28 juillet 2006

Boudiou d'boudiou

Rolalalalah, ce que ça fait long comme temps que je n'ai pas écrit... Bah voilà, c'est la conséquence directe de mon ardeur renouvelée au travail. J'ai réussi à m'y remettre après ma douce semaine de glande berlinoise, et du coup, je ne m'arrête même plus pour écrire mon petit post quotidien. A vrai dire, j'ai découvert le plaisir du travail en bibliothèque (climatisée) entourée de gens tout à fait recommandables (pour différentes raisons, je m'expliquerai - peut-être - plus tard.

Donc Berlin, c'était bien. J'ai fait exactement ce que je voulais, c'est-à-dire me reposer, flâner, bronzer et surtout voir mes amis restés là-bas, à commencer par Cornélia et Michael. Leur accueil aussi royal que la première fois m'a presque donné
envie de rester aussi longtemps que la dernière fois (reine de l'incruste, bonjour !) mais j'ai su, cette fois-ci être plus raisonnable. Les voilà avec d'autres amis lors d'un picnic urbano-champêtre au coucher du soleil (oui, on ne voit rien, je sais, c'est nul. Mais je croyais sincèrement qu'avec le flash, ça allait faire moche... C'est en se trompant qu'on apprend)



J'ai aussi revu Anne et Sebastian, ambiance Parlement vs. campus berlinois (je suis plus forte pour les photos de jour) :




Et j'ai aussi revu mon chef et mes collègues, mais comme je ne suis quand même pas fétichiste, je ne les ai pas pris en photo.

Et puis comme la vie, ce n'est pas que du plaisir, Michael, Cornélia et moi avons enfourché notre vélo (chacun le sien, c'est plus pratique, sauf pour moi) pour aller visiter l'ancienne prison secrète de la Stasi, les services secrets de l'Allemagne de l'Est. Tout est encore "en état" et ce sont des anciens détenus qui font les visites à travers ce bâtiment qui, visiblement, n'a pas inspiré le Club Med pour les GO et les GM. Des photos ne rendent que très partiellement compte de l'impression qui s'en dégage dans son ensemble. Juste une d'une salle d'interrogatoire comme il y en avait des centaines, dans lesquelles les agents de la Stasi mettaient en oeuvre tous les enseignements détournés de la psychiatrie qu'ils avaient acquis durant leur solide formation pour apprendre à utiliser au mieux la torture psychologique.



Hohenschönhausen est vraiment une visite à faire quand on va à Berlin. A bon entendeur...

Et depuis mon retour, je travaille comme un brave petit soldat, en essayant de ne pas me laisser détruire le moral par le fait que le concours du Ministère des Affaires étrangères ne propose cette année qu'une place (normalement, c'était 2... presque un jeu d'enfant... mais 1, ça devient juste) et que l'autre concours du MAE était reporté sine die. J'essaie de me dire que ça a un sens de travailler tout l'été dans une bibliothèque pour "ça" en me convaincant que "tout ce qui est fait ne sera plus à faire" pour le jour, en 2093, où les Ministères ouvriront à nouveau toutes grandes leurs portes. Et puis, "il y a une vie en dehors des concours". D'ailleurs, ma décision est prise, si l'Etat ne veut pas de moi, j'envoie mon CV à toutes les entreprises françaises ayant un quelconque lien avec le secteur public en Allemagne : certains disent "la France, on l'aime ou on la quitte". Je me dis que si elle ne m'aime pas (enfin, les jurys de ses concours toutt du moins), moi aussi j'ai le droit de partir. Perspective réjouissante.

19 juillet 2006

De la faiblesse de mon inconscient face aux sirènes du marketing

Humhum, oui oui, le récit de Berlin arrive. Mais je dois encore trier les photos et réfléchir à ce que je vais dire. Donc pas tout de suite. En attendant, un aveu de faiblesse psychologique de taille. Aujourd'hui, il fait chaud. Je crois qu'il fait vraiment chaud partout et je ne vais pas jouer à "c'est chez moi qu'il fait le plus chaud", d'autant plus que j'ai la chance de ne pas habiter sous les toits de Paris. N'empêche qu'il fait chaud. D'ailleurs, je crois que même sous ma douche, là, dans 10 mn, il fera tellement chaud que ça ne va quasiment pas être la peine de la prendre. Mais je vais le faire quand même, pas acquis de conscience, hein.

Ce matin, à la presque fraîche, je suis allée faire des petites courses pour remplir un peu mon frigo. Et sans m'en rendre compte, j'ai été la parfaite consommatrice, j'ai exactement répondu au situmulus des marketeux comme ils s'y attendent, j'ai été un vrai exemple pour la société (de consommation). Je ne m'en suis rendue compte que cet après-midi, en ouvrant mon frigo pour prendre un petit fromage blanc.

Dans mon charriot, je n'ai vraiment pas acheté grand chose, n'ayant pas vraiment l'estomac exigeant avec cette chaleur. Sur les 5 trucs que j'ai achetés, on trouve :

- du pain polaire



- des Carrés frais



- des Fjord



... Comme si le fait d'acheter des trucs présumément venus du froid allait faire venir la Suède dans mon salon. Je préfère ne même pas me demander pourquoi, pour une fois, j'ai préféré les Carrés frais (qui d'ordinaire me rappelle les sinistres déjeuners dans la cantine de mon lycée) au St Moret ou à la ricotta. Bon, s'il y avait eu du Philadephia, j'aurais pris du Philadephia, bien évidemment. Mais ma préférence extraordinaire pour le Carré frais ce matin me fait douter de l'existence du moindre petit sens critique dans ma cervelle...

18 juillet 2006

Wieder zu Hause

Et voilà, je suis revenue. "Wieder zu Hause", l'expression qui porte souvent en elle une pointe de soulagement, n'est ici utilisée que pour son côté descriptivement factuel, avec plutôt une pointe de regret. Je ne vais pas raconter tout de suite mes vacances berlinoises, mais pour résumer, c'était juste fantastiquement génialement délicieux. Plus de détails la prochaine fois, avec des photos et tout et tout.

En plus d'avoir quitté Berlin et mes Berlinois préférés, le retour à Paris signifie aussi le retour à la réalité et au travail. D'ailleurs, il faut aujourd'hui que je prépare mon programme de travail pour l'été. Je sens que rien que faire la liste des thèmes que je dois travailler va m'épuiser. Après, reste à voir quand je fais quoi, combien de temps, pour tout savoir bien mais pas trop, sans rien oublier au passage. Se ménager des pauses pour ne pas devenir folle, sans toutefois verser dans la glande absolue. Chaque journée compte, mais SURTOUT, ne pas devenir obsédée par le fait que chaque journée compte. Mais le garder quand même à l'esprit, pour ne pas défaillir dans les moments de paresse. Mon équilibre psychologique, physique et social va être sur un fil cet été. Il va tous les jours falloir réinventer la position idéale du curseur entre "je veux" et "je dois".

Déjà aujourd'hui, la question se pose. Avec des "je dois" qui sont en fait des "je veux". Par exemple, je dois mettre à jour mon blog et écrire 2-3 (4-5-6 plutôt) articles pour Madmoizelle. Je dois répondre à mes mails. Ca, ce sont des faux "je dois", ce sont des "je veux" déguisés en "je dois" pour me donner bonne conscience quand je les ferai à la place des vrais "je dois". Les vrais "je dois" consistent à faire mon programme de travail, ranger ma valise, ranger mon appart. Peut être même un peu travailler. Pour finir, j'irai lire sur une terrasse ensoleillée la pile de Courrier international (Courriers internationaux ??) qui s'entassent depuis quelques semaines sur mon bureau, tous à moitié lus. Ca, c'est un "je veux" qui est aussi un vrai "je dois".

A coup de terrasses ensoleillées et de dîners entre amis, je crois que je vais réussir à faire passer cet été de révisions parisiennes comme une lettre à la Poste. En espérant qu'il me reste un peu de temps pour les révisions.

10 juillet 2006

Vacaaaaaaaances j'oublie tout

Voilà, le granto est (plutôt mal) passé, je suis officiellement en vacances et je ne m'apesantirai pas sur cette expérience plutôt désagréable. Depuis, il s'est passé plein de choses :

- mon premier week end de vacances, avec les Grandes eaux nocturnes de Versailles le samedi soir (certains pourraient penser que c'est le samedi soir le plus naze qu'ils connaissent. Ce n'est sans doute pas le plus funky, mais c'était vraiment bien quand même)



- un soir de finale à Paris. Je suis arrivée à Montparnasse à 19h57, et je n'ai jamais vu cette gare aussi déserte. Les rues aussi. Très vite, les klaxons ont commencé à retentir et le chauffeur de taxi sur la file juste à côté nous a hurlé qu'on avait déjà marqué un but. J'avais remarque plein d'autres petits détailsn intéressants, et je ne me rappelle plus de rien. Je devrais toujours avoir un petit carnet spécial blog avec moi.

- j'ai revu l'intégrale de Clara Sheller, un pur plaisir. Là encore, certains pourraient trouver ça complètement banal, cruche et cucul, mais moi, à chaque fois que je regarde, ça me fait du bien. J'ai envie de tomber amoureuse et de me promener dans Paris au lever du jour.



Et là, je m'apprête à accueillir en grande pompe SAS Agathe Ière avec tapis rouge et tout et tout. Enfin, on va déjà voir si j'arrive à lui faire un déjeuner correct qui ne la rende pas malade 1/2 heure avant son entretien d'embauche...

Surtout, je m'apprête à décoller pour Berlin. J'ai hâte ! Silence radio prévisible pour la semaine qui vient, mais je reviendrai sans doute avec autant de photos que de choses à raconter.

07 juillet 2006

La Vie, la vie (kit de secours)

C'était le titre d'une très bonne série québecoise (enfin, une comme je les aime en tous cas). Un intermédiaire entre Clara Sheller et Sex and the City. Comme j'ai décidé que désormais, j'essaierai de mettre une photo pour chaque post, voici l'image de celui-ci, existentiel, la couverture du DVD de la série (le premier qui dit que c'est débile, voire que je suis débile, il aura à faire à moi) :



En réalité, ce post n'est absolument pas destiné à parler de La Vie la vie. Au passage, avant de clore ce non-thème, remarquez bien que le titre, qui semble être complètement niais à répéter deux fois la même chose est en réalité subtil : un V et un v, la Vie et la vie. Les deux composantes. Le quotidien et l'existence. Le quotidien qui, dans le pire des cas, finit au bout de 80 ans par former l'existence. Ou l'existence qui permet d'oublier le quotidien. Enfin bref, tout ceci est extrêmement philosophique.

Ce qui est finalement le réel thème de ce post. Puisque mon objectif est de rassembler l'ensemble (restreint) des citations existentielles du répertoire que mon doux Adalbert et moi-même partageons (et avons en réalité créé presque involontairement ce soir).

L'ensemble de ces phrases sont adpatées à toute sorte de situations et permettent :

- soit d'avoir l'air spirituel alors que vos pensées frisent les pâquerettes, ce qui permet de se sortir de situations particulièrement périlleuses telles que : grand O, premier rendez-vous catastrophique, rupture lâche, trahison amicale, meurtre de votre grand-mère, et autres joyeusetés diverses.

