27 août 2006

Ils ne sont pas ceux que vous croyez (hinhin, c'te parodie de base !!)

Vous savez, il y a plein de gens autour de nous qui ne sont pas exactement comme on croit qu'ils sont. Depuis qu'on est tout petit, on nous répète que "l'habit ne fait pas le moine". En effet, on peut toujours se déguiser en moine sans l'être, et à l'inverse, un moine habillé en laïc n'en est pas moins spirituel. Donc ça doit être un peu vrai tout ça. Et ça ne concerne pas seulement les gens qu'on côtoie tous les jours. Même les pipole plus ou moins célèbres ont parfois, eux aussi, des côtés cachés, malgré le travail acharné de Paris Bitch, Voilou ou Clozeur pour nous les montrer sous toutes les coutures.

En quelques jours, j'ai eu plein d'illustrations de ce principe. Par exemple, vous saviez, vous, que Chantal Goya, avant de chanter Bécassine et Jeannot Lapin avait été une égérie de la nouvelle vague, qui avait même tourné avec Godard en plein sommet de sa gloire pour Masculin, féminin en 1966 ?

Et oui, avant de ressembler à ça,


et à ça


Chantal Goya, c'était ça...

et ça :


Elle doit sa transformation à son mari. Comme quoi, on ne sait jamais ce que l'amour nous amène à faire...

Dans le même genre (enfin pas tout à fait mais quand même), Elodie Frégé, la blondinette qui a gagné l'une des nombreuses saisons de la Starak, prépare aussi une grosse surprise.


Olivia Ruiz avait déjà commencé à déconstruire le cliché depuis quelques temps mais là, c'est grandiose. Elodie s'apprête à sortir un album écrit par... Benjamin Biolay, et oui messieurs-dames. Incroyable mais vrai. Il paraît qu'il y aura même un duo avec le grand brun sur le CD.

Dans la même veine Starak, Patxi (ça va plaire à Agathe. NDLR : le vrai, pas celui de Berlin) fait les premières parties de Martin Rappeneau et vient de sortir un album sur lequel ont pas mal bossé, dans le désordre, les anciens des Innocents JP Nataf et JC Urbain, et puis aussi Souchon fils et Louis Chédid. Tranquille quoi. Et puis sur l'album, il y a quelques petits trucs vraiment pas mal chantés d'une voix avec un joli grain rauque sur le dessus. "Mordu" est aussi entraînante que "Hegalekin" est poignante. 'fin bref, pas du tout ce à quoi je m'attendais.

J'attends qu'on m'annonce que Dorothée (du Club éponyme, bien sûr) est en réalité Amélie Nothomb. Je crois que maintenant, il n'y a plus que ça qui pourra me surprendre.

Charmante

Aujourd'hui, ma maman m'a appelée depuis le bord de mer pour m'encourager dans mes révisions. Et ma maman, elle est franchement trop forte pour ça (hinhin). Vous allez voir ça.

Je lui faisais part une fois de plus de mes doutes métaphysiques et je lui racontais comment Charles m'avait bien fait prendre conscience de tas de choses élémentaires mardi dernier (merci encore !). En un mot, je la prépare (je ME prépare ?) à un échec certain.

Et là, toute mère normale aurait sans doute dit (autant par aveuglement maternel que par volonté d'apaisement) : "ne t'inquiète pas ma chérie, au pire, tu l'auras l'année prochaine". Mais la mienne m'a dit très calmement : "tu sais ma chérie, si ça se trouve, tu le n'auras jamais. C'est même probable."

Au moins, on peut dire que je n'ai pas la pression de mes parents sur le dos...

25 août 2006

Petite leçon de séduction

Pour l'instant, j'ai un demi-pouce dans l'engrenage de l'écriture pour jeunes femmes. On ne sait jamais, je mettrais peut-être le pied entier dans la presse masculine un jour. Ce jour-là, je pourrais expliquer à encore plus d'hommes (encore plus que ceux qui lisent ceci bien sûr) ce qu'il faut faire et dire pour avoir l'autre moitié de l'humanité à leurs pieds. Enfin, peut-être pas autant que ça (au minimum les quelques membres de la moitié de l'humanité qui me ressemble un peu), mais pour faire mieux que ce qu'ils font pour l'instant, sans doute.

Mais en attendant, je ne citerais qu'une phrase que tout homme se devrait de mémoriser si jamais il lui arrive un jour de ne pas savoir quoi dire :

- pour décrocher la dernière flèche qui lui permettra de conquérir définitivement le coeur de celle qui le fait mariner depuis plus de 3 mois
- pour désamorcer une crise conjugale en puissance
- pour récupérer une regrettée

Cette phrase, dont la paternité revient tout naturellement au délicieux Adalbert, doit bien évidemment être adaptée à chaque situation, mais il a réussi le coup de génie de concentrer tous les ingrédients nécessaires à l'épanouissement de la princesse qui sommeille (ou rêve de sommeiller) en chacune de nous. Ce soir, cet exquis jeune homme a réussi à me dire "ce n'est pas pour rien que je suis en passe de me vendre corps et âme à une banque d'affaires américaine, Sophie, c'est pour t'acheter des places d'opéra".

Les ingrédients du réveilleur de Belle-au-bois-dormant résident dans un peu de fantasme de princesse (l'opéra) et beaucoup de fanstasme de preux chevalier (l'aveu "je suis prêt à tout sacrifier pour toi même ma paye si rudement gagnée"), le tout rassemblé dans un don inconditionnel. Prenez-en dans le graine messieurs, et vous n'aurez plus besoin d'FHM.

Edit : non, je n'arrondis pas mes fins de mois en jouant à la call girl. Et ceux qui ne connaissent pas Adalbert ne peuvent pas comprendre. Désolée :D.

22 août 2006

Je déclare forfait

Vous vous rappelez de mon amoureux de maternelle devenu star du footaball ? A l'époque, je pensais que ma carrière de femme de footballeur ne m'avait échappé qu'à un fil. Aujourd'hui, je dois admettre qu'il y a plutôt une énorme pelote de laine entre nous deux, je déclare forfait.

Je suis encore la carrière de Jérémie de façon épisodique, par curiosité et par amusement. Et hier, j'ai découvert qu'il avait un article sur Wikipedia. Et là, ils disent : "He is the fiance of British model and celebrity Leilani Dowding". NON, ce n'est pas possible, il n'a pas pu m'oublier si vite...

Du coup, je me penche sur cette Leilani. Rien que le fait qu'elle soit "British model" ne me dit rien qui vaille. Je découvre que c'est une ancienne Miss Royaume-Uni. Une vraie peste sans doute. Les photos que je découvre confirment mon premier jugement entièrement fondé sur des éléments objectifs :






Nous n'avons visiblement pas les mêmes armes de séduction massive. Mais je suis certaine qu'elle est extrêmement vulgaire... non ?

