ambiance à une fête, je me laisse facilement emporter.

Surtout que voir comment sont faites les vraies femmes sans vêtement, c'est plutôt rassurant. Y a des femmes du monde qui disent que dans de telles circonstances, il n'y a que des bombasses à poil. J'ai trouvé que c'était loin d'être le cas. Mais c'est sans doute lié à l'horaire : le matin à 10h, il y a plus de retraitées que de jeunes cadres dynamiques.

Ni une ni deux, je me suis retrouvée sans l'ombre d'une hésitation à déambuler en société entre le sauna, les douches et mon casier en tenue d'Eve, comme si j'avais fait ça toute ma vie. Conclusions :
- le sauna, c'est mieux sans maillot
- se changer en public, c'est plus pratique quand on ne se contorsionne pas pour cacher son petit doigt de pied tout en enfilant son soutif
- les vestiaires, c'est quand même bien que ça ne soit pas mixte
- le sport, c'est comme un lavage de cerveau, ça vous change complètement.

05 novembre 2007

Il court il court le furet...

Mes petits beignets à la banane (oui, ça, c'est vous), je n'ai vraiment le temps de RIEN en ce moment. Je cours partout, et encore, ça ne suffit pas.

En plus, j'espérais que ma première virée au club de sport me donnerait l'occasion de vous raconter des tas de choses plus cocasses les unes que les autres, et il n'en a rien été. Les gens y sont d'une normalité que ça fait peur.

Du coup, je vous laisse en compagnie de Michael (il y a pire) et je reviens plus tard pour répondre aux commentaires itou itou.

02 novembre 2007

Ma vie est palpitante

Hier, je voulais aller m'inscrire là où je vais faire du sport, maintenant que je suis certaine d'être à Paris pour encore au moins un an. Et puis finalement, des amis m'ont appelée pour savoir si je pouvais venir les aider à lessiver et peindre les murs de leur nouveau nid d'amour. J'étais toute contente d'avoir une occupation saine, altruiste et physique. Vu mon état ce matin, je me dis que ça vaut bien une séance d'abdo-bras-fessiers cette histoire.

Du coup, le soir, pour me remercier, ils m'ont offert le champagne. Franchement, je n'ai jamais autant bu de champagne en si peu de temps que depuis que je ne suis pas admissible. Remarquez, peut-être que les admissibles en boivent encore plus souvent que moi, mais dans ce cas, ils doivent être pétés 20h sur 24, ce qui ne doit pas être optimal pour les révisions. Les gens trouvent tous d'excellentes raisons pour considérer que ma non-admissibilité n'est pas un obstacle à la consommation de bulles. Comme dirait l'autre, je me plains pas, je constate.

A part ça, j'ai découvert deux choses absolument bouleversantes hier. D'une part, je suis perdue : le Nicolas (le marchand de vin) juste en face de chez moi va incessamment sous peu être remplacé par un Starbucks Coffee. Un Starbucks qui fait du mocca blanc et sur lequel je tombe dès que j'ouvre ma porte. Le rêve quoi. Mais quand j'ai vu les jolis panneaux verts, j'ai surtout pris peur. Vais-je savoir me retenir ? Suspense.

D'autre part, pour la première fois de ma vie, j'ai fraudé dans le métro. Je ne suis pas un parangon de vertu, mais avec une carte Imagine R, c'est un peu difficile de frauder, vu que tu es en règle partout et tout le temps. Voilà. Sauf qu'hier soir, après mes 4 coupes de champ, j'ai pris le métro dans une station où la signalisation n'est pas claire du tout (encore moins claire que je ne l'étais moi-même). Il y a deux lignes, mais j'avais beau regarder partout, je n'en voyais qu'une. Bon en fait, il faut passer sur le quai de la première ligne pour accéder à la seconde, sauf que ce n'est pas indiqué. Enfin si, mais il n'y a pas le nom de la ligne, juste ceux des deux terminus. Or moi, les terminus de ligne de métro, je ne les connais pas par coeur, donc je n'ai pas compris le truc. Du coup, je suis ressortie de la station, pensant que le champ' m'avait brouillé l'esprit et que je m'étais plantée de station de métro. Et pas du tout. Donc je suis redescendue sous terre. Sauf que mon pass Navigo avait déjà été validé et ne voulait plus passer. Logique. Du coup, telle une petite voyoute, j'ai enjambé le tourniquet (je sais, je suis une méga-rebelle) et je me suis glissée sur le côté de la porte. Et là, franchement, je n'ai pu en tirer qu'une seule conclusion : frauder dans le métro, c'est réellement TROP facile. Le tourniquet est enjambable même quand on n'est pas danseuse de french cancan. Et on peut se glisser le long de la porte juste derrière sans aucun effort. Ok, il faut se mettre de profil, mais c'est un effort auquel j'étais prête à consentir. Je me demande presque s'il n'est pas moins galère d'enjamber le tourniquet que de chercher ma carte Imagine R au fond de mon sac de randonnée (autrement appelé "sac à main en milieu urbain hostile").