- soit d'avoir l'air d'une pâquerette (ce qui permet d'être compris par tout le monde) lorsque vous estimez que votre auditoire ne serait pas en mesure de tirer le suc, la substantifique moelle de votre pensée existentialiste. En ce cas, plutôt que de vous escrimez à expliquer des choses obscures, préférez une phrase courte et pleine de (bon) sens.

Adalbert et moi-même, remplis du sens du devoir à accomplir, avons donc établi un classement de nos 3 citations existentielles du jour dans un dialogue trans-manche dont Blaireau et Chichi devraient s'inspirer en termes d'harmonie, de chaleureuse sobriété et d'efficacité (en gros, j'ai tout décidé, il a dit oui poliment. Encore une fois, ce n'est pas de ma faute, c'est mon personal DNA).

Notre classement est donc (on se croirait à l'élection de Miss France) à rebours (comme à l'élection de Miss France) :

3. "Life may be scary... but it's only temporary" (Avenue Q, jeune philosophe urbain qui monte)

2. "C'est la vie" dit l'un. "Moi, dans la vie, j'aime bien faire le tri" répond l'autre (Autocitation, on a le droit, non ??)

1. "C'est la vie, pas le paradis" (Queneau l'appelle Zazie, mais Ako a fait cette citation sienne : un brin de réalisme, un brin de poésie, un brin d'humour).

Demain, peut-être aurez-vous le classement des dauphines...

06 juillet 2006

Aux urnes

Dites, un petit vote informel, comme ça, entre nous : suis-je alcoolique ? Ou plutôt : y-a-t-il du mal (à part pour ma ligne de pas-encore-tout-à-fait-sirène-y-a-du-progrès-à-faire) à se faire une petite vodka sunrise quand on est tout seul et en théorie en pleines révisions ?



En même temps, quand on voit combien c'est joli (j'ai toujours été esthète, c'est mon personal-DNA qui le dit) et quand on goûte combien c'est bon... Et puis (LA BONNE EXCUSE arrive) : ça me rappelle tellement Berlin... Vivement que j'y re-sois ! En plus, là-bas, je suis sure de ne pas boire seule. Ca sera moins limite.

Mais attention, entendons-nous bien, je ne bois pas vraiment là, je DEGUSTE...

04 juillet 2006

Paris by night

J'adore Paris la nuit. Surtout les chaudes nuits d'été, quand on peut encore se promener en petite robe et encore crever de chaud le nez au vent.

Je reviens de mon dernier dîner de conf de toute ma scolarité à Sciences Po, l'un des meilleurs, avec un prof nous racontant par le menu détail ses péripéties les plus folles en tant que stagiaire ENA d'une préfette dont nous tairons le nom par solidarité humaine ou en tant que participant ébahi d'une réunion ministérielle avec Sakozator (visiblement, je ne suis pas la seule à penser que ce mec est un dangereux hyterico-psychopathe).

Puis raccompagnage jusqu'à mon arrêt de bus par le plus gentleman des germanopratins (merci !) avant de monter dans la bête (le bus, hein) et de voir défiler sous mes yeux, comme si tout ça n'était là rien que pour moi la Seine, tellement noire qu'on dirait une mer de goudron, le Quai d'Orsay, toutes fenêtres allumées, les Invalides qui ont l'air de prendre feu tant le dôme est baigné d'une lumière doré, juste en face, le Grand palais et sa verrière qu'on distingue à peine et que je ne me lasse pas de regarder quand il fait jour. Paris by night rien que pour moi.

Je viens de me rappeler...

... pourquoi, jusqu'à vendredi dernier, je détestais les brushings chez le coiffeur. Ce matin, j'ai dû affronter la réalité : le brushing professionnel est en réalité un truc utilisé par un coiffeur sans scrupules pour vous faire croire qu'il vous a fait la coiffure de Mareva Galanter alors qu'en vrai, vous ne réussirez jamais à vous faire autre chose que celle de Sue Ellen dans Dallas dès le premier lavage de cheveux.

01 juillet 2006

Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit.

Saint-Exupéry n'a pas écrit que Le Petit Prince, il a également produit un ouvrage dont le titre nettement moins poétique, Pilote de guerre, ne l'empêche pas de dire tout autant de choses jolies et vraies.

"Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit", donc. C'est tout de suite la phrase à laquelle j'ai pensé en lisant le dernier mail du fructueux échange que j'entretiens depuis ce matin avec Agathe, celle qui rit quand on la... gratte (c'est une de ses blagues préférées, hein, sinon, je ne la mettrais pas). Agathe et moi avons longtemps voulu faire des choses à peu près pareilles. Mais pendant qu'elle était en stage en consulat munichois, j'apprenais à vendre des médicaments à des gens en parfaite santé pour l'industrie pharmaceutique allemande. Maintenant, je ne veux surtout pas faire de marketing et m'apprête à réviser tout l'été pour être un jour dans un consulat. Et elle, elle refuse de participer aux réceptions Ferrero-Rocher et veut faire des choses dont je ne comprends même pas l'intitulé. Je suis super fière d'elle.

Par exemple, son rêve du mois, qui va sans doute se réaliser parce qu'elle est trop forte, c'est de travailler pour "une entreprise d'investissement qui a choisi de consacrer exclusivement ses forces à l'intermédiation sur le marché secondaire des valeurs mobilières". Je vous copie-collerais bien la suite de la présentation du site internet, mais il semble être paresseux aujourd'hui. Mais rien que la première phrase, ça tape je trouve. Je ne comprends pas très bien ce que ça veut dire, à part peut-être... jouer au Monopoly avec des vrais billets (????). Mais je suis super fière d'elle.

En fait, je suis super fière de plein de gens autour de moi. Les trois quarts de mes amis ont fait les mêmes études que moi, ce qui pourrait être une source inépuisable de rabougrissement intellectuel et social. Pourtant, nous avons beau avoir fait les mêmes études, nous faisons tous des choses complètement différentes, auxquelles on ne pige pas forcément grand-chose, mais on fait des efforts. Avec Myriam, j'apprends les chiffres clefs de la politique énergétique française. Avec Leonardo, je prends conscience des grands enjeux écologiques de ce monde. Avec Céline, j'apprends comment un livre naît, grandit, et meurt (peut-être). Avec Adalbert, j'apprends comment calculer un risque (enfin, non, c'est vraiment trop compliqué, mais disons que maintenant, je sais que les banques emploient des risk managers, c'est toujours ça de pris). Avec Anne et Julien, je m'intéresse aux mystères de l'industrie pétrolière. Et je pourrais encore continuer la liste.

Je suis contente que mes amis ne fassent pas la même chose que moi, même si du coup, je ne comprends pas toujours exactement en quoi consiste leur quotidien. Mais moi, je n'ai même plus besoin de wikipedia pour me cultiver. Il suffit que j'ouvre mes oreilles quand ils parlent et que je leur pose des questions. Ce qui pourrait nous diviser nous rapproche finalement. Certes, ce n'est pas aussi facile de comprendre ce qu'ils font 8 heures par jour que s'ils faisaient exactement pareil que moi, ça demande des efforts pour se plonger dans leur univers. Mais chacun d'entre eux est une petite ouverture sur d'autres mondes que le mien. Pour bien faire, il faudrait que j'aie aussi des amis et dans le BTP, et dans le chaud bizness, et dans la boulangerie, et dans le journalisme sportif, et, et, et... Mais on ne peut pas savoir tout sur tout.

J'ai aussi des amis qui font la même chose que moi, c'est-a-dire pas grand chose pour le moment. Parfois c'est bien, surtout quand ils ne le font pas de la même manière que moi, ça donne des idées. Parfois, on se transforme mutuellement en 3615 ENA, ce qui est nettement moins bien. Car je n'ai aucune envie que mes conversations avec mes amis se résument à des discussions sur la Dame veuve Trompier-Gravier. Pour ça, j'ai mon prof de droit public.

Définitivement, Saint-Ex avait une fois de plus raison.

Mareva Galanter dans ta salle de bains

Aujourd'hui, grande nouvelle à l'échelle de l'humanité, petit pas pour moi : je suis allée chez le coiffeur. Ouep, juste en bas de chez moi, histoire de me débarasser de mes dernières écailles de ma peau de berlinoise. J'ai donc opéré ma mûe finale avec l'abandon des restes de ma très involontaire Vokuhila. Pour les bienheureux qui ne savent pas ce qu'est une Vokuhila, c'est le petit nom d'une coupe particulièrement en vogue à deux moments clefs de l'histoire : partout dans le monde (et plus particulièrement chez les footballeurs allemands et leurs supporters) dans les années 80. Et à Berlin en 2006. Manque de pot, pour le deuxième, j'y étais. Vokuhila, ça veut dire Vorne kurz, hinter lang il me semble. Et ça, c'est tout un programme :






Bon, c'est évident, c'est moche, même si le dernier monsieur a l'air super fier. La bière sans doute. Moi, je n'étais pas fière, mais alors PAS FIERE du tout. Du coup, après 5 mois de repousse lente et patiente, j'ai fini par reprendre le dessus sur mes cheveux. Maintenant qu'on peut en faire, quelque chose, j'ai décidé de les recouper.

Pour ça, je suis allée en bas de chez moi. Enfin, juste à côté quoi. Naaaaaaaan, je ne me suis absolument pas fait avoir par un concept marketing à la con mais... IL SE TROUVE que PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS... mon coiffeur (mainenant, je l'appelle "mon coiffeur" si vous voulez bien, vous comprendrez plus loin pourquoi) est... le coiffeur... de la Starak !!!!! Si j'te jure qu'c'est vraiiiiiiiii !!!!!!! Dominique, il s'appelle. C'est un garçon qui a des yeux bleus à tomber et qui a touché les cheveux de Jennifer quand elle ressemblait encore à Melle Toulemonde faisant ses courses au Carrouf du coin le samedi après-midi. Il a même sans doute coiffé Matthieu le beau gosse de l'édition je sais même plus combien, ce qui expliquerait peut être que j'aie eu l'impression de le voir en bas de chez moi il y a 3 semaines (lui aussi, il a peut être fait de Dominique "son coiffeur").

En entrant dans le salon, j'étais certaine que j'allais tomber sur une petite assistante qui ferait peut-être des merveilles, mais qui pourrait peut-être tout autant me massacrer. J'étais donc un tout petit peu crispée, comme toujours quand je vais chez le coiffeur. Et là, le rêve du rêve, c'est MONSIEUR Dominique qui a pris soin de ma gueule-quoi-qu'est-ce-qu'elle-a-ma-gueule. Alors du coup, je lui ai fait confiance. Parce qu'un mec qui a réussi à convaincre Hoda de couper sa masse de cheveux ne peut être qu'un homme bien. Bien m'en a pris. Je lui ai expliqué en gros ce que je voulais ("on les coupe comment ?" il m'a demandé. "MIEUX" j'ai dit) et il me l'a fait. Gentiment, poliment, sans me poser de questions relous ("mais, on peut savoir POURQUOI vous avez supporté une Vokuhila pendant 5 mois ??"), rapidement mais soigneusement. Parfait quoi. Il m'a fait une jolie coupe qui ne touche à rien mais qui change tout.