En descendant un peu plus dans les résultats de Google, je vois qu'elle lui a laissé un petit message sur sa page myspace : "gros bisous mon coeur. J'taime mon petit grenouille". Franchement, même Babelfish aurait mieux parlé français que ça. Pffffffffffffff, trop nulle la fille, je ne vois vraiment pas ce qu'il lui trouve... :D

N'empêche, c'est hallucinant de pouvoir avoir autant d'informations sur quelqu'un en quelques clicks. Big brother...

La condition féminine

En l'espace de 5 minutes, je viens d'entendre tout et son contraire sur le feeeeemmes en écoutant la radio pendant mon petit-déjeuner.

Jean-Marie Perier, photographe star de l'époque Salut les copains, parlait des années 60 et de leur come-back dans nos années 00. Il dit "les filles de 20 ans aujourd'hui, elles ont les acquis du MLF et elles ont redécouvert le porte-jarretelle. Celles-là, ce sont des tanks !". En fille de 20 ans, je glousse d'autosatisfaction de voir que nous n'avons rien à envier à nos mères yéyés.

Mais juste après, la pub, briseuse de rêves, arrive. Une pub surtout, pour une Fiat quelconque. Vous savez, c'est une de ces pubs de la série "blonde" sur le modèle de ce que fait Frédérique Bel à la télé (renseignement pris, c'est même elle qui fait les pubs, tout s'explique).

Bon, dans la dernière de la série, on vise clairement les femmes. Je ne sais pas coment je l'ai su (c'est le côté magique de la pub, vous vous reconnaissez immédiatement comme étant dans la cible, même si rien d'évident n'apparaît), mais dès les premiers mots, j'ai senti que cette pub pour bagnole était aussi ciblée "pour nénette" qu'une pub Tampax (à ce propos, rien à voir, mais Vinvin a fait une petite note très instructive sur ce genre de publicités que je vous encourage à aller voir).

Donc, cette pub pour nénette nous parle d'achats réfléchis et d'achats impulsifs blablabla. Et là, la blonde se tait pour laisser parler la voix intelligente. La voix intelligente est bien évidemment masculine, parce qu'il faut bien ça, un vrai expert, pour parler aux femmes (qui n'y connaissent rien évidemment) de leur future voiture. Donc le monsieur expert nous explique qu'il faut absolument que nous achetions la toute nouvelle Fiat parce que... elle est petite, maniable, bref : FACILE A GARER, "même pour toi grosse-gourdasse-du-volant-parce-que-de-toutes-façons-tu- n'es-qu'une-femme-donc-tu-ne-sais pas-te-garer-c'est-génétique". Et les pubeux, ils sont génétiquement cons ?

Je crois que le truc qui me met le plus en rogne, c'est qu'un marketeux quelconque ait pu croire que ce genre d'argument allait nous parler à nous, les "tanks" de Jean-Marie Perier. Parce que MOI MÔSSIEUR, je sais me garer. Même à Paris et même avec la Safrane familiale. Alors tu me parles pas comme ça ok ? Les acquis du MLF, tu parles...

Plein de gens pourront témoigner que je suis loin d'être la féministe la plus acharnée qui soit, bien au contraire. Mais là, c'est vraiment du foutage de gueule. A quand les pubs en langage bébé pour qu'on puisse bien comprendre ?

Remarquez, ça doit être nécessaire, parce que la pub dont Vinvin parle, je l'ai déjà vue un paquet de fois, et je ne l'ai toujours pas comprise. Pourtant, je devrais, je suis en plein dans la cible là...

Actualisation express : Mélenchon serait "déçu" si Ségo était candidate. C'est vrai, une femme candidate, y a de quoi se dire que la politique est mal barrée et que le pays est en pleine décomposition.

19 août 2006

Magistral (court hommage)

Hier, j'ai reçu un mail de ma TopCop C. (dont je tairai le nom par respect pour sa vie publique) qui rentrait de vacances. J'aime bien les mails de C. car ils sont toujours aussi drôles que pleins d'esprit et joliment tournés. Sa plume n'est qu'une de ses nombreuses qualités, mais quelle qualité. J'attendais donc son récit touristique avec grande impatience. Je l'imaginais bronzée et sentant bon le sable chaud. Des vacances en amoureux, du camping sauvage dans la nature sicilienne, et voilà à quoi auraient pu ressembler les photos de vacances C. et M. :




























































Mais dans son mail, C. me confiait son demi-désespoir :

La Sicile, c'était formidable. (...) On était parti avec M. pour y faire du camping mais on a oublié la tente alors on a fait les clodos.


Moi je dis, partir faire du camping et oublier sa tente, c'est tout simplement magistral, et ça mérite bien un petit billet, en hommage à toutes les qualités de C. autres que son sens inné de l'organisation.

06 août 2006

Granto bis

Devant les supplications incessantes de certaines et certains, je vais quand même raconter mon granto. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'un granto, vous êtes priés soit de lire mon blog plus souvent, soit d'aller .

Un beau samedi matin de juillet, je me suis levée aux aurores (selon mes standards) pour faire face à mon destin. Un programme comme ça pour une journée, ça motive vous savez. Pimpante, de bonne humeur et même en avance (je devais être dans un état second ce jour-là), je me suis présentée devant l'urne-de-la-vérité-et-du-destin pour piocher mes sujets. Le choix était rude : à ma gauche, "Le changement climatique", un sujet classique mais un peu polémique. J'ébauche un plan dans ma tête : I. il fait de plus en plus chaud. II. Les Américains et les Canadiens sont méchants. Je me dis rapidement que tenir 10 minutes avec le sourire, ça va être difficile.

A ma droite, "Les effets d'aubaine du 11 septembre 2001". J'apprécie qu'ils aient précisé 2001, parce que si jamais il m'était venu à l'idée de parler du 11 septembre 2002, je me serais sans doute plantée. Alors que là, non, c'est bien 2001 dont il faut que je parle. Bon, le point positif, c'est que tout le monde à quelque chose à dire sur le 11 septembre 2001. Moi aussi. D'ailleurs, mon sujet de Questions internationales l'année dernière, c'était "Le 11 septembre" (mais ils n'avaient pas spécifié quelle année là. Etrange... Méfiance, il y a peut-être un piège...) et visiblement, le jury avait aimé ce que j'avais raconté.