Je vous avais bien dit que ma vie était palpitante.

30 octobre 2007

Eurêka !

Je SAIS pourquoi je n'ai pas eu ce foutu concours : j'ai une mémoire de bullot. Ce qui n'était qu'une présomption est désormais scientifiquement prouvé !

Parce qu'en réalité, quand j'ai commencé ce post dans l'après-midi, le but n'était pas du tout de partir dans une grande psychanalyse, mais de vous dire que mon article sur Yael Naim (chanteuse dont j'avais parlé ici) était en ligne sur madmoiZelle.com...

J'ai eu la chance d'écouter l'album dans son intégralité, et il est largement à la hauteur du premier single New Soul. Pour savoir tout ce que j'en ai pensé, c'est par là !

"T'es sûre que tu vas bien ?"

Visiblement, je prends un peu trop bien mon échec. Ca laisse penser que :

- je serre les dents, "mais c'est pas la peine si c'est pour faire une méga-dépression dans 3 mois"
- en réalité, je n'en avais rien à foutre
- je SAVAIS que j'allais rater
- je n'ai pas VRAIMENT envie de réussir.

Ce qui me rend triste, c'est de savoir que je risque fort de ne pas faire l'ENA avec celui avec qui j'en rêve depuis notre entrée ensemble à Sciences Po. Nous ne serons selon toute vraisemblance pas camarades de promo. Un vieux rêve qu'il faut oublier, parce que lui aura cette année la réussite qu'il mérite.

Ce qui est difficile, c'est d'avoir l'impression de stagner, d'en rester au même point depuis 2 ans, et de n'être "pas entrée dans l'Histoire" pour reprendre les propos de notre Président. Attendez, je ne rêve pas de devenir un personnage "historique", mais simplemenet d'avancer dans ma vie, "connaître le progrès". J'aimerais pouvoir avoir quelque chose à répondre quand on me demande "alors, quoi de neuf ?". En général, rien de neuf : je prépare mes concours, et basta. Je n'ai pas de safari en Irlande à raconter, ni de visites culturelles aux Galapagos. Encore moins de grands projets de déménagement ou d'évolution professionnelle. Je suis toujours avant un concours, après un autre, en attente de résultats ou d'oraux. J'aimerais avoir des choses à raconter et de grandes nouvelles à annoncer de temps en temps, mais pour ça, il faudra attendre encore un peu. Encore un peu plus.

Oui, je vais bien. Ca ne veut pas pour autant dire que je ne suis pas déçue, que je suis soulagée de ne pas avoir à me frotter au jury en chair et en os, ou que j'étais partie perdante. J'y ai cru, tout en ayant conscience que j'avais plus de chances de ne pas avoir le concours que de l'avoir (c'est statistique).

J'ai envie de réussir, mais je sais que si je n'y arrive pas, ça ne veut pas dire que je ne vaux rien, ni que ma vie est finie. Il y a une vie sans l'ENA, qui peut même être radieuse. Ceci est un message non-subliminal à la personne arrivée hier sur mon blog via "je ne suis pas admissible à l'ENA et je veux mourir". C'est sûr qu'à côté, je vais très bien...

Enfin, j'ai encore une tentative l'année prochaine, que je compte bien utiliser. Je n'ai pas dit mon dernier mot.

29 octobre 2007

Après la défaite, le coaching de Laporte est mis en cause

(Note préliminaire à ma vraie coach : non, ton coaching n'est pas remis en cause !)

Je vous l'avais dit, je n'hésiterais pas à faire appel à Bernard Laporte pour m'aider dans cette tâche. Voici donc un petit article du Nouvel Obs revu et corrigé pour coller à la situation. Modifications en italique. C'est parti !


Au lendemain de la défaite de Coco à l'écrit de l'ENA, les choix de la candidate sont remis en question.