Du coup, je lui ai encore plus fait confiance, et j'ai accepté pour la première fois de ma vie de me faire... brushé par un coiffeur, comme les stars américaines. Le PIED. Il m'a fait un truc super bien, un petit air sixties moderne, genre Mareva Galanter sans frange et qui ne chante pas. Je vais pas non plus me prendre en photo pour vous montrer hein, je ne me suis pas marevaïser à ce point non plus, mais c'est vraiment très chouette. Du coup, j'y retournerai, il est devenu en une heure "mon coiffeur".

Pendant que je me transformais en ex-Miss France en mal de gloire et de voix juste, certains oeuvraient pour le progrès de l'humanité, le vrai. Ou juste pour leur bonheur à eux, je ne sais pas. Pendant que j'écoutais d'une oreille distraite des histoires d'effilage et de lissage, un petit ange nommé Lyna venait nous rejoindre sur Terre. Bienvenue à toi, que tes parents rendront sans aucun doute aussi heureuse que tu les rends heureux aujourd'hui par ta simple présence parmi nous. A toi et à eux !

29 juin 2006

Anatomie d'une soirée réussie

Dans cette soirée, il y a eu :

- une course contre la montre à cause d'un convoi diplomatico-royal du Prince William ou de son copain d'Arabie Saoudite qui bloquait tous les couloirs de bus. Pour le côté "il n'y a pas de perfection sans imperfection", ce petit jogging a garanti le succès de la soirée.

- Olivia (même pas besoin de dire pourquoi c'était chouette)

- Marie-Antoinette.



Je ne comprends pas l'accueil glacial reçu par ce film. Certes, il est loin de la vérité historique, avec toutes les pincettes à prendre quand on utilise ce terme. Mais c'est justement ce qui fait son charme : la musique décalée, qui nous fait prendre conscience du ridiule du cérémonial versaillais qui inspire aujourd'hui encore notre art de conduire un pays (si si), les converses mises au milieu des 265340 paires de chaussures pour bien nous faire comprendre que Marie-Antoinette / moi, même combat, tout ça nous fait sortir de notre torpeur vieille-France. Et seul une Amerloque pouvait faire un truc pareil. Coppola Daughter n'a pas été élevé dans un carcan intellectuel qui veut que Marie-Antoinette soit forcément une méchante qui a mené la France à la ruine et à la guerre civile. Elle en a une autre image, qui n'est pas moins valable historiquement que la nôtre, celle des petits Français qui apprennent en même temps que Charlemagne (français bien sûr - les Allemands diront qu'il est allemand, hein Cornelia !!) a inventé l'école (genre les Grecs ne savaient pas ce que c'était, qu'apprendre des choses). Alors oui, peut être que ce film est iconoclaste, peut être qu'il est à côté de la plaque, mais il n'a jamais prétendu la contraire. Et quand je vais au cinéma, ce n'est pas pour voir un thésard d'histoire me raconter sa vie. EN PLUS, j'ai adoré le côté ultra-girly-tout-est-rose. Il y a même une scène où on dirait presque Paris Hilton avec sa robe rose fuschia pleine de plumes rose bonbon. Quelques petites photos de ce qui est un plus une vraie réussite esthétique :































- une mise au point dans le métro avec Olivia, qui sait désormais qu'Alban n'est pas un ami d'enfance, que Charles et Alban sont deux personnes distinctes, et que ce n'est donc pas d'Alban mais de Charles qu'elle a moultes fois entendu parler. Si j'avais su... Merci de faire passer le message :-)

- une glace Häagen-Dasz en regardant la Tour Eiffel scintiller en rentrant à pied à la maison. Quand je pense que des millions de gens sur Terre en rêvent, et que nous, on peut le faire comme ça, juste quand on veut si on veut. "Ouais mais ils ont écrit Frieden sans F majuscule" dit Olivia. C'est une sacrée objection à notre bonheur. Mais si ça se trouve, ils voulaient le dire en néerlandais ou en suédois (pitié, faites en sorte que paix se dise frieden-avec-un-f-minuscule dans l'une de ces langues). A part ça, le nouveau parfum noix de coco et macaron (comme Macaroon Five, hinhinhinhin) est super bonne, tout comme Bananoffee. Miam.

- parler de se remettre enfin au sport "parce que, tu comprends, faut quand même que j'me bouge" en s'enfilant une double Häagen-Dasz.

- des touristes américains qui se parlent français entre eux, très très drôle. "meuRRRRRRRRci" "peudonne" et tutti quanti.

L'été à Paris... comme si on était en vacances.

28 juin 2006

J'avais fait du très bon punch...

... sans vouloir me vanter. Même Fab l'a remarqué dès les premiers mots de notre conversation.


Et là, Leonardo me propose d'aller avec lui en Israel au mois de septembre. Mais je veux vivre moi !!! Fin de soirée irréaliste. IRREALISTE j'ai dit, pas ISRAELITE. Même si j'ai toujours rêvé d'aller à Tel Aviv, pas tout de suite. Pas maintenant.

Pendant que Myriam se rend compte qu'elle ne veut pas mourir comme Claude François involontairement, je prends conscience que je n'ai pas du tout envie de terminer en steak tartare dans un bus. Encore trop de choses à faire.

26 juin 2006

Granto

Mais qu'est-ce donc qu'un granto ? Un granto, c'est comme un grand oral sauf qu'on bazarde le ral à la fin parce que sinon, ça fait vraiment trop long (3 syllabes quand même...). Et accessoirement, c'est ce qui est censé clore mes études à Sciences Po.

J'ai eu les dates et les noms de mes examinateurs ce matin. Ca va être super chouette :

- un normalien Ulm agrégé d'histoire (donc le mec le plus cultivé de France sans doute) qui va me latter avec n'importe quelle question un peu pointue.

- une Polonaise "Inspector General for the Protection of Personal Data of the Republic of Poland" qui va donc sans doute me poser des questions sur toute la partie sécurité dans les relations internationales, lutte contre le terrorisme, sécurité intérieure blablabla (la partie que je déteste parce que rien de pas marécageux dessus dans mes cours). Et si elle a été reconduite sous le Gouvernement de Kaczyński, je préfère ne même pas me demander ce qu'elle pense de l'équilibre entre sécurité et protection de la vie privée. Ca va saigner. Je peux peut être juste lui dire "dzen dobre" en arrivant pour l'amadouer...

- une chercheuse spécialiste de la politique de la ville et de l'intercommunalité (???) et qui a notamment fait une étude sur Dunkerque d'après mes rapides recherches Google. Je sens qu'il faut que je jette un coup d'oeil sur les mégalopoles africaines, c'est super en vogue en ce moment.

Quand je pense que j'aurais tout simplement pu tomber sur un petit diplomate sympa spécialiste de la drogue et du crime ou des relations franco-allemandes... Bon, ça va, je passe le dernier jour donc j'ai pas mal de temps pour réviser. Le seul problème, c'est que Céline, surbrillante, a mis la barre un peu pour le granto. OUAAAAAAIS, mais c'est différent : elle était passée en Enjeux politiques. Mais c'est quand même une tueuse !

Des goûts et des couleurs...

Visiblement, je dois avoir des goûts de LGTB sans le savoir (en fait, si, je le sais un peu, mais à ce point là je ne pensais pas...) parce qu'Amazon, ma boutique en ligne préférée me renvoie systématiquement à leur boutique "gays et lesbienne".

Amazon est doté d'un truc dont je ne me rappelle plus le nom mais qui en gros vous dirige automatiquement vers les pages qui devraient vous plaire, compte tenu de celles que vous avez visitées avant et de ce que vous avez acheté chez eux. C'est en fait comme un vendeur-conseilleur, sauf que c'est une machine, qui fonctionne selon le principe "si vous avez aimé ça (1), vous aimerez ça (2), parce que TOUS LES GENS qui aiment ça (1) aiment aussi ça (2) et que si vous n'aimez pas ça (2), c'est que vous n'êtes pas cohérente dans vos choix".

Et systématiquement, pour n'importe quelle recherche, Amazon m'oriente vers des produits étiquetés "gays et lesbiennes". Déjà, considérer qu'un album de musique est plus "g&l" qu'hétéro, ça me dépasse un peu. On peut être homo et ne pas aimer Madonna et Dalida, même si ce sont des classiques du genre. De même qu'on peut être hétéro et aimer les Chroniques de San Francisco.

Mais comme c'est difficilement compréhensible par une machine, je suis dans la petite case "cette fille est sans doute lesbienne, maintenant qu'on sait qui elle est, on la bombarde d'offres ciblées qui la feront fondre d'envie". Du coup, quand je chercher un guide touristique, le premier dans la liste qui apparaît c'est le Petit Futé Paris gay et lesbien .



On remaquera au passage que Gay est écrit bien gros, parce que finalement, c'est marketing, ça plaît aussi aux hétéros qui cherchent les meilleures boîtes de Paris, ça fait techno in. En revanche, lesbien est écrit en tout petit, en dessous. Roooh bah quand même, aller dans un bar de camionneuses, c'est tout de suite moins sexy, moins vendeur... Vous avez dit injustice ? De la discrimination dans la discrimination, c'est intéressant comme phénomène : de l'infra-discrimination ? de la sous-discrimination ? de la sur-discrimination ? Je n'en sais rien, mais elle est réelle et j'ai du mal à la comprendre.

Je regarde un peu ma "page à mon image", qui me recommande chaleureusement d'acheter Lesbiennes Kama Sutra et Les plaisirs de l'amour lesbien. Tout ça parce que j'ai acheté le DVD de Clara Sheller et que j'ai regardé la page de l'intégrale de la saison 1 de L World, je rêve...

Après, ils gardent tout ça et se font des fichiers ? Parfois, je me mets à détester les vendeurs-conseillers virtuels d'Amazon. Personnellement, je m'en fous qu'Amazon me prenne pour ce que je ne suis pas. Mais je m'interroge quand même sur ce genre de catégorisation et de dérives qu'elle pourrait entraîner. Est-ce que je suis partout fliquée comme ça, dès que j'ouvre une page internet ? Oui, sans doute. Est-ce que tous les logiciels en tirent des conclusions aussi navrantes ? Est-ce qu'un jour, on verra ressortir tout ça comme élément d'accusation, de mise en cause ? Mais que fait la CNIL ???