Le problème avec "Les effets d'aubaine du 11 septembre 2001", c'est qu'ils ont rajouté des choses. Le 2001, tout énigmatique qu'il soit, ne devrait pas me poser trop de problèmes. En revanche, les effets d'aubaine réduisent considérablement la portée du sujet. J'ai plus à dire que sur le changement climatique, mais il va falloir étirer un peu pour tenir les 10 minutes. Bon. J'étais déjà extrêmement reconnaissante à ma prof de Questions sociales de m'avoir appris il y a deux ans ce qu'est un effet d'aubaine. C'est vrai, ça la fout mal de ne pas comprendre son sujet. Pour expliquer bien ce que c'est, je préfère ne pas me faire confiance, d'autant plus que j'ai trouvé une description particulièrement détaillée sur le site de l'Union européenne (???) :

L'effet d'aubaine se définit comme des effets qui seraient apparus même si le programme de dépenses publiques n'avait pas existé (oui, généralement, l'effet d'aubaine s'applique à des politiques sociales et économiques, et pas du tout aux relations internationales. Passons !). L'effet d'aubaine provient généralement de l'inadéquation des mécanismes de prestation d'un programme (les arrangements organisationnels fournissant aux bénéficiaires prévus les biens et services financés par le programme). En particulier, ces mécanismes ne parviennent pas à cibler correctement les bénéficiaires prévus du programme. De ce fait, d'autres individus ou groupes qui ne font pas partie de la population cible se retrouvent bénéficiaires des avantages générés par le programme. Par exemple, un programme de recyclage destinés aux chômeurs de longue durée (ah, ça se recycle vraiment les chômeurs ?? Et pourquoi qu'ils ont pas de pastille verte sur le front alors ???) peut bénéficier à des personnes qui auraient entrepris un recyclage même en l'absence du programme (par ex. en poursuivant des études supérieures ou en participant à des programmes de formation privés) et peuvent ne pas être de véritables chômeurs de longue durée (ouuuuuuuh, les méchants menteurs qui font croire qu'ils sont chômeurs longue durée alors que c'est faux !!!).

Pour bon nombre de programmes, l'effet d'aubaine est peut-être dans une certaine mesure inévitable. Toutefois, c'est un élément important dans l'évaluation des programmes de dépenses du fait qu'il importe à la fois d'identifier la mesure dans laquelle le programme répond aux besoins de sa population cible et de réduire le gaspillage et l'inefficience dans les dépenses publiques. Il devrait être clair que le problème de l'effet d'aubaine est étroitement lié à celui de l'efficience discuté plus haut: l'effet d'aubaine est réellement un exemple-type d'inefficience d'un programme.



Voilà, je pense que vous avez compris qu'un effet d'aubaine n'a pas grand chose à voir avec le 11 septembre, même 2001. Bon, il y a bien l'Irak et la Tchétchénie, mais je ne suis pas sure de tenir mes 10 minutes. Oh bah c'est pas grave, je vais faire ma première partie en disant que la très grande majorité des conséquences directes du 11 septembre 2001 ne sont pas des effets d'aubaine. ET APRÈS, je montrerai les effets d'aubaine. Brillant, pour gagner du temps, hein !! Humhumhum.

Pendant toute ma préparation, je me demande quelle tête de psychopathe peut bien avoir le mec qui a inventé ce sujet. Tant qu'à faire des sujets qui ne veulent pas dire grand-chose, autant en faire des qui sont marrants. Genre "McDonalds et le 11 septembre" ou "A quoi aurait ressemblé le 11 septembre sans avion ?". Un truc qui demande un petit travail intellectuel quoi... Bref. Fin de la préparation, c'est parti.

"Je suis désolée Mademoiselle, votre jury a beaucoup de retard, il faut que vous attendiez devant la porte". En effet, mon jury a plus d'une demie-heure de retard, ce que je trouve un peu louche à 10h30 du matin... Prendre une demie-heure sur 2 heures de passage, c'est vraiment louche. J'attends patiemment. La porte s'ouvre, une jeune fille sort, les larmes au bord des yeux. "Bon courage, ils sont horriiiiiiiiiiiibles" me dit-elle, la voix chancelante. Sympa, merci pour l'info. Je me convainc que cette fille est juste une gourde psychopathe et que tout se passera bien pour moi.

Je rentre, je sors mon plus beau sourire du dimanche, même si on n'est que samedi et je dis bonjour bien poliment comme ma maman m'a appris. Ils ne lèvent pas la tête de leurs feuilles. Ils ont chacun 363 gobelets de café vides sous le nez. Je commence à comprendre la demie-heure de retard. Je suis en face du Président du jury, à qui je tend mon sujet. Il le regarde, il soupire sans lever les yeux. Je commence.

10 minutes de blabla. La polonaise regarde la porte (à 90° de là où je suis, évidemment) sans prendre de notes. La spécialiste de l'intercommunalité est normale. Mon Président de jury me regarde, soupire, lève les yeux au ciel, me regarde, soupire, lève les yeux au ciel, etc. pendant tout mon exposé. Ambiance.

Vient le temps des rires et des chants. Euh non, des questions, qui me donnent l'impression que mon jury ne sait pas ce qu'est un effet d'aubaine et qu'ils sont donc très déçus que je n'aie parlé que de façon très restrictive des conséquences du 11 septembre (2001 toujours).

"Bon, là, ce que vous avez l'air de dire, c'est que le 11 septembre, c'était une bonne affaire pour tout le monde" Euh... ben... non, mais c'est le principe de l'effet d'aubaine vous savez...

"Et l'Inde ? Quelles ont été les conséquences du 11 septembre sur l'Inde ?" Euh... ben...

"Mais avec le Pakistan, on est copains ou pas ? Sur une échelle de 1 à 10, on est combien copains ?" Euh... ben...

J'en viens à parler d'Israel et de ses problèmes avec les Etats voisins. "Vous croyez vraiment que c'est avec ses voisins frontaliers qu'Israel a des problèmes ? (Pfffffff dédaigneux de mon Président de jury) Israel n'a pas de problème avec ses voisins !!" (je suis passée le 8 juillet. Le 13 juillet, Israel bombardait l'aéroport de Beyrouth. J'aimerais tellement recroiser ce mec aujourd'hui...)

C'est marrant, je m'attendais à être à Questions pour un champion, j'étais finalement au Maillon faible. Je suis sortie de là avec la désagréable impression qu'on n'avait pas testé mes connaissances mais ma résistance psychologique. Et à ce petit jeu-là, je suis très mauvaise, je me laisse avoir sans opposer de résistance, tellement déçue de ne pas plaire à mon jury. "Mais pourquoi ils ne m'aiment paaaaaas ??!" Faut que je travaille ça absolument. Il faudrait peut-être que je trouve une maîtresse Domina ou un truc comme ça pour m'entraîner. Je me vois bien appeler un numéro à 1,34€ la minute. "Bonjour, je voudrais une maîtresse Domina très très méchante calée en Finances publiques et en Questions internationales pour préparer l'oral de l'ENA s'il-vous-plaît-Madame-merci".