- Pierre Villepreux, ancien sélectionneur de l'Ecole nationale d'administration : "Je n'ai pas cerné le projet de vie professionnelle. On s'est trompé de stratégie. Il faut un candidat qui maintienne ses convictions. Pas quelqu'un qui pique à droite, à gauche. Je n'attaque personne, je constate." (Le Parisien, lundi 15 octobre)

- Emile Ntamak, entraîneur de l'équipe des futurs énarques : La candidate avait toutes les armes. La stratégie était cautionnée par les professeurs. On avait une volonté de ne pas prendre de risques". (Le Parisien, lundi 15 octobre)

- Olivier Magne, ancien énarque : "On a travaillé contre-nature. On n'avait pas de style de révision bien défini. Samedi, on révisait dix minutes comme les Normaliens, puis on revenait dix minutes à du technico-mémorisation." (Le Parisien, lundi 15 octobre)

- Pierre Berbizier, ancien sélectionneur d'énarques : "La candidate a gaspillé. Je fais partie de ceux qui ont dénoncé depuis longtemps des dysfonctionnements intellectuels." (Le Parisien, lundi 15 octobre)

- Bernard Lapasset, président de l'Association des anciens élèves de l'Ecole nationale d'administration : "Je ne comprends pas la manière dont elle a fait ses écrits. Quand on compose en droit public, on ne compose pas comme en économie. On compose comme en droit public et on cite de la jurisprudence". (Le Parisien, dimanche 14 octobre)

- Frédéric Michalak, un concurrent malheureux : "ça se joue à rien, une erreur, un manque de chance. Les autres candidats ont su quoi faire pour nous faire chier, nous retarder (...) pour que notre dissertation ne se mette pas en place. Le concours de la semaine dernière nous a marqués moralement et physiquement. On n'est pas là le jour J. Les grands champions sont là le jour J. On n'a pas voulu vraiment être champions aujourd'hui. (...) Il fallait préparer autrement, oui, on aurait pu y arriver avec un peu plus d'ambitions, en travaillant plus les matières principales. On a aussi manqué de fraîcheur (...)." (Déclaration, dimanche 14 octobre)

- Sébastien Chabal, un autre candidat ayant rencontré l'échec : "On n'a pas eu la bonne stratégie. je pense qu'on aurait peut-être dû travailler un peu plus, mais sur le coup, si je fais une bonne introduction, on dit que c'était bien. Ca ne tient à rien. Il n'y a pas grand-chose à dire. On est déçus. Je n'ai même pas envie de parler du concours. On va souhaiter aux admissibles d'aller au bout." (Déclaration, dimanche 14 octobre)

- Laurent Perrin, journaliste au Parisien qui donne une note de 2/10 à Mademoiselle Coco : "La candidate n'a pas vu que les héros de Strasbourg étaient à bout de souffle. (...) Bien malin celui qui peut déchiffrer la stratégie élaborée pour vaincre des candidats aux connaissances simplistes" (Le Parisien, dimanche 14 octobre)

- Erwan Le Duc, journaliste au Monde.fr : "Difficile de ne pas regretter la frilosité tactique d'une candidate qui n'a jamais déployé ses ailes. Difficile de ne pas pointer du doigt l'incapacité de Coco à répondre au défi tactique imposé. Difficile de ne pas voir dans ce balbutiement intellectuel contre-nature et improductif une épine plantée dans les semelles des concurrents". (Le Monde.fr, dimanche 14 octobre)

- Christian Jaurena, journaliste à L'Equipe : "Les regrets vont être éternels. Pas sur le mérite des admissibles d'avoir maté leurs adversaires, mais sur le plan de révision, choisi, buté et obtus (...)". (L'Equipe, dimanche 14 octobre)

- Michel Dalloni, journaliste à L'Equipe : "Face aux autres candidats (...), dont elle cherche à s'inspirer, Mademoiselle Coco n'aura finalement pas pu rivaliser. Peut-être n'avait-elle pas besoin de puiser son inspiration ailleurs que dans ses propres racines. C'est finalement la grande leçon d'hier : les admissibles ont vaincu parce qu'ils n'ont jamais renoncé à être eux-mêmes". (L'Equipe, dimanche 14 octobre)

- Olivier Joly, journaliste au JDD : "Mademoiselle Coco n'a jamais été aussi menacée que par elle-même. C'était déjà le cas il y a quatre ans. Mais à l'époque, sa stratégie était trop ambitieuse. Celle d'hier ne l'était pas assez. Ce n'est pas un progrès". (JDD, dimanche 14 octobre)

- Laurent Benezech, ancien élève de l'ENA : Il y a deux raisons à la défaite, la forme physique et "la mauvaise exploitation de ses capacités par la candidate. A la fois parce qu'on a décidé une stratégie de révision en juillet, qui est contraire à tout ce qu'on a fait précédemment. Quelle que soit la qualité des neurones de Mademoiselle Coco, ils ne peuvent pas répondre en trois jours de préparation à une demande de la candidate. (...) il y avait une très grande qualité dans ce groupe de neurones. Il a seulement été mal géré". (L'equipe.fr, dimanche 14 octobre)

Au milieu de cette forêt de critiques, une lueur d'encouragement :