Avril

C'est la Fête du Cinéma en ce moment, et si vous manquez d'idée de film à aller voir, il y en a un à côté duquel il ne faut pas passer :


Depuis The constant gardener, je n'avais pas été aussi touchée par un film. J'ai entendu que le cinéma français battait des records d'entrée cette année, mais vu les bons films qu'ils nous font, c'est normal. Malheureusement, je crains que ce plaisir ne soit réservé à un public chanceux de citadins. Quand je vois la programmation chez mes parents, la plupart du temps ça me désespère... On parle souvent de la mort (tragique) des petits cinémas de quartier, sans voir que derrière tout ça, les grosses salles (les "complexes") permettent aussi, grâce à des entrées massives ultra-rentrables, d'acheter des petits films nettement moins rentables (mais qui du coup peuvent le devenir). Quand je rentre chez mes parents, j'ai intérêt à vouloir voir la dernière superproduction américaine avec Bruce Willis, sinon, c'est mort. Alors de temps en temps, ils ont un bon film (et je ne parle même pas d'art et d'essai, hein), mais c'est plus le hasard qu'autre chose. Et pourtant, ce n'est pas un Mk2 ou un UCG, au contraire.

Pour en revenir à Avril, c'est un film joli comme ces photos :








Comme je n'aime pas dire n'importe quoi, je suis allée regarder les séances pour Avril autour de chez mes parents, qui habitent grosso modo à 50 km de Paris. Donc pas la cambrousse absolue. Pas dans une ville de ploucs sans vie culturelle (en théorie). Et bah la séance la plus proche pour eux cette semaine, elle est à La Défense.

Si vous voulez tout savoir sur ce que j'ai pensé d'Avril, hophophop un petit clic là. C'est ma première contribution à un nouveau webzine pour jeunes filles très réussi, que j'aurais certainement appris par coeur si un truc comme ça avait existé de mon temps tellement il est bien (le webzine hein, pas mon article...).

25 juin 2006

Pour répondre à Winnie

Un post spécial pour répondre à ce commentaire de Winnie :

"Pour te répondre ma chère Mademoizelle Coco, je ne crois pas que la Gay Pride desserve les droits des homos, je crois que la Marche sert au contraire les droits de tous, des ordinaires et des originaux. Alors oui, je peux être une brésilienne refaite, avec un paire de couilles en attendant mon opération, voire sans en vouloir d'opération, et avoir les mêmes droits que n'importe quel autre primate hétéro lourd et qui battra sa femme ... ce n'est pas pour ça que je vais forcément les utiliser ces droits, je ne veux pas forcément d'enfants, peut être pas tout de suite en tout cas, mais je veux qu'on me regarde comme un être humain, quelle que soit la façon dont je m'habille, la taille de ma bite, de mes seins ou des deux, je revendique les mêmes droits que les autres. On a accordé les mêmes droits aux Noirs, puis aux femmes, il est temps de reconnaître qu'il est plus que grand temps de reconnaître leurs droits aux homos, gay, les biennes, trans- et bi ... comme dirait Judith Butler, ce n'est pas la personne avec qui je couche qui dicte qui je suis! nous nous découvrons certes tous en l'autre, par l'autre, je deviens l'être humain social dans l'amour, dans la relation charnelle mais aussi dans le regard de l'autre. Il n'y a pas d'identité sexuelle comme il n'y a pas d'identité de race ... acceptons les différences et apprenons à nous en enrichir ...
Voilà, c'est tout ça que la Gay Pride signifie, et quand les chars circulent, c'est aussi pour ma cause à moi,petite étudiante embourgeoisée hétéro, qu'ils plaident!"

En effet, je ne voulais pas dire qu'il fallait différencer les droits des uns et des autres selon qu'ils étaient ordinaires ou originaux. Même si je pense que, comme les couples hétéros adoptant, les couples homosexuels devront se soumettre à des enquêtes limite inquisitrices de la DDASS. Je voulais juste dire que stratégiquement parlant, il faut savoir être parfois un peu hypocrite et ne pas tendre le bâton pour se faire battre. Enfin, façon de parler. Mais servir à ses adversaires politiques des arguments sur un plateau, il y a mieux à faire. Et c'est malheureusement uniquement ce que certains verront dans la Marche des Fiertés. La stratégie, c'est parfois ne pas tout dire, ne pas tout montrer pour mieux atteindre son but.

De même que me servir Judith Butler comme argument, ce n'est VRAIMENT pas stratégique :-) C'est même plutôt contre-stratégique. Cela ne signifie pas que je ne sois pas d'accord avec la position particulière dont tu te sers ici dans ta réflexion. C'est tout ce qu'il y a autour chez elle, tout le reste de ses théories et de ses méthodes intellectuelles qui me dérangent.

Un pas en avant, deux pas en arrière ?

Dans le métro en rentrant, pas encore totalement en phase avec ce qui s'était passé aujourd'hui, je m'étonne. Que des couples. Tous monosexués. Non pas que ça me choque, loin de là. Comme dirait Gaël, "je suis relativement ouvert" (enfin, "ouverte", mais l'ouverture de Gaël a ses limites, il ne se dit pas qu'il est ouverte). Mais j'avais presque l'impression d'être une minorité à moi toute seule. Moi qui suis tellement dans le moule d'habitude, moi qui ne diffère jamais, moi qui suis sans doute la "Française type" (quelle connerie). La jeune caucasienne dans la norme. Là, j'étais toute seule. Et si j'avais été avec quelqu'un, j'aurais quand même été différente des autres. La seule hétéro de la rame de métro, fendard.

Je repense à la conversation que je viens d'avoir avec Myriam autour d'un pastis (toujours). Le mariage homosexuel, ça va passer. Nous, c'est ce qu'on pense. On est contentes. Ca serait bien, ça sera mieux. Tout ceux qui me connaissent un peu savent que je suis plutôt conservatrice sur certains points. "Vieille victorienne de base" pour Adalbert. Bref. Mais là, justement, je trouve ça tellement bien le mariage que je ne vois pas pourquoi les couples homos n'y auraient pas droit eux aussi. Donc le mariage homo va passer, chouette.

Mais parfois, je continue de douter. D'après les lectures de mon voisin de bus avant-hier, la France est divisée là-dessus, 50/50 en gros. Je ne sais pas comment cet équilibre va évoluer au regard de ce que j'entends et de ce que je vois. Ce que j'entends, c'est une phrase perdue dans les aires d'une rue parisienne : "Chez les hommes, il y a plus d'homos que d'hétéros il paraît". Bah avec des "il paraît" comme ça, on est mal barré. Ce que je vois, c'est que ce que les médias retiennent de la Marche des Fiertés, c'est ça :




au lieu de retenir juste ça :



Alors nous, petits parisiens, ou plutôt jeunes citadins pour généraliser un peu plus, on sait que c'est juste un truc festif, où on rigole, où ce n'est pas la vraie vie. Mais j'imagine le genre de réactions que ces images peuvent engendrer. "Comment, laisser se marier des gens COMME CA ??!!" "Ah oui, on leur donne le mariage, et après l'adoption, mais où va la France ??!!". Et même si je comprends TRES BIEN la volonté de faire bal masqué une fois par an, je m'interroge sur l'impact de telles images en termes de décrédibilisation d'un combat de longue haleine. Est-ce que ce n'est pas dommage de ruiner tant d'efforts pour une petite journée en apportant de l'eau au moulin des détracteurs les plus primaires de leurs revendications ? Est-ce que la Gay Pride, censée faire avancer les choses, ne retarde pas plutôt au contraire le progrès des droits des homosexuels ?

Je réfléchissais à tout ça en rentrant de La Motte Picquet, mon iPod à fond me berçant de choro, petit coucher de soleil (loin de ceux d'Oléron, mais quand même), la Tour Eiffel qui se met à clignoter juste quand je passe : pas mal. Vraiment pas mal. Je m'emporte un chinois - je n'ai finalement pas pu résister - qui s'avère, une fois rentrée chez moi, mauvais. Mais c'est de ma faute. Persuadée (toujours Mme Je-Sais-Tout) de pouvoir résister, j'ai décidé de passer mon chemin en voyant tous ces chinois (les restaurants, pas les gens, même s'il y en avait aussi) en revenant de la Butte aux cailles, endroit aussi charmant que son nomn pour boir un verre au soleil entre copines. Pour une fois que j'étais dans le XIIIème, j'aurais mieux fait d'en profiter.

22 juin 2006

Y a des trucs que j'me d'mande...

Genre : pourquoi la tomate est-elle obligée de sauter hors de la poele de façon démesurée ? C'est vrai ça, tous les autres aliments arrivent plus ou moins bien à rester correctement à l'intérieur, mais la tomate, ça saute. Partout. Il n'y a rien au monde qui saute plus que de la tomate dans une poele. Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il y a dans la structure atomique de la tomate qui la pousse à se déhancher à gauche, à droit et vers le haut dès qu'elle est chauffée ?

"Les enfants sont formidaaaaaaaaaables"

Comme ça, ce matin, en me levant avant de partir à mon partiel, sans savoir pourquoi, d'un seul coup, je me suis rappelée que quand j'étais petite (je veux dire, vraiment petite, gamine quoi), je crevais d'envie d'aller chez Jaques Martin l'Ecole des Fans. Tiens, rien qu'en écrivant le nom, je me rappelle maintenant aussi que j'avais beaucoup de mal à comprendre ce nom, l'Ecole des Fans, étant donné que je confondais les Fans de Antenne 2 avec les fânes de radis.

Bref. Donc j'avais envie d'aller chanter le dimanche après-midi devant la France entière. Mais j'avais beaucoup d'ambition quand j'étais petite (enfin, gamine) vu que je voulais aussi être Miss France et j'aurais aussi bien aimé aller à Fort Boyard (stigmate de semaines de vacances passées chez Papi-Mamie à La Rochelle, nostalgie) et SURTOUT au Club Dorothée (eh, je parle de quand j'étais VRAIMENT petite OK ?).

J'étais une parfaite petite victime de la télé de mon époque. Alors je n'imagine pas aujourd'hui, je crois que je tannerais mes parents pour faire tous les trucs de téléréalité. Genre je me trouverais un amoureux de CE1 rien que pour pouvoir postuler pour l'Île de la tentation. A moins que je décide de rester indépendante et d'envoyer ma photo à Opération Séduction. Bien évidemment, je voudrais aussi sans doute faire la Starak et la Nouvelle Star.

Je plains les parents d'aujourd'hui, ils doivent en avoir du boulot pour convaincre leurs chers rejetons qu'ils ne peuvent pas participer à n'importe quelle émission télévisuelle. Dieu merci, les miens ont tenu bon. Comme ça, aucune image de moi à 5 ans 1/2 en train de m'époumoner faux sur des chansons de Michelle Torr. Parce que moi, je chante vraiment vraiment mais alors vraiment faux. Parfois, il faut vraiment savoir être reconnaissant vis-àvis de ses parents.

21 juin 2006

A rebrousse-temps

Je viens de passer deux heures à faire un grand ménage dans ma boîte mail. En principe pour récupérer tous les exposés et les fiches envoyées depuis 4 mois pour mes révisions (que je n'aurai de toutes façons pas le temps de lire d'ici demain matin). Ouf, j'ai divisé par trois le nombre de mails stockés, je suis une reine de l'accumulation. Maintenant, il n'y en a plus de 278 précisément.