En somme, j'ai été un peu déçue par ce qui aurait dû représenter le Höhepunkt de ma scolarité à Sciences Po. Les notes ont fini par tomber, je l'ai eu raduk (ou RLM, ras la moule, comme aime le dire si poétiquement Nadège) et je n'en tire aucune fiertè. D'ailleurs, il n'y a pas de quoi. Menfin maintenant, je suis diplômée, et ça n'a déjà plus aucune importance. C'est comme les notes de bac, on s'en fait une montagne himalayenne, et le lendemain des résultats, on s'en fiche déjà complètement comme de notre première dent de lait (que, de toutes façons, la petite souris a emportée chez elle). Blaserie blaserie...

04 août 2006

Faut qu'jécrive

Winnie a dit qu'il fallait que je me remette au boulot, qu'il fallait que j'écrive. Je m'exécute, brave petit soldat. En effet, je suis moins active depuis quelques semaines.

J'écris toujours en réalité, mais pas ici. J'écris pour Madmoizelle (et hop par ici !) et pour d'autres choses. Je n'écris plus beaucoup ici parce que je parle beaucoup ailleurs, dans mon salon principalement, pendant mes séances de pseudo-révisions avec Magali, ou aux terrasses des cafés du XVème avec Myriam. Et quand je ne parle pas, je révise (c'est le principe de départ de mon été en tous cas). Du coup, j'ai aussi moins de choses à raconter.

Dans ma palpitante vie de ces derniers jours, je crois que l'évènement le plus palpitant a été ma virée du samedi après-midi chez Décathlon, qui m'a permis de ramener une merveilleuse culotte de cheval toute nouvelle tout moche. Elle est d'un rouge brique extrêmement discret mais avait surtout l'avantage incomparable d'être en super soldes. Donc va pour le rouge brique. Sceptique dans ma cabine, j'ai réussi à me convaincre assez facilement que je n'y allais pas pour faire un défilé de mode. Et puis le fantasme du moniteur d'équitation, c'est d'un ringaaaaard (sauf si celui de l'année dernière fait encore la saison, bien évidemment. Mais une petite teinture vite faite bien faite peut s'envisager... de ma culotte de cheval bien sûr, on ne touche pas à mes cheveux).

D'habitude, je vais à Rochefort pour m'acheter ce genre d'articles, juste avant d'en avoir besoin à Oléron. Pour une fois, j'ai été prévoyante. Et ce qui ne m'étonne pas en Charente constituait un spectacle digne d'intérêt à Paris. Voir tous ces bobos parisiens sortant de Madélios (tant qu'à faire, autant aller au Décathlon des beaux quartiers) choisir leurs chaussures de montagne pour leur trek en Laponie après s'être achetés des mocassins Paul Smith à 300€ (non je ne vise personne :D), ou choisir leur tente pour leur séjour "proche de la nature" dans le Cantal ("mais tu crois que ça sera vraiment confirtable ? On devrait peut-être en prendre une 6 places non ?" "Mais Chérie, on est deux..."), c'était assez marrant. Il y avait aussi cette jeune cadrette dynamique (du cerveau, mais pas de la fesse) décolorée qui voulait se raffermir sur un engin à mettre dans son salon. Problème : "ah oui, c'est gros quand même, un rameur !". C'est certain, dans un studio-kitchenette, ça prend presque plus de place qu'un Saint Bernard. Et surtout, elle en voulait un "avec programme, pour qu'une fois que je suis dessus, je ne m'occupe plus de rien". Alors là ma bonne dame, ce qu'il vous faut, c'est un Sportelec, sinon, je ne vois pas.


Miam, ça fait tellement envie...

Ah oui, dans le genre palpitant, il y a aussi ma quasi-enfermitude dans une station de métro déserte dans un coin glauque de Paris samedi soir. A vouloir prendre le dernier métro sans vouloir partir trop tôt d'une soirée, voilà ce qui arrive. Après un jogging désespéré en sandale et petite robe d'été légère légère et après quelques minutes de flippe et d'allers-retours express entre les grilles fermées des deux sorties, j'ai fini par être libérée par un gentil couple qui s'était aussi attardé dans les couloirs du métro. En plus de me délester de quelques calories bien évidemment superflues, mon petit jogging du soir (espoir) trop lent m'a permis de me débarasser également d'une vingtaine d'euro auprès du gentil chauffeur de taxi qui a eu la bonté de bien vouloir me ramener chez moi à bord de son véhicule. Alors comme ça les Parisiens ne sont pas serviables ?

Oh, encore plus palpitant, j'allais oublier tellement c'est vieux maintenant :


Bah oui, on est diplômé ! "Alors ça y est, c'est la fin !" me dit-on, des trémolos d'enthousiasme dans la voix. "Euh non, ce n'est que le débtut" ai-je chaque fois envir de répondre, des trémolos d'angoisse dans la voix. Mais je ne suis pas du genre contrariante, je me contente d'un "oui, ça y est !" accompagné d'un large sourire qui satisfait tout le monde. Néanmoins, félicitations à tous ceux qui sont avec moi sur la précieuse liste (et même à ceux qui sont sur la deuxième parce qu'ils ont eu l'outrecuidance de s'exiler à Londres ou St Gall...). A ceux qui me disent "oh, mais tu n'as même pas raconté ton grand O sur ton blog", je dis "trop tard maintenant", ça n'aurait plus vraiment de sens. Dommage ! Quoi que... peut-être...

En dehors de tout ça, j'essaie de travailler en gardant force, courage et détermination (hinhinhinhin), ce dans quoi j'échoue assez brillamment depuis que la bibliothèque de Sciences Po est fermée. Et surtout depuis que je sais que le nombre de place à "mon" concours a été revue à la baisse. Il n'y a donc cette année qu'une place. Oui, une comme une seule, une unique. Une comme 1X1. Ca me gâche presque l'envie de me battre pour l'avoir tant ça semble infaisable. Bon, je n'irais pas jusqu'à dire que quand il y en avait deux, c'était gagné d'avance. Mais une, ça en devient complètement ridicule, ubuesque, dérisoire. Je me fais petit à petit à ce nouveau paramètre... Tout le monde attend désormais dans la crispation la plus complète le décret précisant le nombre de places offertes à l'ENA cette année, en espérant un miracle et en craignant une coupe dans les effectifs, une fois de plus. Les rumeurs de sapage de moral vont bon train. A en écouter les plus pessismistes, de toutes façons, l'ENA sera supprimée d'ici septembre. Pffffffff... Là, on se rend compte de l'importance de la maîtrise de l'information en temps de guerre.

Menfou, à partir de lundi de toutes façons, c'est FARNIENTE sur la place. YIPPI !

28 juillet 2006

Boudiou d'boudiou

Rolalalalah, ce que ça fait long comme temps que je n'ai pas écrit... Bah voilà, c'est la conséquence directe de mon ardeur renouvelée au travail. J'ai réussi à m'y remettre après ma douce semaine de glande berlinoise, et du coup, je ne m'arrête même plus pour écrire mon petit post quotidien. A vrai dire, j'ai découvert le plaisir du travail en bibliothèque (climatisée) entourée de gens tout à fait recommandables (pour différentes raisons, je m'expliquerai - peut-être - plus tard.