- Guy Novès, manager de la prepena de Sciences Po : "Je soutiens Mademoiselle Coco, elle n'était pas loin de la vérité. A quelques points près, elle aurait pu devenir une icône. Elle a mis en place une énorme organisation de préparation sur laquelle elle pourra s'appuyer dans l'année qui vient." (Le Parisien, lundi 15 octobre)



Bon donc voilà, je ne suis pas admissible. Je ne songe pas à me suicider, mais plutôt à rebondir. Commencer à préparer dans la sérénité mes oraux du Quai d'Orsay pour assurer comme une bête si je suis admissible. Attendre mes notes de l'ENA pour voir si j'étais à un cheveux de Bernard Laporte ou à un chignon d'Amy Winehouse de la réussite. Et en attendant, je vais pouvoir laisser parler mon côté de sadique castratrice en faisant passer des oraux blancs cruels à mes amis plus brillants que moi. Chouette !

28 octobre 2007

Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto

Je viens de découvrir cette parodie de parodie (de parodie ?) chez Emery, et je trouve que c'est tout à fait approprié pour un dimanche après-midi. Et moi qui ai grandi avec les Inconnus (Auteuil Neuilly Passy était l'un de mes premiers 45 tours, hinhin), ça m'émeut particulièrement...

Je ne sais pas qui se cache derrière ce trio mais je les trouve très très forts. On est loin d'un clip d'amateurs déconnants. Et les paroles du passage "hardcore" valent leur pesant de bling-bling !



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Vérité

C'est dingue comme je me sens mieux quand la nuit fait une heure de plus... Pourquoi ça ne peut pas être tout le temps comme ça ?

Rien à voir mais :



et sa version revue et corrigée,intéressante :



(Benjamin Biolay, Dans la Merco-Benz)

26 octobre 2007

Comme avant Noël

Voilà, depuis quelques jours un peu, et depuis ce matin beaucoup, je me sens comme juste avant Noël. Quand les cadeaux sont déjà sous le sapin, et qu'on n'a plus qu'à déterminer si on a le gros, le petit, ou le "c'est l'attention qui compte". Ces satanés résultats vont bien finir par tomber, à force de les attendre avec tant de conviction. La patience n'est vraiment pas mon trait de caractère le plus prononcé, ça se confirme.

Depuis plusieurs années, alors que cette liste me laissait relativement indifférente, l'ENA publiait généralement les résultats avant leur date officielle de sortie, le vendredi. Pleine d'espoir, je clique donc sur "actualiser la page courante" de façon répétée depuis ce matin.

Mais parfois, au lieu d'actualiser, je clique sur le lien, mais mal, parce que je suis une gourde. Ce qui m'a, au passage, valu quelques micro-crises cardiaques. Il suffit de ne pas cliquer sur le bon lien, une page différente de d'habitude s'affiche, on y croit très fort, et finalement non. On a juste affiché involontairement sur la liste des internes.

Je crois que c'est ce soir que l'émission Popstars se termine et que le jury forme l'équipe gagnante. Pourquoi mon jury à moi ne ferait pas pareil, hein ?

(Si tu es un lecteur assidu, tu remarqueras la métaphore filée et subtile depuis plusieurs mois sur le thème de Popstars et des concours administratifs. Je sais, c'est pas terrible...)

(Et si tu te demandes comment je connais le calendrier de Popstars, je vais te le dire : à partir de lundi prochain, à l'horaire habituel de Popstars, y a un truc de mannequins en herbe, d'où ma déduction, hein.)

25 octobre 2007

Être une cible de tag...

... ou comment retrouver l'inspiration. Ok, je ne sais pas si on peut vraiment parler d'inspiration à ce stade-là. Surtout que mes réponses vont sans doute te barber. C'est en tout cas à Marie-Hélène que je dois cette perche salutaire. J'aurais aussi bien aimé qu'elle me file son don pour faire de jolis dessins, mais ce n'est apparemment pas aussi facile qu'un tag.

Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :

"Les sources du droit fiscal : surabondance et complexité....... p 460", Finances publiques d'Adam, Ferrand et Rioux. A la page 18, on en est encore qu'au sommaire, pour situer... (je t'avais bien dit que ça serait un poil rasoir)

Sans vérifier, quelle heure est-il ?

Un truc autour de 11h

Après vérification ?

10h49

Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Le clip de Yael Naim featuring Readymade sur "The only one" pour préparer mon article sur le CD de la dame.

Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?

Europe 1 (Jacques Pradel qui parle de l'histoire des lunettes, si tu veux tout savoir) dans la radio, que je n'ai pas éteinte avant de lancer le clip sus-cité qui continue à tourner.