Du coup, j'ai passé en revue tous mes mails d'aujourd'hui jusqu'à... ce que j'en ai marre. J'ai remonté le temps à l'envers : tout mon semestre de cours que je n'ai pas vu passer tellement tout a été vite. Les soirées que j'ai ratées pour de mauvaises raisons et dont je n'avais jamais supprimé l'invitation. Les mails de mes copains de Berlin, rares au début puis de plus en plus nombreux quand on se rapproche de mois de mars. Les mails d'adieux au moment de mon départ de Berlin sur le mode "c'était chouette de se connaître". Les mails de quand j'étais à Berlin sur le mode "quand est-ce que tu reviens exactement ?". Et je me suis arrêtée là.

Dans les très très récents, il y a les mails qui commencent à pleuvoir pour la fête de la musique ce soir. Ah oui, merci Jack. Mais bordel, j'ai un partiel à 8h demain, MOI... donc pas de fête de la musique. L'année dernière, j'avais aussi un partiel le lendemain matin, et un orchestre de jazz ivoirien avait joué toute la nuit sous mes fenêtres. Enfin, jusqu'à 2-3 heures du matin. Et à 5 heures, les superservices de nettoyage de la ville de Paris avaient débarqué avec leur Kärcher (toujours pas d'allusion à Sarkozator). J'ose espérer que ça sera plus calme cette année à la faveur de mon déménagement.

20 juin 2006

Blablatage et principes

Je viens de passer ma soirée au téléphone. Après ma délicieuse journée où mes révisions ont été plus que modestes, je viens de me faire une petite soirée "contact avec le monde" formidable, mais bien éloignée de ce que je devrais faire. Mais c'était tellement bien d'entendre à nouveau Berlin, Chinatown, le Doubs, et tout le reste.

Et au cours de mes blablatages, j'ai relevé des trucs qu'il fallait absolument que je case dans les conversations. Des citations savoureuses de mes amis. Et puis j'ai oublié de les noter et comme je suis une vraie mésange en ce moment, la faut à l'été ou au reste, je n'arrive plus... à m'en rappeler ! Oui, quand on voit ça, on se dit que pour les partiels, ce n'est pas gagné...

Du coup, quand Olivia m'a sorti le clou de notre conversation, je l'ai tout de suite noté, pour ne pas avoir de trous de mémoire. Je re-situe la situation : je lui raconte qu'un ancien camarade de Sciences Po, avec qui j'étais (le détail est important) en cours de "Ecrire le discours politique" (oui, on a des cours comme ça, mais peu), m'a proposé la semaine dernière de rejoindre l'écurie de Fabius pour 2007, qu'il dirige. Quelques nègres (enfin des gens qui écrivent hein), quelques têtes (des gens qui pensent), quelques RP (des gens qui blablatent). Ils veulent féminiser l'équipe (roooh bah pourquoi ??).

Je suis contre le système de discrimination positive pour promouvoir la parité. Moyennement emballée par l'idée d'être là pour mes ovaires (bien qu'on ne me demande surtout pas de les faire fonctionner). En dehors de ça, ça a l'air chouette, le boulot est passionant, l'enjeu stimulant, si seulement ce n'était pas Fabius. Le traître de l'Europe et de la sociale-démocratie. Le néo-démago-gauchiste. Très peu pour moi.

Et LA, LE dicton d'Olivia qui tue : "C'est vrai, faut avoir des principes". Surtout qu'il ne passera pas aux primaires alors... (Ah oui, des principes, c'est vrai).

Parce que je suis de bonne humeur

Parce que je viens de passer une journée délicieuse malgré des révisions d'économie (merci les garçons !! C'était vraiment sympa), parce qu'il fait beau, parce que c'est bientôt les vacances, parce que j'ai envie de faire plaisir, parce que j'ai enfin découvert dailymotion, parce que je suis de bonne humeur...

18 juin 2006

Je me fais vieille

Je ne pensais pas que ça viendrait si vite et si soudainement, mais depuis quelques semaines, il faut que je me rende à l'évidence, je me fais vieille. Le temps ne passe pas plus vite ces derniers mois, mais il a plus d'effet sur moi. Quelques signes me le montrent. Je ne pensais pas que ça me perturberait. D'ailleurs, ça m'amuse plutôt que ça ne me perturbe pour l'instant, mais faudrait voir à ce que ça ne continue pas sur la même voie. Sinon dans 2 ans, je ressemble à ma mère.

Premier signe : c'est physique, indéniable, évident. Quelques cheveux plus tout à fait noirs (heureuses sont les blondes, leur décrépitude est moins visible) et les yeux qui commencent à plisser. AH NON, ce ne sont pas des rides. Juste des petits plis d'expression. Mais en deux mois de très peu de sommeil, pas mal de stress, j'ai vu la différence. Incroyable. En fait, j'ai ma petite théorie là-dessus : je crois que mon mode de vie particulièrement sain depuis ma naissance (humhum) m'a permis de ralentir voire complètement stopper un phénomène inéluctable, qui a attendu - le traître - ma première petite baisse de garde pour resurgir. Quand quelqu'un dit à ma maman qu'elle fait toujours aussi jeune, elle répond indéniablement "oh oui, mais ça me prend de plus en plus de temps dans la salle de bains". Je prends le même chemin.

Deuxième signe : je commence à être respectée par les djeun's, sans raison, juste à ma gueule. On me dit "Madame" et on me vouvoie. La dernière fois, dans le bus, un petit couple tout mignon. Je leur donne entre 18 et 20 ans. "Madame, excusez-moi, est-ce que vous pourriez vous décaler s'il-vous-plaît pour qu'on soit ensemble ?". Tout y est : les formules de politesse, le Madame, le vouvoiement. Tous les indices sont là pour bien montrer qu'ils parlent à une vieille et qu'ils le savent. Ils y mettent les formes. Ca me fait un petit choc. Le gros choc est venu juste après, quand je me suis rendue compte en entendant leur conversation qu'ils étaient aussi à Sciences Po. En 2ème année pour être précise. Ils ont donc 2 ans de moins que moi et ils m'appellent Madame. VLAN, dans la figure. Quand je pense qu'une de mes amies de 5ème année sort justement avec un 2ème année, je me dis que l'appréciation de l'âge doit sortir de toute logique. Ou que je fais vraiment vieille.

Troisième signe : je deviens un vieux schnock au niveau vestimentaire. Je sens déjà arriver le moment où je me trouverai belle et séduisante en chemisier Antonelle et chaussures bateau. C'est vrai, depuis 2 ans, j'ai du mal à suivre la mode. Quand je dis suivre, c'est dans le sens comprendre. Plus ça va et plus je me dis intérieurement, en voyant des minettes hyperlookées, "mais c'est n'importe quoi". Alors qu'avant, j'aurais trouvé "top in", là, je trouve ça ridicule. Le retour des années 80, le jean cigarette qui rend n'importe quelle nana super mal gaulée si elle ne s'appelle pas Kate Moss, le bermuda. AH, le bermuda, un vrai poème que ce truc. Pour moi, le bermuda est le summum de la ringardise, le truc que ma maman me forçait à mettre quand j'ai commencé à avoir justement conscience de ce qui était mode ou non, et que je détestais. Le truc qu'on ne porte que quand on est versaillaise de 50 ans ou fille de versaillaise de 9 ans. Entre les deux, c 'est IN-TER-DIT. Alors j'ai du mal à comprendre pourquoi certaines acceptent volontairement de mettre ça. Je crois que la réponse tient dans le titre de ce post : je me fais vieille.

Personal DNA, Mme Je-Sais-Tout et travail de groupe

A force de chercher des choses à faire au lieu de travailler, je finis par trouver. Je suis tombée sur un méga test psychologique sacrément plus long que ceux de Télé 7 Jours, le Personal DNA Test. Ca m'a bien occupée. Et quand j'ai lu les résultats, je me suis dit que que les ordinateurs étaient vraiment des traîtres et que la technologie s'était bien améliorée. Ils ont réussi à percer tous mes mystères alors que j'étais cachée derrière mon écran. Incroyable. Mon ADN psychologique ressemble à ça


chaque couleur représentant un aspect de ma personnalité. Plus il y en a, plus c'est un trait important de ma psychologie. En revanche, je n'ai pas encore réussi à trouver le décodeur sur le site. Pour résumer, je suis une "encouraging architect" :

1. Your preference for concrete, visually pleasing things, combined with your confidence and your respect for order make you an ARCHITECT.

You are logical and detail-oriented, which allows you to get things done efficiently (merci, ça aide pour les fiches techniques). You tend to know the best ways of doing things. Self-reliance is something in which you take great pride—you are down to earth (roooh, pas tant que ça quand même. Bon, ok, j'admets). Your independent streak allows you to make decisions efficiently and to trust your instincts. You're not afraid to let your emotions guide you, and you're generally considerate of others' feelings as well. You prefer to have time to plan for things, feeling better with a schedule than with keeping plans up in the air until the last minute (comment ça je déteste l'imprévu ? Il faut juste pas me prévenir 5 heures avant le début d'une soirée, 2 semaines, c'est bien non ?). You have a strong sense of style and value your personal presentation - friends may even seek your style advice from time to time. Generally, you believe that you control your life, and that external forces only play a limited role in determining what happens to you (youhouuuu, Wonderwooooomaaaaaaan... le destin, c'est moins fort que moi).

If you want to be different:
Try moving beyond the things that you find comfortable—open yourself up to a broader range of experiences (il y en a du boulot)
Question how much you know about things by imagining different possibilities (comment ça je ne suis pas la seule à savoir comment bien faire les choses ??!!)


2. Your outgoing nature, understanding of others, and directness make you ENCOURAGING.

You want others to do well for themselves, and you generally believe in their abilities. You often know what's good for people because of your caring nature and your worldview. When you care about someone, you don't keep it to yourself: you are good at letting people know that you're thinking of them. Because you trust people, you take violations of that trust very seriously (tu vois Fab de Madmoizelle, pas de risque que je trahisse ton petit secret). You thrive in social situations, and even though you know who you like and who you don't like, you can interact well with many different types of people (aaaaaaaah, c'est pour ça que je n'ai pas tué au cure-dent l'insupportable copine d'une copine lors d'un dîner récemment. A moins que je n'aie que lâchement tenté de préserver une délicieuse harmonie durant toute la soirée pour ne pas gâcher celle de mon amie et notre amitié). You are a loyal friend and a good listener (j'adoooooooooooore faire la psychothérapeute pour mes amis). You prefer to have time to plan for things, feeling better with a schedule than with keeping plans up in the air until the last minute (encore ??? C'est que ça doit être vrai). Generally, you believe that you control your life, and that external forces only play a limited role in determining what happens to you (je m'incline).

If you want to be different:
Sometimes, in the course of being encouraging, you can be a bit judgmental—this can make it more difficult for others to follow your advice (alors je n'y crois pas... C'est PAS VRAI !!! Naaaaaaaaaan, c'est pas vrai, c'est... archi-vrai. Pourtant j'essaie vraiment de me contrôler, mais je ne sais pas comment je fais pour toujours retomber dedans. J'adore les précautions stylistiques qu'ils prennent : "a bit judgmental". C'est gentil, mais ils auraient dû dire "à fond les ballons judgmental".

