Affichage des articles dont le libellé est Noël. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Noël. Afficher tous les articles

17 décembre 2006

... et facta est lux

En faisant les premières Zimtsterne de ma vie hier, j'ai pensé à un super truc qu'il fallait absolument inventer. Bon, ça existe peut-être déjà, mais je n'ai rien vu de tel alors que je flâne régulièrement au rayon idoine. Un truc tout con, mais qui rendrait la vie (domestique) beaucoup plus simple.

Alors si tu es ingénieur, ingénieux et inventeur, fais moi signe pour que toi et moi devenions riches ensemble. J'ai l'idée, mais pas la technique... Et je veux bien commercialiser dans les pays germanophones, qui devraient être les plus intéréssés.

30 novembre 2006

Let's celebrate ("We are the rennes")

Je vous avais déjà parlé de mon impatience à commencer à préparer Noël. Je me suis un peu calmée. Enfin, j'ai réussi à me calmer en commençant à préparer Noël. Comme le disait Oscar Wilde, le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder. J'ai déjà ma guirlande pour le sapin. Encore quelques trucs à accrocher, et je serai bonne.

Mais je ne suis pas la seule à trépigner.



Noël, les traditions, la fête des enfants, la messe de minuit... Tout ça quoi...

01 novembre 2006

Noël ici et ailleurs

Ce sont les vacances de la Toussaint (enfin pas pour moi, mais pour un tas de gens, si... Allez, pleurez un bon coup sur mon sort, merci de compatir) et je pense déjà à Noël.

Je pense à Noël parce qu'à Berlin et à Vienne, tout le monde y pense déjà. On commence à installer les marchés de Noël, à acheter les décorations, à cuisiner des Plätzchen en famille. Bientôt, les rues sentiront le vin chaud et les marrons chauds, on se tapera les mains l'une contre l'autre pour se réchauffer, on écoutera des chorales chanter des Adventsgesänge. Il y une ambiance inimitable, un mélange de chaleur humaine et de froid météologique, de lumières douces et de nuit tôtive (mouais, tard/tardive dont tôt/tôtive.. logique non ?).

Je ne sais pas comment décrire ce doux sentiment de tradition immuable sans prendre le ton de Jean-Pierre Pernaud parlant du petit marché rustique de Saint-Didier-des-Monts... Je ne connais pas le marché de Noël de Strasbourg, mais d'après tout ce que j'ai pu entendre à son sujet, rien à voir avec un vrai marché de Noël dans les règles de l'art, la faute à la commercialisation. Il paraît même qu'ils y vendent des jouets fabriqués en Chine... la faute à la mondialisation. Elle est partout celle-là. Mais en tous cas, un vrai marché de Noël, c'est magique. L'Avent dans son ensemble est magique dans ces pays.

Au risque de m'enfoncer dans ma Pernaudisation, la principale différence que je vois entre Noël ici et là-bas réside dans le fait que nos cousins les Germains (hinhin) donnent un vrai sens à Noël. Car ici aussi, on commence à sentir que Noël arrive : les pubs pour figurines Batman et jeux de société débiles se multiplient. Il va y avoir sous peu des dizaines de faux Pères Noël bedonnant et rougeauds hantant les rues. Les promotions sur le foie gras vont également fleurir. Je trouve qu'on a complètement perdu la magie de Noël et de son sens originel, perdu dans une frénésie d'achats compulsifs frisant l'hystérie collective... Je déteste Noël en France, je l'adore en Allemagne.

Même si pour moi l'aspect religieux est important, ce n'est même pas ça le principal. L'Avent est dans toutes les familles outre-rhin (enfin celles que je connais...), même les plus férocement athées, un véritable moment de partage en famille, l'occasion de se retrouver. L'année dernière à Berlin, la pause déjeuner de tous les lundis à partir de mi-novembre étaient dédiées aux concours de gâteau : chacun apportait les Plätzchen préparés selon une recette familiale centenaire et immuable (chaque grand-mère ayant bien évidemment LA seule et unique recette véritable, la meilleure) et il fallait tous les goûter pour décerner la palmes des meilleures Zimtsterne, Anisplätzchen, ou Vanillekipferl. Les 4 bougies de l'Adventskranz, la préparation des petits gâteaux traditionnels pendant un mois, les calendriers de l'Avent, tout ça participe à une ambiance qui me manque déjà.

En même temps, rien ne m'empêche de transplanter ces traditions au coeur de Paris, mais ce qui en fait la vraie magie est le partage, la communauté. Et puis faire à moi toute seule un marché de Noël, ça va être difficile. En revanche, je suis bien décidée à m'acheter une couronne de l'Avent avec 4 bougies (ça se trouve en France ???), à m'acheter mon premier sapin de Noël et le décorer avec des décorations choisies par moi-même, et à faire quelques fournées de Weihnachtsgebäck. Bienvenue au Sophienchristkindlmarkt !

06 janvier 2006

Last Christmas

Le bilan de ces derniers jours est unanime : c'était génial mais épuisant (et très nourrissant), comme toutes vacances de Noël qui se respectent. Avec quelques très beaux moments.

Il y a tout d'abord cette émotion indescriptible de joie et de sérénité mêlées, l'impression d'être juste là où j'avais envie d'être en arrivant sur la plage déserte de l'île d'Oléron. Une grande promenade solitaire dans le sable, la mer là rien que pour moi, mon nez anesthésié par le froid qui ne sent même plus l'air marin (dommage) et surtout, la plage pour moi toute seule. De la pointe de la Perroche jusqu'au bout de Vertbois, il n'y avait que moi, personne d'autre. Pas de petits gamins en train de faire des châteaux de sable. Pas de vieux Allemands pervers changeant de maillots de bain toutes les 1/2 heures. Pas de peres de famille portant les parasols. Juste la mer en hiver.