Donc Berlin, c'était bien. J'ai fait exactement ce que je voulais, c'est-à-dire me reposer, flâner, bronzer et surtout voir mes amis restés là-bas, à commencer par Cornélia et Michael. Leur accueil aussi royal que la première fois m'a presque donné
envie de rester aussi longtemps que la dernière fois (reine de l'incruste, bonjour !) mais j'ai su, cette fois-ci être plus raisonnable. Les voilà avec d'autres amis lors d'un picnic urbano-champêtre au coucher du soleil (oui, on ne voit rien, je sais, c'est nul. Mais je croyais sincèrement qu'avec le flash, ça allait faire moche... C'est en se trompant qu'on apprend)



J'ai aussi revu Anne et Sebastian, ambiance Parlement vs. campus berlinois (je suis plus forte pour les photos de jour) :




Et j'ai aussi revu mon chef et mes collègues, mais comme je ne suis quand même pas fétichiste, je ne les ai pas pris en photo.

Et puis comme la vie, ce n'est pas que du plaisir, Michael, Cornélia et moi avons enfourché notre vélo (chacun le sien, c'est plus pratique, sauf pour moi) pour aller visiter l'ancienne prison secrète de la Stasi, les services secrets de l'Allemagne de l'Est. Tout est encore "en état" et ce sont des anciens détenus qui font les visites à travers ce bâtiment qui, visiblement, n'a pas inspiré le Club Med pour les GO et les GM. Des photos ne rendent que très partiellement compte de l'impression qui s'en dégage dans son ensemble. Juste une d'une salle d'interrogatoire comme il y en avait des centaines, dans lesquelles les agents de la Stasi mettaient en oeuvre tous les enseignements détournés de la psychiatrie qu'ils avaient acquis durant leur solide formation pour apprendre à utiliser au mieux la torture psychologique.



Hohenschönhausen est vraiment une visite à faire quand on va à Berlin. A bon entendeur...

Et depuis mon retour, je travaille comme un brave petit soldat, en essayant de ne pas me laisser détruire le moral par le fait que le concours du Ministère des Affaires étrangères ne propose cette année qu'une place (normalement, c'était 2... presque un jeu d'enfant... mais 1, ça devient juste) et que l'autre concours du MAE était reporté sine die. J'essaie de me dire que ça a un sens de travailler tout l'été dans une bibliothèque pour "ça" en me convaincant que "tout ce qui est fait ne sera plus à faire" pour le jour, en 2093, où les Ministères ouvriront à nouveau toutes grandes leurs portes. Et puis, "il y a une vie en dehors des concours". D'ailleurs, ma décision est prise, si l'Etat ne veut pas de moi, j'envoie mon CV à toutes les entreprises françaises ayant un quelconque lien avec le secteur public en Allemagne : certains disent "la France, on l'aime ou on la quitte". Je me dis que si elle ne m'aime pas (enfin, les jurys de ses concours toutt du moins), moi aussi j'ai le droit de partir. Perspective réjouissante.

19 juillet 2006

De la faiblesse de mon inconscient face aux sirènes du marketing

Humhum, oui oui, le récit de Berlin arrive. Mais je dois encore trier les photos et réfléchir à ce que je vais dire. Donc pas tout de suite. En attendant, un aveu de faiblesse psychologique de taille. Aujourd'hui, il fait chaud. Je crois qu'il fait vraiment chaud partout et je ne vais pas jouer à "c'est chez moi qu'il fait le plus chaud", d'autant plus que j'ai la chance de ne pas habiter sous les toits de Paris. N'empêche qu'il fait chaud. D'ailleurs, je crois que même sous ma douche, là, dans 10 mn, il fera tellement chaud que ça ne va quasiment pas être la peine de la prendre. Mais je vais le faire quand même, pas acquis de conscience, hein.

Ce matin, à la presque fraîche, je suis allée faire des petites courses pour remplir un peu mon frigo. Et sans m'en rendre compte, j'ai été la parfaite consommatrice, j'ai exactement répondu au situmulus des marketeux comme ils s'y attendent, j'ai été un vrai exemple pour la société (de consommation). Je ne m'en suis rendue compte que cet après-midi, en ouvrant mon frigo pour prendre un petit fromage blanc.

Dans mon charriot, je n'ai vraiment pas acheté grand chose, n'ayant pas vraiment l'estomac exigeant avec cette chaleur. Sur les 5 trucs que j'ai achetés, on trouve :

- du pain polaire



- des Carrés frais



- des Fjord



... Comme si le fait d'acheter des trucs présumément venus du froid allait faire venir la Suède dans mon salon. Je préfère ne même pas me demander pourquoi, pour une fois, j'ai préféré les Carrés frais (qui d'ordinaire me rappelle les sinistres déjeuners dans la cantine de mon lycée) au St Moret ou à la ricotta. Bon, s'il y avait eu du Philadephia, j'aurais pris du Philadephia, bien évidemment. Mais ma préférence extraordinaire pour le Carré frais ce matin me fait douter de l'existence du moindre petit sens critique dans ma cervelle...

18 juillet 2006

Wieder zu Hause

Et voilà, je suis revenue. "Wieder zu Hause", l'expression qui porte souvent en elle une pointe de soulagement, n'est ici utilisée que pour son côté descriptivement factuel, avec plutôt une pointe de regret. Je ne vais pas raconter tout de suite mes vacances berlinoises, mais pour résumer, c'était juste fantastiquement génialement délicieux. Plus de détails la prochaine fois, avec des photos et tout et tout.

En plus d'avoir quitté Berlin et mes Berlinois préférés, le retour à Paris signifie aussi le retour à la réalité et au travail. D'ailleurs, il faut aujourd'hui que je prépare mon programme de travail pour l'été. Je sens que rien que faire la liste des thèmes que je dois travailler va m'épuiser. Après, reste à voir quand je fais quoi, combien de temps, pour tout savoir bien mais pas trop, sans rien oublier au passage. Se ménager des pauses pour ne pas devenir folle, sans toutefois verser dans la glande absolue. Chaque journée compte, mais SURTOUT, ne pas devenir obsédée par le fait que chaque journée compte. Mais le garder quand même à l'esprit, pour ne pas défaillir dans les moments de paresse. Mon équilibre psychologique, physique et social va être sur un fil cet été. Il va tous les jours falloir réinventer la position idéale du curseur entre "je veux" et "je dois".