Bon, en gros, je suis une Mme Je-Sais-Tout un peu perfectionnico-psychorigide, mais gentille quand même, avec un bon fond. Certes, j'écoute les gens avec plaisir pour mieux les juger après. Ca ne doit pas donner envie de me connaître tout ça. Je crois toujours savoir quelle est LA seule et unique bonne façon de faire les choses.

Alors forcément, pour un travail en groupe, ça pose quelques petits problèmes. Même quand je veux m'investir au minimum nécessaire, je finis pas en faire un peu trop. Parce qu'il y a très peu de gens qui font les choses vraiment bien. En même temps, je me rends compte à quel point ça doit être énervant de me voir repasser derrière. Remettre un espace entre deux lettres, rajouter un truc, en enlever un autre. Au début, j'avais vraiment du mal, mais je m'améliore. Et, comme je ne suis pas encore un cas pathologique, je laisse une paix royale à ceux qui bossent correctement, en les bénissant.

En revanche, ceux avec qui je n'arrive toujours pas à travailler, ce sont ceux qui ne veulent pas bosser et qui jouent les passagers clandestins en se disant que si les 3 autres travaillent, l'apport marginal d'un 4ème ne mérite pas qu'il s'y mette vraiment. A quoi bon travailler, si les autres le font pour lui ? Et puis le travail d'une personne divisée par 3, ça ne fait pas tant que ça en plus pour ceux qui restent. Pourquoi se priver ? Ceux-là, je crois que c'est plus mon côté "justicière de la morale" qui fait que je ne les supporte pas. Et quand je vois que parfois, en plus, ils s'en sortent, je doute fortement de la justice en ce bas monde. Deux heures après que le travail de groupe est bouclé, je les oublie. Mais quand je suis la tête dans le guidon, j'ai du mal à les oublier.

Tout l'art du travail de groupe, c'est de réussir à survivre, en faisant coire quelques mois après, durant les premiers entretiens d'embauche, qu'on adore travailler en groupe, que c'est une source inépuisable d'épanouissement personnel, que c'est là que naît la créativité, blablabla. En fait, ce n'est pas faux. Devoir gérer des personnalités différentes, avec des objectifs différents, c'est une source d'épanouissement personnel. Il n'y a que comme ça que je réussirai peut-être à ne plus être Mme Je-Sais-Tout, ce qui ne serait pas plus mal. En somme : VIVE LE TRAVAIL DE GROUPE !

Edit : ça y est, j'ai compris comment décoder la barre de couleurs d'en haut. Il suffit de passer la souris très lentement sur les différentes zones. Comme ça, vou pourrez vous rendre compte que mon score de masculinité est plus élevé que celui de féminité. Yep...

16 juin 2006

Le Grand Soir est arrivé

Ca y est, le gala, qui occupait les têtes des sciences-potiches depuis si longtemps est passé. C'était hier soir. Et c'était bien.

Me revoilà donc ! Entière et presque pas amochée malgré une foule en délire. Juste une petite blessure de guerre, le talon aiguille d'une inconnue légèrement inconsciente de ses actes vers la fin de la soirée m'ayant éraflé la moitié de la cuisse en zigzaguant sur le tapis rouge de l'escalier monumental. Je me demande encore comment ça a été tehcniquement possible mais la griffure est là. Domme pour la petite jupe légère d'été que je voulais enfiler aujourd'hui ! Mais ce n'est pas le principal.

Le principal est que j'ai passé une très bonne soirée, même si elle s'est révélée un peu courte à mes yeux. Ils ont mis tout le monde dehors à 4h du matin au moment où la soirée commençait vraiment à battre son plein et à devenir intéressante. Et la sortie a nécessité une heure étant donné les embouteillages au vestiaire qu'a provoqués cette fin précoce (d'où la foule en délire).

J'ai pu voir plein de gens, quasi-tout le monde (que je connaissais), ce qui n'était pas évident au premier abord. J'ai en particulier pu retrouver mes copains de loin, ceux qui ne sont plus à Paris et qui étaient revenus exprès. Supageil ! J'ai même pu - grâce à mes nombreuses relations :-) - accéder au carré VIP de la soirée, qui avait l'avantage d'offir du champagne frais (plutot tiède et en rupture de stock dans les autres salles).

Vous me connaissez, j'adore les pseudo-observations sociologiques. La soirée d'hier était une excellente occasion de tirer des conclusions à 2 euros. J'ai notamment remarqué une relation inversement proportionnelle entre l'élégance des robes de ces demoiselles (en début de soirée) et leur dignité à partir de 2 heures du matin. Il y en a certainement que ça n'a pas surpris. En tant que non-habituée des soirées du BDE (est-ce toujours comme ça ?), j'ai légèrement tiqué. Rassurez-vous, j'ai bien évidemment gardé toute ma fraîcheur et ma dignité jusqu'au bout de la nuit, nan mais.

Et le retour à 5h du matin m'a permis de constater qu'il y avait un véritable gisement d'emplois dans le secteur des taxis parisiens. A bas le numerus clausus !!! J'ai finalement réussi à un alpaguer un après avoir cherché quasiment 1/2h. Fin du gala ! Avec le recul, je me dis "tout ça pour ça". Toute cette agitation pour quatre petites heures. Oui, mais quelles heures ! A l'année prochaine, sans hésitation.

Bien évidemment, une fois chez moi, je pétais la forme. J'ai failli apporter les croissants à Alban, mais il était presque trop tôt. Impossible de m'endormir, trop bizarre de se coucher alors qu'il faisait jour (je sais, ça arrive à des tas de de gens, mais depuis que je suis rentrée à Paris, je vis comme une nonne et ce sont des habitudes qui se perdent vite). J'ai comaté devant une rediffusion de Vis ma vie sur Lagaf en marin pompier. Même ça n'a pas marché. Les ouvriers qui commencent à arriver à passer le kärcher (sans aucune allusion à Sarkozator, évidemment) sous mes fenêtres. Sommeil bizarre, entrecoupé jusqu'à 14h.

Et bien sûr, maintenant que j'essaie enfin de terminer la rédaction de mon exposé de DPA, là, j'ai envie de dormir. Mais il faut que je tienne. D'abord parce qu'il faut absolument que j'envoie ce p*** de devoir à mon prof. Et surtout parce que ce soir, saison 3 inédite de Nip/Tuck sur M6 jusqu'à pas d'heure. Et que je veux être encore réveillée pour voir ça. Mais pas trop réveillée pour pouvoir m'endormir tout de suite après la fin du deuxième épisode et entendre mon réveil aux aurores demain matin (rattrapage d'éco, le pied). Et oui, c'est une gestion super compliquée de dormir assez mais pas trop tout en étant réveillée aux bons moments. On paie toujours ses addictions. Je le suis autant au sommeil qu'aux séries TV. Ca arrive à des gens très bien vous savez.

14 juin 2006

Du bist Deutschland !

Un peu de prosélytisme pour changer. On parle beaucoup de l'Allemagne en ce moment. Il y a le foot et ce qu'il y a autour. Je voudrais en parler un peu différemment. On leur reproche ce qu'on admire chez d'autres. Des bordels en Allemagne, c'est de mauvaus goût, c'est honteux, c'est inadmissible. Des vitrines rouges à Amsterdam, c'est joyeux, c'est festif, c'est ouvert d'esprit. Parce que quand c'est pour les amateurs de foot, c'est plus sale que pour les touristes fumeurs de shit ? Qu'on ne se méprenne pas, je ne fais pas l'apologie de la prostitution. Je voudrais juste attirer l'attention sur le principe "2 poids 2 mesures" toujours appliqué à l'Allemagne.

Pourtant, moi, l'Allemagne, je l'aime bien. Je l'aime même. Je crois bien que je pourrais passer ma vie avec elle. J'en parlais avec un de mes anciens amoureux (enfin, disons que moi j'étais amoureuse) allemands à midi en salle informatique de Sciences Po. Lui ne rentrerait pour rien au monde en Allemagne, il veut rester en France. Et moi, je partirais bien une fois pour toutes, bien qu'il soit peu vraisemblable que je me fasse XXX depuis 2 ans pour préparer des concours français pour finir par tout plaquer et aller vivre à Chtoutegarthe.

Je ne dis pas ça juste parce que snif snif Miri Mia s'en va. Et que je me rends compte de la chance qu'elle a. Et surtout de la chance que les Allemands ont de l'accueillir bientôt. Je dis ça parce que je suis fière de l'Allemagne. Je suis fière de ce que sont les Allemands. J'ai la naïveté des étrangers, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Au moins, de l'autre côté du Rhin, lees chauvins débiles ne sont pas si nombreux qu'ici. Le pays bouge, n'hésite pas à bouger et en est fier. Et il y fait bon vivre.

Du coup, j'adore la campagne de pub "Du bist Deutschland". Ils appellent ça "Mutmacher-Kampagne". Et je trouve ça très réussi. Cette pub m'émeut. Je n'y peux rien, je ressens une vague fibre (non-patriotique) qui résonne en moi sans que je sache d'où elle sort. Cette pub me donne envie de pouvoir dire "oui, moi aussi". Sauf que non, moi, je ne suis pas Deutschland. Dommage.

Bien évidemment, une campagne disant aux Allemands qu'ils peuvent être fiers de ce qu'ils sont et de ce qu'ils font, ça ne plaît pas à tout le monde. Pourtant, de multiples précautions ont été prises : par exemple, une image rappelant très nettement une scène du film évènement de l'année en Allemagne, Sophie Scholl - die letzten Tage, sigles antinazis bien évidents, une voix off qui dit qu'une personne peut changer beaucoup de choses.

Ca c'est l'image du film :


L'image de la pub montre des étudiants nombreux, qui jettent des papiers en portant des pancartes portant des signes nazis barrés. Genre : on a appris de l'histoire, ça ne recommencera pas.



Une autre image, au Mémorial pour les Juifs d'Europe assassinés, à Berlin. Un monsieur, qui semble être handicapé mental léger, une catégorie de la population qui a aussi été victime de la solution finale allemande, au milieu du Mémorial. "Du bist von allem ein Teil" dit-il. On n'oublie pas, mais on avance.





Enfin bref, le spot est loin d'être bêtement nationaliste, bien au contraire. Et pourtant, en cherchant des petites images pour égayer ce post, je suis tombée sur des photos que je n'ai même pas envie de mettre. Des parodies de la campagne. Hitler en fond qui dit "du bist Deutschland" avec sa moustache de pervers et autres sympathieusetés. Je ne dis pas que les Allemands devraient aussi être fiers de leur histoire grâce à cette campagne. Mais dire que les Allemands ne peuvent toujours prétendre à être une nation normalisée, qui fait des choses bien aussi, comme les autres, je n'arrive pas à comprendre. Pour vous faire votre propre idée, le spot est là, sans sous-titre malheureusement.

Et ceux qui voudraient vraiment battre en brèche leurs idées reçues sur l'Allemagne, je vous conseille très très très vivement de regarder ça. Une bonne petite émission que je ne connaissais pas et qui dresse un portrait très intéressant de l'Allemagne d'aujourd'hui. On voit même Berlin, nOSTtalgie !