Quand êtes vous sorti la dernière fois? Qu’avez-vous fait ?

Ca dépend de ce que tu appelles "sortir". Parce que si c'est sortir-sortir, je ne me rappelle même pas la dernière fois que j'ai fait des folies jusqu'à pas d'heure (je sais, c'est lamentable, mais un jour, je me rattraperai).

Si tu veux dire avoir une activité sociale en soirée et en extérieur, c'était vendredi pour ma merveilleuse pièce de théâtre.

Si tu veux dire avoir une activité sociale en soirée mais chez moi, c'était mardi soir. Un dîner avec un ami de mes parents, qui a une conscience écologique très poussée, ce qui ne l'empêche pas d'aller de chez lui à son bureau en voiture, le tout entre le XVIème et Neuilly (2 stations de métro ou 2km, pour les non-Parisiens).

Avez-vous rêvé cette nuit ?

Oh oui... Tu penses bien, c'est un peu ma spécialité, les rêves. Donc cette nuit, pour changer, j'ai rêvé de mon admissibilité. Je n'étais admissible nulle part, sauf... à la BCE, évidemment. Alors que je te rappelle que 1. je ne passe pas ce genre de concours car je ne suis pas folle, et 2. pour le bien de l'Europe, il vaut mieux que je ne travaille pas pour la BCE. Nan parce que tu vois, moi, quand on me demande si on doit baisser ou monter les taux directeurs, ben je la joue à pile ou face comme Corinne Charby.

Bon, faut que j'arrête d'essayer de te faire rire en racontant des trucs pareils, tu vas finir par croire que je ne pige VRAIMENT rien à l'économie, et tu vas prendre peur si je gagne le droit de servir l'Etat et l'intérêt général. Alors que j'ai très bien compris les histoires de taux directeurs je te signale. J'ai même des témions. D'abord.

Quand avez-vous ri la dernière fois ?

Quand j'ai essayé de faire croire à ma maman que si je reprenais une enième petite crêpe, c'était vraiment juste pour lui faire plaisir. Et comme c'était trop gros pour être plausible (et après, c'est moi qui serai trop grosse, mais si c'est pour faire plaisir à ma maman, hein), elle a éclaté de rire, et moi aussi.

Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

De la peinture blanche et des petits tableaux. Mais ça commence à devenir intime ce truc.

Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Euh... je pars pour 2 semaines dans un endroit il n'y a que du soleil, des plages et une mer chaude et transparente, pour pouvoir penser tranquillement à comment je vais m'organiser pour ne pas dilapider cet argent sur des plages de sable fin dans les 2 ans qui viennent.

Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Au cinéma, c'était Caramel, un superbe film libanais sur l'épilation. Enfin non, c'est sur un peu plus que ça, parce que là, je sens que je n'ai pas réussi à te donner envie.

Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui?

Non, je ne suis pas encore sortie de chez moi.

Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Que ça meuble bien un billet, ce truc.

Aimez-vous danser ?

Ben oui, bien sûr. Surtout quand je suis toute seule dans mon salon (et en général, je chante en même temps pour faire comme dans Popstars).

Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

Devine ? Eh oui, Ce soir (ou jamais) évidemment. Je suis super prévisible comme fille.

Quel serait le prénom de votre fille si vous en aviez une ?

Gertrude (je préfèrerais Gertrud, à l'allemande en fait)

Quel serait le prénom de votre garçon si vous en aviez un ?

Adolph (comme ça, ça se prononce pareil en allemand et en français). D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi Adolph est le seul prénom ancien qui ne redécolle pas dans le classement bobo des prénoms les plus bobo-utilisés.

Que portez-vous ?

Alors, j'ai un peu honte. Parce que je suis encore en pyjama. Qui ne ressemble d'ailleurs pas à un pyjama. Tu veux vraiment savoir ? Bas de jogging bleu-gris, t-shirt blanc, et mon sweat Sciences Po à capuche. Je te jure que je peux faire mieux... (tu remarqueras mon honnêteté, parce que j'aurais aussi pu mentir et te raconter que j'avais ma jupe fendue et mes porte-jarretelles imaginaires).

Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

Vu que ça fait 27 plombes que ce questionnaire tourne, je pense que je dois être la dernière à ne pas y avoir répondu. Mais je tente quand même : The Célinette, La libellule, Silphi et à Fashion Camille.

Allez, comme tu as été mignon, un petit cadeau d'adieu :

24 octobre 2007

Démocratie participative

Bon, je vois qu'en ce moment, je vous déçois un peu. J'écris des trucs pas très intéressants et pas très drôles (alors que d'habitude, évidemment, ce que j'écris est d'un comique désopilant et d'un intérêt indubitable). Mais franchement, j'ai un petit passage à vide de l'inspiration.