Déjà aujourd'hui, la question se pose. Avec des "je dois" qui sont en fait des "je veux". Par exemple, je dois mettre à jour mon blog et écrire 2-3 (4-5-6 plutôt) articles pour Madmoizelle. Je dois répondre à mes mails. Ca, ce sont des faux "je dois", ce sont des "je veux" déguisés en "je dois" pour me donner bonne conscience quand je les ferai à la place des vrais "je dois". Les vrais "je dois" consistent à faire mon programme de travail, ranger ma valise, ranger mon appart. Peut être même un peu travailler. Pour finir, j'irai lire sur une terrasse ensoleillée la pile de Courrier international (Courriers internationaux ??) qui s'entassent depuis quelques semaines sur mon bureau, tous à moitié lus. Ca, c'est un "je veux" qui est aussi un vrai "je dois".

A coup de terrasses ensoleillées et de dîners entre amis, je crois que je vais réussir à faire passer cet été de révisions parisiennes comme une lettre à la Poste. En espérant qu'il me reste un peu de temps pour les révisions.

10 juillet 2006

Vacaaaaaaaances j'oublie tout

Voilà, le granto est (plutôt mal) passé, je suis officiellement en vacances et je ne m'apesantirai pas sur cette expérience plutôt désagréable. Depuis, il s'est passé plein de choses :

- mon premier week end de vacances, avec les Grandes eaux nocturnes de Versailles le samedi soir (certains pourraient penser que c'est le samedi soir le plus naze qu'ils connaissent. Ce n'est sans doute pas le plus funky, mais c'était vraiment bien quand même)



- un soir de finale à Paris. Je suis arrivée à Montparnasse à 19h57, et je n'ai jamais vu cette gare aussi déserte. Les rues aussi. Très vite, les klaxons ont commencé à retentir et le chauffeur de taxi sur la file juste à côté nous a hurlé qu'on avait déjà marqué un but. J'avais remarque plein d'autres petits détailsn intéressants, et je ne me rappelle plus de rien. Je devrais toujours avoir un petit carnet spécial blog avec moi.

- j'ai revu l'intégrale de Clara Sheller, un pur plaisir. Là encore, certains pourraient trouver ça complètement banal, cruche et cucul, mais moi, à chaque fois que je regarde, ça me fait du bien. J'ai envie de tomber amoureuse et de me promener dans Paris au lever du jour.



Et là, je m'apprête à accueillir en grande pompe SAS Agathe Ière avec tapis rouge et tout et tout. Enfin, on va déjà voir si j'arrive à lui faire un déjeuner correct qui ne la rende pas malade 1/2 heure avant son entretien d'embauche...

Surtout, je m'apprête à décoller pour Berlin. J'ai hâte ! Silence radio prévisible pour la semaine qui vient, mais je reviendrai sans doute avec autant de photos que de choses à raconter.

07 juillet 2006

La Vie, la vie (kit de secours)

C'était le titre d'une très bonne série québecoise (enfin, une comme je les aime en tous cas). Un intermédiaire entre Clara Sheller et Sex and the City. Comme j'ai décidé que désormais, j'essaierai de mettre une photo pour chaque post, voici l'image de celui-ci, existentiel, la couverture du DVD de la série (le premier qui dit que c'est débile, voire que je suis débile, il aura à faire à moi) :



En réalité, ce post n'est absolument pas destiné à parler de La Vie la vie. Au passage, avant de clore ce non-thème, remarquez bien que le titre, qui semble être complètement niais à répéter deux fois la même chose est en réalité subtil : un V et un v, la Vie et la vie. Les deux composantes. Le quotidien et l'existence. Le quotidien qui, dans le pire des cas, finit au bout de 80 ans par former l'existence. Ou l'existence qui permet d'oublier le quotidien. Enfin bref, tout ceci est extrêmement philosophique.

Ce qui est finalement le réel thème de ce post. Puisque mon objectif est de rassembler l'ensemble (restreint) des citations existentielles du répertoire que mon doux Adalbert et moi-même partageons (et avons en réalité créé presque involontairement ce soir).

L'ensemble de ces phrases sont adpatées à toute sorte de situations et permettent :

- soit d'avoir l'air spirituel alors que vos pensées frisent les pâquerettes, ce qui permet de se sortir de situations particulièrement périlleuses telles que : grand O, premier rendez-vous catastrophique, rupture lâche, trahison amicale, meurtre de votre grand-mère, et autres joyeusetés diverses.

- soit d'avoir l'air d'une pâquerette (ce qui permet d'être compris par tout le monde) lorsque vous estimez que votre auditoire ne serait pas en mesure de tirer le suc, la substantifique moelle de votre pensée existentialiste. En ce cas, plutôt que de vous escrimez à expliquer des choses obscures, préférez une phrase courte et pleine de (bon) sens.

Adalbert et moi-même, remplis du sens du devoir à accomplir, avons donc établi un classement de nos 3 citations existentielles du jour dans un dialogue trans-manche dont Blaireau et Chichi devraient s'inspirer en termes d'harmonie, de chaleureuse sobriété et d'efficacité (en gros, j'ai tout décidé, il a dit oui poliment. Encore une fois, ce n'est pas de ma faute, c'est mon personal DNA).

Notre classement est donc (on se croirait à l'élection de Miss France) à rebours (comme à l'élection de Miss France) :

3. "Life may be scary... but it's only temporary" (Avenue Q, jeune philosophe urbain qui monte)

2. "C'est la vie" dit l'un. "Moi, dans la vie, j'aime bien faire le tri" répond l'autre (Autocitation, on a le droit, non ??)

1. "C'est la vie, pas le paradis" (Queneau l'appelle Zazie, mais Ako a fait cette citation sienne : un brin de réalisme, un brin de poésie, un brin d'humour).

Demain, peut-être aurez-vous le classement des dauphines...

06 juillet 2006

Aux urnes

Dites, un petit vote informel, comme ça, entre nous : suis-je alcoolique ? Ou plutôt : y-a-t-il du mal (à part pour ma ligne de pas-encore-tout-à-fait-sirène-y-a-du-progrès-à-faire) à se faire une petite vodka sunrise quand on est tout seul et en théorie en pleines révisions ?



En même temps, quand on voit combien c'est joli (j'ai toujours été esthète, c'est mon personal-DNA qui le dit) et quand on goûte combien c'est bon... Et puis (LA BONNE EXCUSE arrive) : ça me rappelle tellement Berlin... Vivement que j'y re-sois ! En plus, là-bas, je suis sure de ne pas boire seule. Ca sera moins limite.

Mais attention, entendons-nous bien, je ne bois pas vraiment là, je DEGUSTE...

04 juillet 2006

Paris by night

J'adore Paris la nuit. Surtout les chaudes nuits d'été, quand on peut encore se promener en petite robe et encore crever de chaud le nez au vent.

Je reviens de mon dernier dîner de conf de toute ma scolarité à Sciences Po, l'un des meilleurs, avec un prof nous racontant par le menu détail ses péripéties les plus folles en tant que stagiaire ENA d'une préfette dont nous tairons le nom par solidarité humaine ou en tant que participant ébahi d'une réunion ministérielle avec Sakozator (visiblement, je ne suis pas la seule à penser que ce mec est un dangereux hyterico-psychopathe).