11 juin 2006

Un monument de la chanson française d'époque pour Myriam

Pour que tu aies une chanson à écouter en boucle quand les brumes teutonnes auront raison de ton joli sourire... Avec celle-ci, tu ne devrais pas pouvoir réprimer un sourire irrépressible à chaque écoute. Myriam, ENJOY !

Lui : Tu t'en vas
Elle: Mais non mon cœur ce n'est rien
Que quelques semaines à s'attendre
Lui : Tu t'en vas
Elle: Mes joies mes rêves sont pour toi
Impossible de t'y méprendre
Lui: Tu t'en vas
Elle : Et notre amour nous appartient
Nul ne saurait nous le reprendre
Lui : Tu t'en vas
Elle : L'éloignement aide parfois
A mieux s'aimer mieux se comprendre
Lui : Tu t'en vas
Comme un soleil qui disparaît
Comme un été comme un dimanche
Eux: J'ai peur de l'hiver et du froid
J'ai peur du vide de l'absence
Lui : Tu t'en vas
Et les oiseaux ne chantent plus
Le monde n'est qu'indifférence
Eux : J'ai peur de toi j'ai peur de moi
J'ai peur que vienne le silence
Lui : Tu t'en vas
Elle : Mais non mon cœur ce n'est rien
Rien qu'un départ sans importance
Lui : Tu t'en vas
Elle : C'est mon cœur, tu le sais bien,
Rien qu'un caprice de l'existence
Lui : Tu t'en vas
Elle : Le temps l'espace ne sont rien
Si tu me gardes ta confiance
Lui : Tu t'en vas
Elle : Chaque matin qui vient tu sais
Pourtant que tout recommence
Lui : Tu t'en vas
Je reste là seul et perdu
Comme aux pires heures de l'enfance
Eux : J'ai peur de l'hiver et du froid
J'ai peur du vide de l'absence
Lui : Tu t'en vas
Soudain pour moi tout s'assombrit
Le monde n'est qu'incohérence
Eux : J'ai peur de toi j'ai peur de moi
J'ai peur que vienne le silence

Ok, je n'écouterai plus jamais Nostalgie. Mais c'est pour ton bien Myriam.

10 juin 2006

La nuit où je m'ai suicider

Cette nuit, j'ai rêvé que je me suicidais. Comme ça, sans raison. Je devais juste m'ennuyer un après-midi chez moi. Alors je me suis plantée un couteau dans le poumon, pas loin du coeur. Je visualise encore très bien où c'était, pile entre deux côtes. Ca ne faisait pas franchement mal, mais j'étais très très très faftiguée à force de me vider de mon sang. Et je restais allongée bien tranquille en attendant que ça se passe.

Enfin, jusqu'à ce que je me décide de me lever pour vivre ma vie normalement, pépère. Bien fatiguée toujours, mais pépère. J'avais une grande chemise de bûcheron (réminescence de la discussion avec Anne et Julien mercredi soir...) que je gardais fermée en croisant mes bras, pour qu'on ne voit pas tout ce sang. Et tout mon petit monde continuait à vivre comme d'habitude.

Heureusement, mon Papa Superman a fini par se dire que quand même, peut être que ça vaudrait le coup d'aller à l'hôpital. Ma mère n'en avait visiblement rien à cirer et trouvait ça légèrement exagéré d'aller déranger un gentil médecin type Carter pour si peu. Pfffffffff, merci Papa d'avoir insisté ! Du coup, je me suis réveillée vivante, j'étais bien contente. Il n'y avait pas de sang partout. Là aussi j'étais contente parce que bon, jouer les conchita, j'avais moyennement envie. Et je suis rassurée sur l'amour que me porte mon papa. Ouf. En dehors de ça, je préfère ne pas trop analyser, on ne sait jamais ce qu'on va trouver quand on commence à chercher.

Edit : pas la peine de venir chercher les couteaux chez moi, je n'ai vraiment pas envie de me suicider.
Edit 2 : Myriam aussi fait des rêves très bizarres, d'abord
Edit 3 : non, les rêves ne révèlent pas toujours des choses que l'on n'ose pas assumer
Edit 4 : j'en ai fait un pire mais je refuse de le raconter par écrit, beaucoup trop compromettant

09 juin 2006

Un ange aurait bien fait de passer

Il y a quelques jours, un soir de lassitude intellectuelle extrême, je suis enfin rentrée dans le dépôt-vente juste à côté de chez moi. L'avantage des dépôts-ventes de mon chic quartier, c'est qu'ils ont des tas de choses très jolies à des prix presque raisonnables. Je n'avais jamais vu de vrai tailleur Chanel juste sous mon nez. Et bah ça, c'est fait. Il y a en fait tous les vêtements que les grandes bourgeoises ne peuvent pas se permettre de garder deux saisons de suite, trop ringard. C'est vrai, ça se démode tellement vite Ventilo la Colline... Pfff... Enfin bon, je ne dis trop rien, ça devrait pouvoir faire mon bonheur à moindre coût.

Finalement, cette fois-ci, pas de petit bonheur vestimentaire en vue. La boutique est tenue par l'une de ces grandes bourgeoises, la cinquantaine, du genre à appeler toute personne qu'elle connaît depuis plus de 10 mn "ma chérie". J'y ai échappé, mais pas ses trois copines, dont je n'ai pas réellement réussi à déterminer si elles étaient là pour refourguer leurs dernières vielleries griffées, juste papoter, aider à la vente en quadrillant le magasin (1 vendeuse par m2, pour être sûre de coincer la cliente indécise) ou shopper comme moi. Elles semblaient faire tout cela à la fois à vrai dire. Sauf une, un peu plus jeune, magnifique. Une très grande brune, à l'accent espagnol ou brésilien (sans vouloir jouer avec les clichés), qui apportait ses vêtements de l'année dernière. Conversation normale de copines. Je rentre dans la cabine d'essayage. Elle quitte la boutique. Et là, j'ENTENDS celles qui restent...

Pas de languedeputage en vue. Mais des petites remarques "oh, elle est vraiment incroyable X !" "ça c'est sûr ! Je ne comprends pas comment son mari peut supporter" "elle dit qu'il est au courant, moi ça m'étonnerait" "si si, il est même d'accord" "elle dit que leur couple va encore mieux depuis" "quand on commence à faire ce genre de choses, c'est que quelque chose est déjà bancal" "elle m'a proposé de la suivre une fois. J'ai refusé" "oh oui, je ne pourrais pas non plus" "tu sais ma chérie, elle m'a dit 'viens, juste pour voir', mais il y a des choses que je n'ai pas envie de voir" "et ils sont comment les gens qu'elle rencontre là-bas ?" "elle dit que ce sont des gens très bien" "il faut dire que c'est très sélectif" "mais tu imagines, croiser quelqu'un que tu connais, ah non, très peu pour moi" "enfin quand même, son mari qui accepte ça" "mais il l'accompagne pafois aussi tu sais" "et il la voit avec tous ces hommes" "s'il n'y avait que des hommes..."

J'ai fini par sortir de ma cabine d'essayage, en me demandant si j'avais bien compris ce qu'il y avait à comprendre. Ca me semble tellement énorme qu'elles aient parlé aussi librement des habitudes sexuelles de leur copine juste à côté de moi. Bon, visiblement, la copine en question ne fait pas grand secret de ses activités. Mais quand même... En quittant la boutique et ses trois papoteuses, je me demandais comment je pourrais regarder cette fille de façon impassible si j'étais amenée à la recroiser. Ce n'est pas tant que je sois profondément choquée par ce qu'elle fait, mais je le suis en revanche de le savoir. D'avoir eu accès aussi direment à la vie sexuellle d'une inconnue sans avoir rien demandé. Et sans qu'elle le sache.

Naturellement, ça n'a pas manqué, mon quartier étant un village, je l'ai revue 3 jours plus tard au Franprix juste en bas de chez moi. Elle m'a sorti son sourire du dimanche, sans que je puisse déterminer si c'était l'automatisme d'une très belle femme habituée à séduire tout le monde tout le temps, ou si c'était de la sympathie exagérée en signe de reconnaissance. Mais mon regard a foncé vers le sol. Elle a dû être déçue que je ne m'enflamme pas pour elle comme le font les autres d'habitude. Dans ma cabine, j'aurais préféré qu'un ange passe.

29 mai 2006

Saint Guillaume Hills 90210 (ou comment Sciences Po se met soudainement à ressembler aux lycées des séries américaines)

Un ample mouvement de frénésie généralisée s'est emparé insidieusement mais sûrement de Sciences Po ces derniers jours. Petit à petit, l'ambiance prend, la tension monte. Les 5ème années, en théorie plus raisonnables que leurs plus jeunes congénères, sont particulièrement touchés. La gala-folie commencent à atteindre les plus sains d'esprit.

Et oui, dans un peu plus de deux semaines aura lieu le grand gala des diplômés de Sciences Po. Un VRAI gala d'école, qui ne ressemble en rien aux autres soirées BDE. Le gala est une institution assez, voire très, récente, et pourtant déjà mythique et réglée par des principes déjà immuables.

Principe n°1 : le gala, c'est CHIC. Mais chic chic genre classos. La preuve par l'image (de l'année dernière) :





Du coup, les conversations (des filles) ressemblent de plus en plus nettement à celles des filles de Beverly Hills, avec pour thème principal : LA robe. La seule, l'unique, qui fera d'elles des princesses d'un soir que personne n'oubliera. La robe qui fera que dans une réunion de l'association des Anciens de Scpo, dans 38 ans, il y aura toujours quelqu'un pour leur dire "Oh mon Dieu, mais c'est toi Georgette ! Tu n'as décidément pas changé depuis cette soirée où tu portais cette sublime robe jaune moutarde que je n'oublierai jamais." Forcément, trouver une robe comme ça, ça demande du temps et de la patience. Bien évidemment, la question me taraude aussi un peu, on est girly ou on n'est pas. Mais plutôt que de partir à l'assaut des boutiques, je pense avant tout ouvrir mes placards. Je ne suis pas certaine de saisir ce prétexte pour enrichir ma collection de robes de soirée d'un specimen de plus. Quoi que, l'occasion est trop belle :-) A voir.

Principe n°2 : le gala de Sciences Po, c'est chic-mais-pas-que-la-robe. Parce qu'il y en a, en amont, du travail de coiffure (professionnelle), maquillage (semi-professionnel) et de manucure (artificielle). Le problème, c'est que parfois, du coup, c'est tellement réussi qu'on ne reconnaît pas les gens que l'on côtoie pourtant tous les jours depuis 5 ans. C'est gênant pour les légendes des photos.

Principe n°3 : le gala de Sciences Po, c'est People. L'année dernière, Alain Juppé (qui avait soudainement un peu de temps devant lui visiblement), David Pujadas, Simone Veil, PPDA, et pleins d'autres avaient fait le déplacement. Du coup, les rumeurs vont bon train pour essayer de deviner qui sera dans le carré VIP cette année. Vincent Delerm n'est pas parmi les favoris, tant pis.