Alors voilà, dites-moi de quoi vous avez envie que je vous parle, et si j'en ai envie moi aussi (oui, c'est la démocratie participative ici, pas la dictature du peuple, nanmého), je saisirai le sujet au bond. Peut-être que comme ça, j'arriverai à vous faire plaisir.

(Je sais, ça fait un peu appel désespéré, mais même pas honte)

(Avec ça, Wikio va encore me classer dans les blogs politiques. N'imp...)

22 octobre 2007

Tomber de rideau

Vendredi soir, je suis allée au théâtre. En réalité, je devais travailler, mais étant donné que l'ensemble de ma journée s'était déroulée à l'inverse de mes plans, j'ai fait une entorse supplémentaire à mes prévisions lorsqu'on m'a gracieusement et gentiment offert une place. La pièce étant mauvaise et mal interprétée, j'ai relativisé la générosité de cette offrande à la sortie de la représentation.

Je vais rarement au théâtre, et je me suis rappelée pourquoi. Je trouve la programmation généralement assez navrante : entre du théâtre de boulevard battu et rebattu, des grands classiques vus et revus, et du théâtre ultra-contemporain où "moins tu comprends, mieux c'est", j'ai du mal à me motiver. A moins de se tenir très au courant de ce qui se passe (au risque d'ailleurs de tomber dans le travers 3), il est à mes yeux très difficile de bien tomber.

A ce problème de départ s'ajoute ma consternation face à la médiocrité générale de la prestation des comédiens. Je sais que je ne vais pas me faire que des amis en disant cela. Je sais que c'est un métier difficile et parfois ingrat. Mais raison de plus : si les places sur scène sont chères (pour les comédiens, je ne parle pas encore en spectatrice), ceux qui les occupent devraient être d'autant meilleurs ! Or souvent, j'ai l'impression d'assister à un mauvais spectacle de fin d'année, avec des monologues débités sans vie et des dialogues articulés à l'extrême. Mais bon Dieu, ce n'est quand même pas infaisable de réciter sans déclamer ni ânonner comme on débite des déclinaisons latines !

Je suis donc le plus souvent déçue. Evidemment, ce n'est pas le cas lorsque je vais voir Huppert au théâtre de l'Odéon. Et comme je suis un mouton, je ne suis alors pas la seule à accourir. En revanche, la salle où j'ai passé ma soirée de vendredi était aux trois quarts vide. Matérialisation de la "crise du monde de la culture" dirons les uns. Conséquence logique d'un mauvais spectacle, selon moi.

Jusque là, je n'ai rien découvert vendredi dernier. En revanche, j'ai été surprise par le public... pour le moins dissipé. Peut-être était-ce lié à la piètre qualité de la pièce, mais je n'en suis même pas certaine. Les gens arrivaient en retard, se levaient, changeaient de place, partaient pisser (en faisant 3 fois le tour de la salle pour trouver les toilettes), parlaient, trituraient des sachets en plastique. Ils ont confondu cinéma et théâtre ou quoi ? Je n'excuse pas plus le manque de respect des amateurs de salles obscures, mais au moins, ils n'offensent pas les acteurs qui ne les voient pas. J'en suis restée bouche-bée.

Cerise sur le sundae : je pense que le directeur de cette merveilleuse salle de théâtre fait des économies de chauffage, ou qu'il compte en vain sur la chaleur humaine pour chauffer. La salle était glaciale, ce qui ne favorisait pas l'enthousiasme. Mon angine se réjouit quant à elle d'y avoir trouvé un terrain propice pour se développer et être désormais au mieux de sa forme. Nan vraiment, une formidable soirée !

21 octobre 2007

Sigmund le farceur (bis)

Quand on voyage dans mon inconscient, ça peut soit faire peur, soit faire rire... J'ai très envie de dormir là maintenant tout de suite, mais je commence à avoir un peu peur de mon Moi dormant. Bien évidemment, si tu as lu Freud, tu sais que mon Moi dormant est en réalité mon Ça. Mais tu ne vas pas commencer à chipoter, je ne suis pas d'humeur.

La nuit dernière, mon Ça a pensé que je serais touchée de sa tendre attention. Il m'a fait rêver que je demandais à Bernard Laporte himself de rédiger pour moi un billet pour mon blog, pour vous annoncer que je n'étais pas admissible.

Nan mais franchement, Bernard Laporte... En même temps, je prends des gens compétents, tu remarqueras. Je ne lui ai pas demandé de me remplir ma déclaration de revenus. Vu que je n'ai malheureusement pas de revenus, ça serait vite fait de toute manière.