Puis raccompagnage jusqu'à mon arrêt de bus par le plus gentleman des germanopratins (merci !) avant de monter dans la bête (le bus, hein) et de voir défiler sous mes yeux, comme si tout ça n'était là rien que pour moi la Seine, tellement noire qu'on dirait une mer de goudron, le Quai d'Orsay, toutes fenêtres allumées, les Invalides qui ont l'air de prendre feu tant le dôme est baigné d'une lumière doré, juste en face, le Grand palais et sa verrière qu'on distingue à peine et que je ne me lasse pas de regarder quand il fait jour. Paris by night rien que pour moi.

Je viens de me rappeler...

... pourquoi, jusqu'à vendredi dernier, je détestais les brushings chez le coiffeur. Ce matin, j'ai dû affronter la réalité : le brushing professionnel est en réalité un truc utilisé par un coiffeur sans scrupules pour vous faire croire qu'il vous a fait la coiffure de Mareva Galanter alors qu'en vrai, vous ne réussirez jamais à vous faire autre chose que celle de Sue Ellen dans Dallas dès le premier lavage de cheveux.

01 juillet 2006

Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit.

Saint-Exupéry n'a pas écrit que Le Petit Prince, il a également produit un ouvrage dont le titre nettement moins poétique, Pilote de guerre, ne l'empêche pas de dire tout autant de choses jolies et vraies.

"Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m'enrichit", donc. C'est tout de suite la phrase à laquelle j'ai pensé en lisant le dernier mail du fructueux échange que j'entretiens depuis ce matin avec Agathe, celle qui rit quand on la... gratte (c'est une de ses blagues préférées, hein, sinon, je ne la mettrais pas). Agathe et moi avons longtemps voulu faire des choses à peu près pareilles. Mais pendant qu'elle était en stage en consulat munichois, j'apprenais à vendre des médicaments à des gens en parfaite santé pour l'industrie pharmaceutique allemande. Maintenant, je ne veux surtout pas faire de marketing et m'apprête à réviser tout l'été pour être un jour dans un consulat. Et elle, elle refuse de participer aux réceptions Ferrero-Rocher et veut faire des choses dont je ne comprends même pas l'intitulé. Je suis super fière d'elle.

Par exemple, son rêve du mois, qui va sans doute se réaliser parce qu'elle est trop forte, c'est de travailler pour "une entreprise d'investissement qui a choisi de consacrer exclusivement ses forces à l'intermédiation sur le marché secondaire des valeurs mobilières". Je vous copie-collerais bien la suite de la présentation du site internet, mais il semble être paresseux aujourd'hui. Mais rien que la première phrase, ça tape je trouve. Je ne comprends pas très bien ce que ça veut dire, à part peut-être... jouer au Monopoly avec des vrais billets (????). Mais je suis super fière d'elle.

En fait, je suis super fière de plein de gens autour de moi. Les trois quarts de mes amis ont fait les mêmes études que moi, ce qui pourrait être une source inépuisable de rabougrissement intellectuel et social. Pourtant, nous avons beau avoir fait les mêmes études, nous faisons tous des choses complètement différentes, auxquelles on ne pige pas forcément grand-chose, mais on fait des efforts. Avec Myriam, j'apprends les chiffres clefs de la politique énergétique française. Avec Leonardo, je prends conscience des grands enjeux écologiques de ce monde. Avec Céline, j'apprends comment un livre naît, grandit, et meurt (peut-être). Avec Adalbert, j'apprends comment calculer un risque (enfin, non, c'est vraiment trop compliqué, mais disons que maintenant, je sais que les banques emploient des risk managers, c'est toujours ça de pris). Avec Anne et Julien, je m'intéresse aux mystères de l'industrie pétrolière. Et je pourrais encore continuer la liste.

Je suis contente que mes amis ne fassent pas la même chose que moi, même si du coup, je ne comprends pas toujours exactement en quoi consiste leur quotidien. Mais moi, je n'ai même plus besoin de wikipedia pour me cultiver. Il suffit que j'ouvre mes oreilles quand ils parlent et que je leur pose des questions. Ce qui pourrait nous diviser nous rapproche finalement. Certes, ce n'est pas aussi facile de comprendre ce qu'ils font 8 heures par jour que s'ils faisaient exactement pareil que moi, ça demande des efforts pour se plonger dans leur univers. Mais chacun d'entre eux est une petite ouverture sur d'autres mondes que le mien. Pour bien faire, il faudrait que j'aie aussi des amis et dans le BTP, et dans le chaud bizness, et dans la boulangerie, et dans le journalisme sportif, et, et, et... Mais on ne peut pas savoir tout sur tout.

J'ai aussi des amis qui font la même chose que moi, c'est-a-dire pas grand chose pour le moment. Parfois c'est bien, surtout quand ils ne le font pas de la même manière que moi, ça donne des idées. Parfois, on se transforme mutuellement en 3615 ENA, ce qui est nettement moins bien. Car je n'ai aucune envie que mes conversations avec mes amis se résument à des discussions sur la Dame veuve Trompier-Gravier. Pour ça, j'ai mon prof de droit public.

Définitivement, Saint-Ex avait une fois de plus raison.

Mareva Galanter dans ta salle de bains

Aujourd'hui, grande nouvelle à l'échelle de l'humanité, petit pas pour moi : je suis allée chez le coiffeur. Ouep, juste en bas de chez moi, histoire de me débarasser de mes dernières écailles de ma peau de berlinoise. J'ai donc opéré ma mûe finale avec l'abandon des restes de ma très involontaire Vokuhila. Pour les bienheureux qui ne savent pas ce qu'est une Vokuhila, c'est le petit nom d'une coupe particulièrement en vogue à deux moments clefs de l'histoire : partout dans le monde (et plus particulièrement chez les footballeurs allemands et leurs supporters) dans les années 80. Et à Berlin en 2006. Manque de pot, pour le deuxième, j'y étais. Vokuhila, ça veut dire Vorne kurz, hinter lang il me semble. Et ça, c'est tout un programme :






Bon, c'est évident, c'est moche, même si le dernier monsieur a l'air super fier. La bière sans doute. Moi, je n'étais pas fière, mais alors PAS FIERE du tout. Du coup, après 5 mois de repousse lente et patiente, j'ai fini par reprendre le dessus sur mes cheveux. Maintenant qu'on peut en faire, quelque chose, j'ai décidé de les recouper.