Principe n°4 : le gala de Sciences Po, c'est la soirée de la dernière chance. Pour tous ceux qui n'ont pas encore trouvé leur princesse charmante, toutes celles qui n'ont pas trouvé leur superman, toutes celles qui n'ont pas trouvé leur princesse charmante et tous ceux qui n'ont pas trouvé leur superman, le gala représente réellement la dernière chance de pouvoir ensuite dire dans les dîners mondains, les yeux pétillants de bonheur partagé, que "oui, on s'est rencontré à Sciences Po". Et tant pis ce n'est pas sur les bancs de Boutmy. Le gala, c'est plus glamour qu'une soirée de l'association sportive, trop connotée 3ème mi-temps pour faire romantique dans les récits de "et comment vous vous êtes rencontrés ?". Et comme dans les séries américaines, certains se disent que l'occasion est trop belle, que ce sera peut être leur première nuit d'amour et qu'ils feraient peut-être bien d'aller acheter pour la première fois des préservatifs. Au pire, ça servira plus tard. Avant la date de péremption, espère-t-on toujours.

Bon, ça y est, je viens de tenir ma réunion de crise avec ma soeur sous le haut patronage de Sainte Germaine pour répondre à mes questions existentielles liées au principe n°1 et même un peu n°2, je l'avoue. Je n'ai plus qu'à suivre ses conseils. Photos le 16 juin.

25 mai 2006

Oh les CONS !!!

Petit moment d'indignation face à mon écran d'ordinateur : ma petite icône Mail se met à sauter, chouette, un nouveau mail. Bon, rien de bien excitant, ma facteur de portable Bouygues est consultable en ligne. Je regarde d'un oeil aussi distrait que déçu. Sauf qu'un chiffre me saute aux yeux : le montant de ma facture dépasse de 10 €... Pourtant, je n'ai pas appelé au Zimbabwe avec mon portable, j'en suis certaine. Du coup, je vais voir ce qui se passe, "il y a sûrement une erreur", j'en suis certaine.

Et là, j'ai la très désagréable sensation de m'être fait couillonner. Arrivée à la fin de mes deux services de bienvenue offerts, j'ai résilié le forfait 50 sms (de toutes façons, j'ai les sms gratuits le soir, alors bon...) et le forfait multimédia (en deux mois, je n'ai pas réussi à l'utiliser, je ne sais même pas à quoi ça sert en vrai, autant dire que c'était plus qu'inutile). J'avais droit à ces merveilleux services jusqu'au 14 mai. Donc le 14 mai, je me suis connectée à ma page client blablablala de Bouygues et j'ai résilié ces offres. Parfait.

Bah non !!! Ma demande de résiliation n'étant prise en compte qu'à partir du 20 mai (on peut savoir pourquoi ils ont besoin de 6 jours pour faire transiter une information dans leurs trucs informatiques ????), je paie ces deux services pour toute ma facture du mois de mai. C'est limite de la vente forcée je trouve. Parce que je ne vois pas comment j'aurais pu savoir à l'avance que 6 jours serait nécessaire à la prise en compte de ma demande de résiliation. Et 10€ de plus dans le panier, c'est quand même un peu abusé, surtout pour des services que je n'utilise pas. Bref : je suis PAS CONTENTE !!!! Peut-être même que je vais leur écrire un petit mail. Ils l'auront peut-être d'ici 15 jours, vu la rapidité de transmission interne des informations...



[Avec 10€, j'aurais pu m'acheter 7 boîtes de petits sablés de Michel et Augustin. Les cons les cons les cons.]

D'ordre divers et varié

1. La vraie vie commence : ça y est, j'ai envoyé mon dossier pour l'ENA lundi après-midi, après avoir quasi-dépassé les délais pour cause de tête en passoire en ce moment. Donc à partir de maintenant, Cornelia, Guillaume, tout le monde, les mots "ne passe pas l'ENA", "d'toutes façons tu n'as aucune chance", "les énarques sont tous des connards" ou "tu vas quand même pas passer l'ENA" sont prohibés. STRICTEMENT prohibés.

2. Michel et Augustin m'ont répondu !!!!!!!!! Un vrai mail personnalisé, gentil comme tout, avec une invitation dans leur caverne d'ali baba en prime. Vivement que j'aie le temps... En attendant, encore une petite virée à la Grande Epicerie la semaine dernière, j'en ai profité pour essayer les sablés aux gouttes de chocolat. Encore un truc que je n'oublierai pas. Ces deux-là, ce sont des dieux, des fées, des magiciens.

3. Vous allez penser que je suis légèrement obsédée par le remplissage de tube digestif, mais franchement, vous connaissez meilleur goûter que du pain sortant tout juste du four (merci Picard pour les baguettes congelées) avec du Lindt au lait extrafin que l'on laisse fondre doucement (la 1/2 plaquette, autant ne pas lésiner)... On croque dans le pain tiède, encore fumant, ça croustille et la mie est toute fondante, le chocolat coule de toute part, on lèche le pain pour rattraper les dernières coulures, on finit par gratter l'assiette avec l'index pour ne rien laisser. Mmmhhhhhh. [Mais non je ne suis pas une porcine !!!!!]

4. J'ai vu Barnier à Sciences Po. Ouep, Michel en vrai. C'est lui qui fait le cours de QI cette année (quand je pense que nous, on avait Moreau-Desfarges...). Du coup, ça m'a rappelé la fois où je l'avais vu à Berlin, en janvier ou février, me rappelle plus exactement. En réalité, c'était Sarkozy que j'étais venue écouter. Ca m'a permis de me rendre compte un peu de ce que valait le personnage en vrai. L'honneur était sauf, il n'était pas le plus petit de l'assemblée. Et je ne parle même pas de moi, mais de SEMA. Comprenne qui pourra le langage elliptique (à moitié pour me la péter, au quart pour éviter l'incident diplomatique, au dernier quart pour éviter de compromettre toutes mes chances éventuelles de faire un jour partie de l'administration française). Mais pourquoi Barnier alors (qui, lui, est plutôt du genre grand, sans être une armoire à glace non plus, hein Cornélia). Et bien j'ai découvert, à l'occasion de cette conférence de Sarkozy en terre teutonne, que notre Ministre de l'Intérieur se déplaçait avec... une COUR, comme un vrai monarque républicain. En gros, il a ramassé tous les déçus du chiraquisme et les trimballe avec lui. Une dizaine de politiciens français ex-de premier plan, virés par facilité ou par nécessité, oubliant leur amertume en tentant d'ores et déjà de préparer l'avenir. J'imagine déjà leurs têtes si le scénario de 2007 connaît quelques modifications de dernière minute. Barnier, le sacrifié du référendum, voyant s'envoler 2 ans de léchage de bottes intense en fumée sur la simple volonté de quelques couillons de Français ayant choisi de ne pas donner carte blanche à un populiste tendance hystérique. Oups... je viens de languedeputer là... ZUT !

5. Pour finir en beauté, une petite citation de Jacques Toubon, qui est venu nous faire un petit cours de vie parlementaire communautaire cet aprem : "Le Cocobu, c'est un truc terrible !". Explication demain (j'adore avoir l'impression d'être la reine du suspense pire que Stephen King...).

19 mai 2006

Lot de consolation

Pas trop le temps d'écrire ce soir, et j'ai les yeux explosés par l'ordi. En consolation, un peu de Depsroges avant d'aller dormir. C'est vrai, c'est pas de moi, mais c'est quand même très bien ;-) Dommage qu'il n'ait pas de blog...

Bouhouuu, pas envie d'aller en exam demain. Pourquoi on ne pourrait pas faire autre chose de nos samedis après-midis que d'écrire des tartines dont personne n'a rien à faire sur un sujet que personne n'a jamais réussi à résoudre ? On pourrait plutôt... aller voir enfin l'expo Rousseau au Grand Palais, ou le dernier Almodovar qui a l'air savoureux, ou juste aller bruncher jusqu'à 16h dans un café hype-mais-chaleureux.

Allez, encore un petit coup d'oeil à Rawls (lui je l'aime vraiment bien maintenant que je comprends à peu près ce qu'il raconte), Kymlicka, Taylor et tous leurs potes (euh moi aussi j'ai des potes, et ils sont nettement plus drôles, c'est pas la peine de me refiler ceux-là dont personne ne veut un samedi après-midi...) et ZOU au lit. Ca rattrapera mes outrageux excès d'insomnie de ces trois dernières nuits.

Petit dictionnaire desprogien

AUTOBUS : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que lorsqu’on est dedans.
BABY-SITTER : Adolescent(e)s devant se conduire comme des adultes de façon à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.
BOY SCOUT : Un enfant habillé comme un couillon, commandé par un couillon habillé comme un enfant.
CAPITALISTE : Personne qui se rend en voiture climatisée de son bureau climatisé à son club climatisé pour y prendre un bain de vapeur.
CHANDAIL : Vêtement que doit porter un enfant lorsque sa mère a froid.
CONSULTANT : Se dit de celui qui consulte ta montre, te dit l’heure et te fait payer la prestation.
DANSE : Frustration verticale d’un désir horizontal.
ECONOMISTE : Expert qui saura demain pourquoi ce qu’il a prédit hier n’est pas arrivé aujourd’hui.
FACILE : Se dit d’une femme qui a la moralité sexuelle d’un homme.
GYNECOLOGUE : personne qui travaille là où les autres s’amusent.
HARDWARE : partie de l’ordinateur qui reçoit les coups quand le software se plante.
INTELLECTUEL : se dit d’un individu capable de penser pendant plus de deux heures à autre chose qu’au sexe.
MAL DE TETE : contraceptif le plus utilisé par les femmes.
MARIAGE : Union qui permet à deux personnes de supporter des ennuis qu’ils n’auraient pas eus, s’ils étaient restés seuls.
NYMPHOMANE : terme utilisé par certains hommes pour désigner une femme qui a envie de faire l’amour plus souvent qu’eux.
ORTHODONTISTE : Magicien qui vous met dans la bouche, une partie de ce qu’il vous retire des poches.
PARLEMENT : Nom étrange formé des verbes “parler” et “mentir".
PESSIMISTE : optimiste qui a l’expérience.
PROGRAMMEUR : personne qui résout, de manière incompréhensible, un problème que tu ignorais avoir.
PROGRES : Doctrine qui consiste à compliquer ce qui est simple.
PSYCHOLOGUE : c’est celui qui regarde les autres quand une jolie femme entre dans une pièce.
REVEIL-MATIN : Instrument inventé pour réveiller les gens qui n’ont pas de jeunes enfants.
SARDINE : Petit poisson sans tête qui vit dans l’huile.
SECRET : Information que l’on ne communique qu’à une seule personne à la fois.
SNOBISME : Action de s’acheter des choses qu’on n’aime pas avec de l’argent qu’on n’a pas dans le but d’impressionner des gens qu’on n’aime pas.
SYNONYME : Mot à écrire à la place de celui dont on n’est pas certain de l’orthographe.
TRAVAIL D’EQUIPE : C’est la possibilité de faire endosser les fautes aux autres.
VEDETTE : Personne qui travaille dur toute sa vie pour être connue, et qui porte ensuite de grosses lunettes noires pour ne pas être reconnue.