Je n'ai aucune idée de ce que Bernard racontait, mais LUI, il savait sacrément bien parler de la défaite et de la suite. Surtout de l'échec en réalité. On n'a pas dit que j'étais obligée d'avoir des rêves prémonitoires non plus, hein.

La seule bonne nouvelle ? Son billet ne ressemblait pas à la lettre de Guy Môquet...

18 octobre 2007

17 octobre 2007

Maraboutée

Là... là... je crois que ça devient pathologique. J'aimerais vraiment savoir qui joue à la poupée vaudou avec moi. Ou plutôt : avec mon téléphone. Vous vous rappelez du jeune homme au prénom suranné ? Disons que c'est plus ou moins reparti comme en 40 niveau dragouille.

Sauf qu'il faut tempérer tout cela avec les éléments suivants : on est tous les deux la tête sous l'eau en pleine préparation d'écrits et d'oraux, donc on ne peut pas dire que les rencontres soient fréquentes ni rapprochées. OK, j'enjolive un peu la situation en parlant carrément de dragouille, ce n'est pas si net que ça. Quand on se voit une fois par mois, ça n'aide pas à faire avancer les choses non plus. Menfin bref, le contact a été repris quoi.

Et là, je suis certaine que tu te demandes, lecteur, ce que mon téléphone portable a bien pu inventer pour me pourrir la vie. Ben je vais te le dire : il ne me dit plus quand j'ai des messages sur mon répondeur. Tu vas même avoir droit à une confidence : tu n'as pas idée du côté pratique de la chose dans le circuit de ton téléphone qui te met au courant qu'appeler ta messagerie serait une bonne idée.

Le jeune homme sus-cité m'a appelée jeudi dernier pour prendre de mes nouvelles et me proposer un truc. Sauf que j'étais en plein concours, et que donc (va savoir pourquoi) je n'ai pas répondu. J'avais même pensé à éteindre mon portable, sans quoi j'aurais été définitivement exclue de l'épreuve. Je veux bien faire des efforts, mais il y a des limites à tout hein. Donc : téléphone éteint, aucune trace de l'appel. Et en l'absence du précieux message informatif de mon répondeur, je n'ai eu son message qu'aujourd'hui, tout à fait par hasard. Quasiment une semaine, ça fait un peu tard pour répondre, d'après les règles du protocole du téléphone portable.

De toute façon, jeudi, je ne pouvais pas. Et pour qu'on trouve un moment libre en commun, ça repousse aux vacances de Noël environ, alors c'est pas dramatique hein. Menfin bon, quand même, j'aimerais que mes appareils technologique arrêtent de me trahir.

15 octobre 2007

Arithmétique

Mon destin est malheureusement de devenir un éléphanteau à force de manger sans pouvoir dépenser mes calories. Je vous explique :


- d'un côté, ma future salle de sport ne veut pas de moi. Nan mais je rêve, j'arrive même à me prendre des rateaux par des gens qui sont supposés être presque prêts à me payer pour que je vienne les voir. Disons que ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça.

Déjà, ils ne veulent pas me faire de tarif préférentiel alors qu'ils sont plus chers que leur voisin. Mon expérience me faisait dire que les salles de sport sont prêtes à tout pour vous faire signer, et bien... non. Adam Smith et les mérites de la concurrence peuvent aller voir sur un autre manège si la queue du Mickey est plus grande.

Parce qu'en plus de tout ça, l'assurance mutation chèrement payée ne couvre pas le cas dans lequel vous sautez au plafond de joie après avoir réussi un concours nécessitant un déménagement en province. Donc ils vont devoir se passer de ma présence dans leurs locaux, avant que je ne change d'avis dans quelques semaines.

Voilà pourquoi il va falloir que je stocke mes calories sur moi pendant tout l'hiver (et ne me dites pas qu'il y a d'autres façons de faire du sport, je le sais, mais je n'ai pas envie).


- d'un autre côté, je viens de découvrir que Monoprix vendait enfin TOUT ce qui est nécessaire à la réalisation de mes plats thaïs préférés. Avant, il me manquait toujours quelque chose, mais plus maintenant : citronnelle, galanga, basilic thaï et feuille de kaffir. L'introuvable est désormais à deux stations de métro ! J'ai failli faire un feu de joie au milieu des rayons, mais j'ai vu que le vigile ne semblait pas avoir un sens de l'humour - ni de la gastronomie - si développé.

Mais pour fêter ces perspectives culinaires en rentrant chez moi, j'ai fait des panna cotta (oui, je bouffe pour me réjouir à l'avance de futures ripailles, qu'est-ce qui vous échappe ?). Sauf qu'en vrai, les panna cotta, c'est normalement pour recevoir mon groupe de coachés demain chez moi. Mais que nous sommes 5 et que, c'est étrange, j'en ai fait spontanément pour 8. Il n'y a plus qu'à espérer que personne ne voudra se resservir demain, parce que là, l'appel de l'amande crémeuse et de la framboise acidulée a été plus fort. Mais j'en ai laissé une pour chacun demain, ne vous imaginez surtout pas que je suis une goinfre déraisonnable.