Les perfides penseront que toutes ces photos montrent la même chose, un truc inutile au possible, une plage la veille de Noël. Mais chaque photo est différente (si si), les couleurs changent à chaque instant sur cette île. Cette promenade a vraiment été mon bol d'air.

Après Oléron et les fêtes de Noël tartinées de foie gras, petite escapade à Barcelone. Enchantement architectural avec Gaudi, ses "casa" et son parc, et le Palau de la Musica. Choc esthétique avec la Sagrada Familia. Dynamisme de la ville, qui vit et s'agite nuit et jour. Contraste d'une vieille ville repliée sur elle-même et l'immense ouverture sur la mer qu'est le nouveau port (Anna, ce n'est pas Dunkerque, mais la capitainerie est magnifique !). Un mélange tellement réussi de très vieux et de très neuf. Une vraiment ville captivante. La vieille Europe a quand même du bon !

Et encore après ça, un petit réveillon bien sympathique, plein de réjouissances drôlissimes. J'ai retenu notamment le brillant "lui mettre les points sur les i et mon poing dans la gueule" d'Edith (boxant plutot dans la categorie poids plume pacifiques).

Et au retour, mon voisin d'avion était visiblement un drogué du sudoku. Il s'est adonné à sa passion pendant tout le vol de façon tellement fébrile que je ne pouvais m'empêcher de repenser aux explications de texte de ma prof de littérature nous préparant au bac avec Le Jouer d'échecs de Zweig. Les mains tremblants, la bouche maugréante, les narines vibrantes, j'avais à faire un vrai fan du sudoku, qui semblait se battre intérieurement avec lui meme...

Malgré tout ces bons moments, je suis contente de retrouver Berlin. J'ai eu la visite de Stephan lundi au Ministère, c'était vraiment sympa, mais ça me faisait bizarre de "l'accueillir" dans ces lieux qu'il connaît si bien et qui me semblent tellement faits pour lui. Les rôles étaient presque inversés.

Et là je mange des pâtes aux épinards absolument en divine en écoutant le dernier Bénabar, lui aussi divin. Et entre deux balancements de buste en rythme, je parle de choses aussi existentielles que "faut-il bouder après une rupture ?" ou "comment faire pour avoir le courage de sauter à l'élastique ?" avec ma copine Juliette. La vie est chouette quand même...

22 décembre 2005

Erdbeerwodka et Berlinostalgie

Bon bah y a pas à dire, c'était encore une super soirée... Après une grosse journée au AA (Cornelia, c'est promis, on se retrouve à Friedrichstrasse au mois de janvier !!), des amis, de la bonne musique, de la vodka-fraise, des rires et des chants comme sur l'Ïle aux enfants, ça fait du bien... J'avoue, je ne suis pas certaine qu'il y ait vraiment eu de la vodka-fraise chez Casimir, mais faisons comme si.

Donc cette merveilleuse soirée chez Sebastian (herzlichen Dank für deinen sowohl großzügigen als auch großartigen Empfang !!) m'a permis de clore en beauté le premier volet de mon séjour berlinois. Je m'envole demain pour la France, moitié contente moitié moins contente. Bien sûr, je me réjouis de revoir un peu tout le monde, de passer du temps à Oléron et d'aller visiter Barcelone en agréable compagnie, mais je regrette déjà un peu Berlin. Bien que 10 jours passent vite, j'avais l'impression d'être à la répétition générale de mes adieux de février. Je me rendais compte avec deux mois d'avance qui allait me manquer (ou non).

Juste avant de partir, j'ai rangé mon bureau à la Suisse. Mais alors, VRAIMENT très bien. D'ailleurs, il n'y a absolument plus rien dessus tellement il est bien rangé, on dirait que je m'en vais pour toujours. J'aurais peut être dû laisser un post-it pour confirmer que je revenais en janvier, ils vont croire que j'ai fait une fugue. J'ai aussi eu mon entretien de moitié de stage, qui ressemblait presque à un entretien de fin de stage. En somme, ça sent sacrément le sapin, bien que celui du Lichthof soit loin de mon bureau. A propos de sapin du AA, voila ce qui trône depuis quelques jours dans le hall du Ministère :


Avec un petit commentaire sur internet, on comprend tout de suite mieux pourquoi rien n'est assorti sur cet arbre :

"Lichterbaum der Völker" im Auswärtigen Amt
Das Auswärtige Amt hatte die Botschaften in Berlin und Bonn in diesem Jahr gebeten, jeweils einen landestypischen Gegenstand für den Baumschmuck des Weihnachtsbaums im Lichthof des Ministeriums zur Verfügung zu stellen. Etwa 80 Botschaften haben meist kunsthandwerkliche Artikel übersandt. Sie spiegeln Bräuche und Traditionen des jeweiligen Landes wider, stellen typische Tier- oder Pflanzenarten dar oder werden auch im Herkunftsland als Festdekoration benutzt. An dem über acht Meter hohen Baum sind deswegen viele interessante Details zu entdecken.

Je suis certaine que le Protokoll a dû être consulté pour savoir quelle boule placer à quel endroit et si par hasard, le Burkina Faso ne se sentirait pas vexé si jamais on met sa décoration tout en haut, là où personne ne voit, alors que le Gabon est presque à hauteur d'yeux. Diplomates jusqu'au bout des boules...