Pour ça, je suis allée en bas de chez moi. Enfin, juste à côté quoi. Naaaaaaaan, je ne me suis absolument pas fait avoir par un concept marketing à la con mais... IL SE TROUVE que PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS... mon coiffeur (mainenant, je l'appelle "mon coiffeur" si vous voulez bien, vous comprendrez plus loin pourquoi) est... le coiffeur... de la Starak !!!!! Si j'te jure qu'c'est vraiiiiiiiii !!!!!!! Dominique, il s'appelle. C'est un garçon qui a des yeux bleus à tomber et qui a touché les cheveux de Jennifer quand elle ressemblait encore à Melle Toulemonde faisant ses courses au Carrouf du coin le samedi après-midi. Il a même sans doute coiffé Matthieu le beau gosse de l'édition je sais même plus combien, ce qui expliquerait peut être que j'aie eu l'impression de le voir en bas de chez moi il y a 3 semaines (lui aussi, il a peut être fait de Dominique "son coiffeur").

En entrant dans le salon, j'étais certaine que j'allais tomber sur une petite assistante qui ferait peut-être des merveilles, mais qui pourrait peut-être tout autant me massacrer. J'étais donc un tout petit peu crispée, comme toujours quand je vais chez le coiffeur. Et là, le rêve du rêve, c'est MONSIEUR Dominique qui a pris soin de ma gueule-quoi-qu'est-ce-qu'elle-a-ma-gueule. Alors du coup, je lui ai fait confiance. Parce qu'un mec qui a réussi à convaincre Hoda de couper sa masse de cheveux ne peut être qu'un homme bien. Bien m'en a pris. Je lui ai expliqué en gros ce que je voulais ("on les coupe comment ?" il m'a demandé. "MIEUX" j'ai dit) et il me l'a fait. Gentiment, poliment, sans me poser de questions relous ("mais, on peut savoir POURQUOI vous avez supporté une Vokuhila pendant 5 mois ??"), rapidement mais soigneusement. Parfait quoi. Il m'a fait une jolie coupe qui ne touche à rien mais qui change tout.

Du coup, je lui ai encore plus fait confiance, et j'ai accepté pour la première fois de ma vie de me faire... brushé par un coiffeur, comme les stars américaines. Le PIED. Il m'a fait un truc super bien, un petit air sixties moderne, genre Mareva Galanter sans frange et qui ne chante pas. Je vais pas non plus me prendre en photo pour vous montrer hein, je ne me suis pas marevaïser à ce point non plus, mais c'est vraiment très chouette. Du coup, j'y retournerai, il est devenu en une heure "mon coiffeur".

Pendant que je me transformais en ex-Miss France en mal de gloire et de voix juste, certains oeuvraient pour le progrès de l'humanité, le vrai. Ou juste pour leur bonheur à eux, je ne sais pas. Pendant que j'écoutais d'une oreille distraite des histoires d'effilage et de lissage, un petit ange nommé Lyna venait nous rejoindre sur Terre. Bienvenue à toi, que tes parents rendront sans aucun doute aussi heureuse que tu les rends heureux aujourd'hui par ta simple présence parmi nous. A toi et à eux !

29 juin 2006

Anatomie d'une soirée réussie

Dans cette soirée, il y a eu :

- une course contre la montre à cause d'un convoi diplomatico-royal du Prince William ou de son copain d'Arabie Saoudite qui bloquait tous les couloirs de bus. Pour le côté "il n'y a pas de perfection sans imperfection", ce petit jogging a garanti le succès de la soirée.

- Olivia (même pas besoin de dire pourquoi c'était chouette)

- Marie-Antoinette.



Je ne comprends pas l'accueil glacial reçu par ce film. Certes, il est loin de la vérité historique, avec toutes les pincettes à prendre quand on utilise ce terme. Mais c'est justement ce qui fait son charme : la musique décalée, qui nous fait prendre conscience du ridiule du cérémonial versaillais qui inspire aujourd'hui encore notre art de conduire un pays (si si), les converses mises au milieu des 265340 paires de chaussures pour bien nous faire comprendre que Marie-Antoinette / moi, même combat, tout ça nous fait sortir de notre torpeur vieille-France. Et seul une Amerloque pouvait faire un truc pareil. Coppola Daughter n'a pas été élevé dans un carcan intellectuel qui veut que Marie-Antoinette soit forcément une méchante qui a mené la France à la ruine et à la guerre civile. Elle en a une autre image, qui n'est pas moins valable historiquement que la nôtre, celle des petits Français qui apprennent en même temps que Charlemagne (français bien sûr - les Allemands diront qu'il est allemand, hein Cornelia !!) a inventé l'école (genre les Grecs ne savaient pas ce que c'était, qu'apprendre des choses). Alors oui, peut être que ce film est iconoclaste, peut être qu'il est à côté de la plaque, mais il n'a jamais prétendu la contraire. Et quand je vais au cinéma, ce n'est pas pour voir un thésard d'histoire me raconter sa vie. EN PLUS, j'ai adoré le côté ultra-girly-tout-est-rose. Il y a même une scène où on dirait presque Paris Hilton avec sa robe rose fuschia pleine de plumes rose bonbon. Quelques petites photos de ce qui est un plus une vraie réussite esthétique :































- une mise au point dans le métro avec Olivia, qui sait désormais qu'Alban n'est pas un ami d'enfance, que Charles et Alban sont deux personnes distinctes, et que ce n'est donc pas d'Alban mais de Charles qu'elle a moultes fois entendu parler. Si j'avais su... Merci de faire passer le message :-)

- une glace Häagen-Dasz en regardant la Tour Eiffel scintiller en rentrant à pied à la maison. Quand je pense que des millions de gens sur Terre en rêvent, et que nous, on peut le faire comme ça, juste quand on veut si on veut. "Ouais mais ils ont écrit Frieden sans F majuscule" dit Olivia. C'est une sacrée objection à notre bonheur. Mais si ça se trouve, ils voulaient le dire en néerlandais ou en suédois (pitié, faites en sorte que paix se dise frieden-avec-un-f-minuscule dans l'une de ces langues). A part ça, le nouveau parfum noix de coco et macaron (comme Macaroon Five, hinhinhinhin) est super bonne, tout comme Bananoffee. Miam.

- parler de se remettre enfin au sport "parce que, tu comprends, faut quand même que j'me bouge" en s'enfilant une double Häagen-Dasz.

- des touristes américains qui se parlent français entre eux, très très drôle. "meuRRRRRRRRci" "peudonne" et tutti quanti.

L'été à Paris... comme si on était en vacances.

28 juin 2006

J'avais fait du très bon punch...

... sans vouloir me vanter. Même Fab l'a remarqué dès les premiers mots de notre conversation.


Et là, Leonardo me propose d'aller avec lui en Israel au mois de septembre. Mais je veux vivre moi !!! Fin de soirée irréaliste. IRREALISTE j'ai dit, pas ISRAELITE. Même si j'ai toujours rêvé d'aller à Tel Aviv, pas tout de suite. Pas maintenant.

Pendant que Myriam se rend compte qu'elle ne veut pas mourir comme Claude François involontairement, je prends conscience que je n'ai pas du tout envie de terminer en steak tartare dans un bus. Encore trop de choses à faire.