Donc l'équation est ainsi : des + d'un côté, sans - de l'autre. Cela fait donc bien des + au final.

Embajada de utopia

Je sais pas vous, mais moi, j'ai passé un week end formidable de glande absolue, mais culturel quand même. J'ai beaucoup et bien mangé (retour au bercail familial oblige), j'ai dormi plus en deux jours que sur l'ensemble de la semaine passée, et j'ai été écouter un concert de musique baroque dans un cadre esssspoustouflant.

Mais maintenant, fini de rigoler, une montagne de travail m'attend. Donc je vais m'arrêter là, mais en vous laissant en bonne compagnie, und zwar (j'adore cette expression en allemand, qui est fort pratique : vous dites un truc vague, après vous mettez "und zwar" et vous détaillez), und zwar, disais-je donc, celle de Kevin Johansen.

Injustement méconnu, le monsieur est un vrai Américain, mais dans le sens continental du terme. Né en Alsaka d'un couple américano-argentin, sa vie est l'histoire d'une longue descente vers le Sud : quelques années en Californie puis en Argentine (bon après, il a fait un séjour à New York, ce qui plombe mon approche géographique descendante implacable). Du coup, sa musique, tantôt en anglais tantôt en espagnol, est teintée de toutes ces influences.

Et puis j'aime aussi follement sa voix si douce à écouter, le fait qu'il soit encore sexy même vêtu d'un improbable costume andin que même les joueurs de flûte de pan de la RATP n'en voudraient pas, et son autodérision quand il joue au latin lover qui montre ses biceps. Assez parlé, je vous laisse avec lui et, dans l'ordre, Sur o no sur, Daisy et Anoche soñé contigo.





12 octobre 2007

Ce soir ou jamais (mais demain ça va aussi)

Plus je la regarde, et plus j'aime l'émission de Taddeï Ce soir ou jamais. Je sais, ça fait 732 fois que je le martèle, mais je n'y peux rien, "l'actualité vue par la culture", je trouve ça brillant sans être hermétique.

Déjà, il y a le vague sentiment (extrêmement narcissique et indubitablemet personnel, j'en conviens) de toute puissance quand on comprend quelque chose qu'on n'aurait pas compris il y a de cela quelques mois. Toute puissance, je vais un peu loin. Mais entendre parler d'Ulrich Beck de façon elliptique, sans imaginer un instant qu'il puisse s'agir d'un cycliste ou d'un pilote de formule 1, me fait croire que je n'ai pas perdu mon temps l'année dernière. Que l'année que tout le monde voit comme celle de l'horreur a avant tout été une année d'apprentissage et d'enrichissement intellectuel pour moi. Et qu'après tout, je m'en satisfais pleinement.

En outre, avoir commencé à m'endormir (mais pas complètement) devant l'émission de je-sais-même-plus-quand-c'était m'a donné de sérieux instruments pour répondre aujourd'hui en moins de 10 minutes top chrono à la question "la bombe démographique représente-t-elle un réel danger ?" en allemand. Ni le temps de réfléchir ni le temps de faire un brouillon, j'ai craché tout ce qu'il me restait d'encre, d'énergie et de souvenirs. Evidemment, je suis aussi peu contente de moi que quelqu'un qui a rédigé un essai (le nom de la rédaction en langue étrangère, complètement idiot d'ailleurs, car tout le monde s'attend à ce que vous fassiez autre chose qu'une simple tentative) en 10 minutes. Mais rien que pour ça Frédéric, je te remercie et je te resterai fidèle.

Enfn, Ce soir ou jamais ne serait pas parfait sans cette petite touche finale, le parasol en papier sur le cocktail, que représente le morceau de musique en clôture d'émission. Et justement, l'une de mes chanteuses bien aimées du moment est passée sur France 3. Il s'agit de la Québecoise (? Je crois ! Canadienne francophone anyway) Terez Montcalm, qui a un grain de voix bien particulier qui ne s'oublie pas.

La chanson n'est pas la plus optimiste de la Terre pour vous souhaiter un bon week end. Mais les "Sweet dreams" sont ce à quoi je rêve depuis déjà si longtemps. Mon programme du week end au vert est essentiellement de dormir, pour arrêter de ne penser qu'à ça et finir de me débarasser de mes microbes. Alors, que votre programme soit proche du mien ou non, bon week end à tous !